Charles mon fiston vient d’ouvrir « The Garage Bar » à Gazinet, dans la banlieue bordelaise. Charles est Pessacais, avec déjà beaucoup d’expérience dans le monde de la restauration.
Même si je ne suis pas une grande spécialiste des bars, il me semble que le Garage Bar est original dans son concept, inspiré par les nombreux voyages de Charles.
The Garage Bar, c’est plutôt un lieu de vie. Genre bar de quartier, ou bar social, qui sert de lieu d’animation, de rencontres entre voisins et amis, entre collègues, en famille… Le lieu est vaste, issu de la transformation d’un vrai garage (Peugeot, ainsi les propriétaires ont gardé le bleu marine d’origine..), donc l’esprit en est un peu gardé, dans le style industriel ? brut mais chaleureux ? genre loft new-yorkais ? c’est qu’il y a plusieurs zones dans ce bar, pour le confort de chacun.
Outre un vaste choix de bières, 7 bières-pression et de nombreuses bouteilles, vous apprécierez la sélection de vins, au verre ou en bouteilles. La carte des cocktails change chaque semaine, et Charles y montre tout son talent.
le bar, avec Charles aux manettes
Dégustations au Garage Bar
L’endroit est spacieux : presque 300 m2 à l’intérieur, une grande terrasse (que je n’ai pas mesurée… mais c’est grand). Ces espaces favorisent les retrouvailles entre potes, les sorties en famille. Des mini-salons avec banquettes et parasols vous attendent en terrasse. Des canapés confortables vous accueillent près des bouteilles de vin prêtes à être dégustées, ou près des billards. A l’intérieur, plusieurs grandes tables sont prévues pour partager verres et tapas en groupe.
Les bières
Avec 7 bières pression et une trentaine de bières en bouteilles, dont beaucoup de IPA, vous devriez trouver votre bonheur. Ma préférée, la Ciney, une blonde belge toute douce.
Les vins
Pour les amateurs, un large assortiment de vins rouges, vins blancs et Crémant est servi au verre. Mais bien sûr, un choix d’une trentaine de bouteilles à partager, il y en a pour tous les goûts.
Les tapas
Vous trouverez votre bonheur pour accompagner bières ou vins. Saucisson, planche charcuterie-fromage, chips, pâté, burratas… la carte s’étoffe régulièrement.
Tous les soirs, un food-truck spécialisé en hamburgers prend place devant le bar. Les hamburgers sont bien garnis et délicieux, les frites faites maison, et les onion rings sont une tuerie !
Passer un bon moment au Garage Bar
Un grand espace, cela laisse de la place pour différentes activités.
Fan de pétanque ?
Une belle piste en terrasse vous attend, la maison vous prête avec plaisir boules et cochonnet, pour une partie sous les palmiers.
Fan de ping-pong ?
S’il fait beau, une table, des raquettes, une balle, sont là pour vous, vos enfants et ados vont adorer.
la terrasse, pétanque et ping-pong
Prêts pour un tournoi de billard ?
2 tables de billard vous attendent, plus un baby foot, plus un magnifique flipper. De quoi vous occuper un grand moment !
Je vous explique le principe : dans le cadre d’un cours à thème, ce qui m’a été offert, on consulte le programme en amont, et on choisit celui qui vous attire le plus. Un thème par semaine, 2 matins par semaines. J’avais déjà réservé pour la matinée « repas de fêtes », en décembre dernier. J’ai dû reporter mon cours, et celui auquel j’ai participé a eu pour thème : « le merlu ».
Les cours à thème du St James ont lieu le matin, jeudi et dimanche : on cuisine avec le chef, et on déjeune ensuite sur place, avec les plats préparés et un dessert issu des cuisines du restaurant.
Nous n’étions que 3 « élèves », ce qui explique le petit nombre de couverts sur la table qui nous attendait, mais aussi le plaisir que j’ai eu à participer à ce cours. A 3, c’est nettement plus convivial, et plus personnalisé aussi, de participer à un cours, j’ai eu de la chance. Le merlu n’a pas dû convaincre beaucoup de cuisiniers amateurs. Le chef nous a avoué que le cours sur les pâtes faites maison rencontrait lui beaucoup de succès !
Le déroulement du cours de cuisine
Le chef qui nous reçoit, fort aimable et pédagogue, avait préparé en amont quelques cuissons, ce qui nous a fait gagner du temps. Et nous avons cuisiné du merlu, en entrée et plat principal.
Asperges blanches, merlu mariné et citron
Merlu rôti et gnocchis de châtaigne glacés au jus de betterave.
Nous avons ainsi participé. Nous avons épluché nos asperges (en posant beaucoup de questions), taillé asperges et croutons, découpé le merlu et préparé sa marinade, passé les citrons confit au chinois étamine. Puis nous avons préparé les gnocchis, passé la betterave chiogga à la mandoline.
Et enfin, dressé les assiettes, en essayant de recopier le modèle au mieux.
