Le potimarron c’est le symbole de l’automne pour moi. D’abord parce qu’il est de saison, et aussi parce qu’il en a la couleur. Le potimarron rôti au four, c’est délicieux, et c’est surtout simplissime à exécuter. Il me semble que même les enfants doivent apprécier le potimarron, parce que c’est tout doux, pas amer. En l’associant à des pâtes ou du riz, ça devrait passer tout seul.
Recette du potimarron rôti
Il faut : – un potimarron – une tête d’ail – 2 cs d’huile d’olive – sel poivre – épices diverses (voir plus bas)
Allumez le four, à 180°.
Lavez énergiquement le potimarron, puisqu’on ne va pas le peler. Coupez-le en « quartiers », videz l’intérieur.
Déposez les tranches de potimarron et la tête d’ail défaite en gousses (sans les éplucher) dans un plat assez grand, qui supporte de passer au four. Arrosez d’huile, assaisonnez, et enfournez pour environ 20 minutes.
Choisissez vos épices (voir plus bas), parsemez-en les tranches de potimarron, couvrez d’une feuille de papier cuisson, et laissez cuire entre 10 et 15 minutes de plus.
Les épices à choisir pour des saveurs réussies
Vous avez beaucoup de choix, le potimarron se marrie avec beaucoup de saveurs. Vous pouvez essayer de saupoudrer :
un simple hachis d’ail et de persil, pour un goût classique
des mini-cubes de chorizo, pour un peu de peps basco-hispanique
de la noix de muscade râpée
un hachis d’échalotes
un hachis de citron confit et de coriandre, pour rejoindre le moyen orient
un hachis de noix et quelques feuilles de sauge
un peu de gingembre râpé (j’adore)
des copeaux de tomate confite et un tige de thym frais
Je vous ai donné ici quelques pistes « classiques » d’assaisonnement, possibles avec des ingrédients faciles à trouver. A vous d’utiliser ce que vous avez dans vos tiroirs, si vos cheminements dans les boutiques vous amènent des ingrédients un peu plus « exotiques ». Faites vous plaisir, selon vos goûts. Et je vous rassure, sans ajout excessif de parfums, c’est bon tel quel.
Enfin le froid arrive ! nostalgique de l’Irlande, j’ai préparé une bonne seafood chowder pour nous réchauffer.
Avec décembre, place aux plats qui réchauffent, aux plats mijotés et aux bonnes soupes. Pour changer un peu des soupes de légumes, que j’adore, je vous propose une bonne assiette de Seafood Chowder très facile à réaliser, pour imiter celles que l’on trouve dans tous les pubs d’Irlande.
La « chowder » est une soupe épaisse, ou chaudrée selon les bons dictionnaires, avec ou sans crème ajoutée. En Irlande elle est élaborée avec du poisson (du saumon bien sûr), et elle ressemble furieusement à la Clam Chowder que l’on trouve dans l’est américain.
Donc, à défaut de voyager, on va faire honneur ce mois-ci à des plats qui font voyager, pour rêver un peu, et se régaler surtout. Et donc on commence par l’Irlande, chère à mon cœur.
Recette de la Seafood Chowder
Il faut, pour 4 assiettes – 2 oignons – 2 poireaux – une branche de céleri – 2 carottes – 2 pommes de terre – 2 cs de maïzena – 2 cs de beurre – du fumet de poisson – 500 g de filets de poisson blanc, de saumon – facultatif : des moules pré-cuites – sel, poivre, et éventuellement de la crème fraiche
Commencez par nettoyer les poireaux, le céleri. Pelez les oignons, les carottes, les pommes de terre. Coupez la partie blanche des poireaux en rondelles, les oignons en lamelles, le céleri et les carottes en tranches fines, les pommes de terre en mini-cubes.
Faites fondre légèrement le beurre dans une casserole, ajoutez oignons, poireaux et carottes, salez poivrez, et remuez pour faire suer tous ces légumes. Ajoutez alors céleri et pommes de terre. Couvrez à hauteur avec le fumet de poisson, et laissez frémir doucement.
Quand les légumes sont quasi cuits : ajoutez la maïzena délayée dans un peu d’eau froide, remuez, et laissez cuire lentement, jusqu’à obtenir une consistance un peu soyeuse. Vérifiez l’assaisonnement (en goûtant ;-)) Salez poivrez les filets de poisson découpés en grosses bouchées, et déposez-les sur le dessus de votre soupe, couvrez. Laissez-les cuire quelques minutes. Ajoutez alors les moules, couvrez, laissez chauffer quelques minutes.
