Vous connaissez forcément le Paris-Brest… une pâte à choux, de la crème plus ou moins pâtissière, en forme de roue de vélo… le tout, très très gourmand.
Figurez-vous que j’ai eu la chance de faire un stage dans un excellente école de pâtisserie, celle d’Olivier Bajard soi-même. Merci les amis pour un si beau cadeau !
Thème du stage : le Paris-Brest.
Vous cherchez une idée de dessert pour les fêtes ? nous y voilà, pour un gâteau qui changera de la bûche. Et si on disait que le Paris-Brest est une bûche de Noël sans fin (et sans faim aussi d’ailleurs) ?
Alors, un Paris-Brest par un Champion du Monde de pâtisserie, ça donne quoi ? hein ? je vous montre
Donc, le Maître fait, explique, nous montre, sourit, re-explique… et nous laisse le modèle sous les yeux… hum hum… et ma foi, je crois que je ne me suis pas trop mal débrouillée !
Une pâte à choux déposée en cercle. On fait cuire. On incise le chou sur le dessus, on remplit le fond de crème croustillante, on recouvre de beaucoup de crème en essayant de faire joli, et on garnit de petits choux mignons…. ça a l’air simple, non ? et si vous saviez comme c’était bon….
Et si je vous en donnais la recette simplifiée ? je vous rassure, la recette est longue, mais assez simple à réaliser au final.
Recette
Pour la pâte à choux : 160 g de farine type 55, 135 g de lait entier, 135 g d’eau, 3 g de sel, 120 g de beurre, 270 g d’œufs mixés chinoisés.
Pour la crème pâtissière : 215 g de lait entier, 65 g de crème fraiche 35 % de MG, 40 g de sucre semoule, 45 g de jaunes d’œufs, 20 g de maïzena.
Pour la crème Paris-Brest : 150 g beurre, 250 g de praliné noisette, 250 g de crème liquide 35 % de MG
Pour le croustillant feuilletine : 60 g de chocolat au lait, 120 g de praliné noisette, 120 g de gavottes.
Pâte à choux
Préchauffez votre four à 185°, chaleur tournante. Chauffez lentement le lait l’eau, et le sel ensemble dans une casserole, incorporez le beurre coupé en cubes petit à petit, jusqu’aux premiers bouillons. Hors du feu, ajoutez la farine d’un coup. Remuez (mais pas trop) à la cuiller pour dessécher la pâte, arrêtez quand la pâte se détache des parois et se met en boule. Mixez les œufs, et ajoutez les à la pâte en filet continu, tout en remuant. C’est plus facile si vous avez un robot, n’est-ce pas 😉 Vous devez obtenir une pâte lisse, en ruban. Complétez avec un peu de lait si nécessaire.
Avec une poche à douille, tracez 3 cercles de pâte, je vous montre ce qu’à fait le chef
Dorez, parsemez de noisettes concassées, et hop ! au four à 185° pendant 30 mn environ.
S’il vous reste de la pâte, faites des petits choux. Attention à leur cuisson, ils cuisent plus vite, surveillez-les.
Crème pâtissière
Commencez par la crème pâtissière. Faites bouillir le lait, la crème et 20 g de sucre. Arrêtez la chauffe au premier bouillon. A part, faites blanchir les jaunes d’œufs avec 20 g de sucre et la maïzena. Délayez cet appareil avec le lait chaud. Re-versez le tout dans une casserole et faites cuire jusqu’au premier bouillon. Dans un saladier, mélangez beurre et praliné. Puis versez-y le mélange crémeux chaud, remuez. Filmez au contact, et laissez refroidir au réfrigérateur.
Crème Paris-Brest
Montez la crème légèrement ferme pour obtenir une crème fouettée. Mélangez le beurre pommade et le praliné, et ajoutez la crème fouettée. Enfin, mélangez délicatement avec la crème pâtissière, pour obtenir la crème Paris-Brest.
Croustillant feuilletine
Faites fondre le chocolat à 45°, ajoutez le praliné. Brisez les gavottes, et incorporez-les délicatement.
Montage
Donc. Incisez les dessus du « chou », écartez légèrement les bords, et remplissez de croustillant feuilletine.
