New-York Cheesecake

New-York Cheesecake

J’aime New-York, et j’aime le cheesecake. Alors, il était temps d’en faire, un vrai New-York Cheesecake.


Quelle est sa particularité ? NYC aurait inventé un cheesecake spécifique ?
Oui, c’est un restaurateur new-yorkais qui sert dans son restaurant, en 1921, un gâteau composé d’une pâte croustillante surmontée d’un mélange de cream cheese et de crème fraiche vanillée.

Depuis, les versions varient. La base faite de Graham Crackers aux arômes de citron constitue le modèle le plus américain. Sont apparus les biscuits à la cannelle, la base en biscuit, les fruits rouges frais… La Cheesecake Factory ne manque pas d’imagination.

Recette

A préparer plusieurs heures à l’avance, genre dans la matinée pour le soir, ou le soir pour le lendemain.

Il faut, pour un grand moule (24 cm de diamètre) et un grand nombre de gourmands :

  • 200 g de Graham Crackers ou « digestive biscuits » (voir en bas de l’article),
  • 80 g de beurre à température ambiante,
  • 1 cs de sucre glace,
  • 1 kg de Philadelphia (voir en bas de l’article),
  • 300 g de sucre,
  • 350 g de crème fraiche épaisse,
  • 1 cc d’extrait de vanille,
  • 6 œufs,
  • 3 cs de fécule de maïs.
    Du coulis de framboises.

    Il faut un moule à charnière aussi, ça aide bien.

Dans la cuve d’un robot, émiettez les biscuits, ajoutez le beurre pommade et le sucre glace. Mélangez bien.
Couvrez-en le fond et les côtés d’un moule à charnière, appuyez bien. Entreposez au frais pour environ 30 minutes.

Préchauffez le four à 140°
Dans un saladier, ajoutez le sucre au mélange Philadelphia/crème. Puis incorporez l’extrait de vanille, les œufs un à un.
Mélangez bien, sans incorporer trop d’air. Si vous utilisez un robot, utilisez la vitesse la plus faible.
Incorporez enfin la fécule tamisée.

Versez le mélange de fromage sur le fond du gâteau. Égalisez, et enfournez pour environ une heure.
Le gâteau est cuit si vous considérez que la surface est dorée, que la crème tremble un peu sans se déplacer si on secoue le moule.
Éteignez le four, laissez le cheesecake refroidir dans le four éteint pendant environ 2 heures, en entrouvrant la porte.
Ensuite, couvrez-le, et laissez-le refroidir, dans le moule, au frigo pendant 4 heures environ.
Enlevez le cercle, le gâteau est prêt.
Accompagnez ce cheesecake d’un coulis de fruits rouges, ou de fruits frais de saison.

Remarques

  • le cream cheese de la marque Philadelphia, que l’on trouve maintenant en France, est l’ingrédient incontournable du cheesecake, mais franchement très gras (et bourré d’additifs aussi). A défaut, on le remplace par du St Morêt, ou fromage équivalent, mais ça ne sera jamais pareil. A savoir : le St Morêt comporte moins d’ingrédients parasites…
  • les Graham Crackers. Pas vraiment d’équivalent dans les épiceries françaises. Ceux qui aiment la cannelle (ce qui n’est pas le cas du gourmand principal de la famille) utilisent des Bastogne.
    Bon, j’ai acheté des Graham Crackers en ligne, c’est finalement assez cher, mais vu le poids calorique du cheesecake, je n’en fais pas souvent non plus…

Au final, c’est bien le cream cheese, ou Philadelphia, parfumé à la vanille, qui donne cette texture si régressive au New-York Cheesecake.

Un Full Irish, please !

Un Full Irish, please !

Un Full Irish, qu’est-ce que c’est ? hein ?

Allez, je vous mets sur la voie !

Et oui, il s’agit d’un petit-déjeuner irlandais, le genre de petit-déjeuner qui vous cale toute la journée, ou vous aide à affronter le grand air…. Le vrai Full Irish Breakfast.

