Aujourd’hui, je vous ai préparé un velouté de céleri rave, mais en version fête. Avec noix de St Jacques et huile de truffe.
Les mois d’hiver, leurs journées humides ou froides, donnent envie d’un potage réconfortant en soirée. De novembre à mars, il est rare que je ne cuisine pas une soupe bien odorante pour notre repas du soir.
Le céleri rave fait partie des légumes de saison que je ne cuisine pas assez, nous n’en consommons qu’en soupe ou en purée.
Par contre, je reste persuadée que l’accompagnement de ce légume peut nous permettre de varier les occasions d’en déguster. J’ai lu beaucoup de recettes avec des cèpes, des copeaux de foie gras…
Pour aujourd’hui, je vous propose un velouté de céleri rave, agrémenté de noix de St Jacques poêlées, et juste un filet d’huile de truffe pour « doper » cette assiette. Plat de fêtes ne signifie pas forcément que l’on doive utiliser des produits hors de prix, pour moi en tout cas.
Recette
Pour 4 personnes, il faut : 1/2 céleri rave, 2 pommes de terre moyenne, un verre de lait, une grosse poignée de noix de St Jacques (surgelés Picard pour moi), une noix de beurre, huile de truffe blanche (Olivier&co pour moi), sel, poivre.
Pelez le céleri rave et les pommes de terre, coupez-les en morceaux. Dans une casserole, recouvrez-les d’eau, salez et faites les cuire une grosse 1/2 heure.
Quand les légumes sont tendres, mixez-les. Ajoutez 1/2 à 1 verre de lait, remuez.
Pendant que les légumes cuisent, déposez une noix de beurre dans une poêle et faites saisir les noix de St Jacques à feu vif pendant 2-3 minutes. Préchauffez vos assiettes dans votre four.
Au moment de passer à table, dans chaque assiette versez le velouté, déposez quelques noix de St Jacques, arrosez d’un filet d’huile de truffe, donnez un tour de moulin à poivre, et c’est prêt à être dégusté !
Voilà un velouté de céleri rave parfumé, goûteux et pas très onéreux !
Quelques trucs
– les temps de cuisson des légumes dépendent de la force de votre feu de cuisson, et de la taille des morceaux. Donc, surveillez et adaptez.
– de même pour la quantité de lait à ajouter, cela dépend de la qualité des pommes de terre utilisées. Donc, ajoutez progressivement, jusqu’à obtenir le velouté que vous souhaitez !
– j’utilise les noix de St Jacques les moins chères de chez Picard, personne ne s’en est plaint jusqu’à présent.. si vos budgets pour le permettent, vos poissonniers se feront un plaisir de vous conseiller au mieux. A contrario, des petites crevettes poêlées conviendront aussi très bien.
– la prochaine fois, j’ai envie d’essayer avec du magret séché poêlé ou des dés de jambon, quelques pincées de piment d’Espelette… ça devrait être bon aussi.
– j’utilise de l’huile de truffe… parce que j’en ai dans mes placards ! je préfère la truffe blanche, je la trouve plus parfumée… les goûts et les couleurs… ça tombe bien, c’est celle qui coûte le moins cher !
– enfin, je pense que la recette est transposable en verrine, et pour les fêtes, avec un peu de déco (feuilles de persil par exemple) je suis sûre qu’elle ferait son effet.
Les fêtes approchent, et nous préparons nos menus. Ne croyez pas que les plats les plus chers seront les meilleurs. Faites vous plaisir, cuisinez avec amour, et vos repas seront excellents.
Bon appétit !
Edit : je n’ai aucun lien avec Picard, ni Olivier&Co… malheureusement 😉 mais j’apprécie leurs produits, donc je le dis. En toute liberté.
Je vais souvent à Kilkenny en Irlande, puisque mon fils et sa famille y habitent. Kilkenny est une petite ville au sud-ouest de Dublin, où il fait bon vivre. Kilkenny est connue pour sa bière, la Smithwick’s surtout, son château et ses nombreux pubs. Parmi tous ces pubs, il y en a un qui se distingue, par sa taille, le nombre de salles et de bars, c’est le Langton’s.
