Je n’ai pas encore vu le film « les saveurs du palais », mais j’ai acheté et dévoré le livre de Danièle Mazet-Delpeuch. Visiter les cuisines du palais de l’Élysée, voilà qui fait rêver.
J’ai déjà lu le bouquin de Vincent Poussard « Cuisinier de la République ». Connaitre les coulisses des grandes cuisines a toujours quelque chose de magique, même si j’avais entendu directement quelques anecdotes sur les cuisines de Matignon par un proche. Avec Vincent Poussard, j’avais compris que François Mitterrand aimait la cuisine de terroir, souvent simple, toujours authentique.
Ce n’est qu’après en avoir lu quelques pages de « Carnets de cuisine – du Périgord à l’Elysée » que j’ai compris que ce livre n’évoquerait pas uniquement l’Elysée mais la vie extraordinaire de Danièle Mazet-Delpeuch ! Bravo à l’éditeur pour la manchette qui renvoie au film, forcément.
Bien sûr je suis tombée sous le charme.
Madame Mazet-Delpeuch m’a conquise. Une pionnière et j’aime les pionnières. Quel courage ! quelle audace ! une sacrée vision de l’essor touristique de la Dordogne actuelle, avant que les Britanniques et Hollandais n’y aient investi massivement.
La lecture du lancement de son « auberge » est savoureuse, et montre à quel point il est difficile d’avoir raison trop tôt et d’être pionnier.
J’ai aimé son franc-parler, son goût pour les choses justes et claires. Rattraper un quiproquo avec une Américaine en vue, expliquer le foie d’oie aux frères Troisgros, il faut du tempérament quand même !
J’ai maintenant hâte
– de tester au moins une de la cinquantaine de recettes qui jalonnent le récit de sa vie de cuisinière. « Le couscous de poisson comme on le mange à Djerba » ou « la tarte au chocolat Julia » ? à votre avis 😉
– d’aller faire un tour à la Borderie !
Reste un mystère à élucider pour moi : mais comment fait-elle pour se souvenir d’autant de détails ? les noms de ses institutrices, des amateurs de foie gras qui sont venus passer des week-ends gourmands à la Borderie, des Américains croisés lors de son road trip… je suis admirative !
Maintenant je n’ai plus qu’à aller voir le film, s’il passe encore… 😉
Ce gratin de pommes de terre au piment d’Espelette est un classique à la maison. Il est rapide à exécuter, délicieux, peu cher. Et en plus on peut le twister avec tout ce qu’on a à disposition. Alors, ne vous privez pas.
Vous vous souvenez que dans ma recette de cabillaud, j’ai mixé un pot de pimientos del piquillo, en gardant quelques lanières de poivron ? évidemment, il m’en restait de cette si bonne sauce… un bocal entier pour 2, ça fait beaucoup. Et comme je n’aime pas jeter, ni gaspiller, cette sauce fut bien évidemment à la base d’un nouveau plat ! Un gratin de pommes de terre au piment d’Espelette. Avec une salade verte, un peu de jambon de Bayonne, un fruit… un excellent et goûteux repas du soir.
Mais je vais quand même vous donner la recette comme si vous n’aviez pas de restes, vous.
Recette du gratin de pommes de terre au piment d’Espelette
Il faut, pour 4 personnes : des pommes de terre en quantité suffisante, un bocal de pimientos del piquillo, 20 cl de crème fraiche, sel, piment d’Espelette, lait.
Préchauffez votre four à 180°.
Épluchez les pommes de terre, détaillez-les en tranches fines et régulières. Si vous utilisez une mandoline, c’est parfait, les tranches seront bien régulières et la cuisson sera bien uniforme.
Égouttez un bocal de pimientos, mixez-en la moitié y compris la gousse d’ail, et mélangez à la crème fraiche. Ajoutez-y les lanières de poivron.
Versez les pommes de terre dans un plat à gratin, ajoutez la crème pimentée, un peu de sel. Mélangez bien avec les mains, de manière à ce que chaque tranche de pomme de terre soit enrobée de crème. Complétez avec un peu de lait si nécessaire, de manière à ce que le niveau de sauce affleure le dessus de gratin. Aplatissez bien les rondelles de pommes de terre, de manière à ce que les tranches soient horizontales.