On y trouve du bacon, des œufs au plat ou brouillés, des saucisses, du boudin noir.

Des tomates et des champignons poêlés, des haricots rouges assez sucrés. Des galettes de pommes de terre aussi.

Bien sûr du pain grillé et du bon beurre irlandais. Sans oublier un bon thé bien chaud.

A la maison, on peut le simplifier, mais pas trop, parce que la tradition est de garnir vraiment son assiette. Vous pouvez en consulter la « recette » du Guide Irlande.
A l’extérieur, que ce soit à l’hôtel ou en cafétéria, il peut se consommer aussi pour déjeuner. Et la totalité des ingrédients vous est servie si vous demandez un « Full Irish« . Si votre appétit est moins grand, vous pouvez bien sûr choisir le contenu exact de votre assiette.

Full Irish

Personnellement, j’adore ça !

Et vous ? ça vous dit ? vous la composeriez comment votre assiette ? Est-ce que cela vous inspire pour un brunch d’un dimanche hivernal ? Je sens bien que je vais me laisser tenter bientôt…

Les huîtres de Bluff – Bluff oysters

Les huîtres de Bluff – Bluff oysters

Quand je voyage, j’aime aussi déguster, fouiner dans les marchés et supermarchés, découvrir les spécialités locales.
Après une semaine en Nouvelle-Zélande, pays que j’ai déjà parcouru 4 ou 5 fois, j’avais surtout apprécié les bons vins, les plateaux de fruits de mer, je me lance dans la dégustation de produits très locaux, les huîtres de Bluff.

Aujourd’hui, j’ai dégusté les huîtres de Bluff, dont la particularité est d’être pêchées en haute mer.. Bluff est une petite ville à l’extrême sud de la Nouvelle-Zélande, réputée pour ses huîtres.
Les huîtres ne peuvent être consommées qu’entre mars et août, nous avons donc eu de la chance.
Il ne restait qu’à choisir un bon endroit pour les déguster. Elles sont proposées « au naturel » ou « cuites ». On a testé les deux, vous devinez bien.

huîtres de Bluff - Bluff oysters

Huitres de Bluff - Nouvelle-Zélande


Celles au naturel furent servies avec un vinaigre aromatisé.
Les huîtres cuites étaient servies en sauce Kilpatrick, , soit légèrement grillées avec bacon et sauce worcestershire.
Les deux assiettes furent excellentes, les huîtres fines, charnues et faiblement iodées.

En réalité, elles sont toujours vendues hors de leur coquille, en bocal de verre ou boite plastique. Ici, la restauratrice les a simplement replacées dans des coquilles…

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Nous avons déjeuné dans le restaurant de l’hôtel Foveaux, à Bluff. Service et repas excellents, à des prix corrects. Le fish&chips + salade à 13 euros, la douzaine d’huîtres au naturel à 25 euros, la seafood chowder à 9 euros.
Beaucoup de chemins de promenade le long de la côte, à parcourir sans hésiter.

Poke Bar, ou un fast-food sain version Hawaii

Poke Bar, ou un fast-food sain version Hawaii

Quand on passe un peu de temps aux États-Unis, et surtout en Californie, on peut mesurer l’évolution de la consommation locale. Je viens de découvrir le Poke Bar !
Je vais régulièrement aux États-Unis depuis 1970.
Au début, on trouvait, histoire pour les fabricants de se donner bonne conscience, des produits fat free ou sugar free. Tout ça pour s’empiffrer de hamburgers bien gras par exemple, dans des portions gigantesques.
Maintenant, on est passé au gluten free, et vegan, la grande tendance. Du coup, je ne sais pas si ces produits sont plus gras ou plus sucrés qu’avant !
Par contre, j’ai remarqué qu’on peut de plus en plus facilement acheter une bouteille d’eau, sans saveur ou produit ou colorant ajoutés, y compris dans les fast food.
Au détour de nos pérégrinations en Californie le mois dernier, on a déniché ce type de fast food, atypique mais qui m’a l’air tendance, le Go Fish Poke Bar.