Pour une seafood chowder réussie
choisissez des filets de poissons qui ne se défont pas trop à la cuisson, faites confiance à votre poissonnier.
les poissons cuisent rapidement, il ne faut pas les faire trop cuire. A la vapeur des légumes cuits dans le bouillon, ils sont excellents.
personnellement, je préfère ajouter un peu de crème, parce que j’aime ce petit goût acide qu’ajoute la crème.
si vous n’avez pas de maïzena, de la farine fait très bien l’affaire. Alors saupoudrez les légumes revenus d’un peu de farine, remuez bien, l’essentiel est d’éviter les grumeaux.
si vous n’avez pas de fumet, utiliser un sachet de fumet et de l’eau, ça ira très bien.
l’essentiel est de déguster cette chowder très chaude, et non tiède.
sans pain spécial Irlande, un peu de pain de campagne bien grillé, un peu de beurre salé, et un bon vin blanc, c’est parfait. Bon, les Irlandais auraient dit une bonne bière, mais on est on est France…
Voilà un condiment qui va vous ravir. Léger, fait maison, épicé mais pas trop, compatible avec les couleurs et saveurs de Noël. Et oui, cette gelée épicée m’a fait de l’œil quand j’ai voulu préparer une Cranberry Jelly pour fêter Thanksgiving en famille. Il a bien fallu que je trouve une alternative. Je tiens bien à préciser que je ne voulais pas de sauce, mais bien une gelée…. une « canned cranberry jelly » 😉 une avec si possible les rayures de la boite, demandée gentiment par ma belle-fille nostalgique… Je n’ai pas fourni les rayures, mais l’intention y était.
Cette recette de gelée épicée est issue d’un livre que ma fille m’a offert il y a longtemps : « Petit précis de cuisine moléculaire« , de Anne Cazor et Christine Liénard, photos de Julien Attard. J’avais beaucoup admiré l’audace des créatrices et la virtuosité du photographe… et là, je me suis enfin lancée, cette recette ne nécessitant aucune technique particulière. Décidément, cette recette est une affaire de famille 😉
cette photo est celle du livre « petit précis de cuisine moléculaire
Cette gelée est faite à base de chou rouge et de pomme. Et c’est toute la pectine de la pomme (cuisinée avec peau et trognon) qui va permettre la gelée. Cette sauce-gelée est vraiment délicieuse, parfumée, et j’espère sincèrement que cet article lui rendra hommage comme elle le mérite. Elle aura définitivement sa place autour de toutes les viandes que vous préparerez en fin d’année.
la gelée accompagne des aiguillettes de canard
Recette de la gelée épicée
Il faut : – 1/4 de chou rouge – 2 pommes granny smith – 50 cl d’eau – le jus d’un citron – du sucre en poudre (la moitié du poids du jus obtenu) – 1 clou de girofle – 1 étoile de badiane – un morceau de 2 cm de gingembre frais
Commencez par bien laver les pommes, le chou rouge. Découpez le chou en fine lanières, les pommes en petits morceaux, peau, trognon, pépins compris. Déposez le chou et les pommes dans une casserole, couvrez d’eau à hauteur, et faites cuire à petits bouillons pendant 45 minutes.
Filtrez alors la préparation au-dessus d’une passoire très fine, pressez le chou et les pommes autant que vous pouvez, pour récupérer le maximum de jus. Pesez ce jus pour connaitre la quantité de sucre à ajouter.
Placez une soucoupe vide au congélateur, elle vous permettra plus tard de vérifier que votre gelée est prise.
Dans une casserole, chauffez le jus obtenu et le sucre, le jus de citron et les épices, à petits bouillons. Enlevez les épices au bout d’1/4 d’heure, et continuer la cuisson pendant un autre 1/4 d’heure. A ce moment, si une goutte de cette gelée fige instantanément sur l’assiette sortie du congélateur, la gelée est prête. Si non, continuez légèrement la cuisson, et vérifiez.
Versez en bocal, type bocal de confiture. Avec cette quantité, j’en ai obtenu deux. Laissez refroidir à température ambiante, puis entreposez au frais.