La dégustation
Le chef nous sert nos plats, entrée puis plat, accompagnés d’un verre de vin, au choix blanc ou rouge.
C’est le moment de tester nos productions.
Pour tout avouer, j’ai vraiment apprécié l’entrée. D’abord, parce que j’aime vraiment le poisson cru mariné. La sauce citron fut une révélation, que je me suis dépêchée de reproduire à la maison dès le lendemain. J’ai moins aimé le merlu à la betterave. Déroutée par du poisson tout rose ? l’association avec les gnocchis à la châtaigne ? je ne saurais dire.
Conclusion sur un cours de cuisine au St James
J’ai particulièrement aimé la disponibilité du chef, son écoute, son humour, sa capacité à tout expliquer.
J’ai apprécié son sens de la diplomatie : il est arrivé à nous faire croire que ce que nous faisions était facile. Pour tout vous avouer, la sauce citron, qui représente quelques points dans l’assiette de l’entrée, et que j’ai adorée : je l’ai refaite 3 fois à la maison. Aucune n’a eu ni le goût, ni la consistance de la sauce du cours, mais tout le monde s’est régalé !
Une fois le tablier reposé, on repart avec les recettes de cuisine, et plein de tours de mains qu’on se promet d’appliquer bien sûr, une belle opportunité.
Depuis le temps que je vous parle de piment d’Espelette, je ne vous ai pas encore parlé d‘Espelette, le fameux village basque.
Je vais donc y remédier aujourd’hui, on va se promener tranquillement dans les rues d’Espelette, et vous allez voir qu’il y est impossible de ne pas croiser le si fameux piment !
Le village d’Espelette
Espelette est un village basque charmant, à environ 20 minutes de la côte basque, et à 10 km de la frontière espagnole. Environ 2000 habitants, un château restauré, un fronton, une église et… du piment ! c’est sans compter la vivacité basque, il y a donc des fêtes en permanence.
Vous avez compris. Chaque maison, chaque boutique, fait sécher les piments juste récoltés sur sa façade, de manière à fabriquer le piment qui lui sera utile toute l’année. Ce qui donne un cachet particulier à ce village ! On cultive piment, on goûte piment, on travaille piment, et donc on vit piment…
La grande fête a lieu le dernier dimanche d’octobre, les producteurs sont présents, chacun leur stand, et rivalisent de créativité pour mettre en valeur leur production, chacun étant bien persuadé qu’il aura produit le meilleur piment… d’Espelette, c’est-à-dire du monde 😉 Les piments sont alors bénis, la Confrérie du Piment d’Espelette intronise quelques personnalités, on goûte axoa et piperade bien sûr cuisinés au piment, les bandas font vibrer les cœurs et les chœurs basques, et tout le monde chante et danse !
D’autant plus depuis que le piment d’Espelette a obtenu son AOC en janvier 2000, et une AOP en août 2002, la reconnaissance suprême de sa qualité exceptionnelle.
Vous vous doutez que chaque production est contrôlée pour être sûre qu’elle est conforme à l’appelle, et que donc il y a des dégustations de piment organisées régulièrement. Mais vous saviez qu’il y a des dégustateurs aussi ? ben si…
L’AOP du piment d’Espelette
Pour pouvoir bénéficier du label, les poudres sont prélevées par l’INAO (l’Institut National des Appellations d’Origine), et un jury déguste les piments à l’aveugle, comme pour le vin en somme. 3 critères principaux :
– le visuel : régularité de la mouture, couleur
– l’olfactif : intensité, qualité, familles aromatiques
– le goût : intensité, longueur en bouche, qualité
Pour moi la Bordelaise, ça ressemble à une séance de dégustation de vin ! mais de là à goûter du piment…. question d’entraînement probablement !
Les producteurs ont décliné toutes sortes de produits à partir du piment : bien sûr la poudre, réalisée à partir du piment séché. Mais aussi des purées et gelées, produites à partir de piment frais, pour le plus grand bonheur des gourmands.
Si vous allez à Espelette, restez-y au moins le temps d’y prendre un repas, vous vous régalerez, quelque soit le standing du restaurant que vous choisirez. J’en ai essayé plusieurs, je m’y suis régalée à chaque fois. Tiens, par exemple, dans un bar, au menu du midi pour une dizaine d’euros :
Aujourd’hui, je vous dévoile un secret : vous saviez qu’un bain de pied, avec eau chaude salée et saupoudrée généreusement de piment d’Espelette, soigne les rhumes, maux de tête et soulage les courbatures ? ben maintenant vous savez ! il n’y a plus qu’à essayer….
A bientôt !
Mon histoire vous a plu ? alors un petit clic ci-dessous ?
Si vous aimez les routes verdoyantes du Pays Basque et la nature sans (trop de) touristes, c’est là qu’il faut vous rendre. La Vallée des Aldudes vous attend. (pas très à jour ce site, mais l’essentiel y est)
Et si vous souhaitez déguster de la charcuterie digne de ce nom, c’est chez Pierre Oteiza qu’il faut s’arrêter.
