Voilà des frites de carottes que j’ai servies à l’apéro ! et oui. D’habitude, je les sers crues, en bâtonnets, avec un bol de sauce « spécial trempouille ». Classique.
Cette fois-ci, j’ai misé sur du cuit. Et tant qu’à faire, j’ai ajouté ail, persil, coriandre (non obligatoire, pour tous ceux qui n’aiment pas), grana padano. Servies à peine tièdes… j’aurais dû en cuire davantage !!!
Recette
Il faut :
3 grosses carottes,
4 gousses d’ail,
du persil,
3 cs d’huile d’olive,
30 g de parmesan ou de grana padanoo,
du sel, du poivre.
Préchauffez le four à 200°
Épluchez et coupez les carottes en bâtonnets.
Disposez-les dans un plat à gratin, ou dans la lèchefrite du four si vous en avez préparé en plus grande quantité.
Dans un bol, versez les gousses d’ail et le persil hachés, l’huile d’olive, l’assaisonnement, remuez bien.
Versez ce mélange sur les carottes, remuez ou secouez votre plat de manière à bien enrober les carottes de ce mélange. Ajoutez environ 1 cm d’eau dans le fond du plat. Râpez généreusement du parmesan par-dessus, enfournez pour 20 à 25 minutes, c’est prêt.
Laissez tiédir avant de déguster.
Observations
si vous coupez vos carottes en cubes, c’est peut-être plus facile à déguster à l’apéro, en y ajoutant un pique.
Si vous en faites en plus grande quantité, vous pouvez les servir en accompagnement d’une viande cuite plus simplement.
on doit pouvoir utiliser aussi des patates douces, ou des rutabagas, toujours cuites au four.
à mi-cuisson, à servir en accompagnement. Avec beaucoup de parmesan 😉
Voilà une sauce que les anglo-saxons utilisent beaucoup : le « chocolate syrup« . Il s’agit d’une sauce chocolat, une sorte de coulis, sans crème, ni beurre, ni lait..
L’erreur la plus courante consisterait à croire qu’il s’agit d’un sirop de chocolat. Pour tromper les non anglophones, effectivement on mélange bien du sucre et de l’eau (sirop) en y ajoutant du chocolat. Et pourtant, non. Le résultat obtenu n’a rien d’un sirop, et ressemble tout à fait à une sauce. Donc, si vous croisez une recette qui utilise du « chocolate syrup », pas la peine de chercher au rayon des sirops dans votre épicerie préférée, je vous donne la recette ici. Elle est si simple !!
Comment utiliser cette sauce chocolat ?
En nappage d’une glace, de gâteaux… Vous pouvez l’incorporer dans du lait, de la crème… En l’additionnant d’un peu de mascarpone et de whisky, j’en ai garni (un peu) ma bûche !
Recette de la sauce chocolat
2 manières de faire, selon le type de chocolat à votre disposition. Les 2 méthodes sont aussi rapides l’une que l’autre. Celle au chocolat est un peu plus sucrée. La sauce de la photo est réalisée avec du cacao en poudre non sucré.
En utilisant du chocolat, il faut
12 cl d’eau
60 g de chocolat noir
50 g de sucre semoule
Préparez un sirop avec l’eau et le sucre : portez à ébullition, le sucre doit fondre. Ajoutez le chocolat, baissez le feu, et laissez cuire environ 5 minutes, la sauce doit s’épaissir un peu.
C’est vraiment très simple.
En utilisant du cacao en poudre, il faut
100 g de cacao en poudre
200 g de sucre en poudre
1/4 l d’eau
Dans une casserole, mélangez bien le sucre et le cacao. Ajoutez l’eau, portez doucement à ébullition, en remuant. Dès que le mélange épaissit (cela prend environ 3 minutes) c’est prêt !
Pour customiser cette sauce chocolat
vous pouvez remplacer en partie l’eau par du café, de l’alcool…
vous pouvez davantage sucrer la sauce si vous voulez, surtout si vous avez utilisé du cacao en poudre. Dans ce cas, ajoutez un peu de sucre, refaites chauffer légèrement la sauce, jusqu’à ce que le sucre soit dissout. Ou ajoutez un peu de miel.
vous pouvez ajouter une cuillère d’extrait de vanille, ou du zeste d’orange..
vous pouvez panacher chocolat noir et chocolat au lait, pour un peu plus de douceur..
S’il est un plat emblématique d’un bon dîner français, c’est un bon rôti de bœuf. J’en fais rarement, mais pour les fêtes, c’est un met de choix.
J’en cuisine rarement, parce qu’un rôti de bœuf doit être cuit au dernier moment, et que je n’aime pas trop les suspens en cuisine. Vous savez… gérer des invités, l’odeur de gras éventuelle, et le minuteur du four ? Parce que, aussi, le bœuf doit être excellent, donc c’est un budget. Mais cette année, les fêtes se passeront en comité réduit, donc c’est le moment de se régaler.
Pour les fêtes, le rôti de bœuf peut être une bonne solution. Je vous donne quelques tuyaux ici même.