Observations
la recette d’origine incluait un bâton de cannelle parmi les épices. Mon chéri n’aime pas ça, donc je n’en ai pas mis. Mais, si vous aimez, faites vous plaisir !
j’ai servi cette gelée épicée en lieu et place d’une Cranberry Jelly, et ma gelée a été validée par ma belle-fille américaine, donc je suis plus que soulagée…. 😉 ce n’était pas le moment de la contrarier… 😉
cette gelée accompagne très bien gibier, dinde, canard, et n’importe quelle viande en réalité
j’ai un peu triché en ajoutant du sucre à confiture – du confisuc – ce qui aide bien à la gélification
l’année prochaine, je m’y prendrai à l’avance, pour commander une canned cranberry jelly avec les rayures 😉 j’apprends, j’apprends…
une autre sauce sucrée salée : ma sauce orange-whisky pour vous régaler. Cela peut être une bonne alternative.
Vous savez à quel point j’aime les souris d’agneau, et l’agneau en général d’ailleurs. Alors, avec une version en tajine, nous nous sommes régalés. Ma souris d’agneau en tajine n’a rien d’académique, il en existe autant de recettes que de familles, ou d’opportunités. Et oui, comme tout bon plat qui se mijote, le tajine permet de cuisiner un bon bouillon bien parfumé, autour de viande ou de poisson, avec les légumes à disposition. Pour moi, les marqueurs du tajine, d’origine marocaine, sont le curcuma, la coriandre, la cannelle, les épices marocaines, quelques fois le citron confit. Sans oublier la cuisson longue bien mijotée évidemment.
Je voudrais insister sur une erreur malheureusement croisée souvent en France : pour un vrai tajine à la marocaine, point de semoule de couscous. Ajoutez des pommes de terre, des fèves, des artichauts, des navets, des fruits secs, tout ce que vous voulez, mais pas de couscous, pas de riz, pas de pâtes non plus. Si vous aimez la semoule de couscous, cuisinez un couscous, mais pas un tajine. Voilà, c’est dit.
Comment j’ai appris la cuisine marocaine ?
Le plus directement possible d’abord : en habitant au Maroc. Alors, avoir une nounou (pour mes bébés) qui cuisine et m’apprend les gestes cela n’a pas de prix. Les odeurs, les épices, les produits frais du marché, la cuisson au kanoune, que d’excellents souvenirs. Bien sûr, la fréquentation des restaurants et gargotes du marché, ça aide aussi 😉
Enfin, les livres, dont celui de Fatema Hal, la célèbre cheffe marocaine. Le tajine désigne aussi le plat en terre, avec son chapeau pointu. Pour information, le quadra est la partie basse du couscoussier (donc une marmite fera l’affaire). Fatema explique en introduction que le chapeau pointu du tajine fait un peu partie du folklore, et que si vous n’en avez pas cela n’est vraiment pas grave 😉
Recette de la souris d’agneau en tajine
Il faut, pour 4 personnes : – une souris par personne si elle n’est pas trop grosse, sinon une pour 2. – 2 oignons – 2 gousses d’ail – 200 g de petits pois congelés – 200 g de pois chiches cuits – une vingtaine de tomates cerises – 1 citron confit – 1 bouquet de coriandre – curcuma, cumin, cannelle, badiane – sel poivre
Commencez par saisir les souris dans un peu d’huile d’olive, pour les colorer sans les brûler. Ajoutez les oignons coupés en lamelles, l’ail épluché, remuez, assaisonnez avec les épices (1 cs de chaque, 1 étoile de badiane) sans oublier le sel et le poivre. Après quelques minutes, couvrez d’eau, et laissez mijoter à feu doux (entre 1 et 2 heures, selon la taille des souris et la force de votre feu)
15 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez les petits pois, les tomates cerises, le citron confit coupé en 2. En fin de cuisson, retirez le citron, ajoutez les tiges de coriandre, et laissez infuser quelques minutes. Goûtez, rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Et vous pouvez servir dès que la sauce est à votre goût.
Les livres de cuisine, les blogs culinaires regorgent de recettes sur les petits pois. Évidemment, aujourd’hui j’ai improvisé, vous vous en doutiez. En réalité, comme la majorité des cuisinières – enfin, je crois -, ben.. je cuisine avec ce que j’ai dans mon frigo, mon placard, et mon congélateur.
Je me souviens bien que ma grand-mère nous régalait avec une poêlée de petits pois, auxquels elle ajoutait des feuilles de laitue et des lardons. Et oui, c’est ce qu’on appelle des « petits pois à la française« . Alors, je me suis inspirée de sa recette, en tenant compte de mon frigo 😉
Pas de lardons chez moi, donc je les ai remplacés par du chorizo ! on n’a qu’à dire que je vous propose aujourd’hui des petits pois à la franco-espagnole !