Je vous laisse lire la « renaissance de la race du porc basque », il fallait y croire, et avoir tout le talent de Pierre Oteiza :
Les porcs ont l’air heureux…
Vous n’avez pas encore faim ? Pourtant il est temps de découvrir la boutique, où j’ai eu envie de goûter à tout !
On peut bien sûr y déjeuner.
Voilà une étape que je vous recommande chaudement, pour goûter enfin un large assortiment de la production basque.
Bien sûr, on se régale.
Et quand Pierre Oteiza quitte son atelier pour venir vous saluer, c’est que du bonheur !
Vous allez au Pays Basque ? vous aimez l’authentique ? vous êtes gourmands ? allez visiter la Vallée des Aldudes et rendez visite à Pierre Oteiza, vous ne le regretterez pas !
Il y avait longtemps que nous souhaitions y venir, dans cet Hôtel Arcé ! Pour avoir pris un jour un café en terrasse, à l’ombre des platanes, au bord de la Nive des Aldudes… Et donc, nous y sommes revenus dans cette maison de famille, cent cinquantenaire, tenue par Christine et Pascal Arcé !
Début du printemps, les platanes sont taillés, il pleut. Donc, pas de café en terrasse pour cette fois, mais le charme est toujours là.
St Étienne de Baïgorry est un petit village, au cœur du Pays Basque, à une cinquantaine de kilomètres de la côte basque. Qu’est-ce qu’on y fait ? on marche, on bouquine, on assiste à un concert d’orgue dans l’église du village, on visite les caves d’Irouléguy, on papote et on refait le monde, on goûte du fromage basque, on dort très bien avec ce bruit de fond de la Nive qui roucoule…. et on ne s’ennuie pas.
Vue du village, depuis le balcon de notre chambre
L’hôtel Arcé ? confortable, soigné, avec une vraie histoire et beaucoup de charme. Les chambres et salles de bain sont spacieuses, joliment décorées. Beaucoup d’objets basques authentiques dans les chambres et les couloirs, un salon de lecture et télévision au premier étage, divers salons accueillants au rez-de-chaussée, une immense cheminée, voilà pour l’intérieur du corps de bâtiment.
A l’extérieur, une jolie salle de petit-déjeuner, des terrasses, vous pourrez disposer d’un court de tennis et d’une piscine chauffée, de vélos à disposition !!
A table, nous avons bien sûr goûté à la truite locale, la fameuse truite de Banka, excellente, et au gâteau basque, deux incontournables à ne rater sous aucun prétexte.
Dans le cadre d’opérations portes ouvertes, pendant le week-end du Patrimoine, Armelle Cruse Falcy proposait une visite de la propriété accompagnée d’un repas vigneron.
Le Château du Taillan, je le connaissais déjà, et j’avais apprécié la beauté du site, la qualité de l’accueil et de ses vins bien sûr !
Repas vigneron dans le parc du château du Taillan
Et quand le Château du Taillan propose de partager un repas vigneron, je n’ai pas eu l’ombre d’une hésitation. La météo était très mitigée mais, comme il n’a pas plu, ce déjeuner sous les arbres fut un moment hors du quotidien, comme si nous étions nous-mêmes de vrais châtelains.
Le Château du Taillan produit un excellent vin rouge, Haut-Médoc cru bourgeois. Mais aujourd’hui, c’était aussi l’occasion de déguster les vins blanc et rouge de La Dame Blanche (2° vin de la propriété).
Les vins du château du Taillan
Le repas Vigneron
En entrée, donc, pour apprécier le vin blanc, une assiette d’huîtres et de crevettes.
Ce vin blanc est fruité, harmonieux, non acide, un régal.
Le plat de résistance fut typiquement bordelais : une entrecôte comme j’aime !
L’entrecôte comme je l’aime
Accompagné du vin de la propriété, le Château du Taillan 2007, comment dire… juste la perfection.
Il y a des plaisirs simples dans la vie dont il serait dommage de se priver… un lieu agréable, de la bonne compagnie, une entrecôte bien grillée et un bon verre de vin : voilà un remède à la morosité si vous en aviez besoin !
Bien sûr, vous reconnaissez le dessert bien local :
Les canelés
Le château du Taillan
Le château du Taillan se situe aux portes de Bordeaux. Si vous souhaitez comprendre le vin bordelais, si vous souhaitez participer aux vendanges ou à un atelier assemblage, n’hésitez pas, rendez-leur visite. Armelle Falcy, en association avec les Médocaines, est une pionnière de l’oenotourisme, vous ne serez pas déçus !
Merci encore à Armelle et à son équipe pour la chaleur et la spontanéité de leur accueil, et à leur organisation sans faille qui nous a permis de passer un si bon moment.
Attention, le vin se consomme avec modération !
Qui suis-je ?
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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