Saupoudrez d’un peu de piment d’Espelette et enfournez pour une grosse 1/2 heure. Vérifiez la cuisson des pommes de terre en enfonçant la lame d’un couteau dans le gratin.
Quelques trucs
– ça marche aussi très bien si vous avez des restes de pommes de terre bouillies ! la cuisson n’en sera que plus rapide, il suffira de gratiner…
– j’aurais pu rajouter des lamelles ou « lardons » de jambon de Bayonne ou du chorizo découpé en petits morceaux à l’intérieur du gratin, je suis sûre que cela aurait bien marché aussi. Mais je n’en avais pas !
– la durée de la cuisson dépend de la taille de votre plat, de l’épaisseur des tranches et la qualité des pommes de terre. Donc, la cuisson est à adapter et à surveiller.
Quoi rajouter ? qu’on s’est régalé ? mais vous vous en doutiez déjà…
Du cabillaud au piment d’Espelette et aux piquillos, c’est un grand classique basque… quand on n’a pas de thon sous la main 😉
Du cabillaud, j’en cuisine souvent. Le piment d’Espelette : voilà une épice que j’utilise souvent aussi. Marier les deux fut donc une évidence.
Si je vous avouais que j’ai découvert et apprécié le panais en Irlande ? le panais fait partie des « roots », avec les pommes de terre, les carottes, que les Irlandais dégustent presque à chaque repas. Et comme le panais est un produit de saison, je me suis enfin décidée à le cuisiner.
Voilà un plat sain, goûteux, et…. facile à exécuter, mais vous connaissez mon leitmotiv quand je cuisine, n’est-ce pas ???
Recette du cabillaud au piment d’Espelette
Pour 2 personnes, il faut : 2 pavés de cabillaud, un gros panais, un bocal de « pimientos del piquillo » en lamelles, sel, piment d’Espelette en poudre, un peu d’huile.
Épluchez le panais avec un économe, détaillez-le en cubes. Pour ma part, je l’ai découpé en tranches de 1 cm d’épaisseur, et redécoupé chaque tranche en 8 quartiers.
Faites chauffez un peu d’huile au fond d’une poêle, faites revenir les cubes de panais sur feu assez fort, saupoudrez de sel et piment d’Espelette. Remuez bien, puis baissez le feu, laissez rissoler en remuant de temps en temps (comme des pommes de terre sautées).
Cuire les pavés de cabillaud à la vapeur, ou selon votre habitude. N’oubliez pas de le saler un peu.
Mixez les 3/4 du bocal de pimientos (pour garder quelques lamelles pour la déco), et réchauffez la purée obtenue. J’ai même mixé la gousse d’ail qui se trouve généralement dans le bocal…
Il ne reste plus qu’à dresser à votre convenance.
Quelques trucs
– le panais est assez fort en goût. Donc, j’ai utilisé une huile neutre en goût, comme l’huile de colza ou de pépins de raisin.
– si j’avais servi des pommes de terre ou du riz en accompagnement, j’aurais versé un filet d’huile d’olive sur le pavé de cabillaud !
Voilà un dessert gourmand et facile à réaliser, sans cuisson : un cheesecake chocolat citron vert délicieux.
Depuis mon retour de New-York, j’avais très très envie d’un cheesecake ! Avec le carrot cake et les brownies, le cheesecake représente pour moi tous mes souvenirs de desserts américains… Et comme en France on n’en trouve pas tant que ça dans les pâtisseries, quoi de mieux qu’un fait maison ? surtout depuis qu’on trouve facilement du Philadelphia dans tout rayon frais de nos supermarchés, rien de plus facile que de préparer un cheesecake. Pensez à inviter votre famille, vos amis pour le partager… 😉
Aujourd’hui, je vous propose donc une version sans cuisson, parce que c’est rapide et simple à exécuter. Avec du chocolat parce que j’aime ça et que ça se marie divinement bien avec le citron vert qui parfume le Philadelphia.