Langton’s, c’est une multitude de salons et de bars, aux styles très différents et à la déco soignée, qu’on y vienne en journée ou en soirée. Avec plusieurs bars et lounges extérieurs, non réservés aux fumeurs ! En plus, on y mange bien. Parfait pour un déjeuner rapide, parce que les plats du jour sont alléchants, et que le service est pro. Et pourtant, il y a du monde !!
Réconfortant, non ? surtout quand il fait un peu gris et pas très chaud à l’extérieur… accompagné d’une Kikenny ou d’une Smithwicks… le déjeuner parfait.
En réalité, il s’agit d’un grand complexe, qui comporte aussi une épicerie mignonne, un hôtel, des salles de mariage… et en week-end dites-vous que c’est rempli de gens qui font la fête. Il n’empêche que c’est un endroit chaleureux, où chaque salon dégage une atmosphère particulière. Qu’on y aille à 2, en famille, avec un groupe d’amis, ils savent s’adapter et vous trouverez toujours un endroit qui convient à ce que vous souhaitez fêter. Je vous rassure, je n’ai aucun intérêt personnel, financier, amical, avec ce pub. Je souhaite juste vous parler d’un endroit que j’aime bien. Voilà.
Pour finir, on trouve aussi un mur décoré comme ça à l’intérieur du Langton’s :
Vous connaissez les délicieux cannelés bordelais. Voilà mes cannelés aux pommes et curry, pour une version apéro.
Quand je prévois un apéritif dinatoire, ou même qu’un apéritif, j’aime bien cuisiner, improviser, marier les saveurs… surprendre quelques fois aussi. Éviter aussi les grignoti du commerce, trop gras, trop salés… Et puis c’est tellement meilleur le « fait maison » !
Alors, pour la surprise, quand on habite Bordeaux c’est tentant, j’ai réalisé des cannelés salés, des cannelés aux pommes au curry.
En utilisant la même pâte de base que pour mesmuffins salés, j’ai varié encore le moule de cuisson, en utilisant des moules à cannelés. Ben oui, hommage à Bordeaux ! Et j’ai associé dés de pommes et du curry… excellent !
Recette
Il faut : 160 g de farine, 1/2 sachet de levure, 3 œufs, 10 cl d’huile d’olive, 120 g de lait, sel poivre.
2 petites (ou 1 grosse) pommes canada, poudre de curry.
Préchauffez le four à 180°.
Pelez les pommes, détaillez-les en quartiers et ensuite en petits dés.
Mélangez tous les ingrédients dans cet ordre.
Versez cette pâte dans les empreintes à mini-cannelés.
Après 20 mn de cuisson c’est prêt à être démoulé !
Avouez que c’est facile, rapide, et le résultat est plutôt bluffant, l’effet de surprise est total pour vos invités.
Quelques trucs
– j’avais plus de pâte que ce que mes empreintes ne pouvaient en contenir, j’ai donc utilisé aussi mes moules à briochettes. – j’aime bien utiliser les mini-moules à cannelés, pour des cannelés de la taille de bouchées. Si vous avez des moules plus grands, vous pouvez les utiliser, sans oublier de prolonger un peu la cuisson, en entrée, avec une salade un peu orientale par exemple.
En hiver, ce bœuf mijoté à la bière fait bien partie des plats appelés « comfort food ».
Je sais bien que vous ne pensez qu’à votre menu de fêtes, que dans 15 jours ce sera Noël (vous savez qu’après les jours rallongent… héhé), que toutes les cuisinières et cuisiniers ne pensent qu’à leurs recettes de fêtes !
Et pourtant, avec le froid actuel (remarquez que c’est la saison, hein), on a envie surtout de repas réconfortant, de nourriture qui réchauffe, appelée aussi comfort food, et à faire quelques économies avant les fêtes…
Bref. Ce week-end, la famille s’est réchauffée avec du bœuf mijoté dans de la bière, accompagné de panais. Le côté un peu amer de la bière, plus la douceur des panais… mariage délicieux, vous pouvez me croire.