poke bowl


Et bien, voilà ce qu’on a trouvé pour un déjeuner, et nous nous sommes régalés. Je vous avais parlé des poke bowls, typiques de Hawai.
Le principe est de choisir, parmi une grande variété d’offre, les ingrédients de votre assiette. A savoir de la salade, du riz, du poisson cru, des légumes, des assaisonnements, et le choix est vaste pour chacun des produits. On échappe ainsi au pain, mayonnaise et steak ou saucisse reconstitués….

le principe du mochi bar
mochi-bar


J’avoue, comprendre en un clin d’œil comment le serveur doit remplir votre assiette, selon vos choix personnels, plusieurs choix possibles dans 4 catégories…. pas évident, mais les Américains peuvent être très patients, et la fille derrière nous (peut-être assez pressée, mais elle n’a rien laissé paraitre…) nous a bien guidés c’est vrai.

poke bowl
mochi-bar


Au final, des assiettes très fraiches et parfumées, beaucoup d’herbes et d’algues qui remplacent l’huile, pour un prix modique, ce fut un vrai plaisir. Bon, les assiettes et fourchettes en plastic, ce n’est pas vraiment notre truc, mais peut-être est-ce la condition pour contenir les prix… Sur les photos du site, on voit de vrais bols, mais dans la réalité, on mange dans du plastic.
Quant aux desserts, plusieurs choix… mais quand mon chéri a vu les glaces… croyez-vous qu’il ait pu résister ??

Mochi Bar

Les fameuses Mochi Ice Creams. Avouez qu’ici c’est plus facile de choisir 1 boule ou 2… ou plus.
Si vous séjournez en Californie, que vos pas vous mènent devant un Go Fish Poke Bar, n’hésitez pas, rentrez-y, et dégustez !
A bientôt, pour une autre version personnelle du poke bowl !

Grand moment au Stinking Rose, restaurant de San Francisco

Grand moment au Stinking Rose, restaurant de San Francisco

Et oui, j’ai eu la chance de passer quelques jours à San Francisco, la semaine dernière. Et nous étions heureux de tester le Stinking Rose, ou « la rose qui pue », un restaurant dédié à l’ail… tout un programme..

Ville que nous connaissions, mais ça fait du bien de réviser de temps en temps (pour nous, tous les 20 ans… ne le répétez pas, hein).
J’avais demandé à des amis qui connaissent bien San Francisco de me suggérer quelques bons restaurants. Pas forcément des gastronomiques, mais des sympas, typiques, et je regrette de ne m’y être pas rendue. La raison ? j’avais oublié la taille de la ville, et la pente de ses rues… Mais qui sait, peut-être y reviendrons nous plus longtemps, avant 2037 en tout cas 😉
Donc, nous avons déjeuné et dîné où nous nous trouvions, au coup de cœur.
Dire que le Stinking Rose fut un coup de cœur est faible. Nous l’avons découvert par hasard, après la traversée de Chinatown, en remontant sur Colombus Avenue vers le quartier italien.
Et comme vous savez, si vous êtes un lecteur à peine fidèle, qu’on aime l’ail, ben…. nous n’avons pas hésité longtemps. Et bien sûr, nous avons adoré. Même un soir de St Valentin ! ça, je vous l’accorde, il fallait le faire… ben, on l’a fait !!!
Déjà, quand le slogan est : « we season our garlic with food », on devine que l’ail sera l’ingrédient principal du plat… Et quand on sait qu’ils en cuisinent plus d’une tonne par mois, on veut bien les croire.
Allez, je vous raconte.