Remplissez une poche à douille de crème Paris Brest, et garnissez généreusement le chou. Et si vous avez des petits choux, garnissez-les de crème aussi.
Saupoudrez les petits choux de sucre glace, et disposez-les élégamment sur le Paris-Brest. Et voilà.
Quelques trucs que j’ai appris
– on reconnait une bonne pâte à choux à son goût de beurre, à son fondant, son moelleux, dixit le chef. En même temps, si vous lisez les ingrédients, tout est beurre, crème entière, lait entier… la pâtisserie doit être généreuse 😉
– 2 règles pour bien mélanger : toujours verser le lourd dans le léger, le chaud dans le froid.
A bien mémoriser.
– toujours utiliser des œufs à température ambiante. D’ailleurs, c’est une hérésie de les entreposer au frigo. CQFD
– pour éviter le côté élastique d’une crème, utilisez de la maïzena plutôt que de la farine, car farine = gluten.
– l’intérêt de mixer les œufs avant de les utiliser, c’est d’obtenir une texture plus fondante au final !
– pour les fêtes, rien ne vous empêche de remplacer les petits choux mignons par des sujets plus festifs, des petits lutins, des champignons et des sapins, soyez créatifs !
Voilà ce que je peux en dire aujourd’hui, d’après les notes prises lors du cours.
Si vous cherchez une idée de cadeau pour Noël, s’il vous est possible d’aller à Perpignan, faites-vous offrir un cours chez Olivier Bajard. Le top du top des cours de pâtisserie.
Si vous aimez la pâtisserie, n’oubliez pas non plus de regarder sur M6 l’excellente émission spéciale pâtisserie « le meilleur Pâtissier« . Après la première soirée « tarte », la deuxième ce soir « biscuit », il y aura bien une soirée pâte à choux !
Au fait, je ne vous ai pas montré ma réalisation ! allez, la voilà
J’ai encore un peu de progrès à faire sur le maniement de la poche à douilles, et oui. Je m’entraine, je m’entraine…
et oui, vous avez bien vu, on repart avec sa production, pour une dégustation ultérieure.
Vous commencez à penser à votre menu de fête ? vous avez raison. Je vous propose aujourd’hui une verrine mousse de petits pois, que j’ai servie lors d’un apéritif dinatoire. Frais, gourmand, léger… cette verrine, qui associe douceur et croustillant, a fait l’unanimité ! et en plus elle est économique, mais ça il ne faudra pas le dire à vos invités 😉
Recette de la mousse de petits pois
Il faut, pour une vingtaine de mini-verrines : 1 grosse boite de petits-pois extra-fins, un demi verre de lait, 20 cl de crème fraiche, 5 lamelles de lard tranchées très très fines, assaisonnement. Quelques feuilles d’herbes fraiches pour le décor.
Commencez par chauffer la boite de petits pois égouttés, mixez-les en ajoutant un peu de lait pour obtenir la consistance désirée. Laissez refroidir.
Allumez votre four à 180°. Déposez vos lamelles de lard sur un silpat ou sur du papier sulfurisé, et enfournez. N’oubliez pas de surveiller, les lamelles de lard doivent dorer, mais pas bruler. Cela va très vite, donc ne vous éloignez pas du four.
Montez la crème salée poivrée en chantilly, et maintenez au frais.
Cassez les lamelles de lard en gros morceaux.
Montage : Remplissez les verrines avec la crème de petits pois jusqu’à mi-hauteur, ajoutez une cuillère de crème par dessus, piquez les morceaux de lard à la verticale, et décorez d’une feuille d’herbe, du cerfeuil sur la photo.
Et maintenez votre plateau au frais jusqu’à dégustation !
Quelques trucs pour parfaire votre verrine
– attention à la qualité des petits pois. Utilisez des extra-fins, sinon vous obtiendrez une consistance plutôt pâteuse, pas très agréable.
– j’ai volontairement parlé d’assaisonnement de manière neutre, parce que chacun peut faire selon ses goûts. Par exemple, pensez à utiliser du piment d’Espelette à saupoudrer à la fin, à ajouter un peu de cardamome dans les petits pois ou un peu de zeste de citron dans la crème… C’est le moment d’être créatif !
