En Polynésie, le crabe de cocotier, appelé kaveu, s’observe, se craint, s’élève, et finit par être dégusté ! A ne pas confondre avec le crabe de terre, nettement moins beau 😉

Le kaveu, vivant

Celui-là, je l’ai rencontré à Tikehau. Tikehau est un atoll des Tuamotu où nous avons séjourné plusieurs fois, toujours avec autant de plaisir.
Le long de la route principale, il y avait un snack, où nous nous arrêtions impérativement pour des bouteilles d’eau et accessoirement un café. Marcher en plein soleil sur cette route, cela oblige à un ravitaillement en eau fraiche vous pouvez me croire.

Et puis, autant l’avouer, Lorène avait de magnifiques yeux bleus, en plus du sourire communicatif de tous les Polynésiens. Mon chéri aimait bien s’y arrêter…. lol… Elle nous prêtait des vélos, on papotait, elle nous racontait la vie des îles, jusqu’à ce qu’elle nous montre ses crabes de cocotier. Et oui…
Elle les élevait, comme en cage, les nourrissant de noix de coco, et arrivait ainsi à les faire grossir. Elle faisait payer la démo du comportement de ces bestioles, et revendait ensuite ces crabes quand ils avaient la taille convenue !! Complément de revenu intéressant !

Kaveu, en liberté
kaveu ou crabe de cocotier


Le kaveu, cuit

Je ne nie pas les jolies couleurs chatoyantes du crabe encore vivant. Mais les explications de la tenancière du snack m’avaient convaincue de la nécessité de le goûter, une fois bien préparé.

Peu de temps après, lors d’un séjour à Moorea, quelle ne fut pas notre bonheur de découvrir la carte du restaurant le Tiahura. Nous avons découvert et apprécié qu’ils aient du kaveu à la carte, donc il était temps de goûter.

kaveu à la carte

Le premier prix correspond à 70 euros, vous pouvez donc deviner la suite des prix.

kaveu, à table

Le kaveu est cuit comme une langouste, la chair est fine. Et on retrouve son goût caractéristique : celui de la noix de coco, puisqu’il s’en nourrit quasi exclusivement.

Il nous a été servi ainsi : découpé et reconstitué.
Pour les compléments indiqués sur la carte :
– le taro est une plante typique de la Polynésie. On en cuisine les feuilles un peu comme des épinards, et la tubercule en frites (en haut à gauche de la photo).
– le ipo est un pain fabriqué avec de la noix de coco germée… autant dire quasi impossible à trouver en métropole. Pour plus d’explications, je vous recommande le visionnage de cette séquence qui montre la fabrication de ce pain. D’autant plus que les explications sont fournies par Raita, la charmante gérante de sa pension, à Ahé.

Voilà, je vous recommande tout : un séjour à Tikehau, un séjour à Ahé, et surtout de goûter le kaveu. Cela voudra dire que vous aurez découvert la Polynésie en profondeur.