Recette
Pour 4 personnes, il faut : 800 g de bœuf à bourguignon, 4 oignons, 800 g de panais, 1 bouteille de bière 33 cl, sel, poivre, un peu de Maïzena, un peu d’huile.
Dans une cocotte, faites suer le bœuf coupé en morceaux et les oignons coupés en lamelles dans un peu d’huile. Remuez pour dorer la viande sur toutes ses faces. Salez, poivrez.
Saupoudrez d’un peu de maïzena (l’équivalent d’une ou deux cuillères à soupe, pas trop), remuez, et ajoutez d’un coup la bière. Complétez d’un peu d’eau jusqu’à affleurer la viande. Baissez le feu, couvrez, et laissez mijoter environ une heure.
Pendant ce temps, épluchez les panais, et découpez en tronçons à peu près réguliers. J’ai coupé la pointe, et coupé le reste en quartiers. (vous le voyez sur la photo ?)
Donc, au bout d’une heure et quelque de mijotage de la viande, ajoutez les panais, recouvrez, et re-laissez mijoter une 1/2 heure de plus à feu doux.
Vérifiez alors la cuisson, et c’est prêt.
Quelques trucs
-ce plat ressemble à un Irish Stew, non ?… pour vous non ? et ben moi si… 😉
– les temps de cuisson dépendent de la qualité de la viande, du type de cocotte ou marmite que vous utilisez, de la force de votre feu. Donc, surveillez la cuisson, la quantité de liquide dans votre marmite. N’hésitez pas à prolonger la cuisson de la viande si nécessaire avant de rajouter les panais. Souvenez-vous qu’un morceau de bœuf à mijoter qui n’est pas assez cuit…. ben c’est pas bon !!!
– oserai-je le dire… j’ai même utilisé de la bière sans alcool pour ce plat, parce que j’en ai en stock, et que personne à la maison n’a envie de la boire telle quelle…. voilà, vous savez tout.
– si j’en avais eu, j’aurais rajouté quelques carottes pour donner un peu de couleur au plat.
– ce plat n’est pas très photogénique, mais si la viande est bien tendre, c’est simplement délicieux, réconfortant, goûteux et… économique.
Vous souhaitez associer les saveurs d’ingrédients de manière optimale : le Répertoire des saveurs est fait pour vous.
Vous avez deviné, « j’ai lu » est une expression un peu exagérée, au vu du livre, de sa richesse et de son… épaisseur. Par contre, vous avez bien lu : 99 ingrédients et 980 paires de saveurs. Et… 450 pages, où c’est écrit tout petit, sans une seule image. Une bible, quoi !
Niki Segnit commence par recenser toutes les saveurs, en les regroupant en grandes familles. Je vous laisse juger…
Donc 16 grandes familles de saveurs… à l’intérieur desquelles les saveurs sont ordonnées par proximité.
… Prenez la famille « agrume », par exemple. Elle recouvre les saveurs piquantes et citriques comme l’orange, le citron et la cardamome. La cardamome, à son tour, partage des composés aromatiques avec le romarin, qui est la première saveur de la famille suivante « ronce et Haie ». A l’autre extrémité de « Ronce et Haie », la mûre conduit à la première saveur de la famille « fruitée florale », la framboise. Et ainsi de suite…
Et puis, on attaque chaque saveur. J’ai de la chance, le livre commence par chocolat ! 39 associations répertoriées avec le chocolat. Donc, voilà, j’en suis encore à ce chapitre, vous ne m’en voudrez pas, n’est-ce pas ?
Avec des recettes, des renvois… de quoi lire, à l’endroit, à l’envers, en diagonale. Par ingrédients, par affinités de saveurs… juste pour lire, parce qu’on y trouve aussi beaucoup d’explications historiques pour justifier certaines recettes bien connues pour leurs associations de saveurs bien connues, comme le mole mexicain par exemple.
Un livre indispensable dans toute bibliothèque de gourmand !!!
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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