Recette
– pour la base biscuitée : 1 paquet 125g de biscuits au chocolat, genre Roudor, 50 g de beurre à température ambiante
– Ganache chocolat : 50 g de crème entière liquide, 50 g de chocolat noir
– 450 g de Philadelphia (soit 3 pots), 250 g de mascarpone, 100 g de sucre glace, 2 citrons verts (zeste et jus)
La ganache : chauffez la crème et versez la sur le chocolat en morceaux. Remuez jusqu’à la dilution complète du chocolat dans la crème. Laissez là refroidir.
Préparez la base. Émiettez les biscuits. Ajoutez le beurre, associez bien les 2 produits pour obtenir une pâte granuleuse. Étalez cette pâte avec la main dans le fond du moule à cheesecake. Dès que la ganache a refroidi, versez-la sur le fond de pâte, étalez bien et gardez au frais.
Dans un saladier, versez tous les ingrédients restant : les fromages, le sucre, le jus des 2 citrons, les zestes (gardez en un peu pour le décor final si vous voulez). Battre au fouet électrique ou dans votre robot au moins 5 mn pour aérer la préparation.
Versez cette préparation sur la pâte+ganache, lissez aussi bien que vous pouvez, et remettez au frais.
Il ne vous restera plus le lendemain qu’à soigner un peu le décor de votre cheesecake, et déguster !!!
Vous me croyez si je vous dis que c’est juste à se damner ? cette association chocolat noir / citron vert, les textures ganache / mousse au citron… tout simplement addictif…
Quelques trucs
– c’est un gâteau indémoulable, donc il vaut mieux utiliser un moule qui va vous aider : un moule à charnière ! un fond + un cercle qui s’écarte sans effort. On en trouve partout, ne vous en privez pas. Le mien vient d’Ikea.
– inutile de se faire du mal en comptant les calories. Donc, on mange du poisson et des légumes avant, et on invite ses amis pour un partage convivial 😉 ce cheesecake semble raisonnable pour 10/12 personnes 😉 je vous vois sourire, ne vous cachez pas… mais si, si, raisonnable est un mot qui peut faire partie de mon vocabulaire 😉
– j’ai utilisé du mascarpone pour ajouter de l’onctuosité et de la douceur au Philadelphia et au citron vert. Et si vous ne trouvez pas de Philadelphia, pensez à utiliser des fromages du type St Moret.
Quand il faut improviser un repas rapidement, sain, savoureux, je pense souvent au saumon. Une bonne marinade, et on obtient un saumon moelleux, délicieux.
Plein de nutriments intéressants, dans la famille des bons omega 3 principalement, j’en ai toujours quelques pavés au congélateur, prêts à l’emploi.
J’avais acheté un saumon entier, et je l’avais fait préparer par mon poissonnier. Je garde ainsi les beaux morceaux de filets, et j’utilise les autres morceaux moins présentables différemment : salade de poisson cru outartare, seafood chowder, façon quiche, blanquette de poisson, etc etc
Recette pour un saumon moelleux
2 pavés de saumon, cette fois-ci sans peau
Marinade : 2 cs de sauge soja, 1 citron, 1 noix de gingembre râpé, quelques grains de cardamome écrasés, poivre
Une bonne 1/2 heure avant le moment de faire cuire le saumon, préparez la marinade : mélangez tous les ingrédients dans un plat creux, et déposez-y les pavés de saumon. Pensez à les retourner de temps en temps.
Chauffez votre poêle ou la plancha. Égouttez sommairement les pavés et faites les cuire à feu moyen, 5 mn sur chaque face. Avant de servir, versez la marinade restante sur les pavés.
Quelques trucs
– si vos pavés de saumon ont gardé leur peau, commencez par faire cuire le côté peau. Et ce n’est pas nécessaire de les retourner dans la poêle si vous posez un couvercle.
– la sauce soja est déjà salée, donc attention à l’utilisation du sel…
– je n’ai volontairement pas utilisé d’huile dans cette recette, pour ne pas ajouter de gras au saumon. Donc, je n’ai pas obtenu beaucoup de jus. Si vous souhaitez ajoutez de l’huile à la marinade, elle n’en sera que meilleure. Pensez à l’huile de sésame pour renforcer les saveurs asiatiques, ou utilisez une huile neutre du type huile de colza ou de pépin de raisin.
Voilà voilà. C’est une recette toute simple, mais que c’est bon !!! un peu de riz, une salade, et hop 😉
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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