– n’oubliez pas de poivrer, les petits pois étant plutôt fades par nature.
– bien faire attention à ce que tous les ingrédients soient bien frais au moment du montage : petits pois et lardons doivent être froids, sinon gare au contact avec la crème…
– franchement, essayez avant les fêtes, vous pouvez très bien en avoir un aperçu avec une petite boite de petits pois en divisant les quantités, et en remplissant de grandes verrines.
Grand clin d’œil au fiston, très très fort pendant cette préparation.
Depuis le temps que je vous parle de piment d’Espelette, je ne vous ai pas encore parlé d‘Espelette, le fameux village basque.
Je vais donc y remédier aujourd’hui, on va se promener tranquillement dans les rues d’Espelette, et vous allez voir qu’il y est impossible de ne pas croiser le si fameux piment !
Le village d’Espelette
Espelette est un village basque charmant, à environ 20 minutes de la côte basque, et à 10 km de la frontière espagnole. Environ 2000 habitants, un château restauré, un fronton, une église et… du piment ! c’est sans compter la vivacité basque, il y a donc des fêtes en permanence.
Vous avez compris. Chaque maison, chaque boutique, fait sécher les piments juste récoltés sur sa façade, de manière à fabriquer le piment qui lui sera utile toute l’année. Ce qui donne un cachet particulier à ce village ! On cultive piment, on goûte piment, on travaille piment, et donc on vit piment…
La grande fête a lieu le dernier dimanche d’octobre, les producteurs sont présents, chacun leur stand, et rivalisent de créativité pour mettre en valeur leur production, chacun étant bien persuadé qu’il aura produit le meilleur piment… d’Espelette, c’est-à-dire du monde 😉 Les piments sont alors bénis, la Confrérie du Piment d’Espelette intronise quelques personnalités, on goûte axoa et piperade bien sûr cuisinés au piment, les bandas font vibrer les cœurs et les chœurs basques, et tout le monde chante et danse !
D’autant plus depuis que le piment d’Espelette a obtenu son AOC en janvier 2000, et une AOP en août 2002, la reconnaissance suprême de sa qualité exceptionnelle.
Vous vous doutez que chaque production est contrôlée pour être sûre qu’elle est conforme à l’appelle, et que donc il y a des dégustations de piment organisées régulièrement. Mais vous saviez qu’il y a des dégustateurs aussi ? ben si…
L’AOP du piment d’Espelette
Pour pouvoir bénéficier du label, les poudres sont prélevées par l’INAO (l’Institut National des Appellations d’Origine), et un jury déguste les piments à l’aveugle, comme pour le vin en somme. 3 critères principaux :
– le visuel : régularité de la mouture, couleur
– l’olfactif : intensité, qualité, familles aromatiques
– le goût : intensité, longueur en bouche, qualité
Pour moi la Bordelaise, ça ressemble à une séance de dégustation de vin ! mais de là à goûter du piment…. question d’entraînement probablement !
Les producteurs ont décliné toutes sortes de produits à partir du piment : bien sûr la poudre, réalisée à partir du piment séché. Mais aussi des purées et gelées, produites à partir de piment frais, pour le plus grand bonheur des gourmands.
Si vous allez à Espelette, restez-y au moins le temps d’y prendre un repas, vous vous régalerez, quelque soit le standing du restaurant que vous choisirez. J’en ai essayé plusieurs, je m’y suis régalée à chaque fois. Tiens, par exemple, dans un bar, au menu du midi pour une dizaine d’euros :
Aujourd’hui, je vous dévoile un secret : vous saviez qu’un bain de pied, avec eau chaude salée et saupoudrée généreusement de piment d’Espelette, soigne les rhumes, maux de tête et soulage les courbatures ? ben maintenant vous savez ! il n’y a plus qu’à essayer….
A bientôt !
Mon histoire vous a plu ? alors un petit clic ci-dessous ?
Un filet de poulet à la purée de potiron, servi avec du riz, je me suis dit que ça allait le faire. Pour ne rien gâcher, pas une trace de gras ajouté dans ce plat goûteux !