L’arrivée, aillée

Valentine's Day à l'ail
Valentine's Day at the Stinking Rose


Et oui, vous ne rêvez pas. L’ail peut faire rêver 😉

L’ambiance du Stinking Rose, hymne à l’ail

Pain beurre à l’ail

Bread, garlic & parsley


Alors là, on a déjà commencé à nous régaler. Des petits pains tout chauds, comme des foccacias, délicieux, servis avec une sauce ail-persil, dosée à souhait, pour attendre les plats tranquillement mais avec gourmandise… c’est tout simple, mais quand c’est bien fait, qu’est-ce que c’est bon ! et là, je n’ai pas su résister 😉 leur sauce à l’ail j’aurais pu la manger à la petite cuiller…

Plats à l’ail

Nous avions choisi une souris d’agneau aux fèves, épinards et purée à l’ail (forcément) et un filet de poisson aux petites pâtes…



Et bien évidemment, plein plein d’ail confit… tout pour me plaire 😉
Les cuissons étaient parfaites, l’agneau fondant, la sauce du poisson fort goûteuse.
Et si je vous disais qu’il y a aussi des desserts à l’ail au Stinking Rose? vous me croyez ? vous avez raison ! une glace et une tarte aux pommes… que nous n’avons pas goûtées malheureusement…
Voilà comment on peut se régaler à San Francisco, un soir de St Valentin. Je vous rassure sur notre santé mentale, la salle était pleine
Voilà un restaurant que je vous recommande si vous séjournez à San Francisco. Il en existe un aussi à Los Angeles.

Einaa en beignets – cuisine de Tahiti

Einaa en beignets – cuisine de Tahiti

Depuis le temps que je voulais en cuisiner ! ah… les einaa…. j’en avais goûté grâce à ma voisine, qui m’avait invitée pour un apéritif, mais voulait me faire goûter les spécialités tahitiennes.
De là à cuisiner les einaa… encore faut-il en acheter. Je vous raconte.

einaa de Tahiti

( Cette photo de Blue Banana est fournie gracieusement par TripAdvisor )

Les einaa (nom tahitien que je ne sais pas vraiment traduire) sont des micro-poissons, qui ne sont pêchés ici qu’entre juillet et novembre, et qui se vendent…. au bord des routes, avec des mamies sous un parasol surveillant une glacière comme dans la vidéo ci-dessous, ou dans des camionnettes qui sillonnent les rues et klaxonnent… encore faut-il être là !

Il y a 2 jours, chez une amie, on entend un klaxon, j’ai donc foncé. Enfin des einaa… Je les ai donc achetés au cul d’un pick up, tous les einaa étaient dans une grande glacière. Cela se vend au bol, 500f le bol (soit 4 euros environ).
En lisant ce reportage de la Dépêche de Tahiti, vous en saurez davantage sur la pêche des einaa.
J’ai donc cuisiné des beignets d’einaa.

einaa en beignets

Recette de beignets d’einaa

Il faut : un bol d’einaa, 100 g de farine, 1 œuf, 15 cl d’eau, 2 tiges d’oignon vert, 1 tomate, 2 gousses d’ail, sel, poivre, piment d’Espelette. Huile pour la cuisson.

Dans un saladier, mélangez farine, œuf et eau, remuez bien, qu’il n’y ait pas de grumeaux.
Ajoutez l’oignon vert ciselé, la tomate coupée en tout petits dés, l’ail écrasé, l’assaisonnement. Remuez bien.
Faites chauffer un peu d’huile dans une poêle.
Quand l’huile est chaude, déposez des petits tas dans la poêle, pas trop épais, un peu comme des pancakes, laissez dorer, retournez. Retirez de la poêle pour déposer les beignets sur un plat recouvert de papier absorbant.
Renouvelez l’opération tant qu’il vous reste de la pâte.

Et régalez-vous, tant que les beignets sont chauds. Avec une salade, c’est délicieux, et vous avez là un repas copieux pour 2. Si vous les avez prévus pour une entrée, vous en avez pour 4 à 6 personnes, selon leur appétit.
Je suppose que cela doit être très bon aussi avec des restes de poisson émiettés si vous n’habitez pas en Polynésie pour profiter des einaa 😉

Bon week-end à tous. Reposez-vous ou dépensez-vous, mais surtout faites vous plaisir.