[J’ai écrit quelque part, dans une note précédente, que j’allais m’intéresser de près à la danse tahitienne. Voilà un petit résumé de mes débuts.]

Tout a commencé par un  coup de fil.
– “…. et quelle tenue prévoir ?” j’ose timidement.
– “et bien, un T-shirt et un paréo, bien sûr”.
Y’a des évidences, j’ vous jure….

Hura Tapairu - Danseuse

Première séance de danse tahitienne

Arrive le premier cours, j’avais mon t-shirt sans manche, et un beau paréo tout fleuri. Restait encore à l’attacher, que çà tienne bien une fois sur les hanches, etc, j’ai fait comme j’ai pu (après avoir bien regardé les autres quand même). J’étais la seule à fleurs….

Et la musique a démarré. Au bout de 5mn, c’était comme si j’étais dans un sauna, mais les autres aussi. Donc rassurée.
Et j’ai passé une heure et demie à “tortiller”, plier les jambes, bouger les pieds et les hanches en rythme, en balançant de droite à gauche, en tournant, pas bouger les épaules, sortir la poitrine, sourire, avancer, reculer, etc. Avec un fou rire permanent à contenir, je vous jure que c’était pas facile !!!!! Je me disais – heureusement que personne ne me voit – ou – que c’est bon de ne pas se prendre au sérieux !

Cela s’est quand même un peu gâté quand elle a demandé à mi-parcours, quand on dégoulinait bien, mais qu’on n’avait plus aucune résistance non plus, de relever les T-shirts, pour mettre en évidence nos “abdominaux”. Là on a distingué de suite celles qui ne portaient que des maillots une pièce des autres : on a trié entre ventres blancs et bronzés ! Et on avait une de ces allures avec nos t-shirts coincés comme on pouvait dans les soutiens-gorge, et les paréos tirebouchonnés de manières très personnelles. Je vous laisse imaginer à quoi on ressemblait, parce qu’impossible de prendre des photos dans ces moments-là. Toutes ces femmes, cheveux blancs ou pas, ventres à l’air rebondissants ou pas, les paréos et t-shirts en vadrouille, et les joues bien rouges, çà méritait que j’y sois…. Et j’en ris encore.

Deuxième séance de danse tahitienne

danseuses de ori tahiti

La deuxième séance, je suis arrivée avec un paréo uni bleu (parce que beaucoup en avaient déjà un rouge), et j’ai amené eau et serviette. La prof compréhensive nous a enfin appris à nouer notre paréo convenablement, et c’était déjà plus élégant. Et on a re-tortillé pendant notre heure et ½. Échauffement d’une ½ heure, plus apprentissage de pas spécifiques, puis chorégraphie, une fleur à la main. Tout comme les pros. Enfin, presque.

C’est toujours aussi drôle, c’est comme en 6°, n’est-ce pas ? quand le prof explique les pas d’abord, puis on accélère, etc. Il y a celles qui confondent la droite et la gauche, celles qui s’installent en 3 lignes informes quand le prof demande d’être alignées en 2 lignes, etc, mais que c’est bon aussi de faire n’importe quoi quand on vieillit !!!!

La fin du cours arrive.
Et la prof de dire : “la prochaine fois, çà serait bien que vous ayez toutes un paréo rouge, parce que vous comprenez, bientôt on filmera, pour faire une vidéo, et ce sera plus joli”.
Là, j’ai moins ri. Passe pour le paréo, j’ai plus qu’à retourner à Carrefour en chercher un de plus. Mais le film…. Je vais commencer par l’autobronzant pour limiter les dégâts immédiats, pour le reste…..

J’ai pas demandé s’il fallait aussi des longs cheveux noirs superbes comme les Tahitiennes….