Pour les petits pois, bien sûr ce n’est pas la saison pour en cuisiner des frais. J’utilise régulièrement des petits pois surgelés, achetés chez Picard. Je choisis toujours des petits pois extra fins, et si possible bio, ou au moins sans résidu de pesticide.
Concernant le chorizo, vous pouvez en choisir entre les catégories « doux » ou « fort ». Vous devinez peut-être qu’à la maison on préfère le fort… Franchement, faites vous plaisir, faites comme vous aimez !!
Recette des petits pois à la franco-espagnole
Pour 2 personnes, il faut – 400 g de petits pois surgelés – un oignon – une sucrine – une gousse d’ail – 50 g de chorizo – une dizaine de tomates cerises – quelques tiges de persil – huile d’olive, sel, poivre.
Épluchez l’oignon, détaillez-le en fines lamelles. Nettoyez la sucrine, coupez-la en lamelles. Versez une cs d’huile dans une poêle, ajoutez les lamelles d’oignon, salez poivrez, et laissez les mijoter quelques minutes.
Ajoutez alors les petits pois non dégelés, les lamelles de sucrine, le chorizo coupé en morceaux, les tomates cerises coupées en 2, les feuilles du persil, l’ail épluché et coupé en lamelles. Attention à l’assaisonnement, le chorizo fournissant peut-être suffisamment de saveurs 😉 Baissez le feu, couvrez, et laissez mijoter une vingtaine de minutes.
C’est prêt. Vous avez là un accompagnement parfait pour un plat de poisson par exemple.
Il y a un bon moment que je voulais cuisiner de la morue. Mon chéri se souvenait avec gourmandise de la brandade de morue de sa grand-mère, mes souvenirs perso sont plus flous. Alors je me suis lancée dans un plat de morue à la portugaise. Autant aller aux sources et faire confiance aux spécialistes de la morue, non ?
Ce plat m’a d’autant plus inspirée qu’il est facile à réaliser, et terriblement goûteux. On ferme les yeux, et on se croit au Portugal 😉 Il faut simplement s’organiser : penser à dessaler la morue, donc la faire tremper dans un saladier d’eau longtemps à l’avance, et renouveler l’eau de trempage souvent. Je sais bien, si vous êtes pressés, on peut acheter dans le commerce de la morue dessalée.
Ce plat de morue peut se cuisiner à l’avance, et c’est bien pratique. C’est aussi un plat de partage, qui réconforte. Et à notre période actuelle, se réconforter… ben, c’est important.
Recette de la morue à la portugaise
Il faut : – 600 à 800 g de morue – 1 kg de pommes de terre – 2 oignons – 2 gousses d’ail – 2 cs d’huile d’olive – 1 boite de tomates pelées concassées – 1 verre de vin blanc sec – 1 feuille de laurier – poivre
Si vous avez acheté de la morue salée, ou non dessalée : la veille, vraiment au moins 24 heures à l’avance, commencez par tremper la morue dans un saladier d’eau fraiche. Renouvelez l’eau régulièrement, de manière à dessaler au maximum la morue.
Épluchez les oignons, détaillez-les en fines lamelles. Pelez les pommes de terre, coupez les en tranches de presqu’un centimètre. Épluchez les gousses d’ail.
Dans une cocotte, versez l’huile, les oignons et l’ail. Laissez blondir, poivrez, et remuez. Versez le vin blanc, laissez-le s’évaporer. Ajoutez ensuite les tomates concassées, la feuille de laurier, les pommes de terre, ajoutez de l’eau à hauteur, couvrez et laissez cuire.
Découpez la morue en portions, et posez-les sur les pommes de terre dès que ces dernières sont presque cuites. Couvrez. Dès que la morue est cuite, vous avez obtenue une délicieuse morue à la portugaise, et vous pouvez servir !
J’ai vraiment bien dessalé la morue achetée, et je n’ai rajouté aucun sel dans ma cocotte ! heureusement. Si vous pensez que votre plat est encore salé, ajoutez des pommes de terre.
Vous pouvez bien sûr augmenter la quantité d’oignons, d’ail, de pommes de terre, selon votre gourmandise et l’appétit de chacun.
Le soir, j’ai utilisé le bouillon et les quelques légumes qui restaient pour faire une soupe. J’ai émietté le seul morceau de morue restant, coupé les pommes de terre en petits morceaux, ajouté un peu d’épinards et quelques haricots blancs, et on a obtenu une succulente soupe, qui a constitué notre repas complet.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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