Il y a des jours où on a envie d’une cuisine réconfortante – comfort food, un plat qui tient au corps, sans qu’il soit gras, ni trop lourd.
Recette
Il faut pour 4 personnes : 4 filets de poulet élevé en plein air, 4 carottes, 1 oignon, 300 g de potiron, 1 litre de bouillon de poule, 2 clou de girofle, 3 graines de cardamome, sel, poivre.
Épluchez les carottes, le potiron, l’oignon, et détaillez-les en gros cubes.
Préparez un litre de bouillon de poule dans un fait-tout, et faites-y cuire les légumes, sans oublier l’assaisonnement.
Pendant ce temps, faites cuire votre riz comme vous en avez l’habitude.
Quand les légumes sont cuits, récupérez-les dans un saladier, et réduisez-les en purée. Rajoutez si besoin un peu de bouillon pour obtenir la consistance désirée.
Remettez le bouillon à chauffer, et plongez-y les filets de poulet, jusqu’à ce qu’ils soient cuits.
Vous n’avez plus qu’à servir vos assiettes : un filet, de la purée de légumes, et un peu de riz !
Quelques trucs
– en réalité, j’avais fait une potée la veille, et il me restait beaucoup de bouillon, et quelques légumes, quelques carottes et un peu de chou. J’ai juste rajouté du potiron que j’ai fait cuire dans le bouillon, et suivi la recette ci-dessus.
– je voulais que ma « purée » serve de sauce pour le riz, donc sur la photo elle est assez liquide. Si vous voulez une purée plus épaisse, ne rajoutez pas de bouillon quand vous mixez les légumes.
– carottes et potiron sont des légumes assez sucrés, donc pensez à bien assaisonner. N’hésitez pas à goûter ! sinon l’ensemble restera assez fade.
Qui n’aime pas les tartes aux pommes ? à la maison, tous en sont friands, et je sais que la tarte aux pommes fait l’unanimité. Mon dessert valeur sûre.
Il n’en reste pas moins que, quand on aime un peu improviser comme moi, j’aime bien le challenge à essayer de varier mes tartes aux pommes, du genre changer de pâte à tarte, ajouter un ingrédient, varier la découpe des pommes…
Alors, cette fois-ci j’ai rajouté de la brisure de framboise (surgelée), coupé les pommes en cubes, et improvisé le liant sur le lit de pommes. Au final, j’ai obtenu un gâteau léger comme posé sur un fond de tarte… avec un dessus tout croustillant.
Recette pour une tarte aux pommes et framboises bien mousseuse
Il faut : un fond de tarte, 5/6 pommes, une grosse poignée de brisure de framboises (Picard pour moi), 2 œufs, 80 g de sucre en poudre, 1/2 verre de farine, 1/2 verre de lait.
Préchauffez le four à 180°.
Étalez la pâte dans un moule à tarte, piquez le fond généreusement, et placez au frais.
Pelez les pommes et détaillez-les en cubes dans un saladier. Ajoutez la poignée de brisure de framboises, et mélangez.
Dans un autre saladier, battre les œufs et le sucre, jusqu’à ce que le mélange mousse et double (au moins !) de volume. Puis incorporez la farine et le lait en remuant.
Étalez les pommes framboisées sur le fond de tarte, versez le mélange crémeux par dessus, et enfournez pour une grosse 1/2 heure environ.
Quelques trucs
– j’ai utilisé une pâte feuilletée du commerce, pur beurre bien sûr. A refaire, je pense qu’une pâte brisée ou sablée, faite maison, conviendrait mieux.
– j’ai utilisé des pommes canada, un peu acides. Mais l’association avec les framboises a bien fonctionné.
– j’ai utilisé des brisures de framboises surgelées… aucun intérêt il me semble à utiliser des fraiches, qui ne sont pas de saison non plus.
– les quantités d’ingrédients utilisés sont à adapter à la taille de votre moule à tarte. Veillez à ce que les pommes recouvrent bien le fond de tarte, rajoutez des pommes si nécessaire.
– cette tarte a eu du succès, moi je l’ai trouvée délicieuse !!!
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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