Les différents morceaux de bœuf à rôtir
D’abord demandez conseil à votre boucher. Il vous proposera faux-filet, filet, rumsteck, tende de tranche. Si vous lui précisez qu’il s’agit d’un rôti pour les fêtes, il vous proposera le filet, faux-filet ou le rumsteck. S’il s’agit d’un rôti familial, ou que vous souhaitez une viande moins chère, tende de tranche, rond de tranche ou plat de tranche seront parfaits.
Mode et temps de cuisson d’un rôti de bœuf
Pour réussir un rôti de bœuf, le temps de cuisson doit être calculé en fonction de son poids et de sa forme, et des goûts des convives aussi.
Il faut compter 12 à 15 minutes par livre. C’est -à-dire que si votre rôti pèse un kilo, vous l’enfournerez à four très chaud entre 25 et 30 minutes. Si le rôti est long et fin, et que vous l’aimez bleu, ce sera plus proche des 20 minutes. Si le rôti est court et épais, vous rallongerez alors légèrement la cuisson.
Si vous disposez d’une sonde, il est admis qu’une température à cœur de 50-55° vous donnera une cuisson saignante, et 60° une cuisson à point.
Les viandes rouges se cuisent toujours à four chaud/très chaud.
Four très chaud : Th. 9 (250 à 280 °C) à Th. 10 (+ de 280 °C) Four chaud : Th. 7 (190 à 220 °C) à Th. 8 (220 à 250 °C)
J’avais un rôti de 750g. Après avoir préchauffé le four, je l’ai fait cuire 10 minutes à 230° puis 10 minutes à 210°. Je l’ai sorti du four, recouvert de papier alu, et on a attendu 10 autres minutes avant de le découper et le servir.
Quelques astuces
Choisir un plat aux dimensions du rôti, ni trop petit, ni trop grand.
Pensez à sortir la viande du frigo pour la remettre à température ambiante au moment de l’enfourner.
Si le rôti n’est pas entouré de barde (bandes de gras), il vaut mieux l’enduire d’un peu d’huile.
Pensez à déposer une feuille de papier alu dans le fond du four, vous me remercierez au moment de nettoyer votre four 😉
Vous pouvez poivrer le rôti avant de l’enfourner. Mais il vaut mieux le saler à la sortie.
Quelles sauces d’accompagnement ?
Comme vous pouvez le voir sur la photo, j’ai privilégié la simplicité : de l’ail et du persil, pour accompagner en même temps ces jeunes cèpes. Pour une version simple, certains vont apprécier une bonne moutarde. A peine plus élaboré, on peut servir une sauce au poivre, une sauce au whisky… Enfin, vous régalerez vos convives, dans un esprit « fêtes » avec une sauce aux morilles, sauce au foie gras… faites-vous plaisir.
Une bûche de Noël peut être très simple, et tout aussi délicieuse. Pour celles et ceux qui n’aiment pas la crème, ni de recette compliquée, j’ai ce qu’il vous faut. Et oui, un gâteau roulé délicieux (recette proche de celle de Cyril Lignac), une garniture moelleuse, un peu de croquant, un sirop d’imbibage gourmand, et c’est l’heure de se régaler.
On peut faire une bûche qui soit gourmande et facile à réaliser. Faite avec des ingrédients basiques, la seule contrainte est qu’il faut quand même disposer d’une plaque souple assez grande pour confectionner le biscuit roulé.
Le truc qui marche bien : il faut bien imbiber le biscuit de sirop, alcoolisé ou non, sinon l’ensemble sera trop sec. Pour que la bûche soit bien moelleuse, dans la mesure où il n’y a pas de crème pour l’ adoucir, n’hésitez à l’imbiber, au-delà de ce que vous croyez être raisonnable !
Recette
Il faut :
Pour le biscuit roulé
135g de sucre semoule
3 œufs entiers + 2 jaunes
2 blancs pour les monter en neige
85 g de farine
Pour la garniture de la bûche
3 ou 4 pommes
50g de sucre semoule
20g de beurre
le jus d’1/2 citron
50g de noisettes concassées caramélisées
Pour le sirop d’imbibage
1 verre de sirop de sucre (du commerce)
1 verre de jus de pomme
facultatif : ce que vous voulez de rhum, de cognac, de vin doux, etc… mais modérément quand même 😉
Pour la sauce chocolat sans crème
Vous pouvez vous référer à mon article sur la sauce chocolat, où je vous explique aussi l’autre manière de faire, avec du cacao en poudre.
12 cl d’eau
60 g de chocolat noir
50 g de sucre semoule
Marche à suivre
3 étapes à réaliser : – le biscuit à préparer et cuire – les pommes, à trancher et caraméliser – le sirop d’imbibage.
Préparation du biscuit :
Allumez le four à 200° Dans un robot pâtissier, ou à l’aide d’un batteur, fouettez bien le sucre et les œufs (entiers + jaunes) jusqu’à obtenir un ruban. Incorporez alors la farine, remuez bien à la maryse, sans fouetter. Montez les blancs en neige, versez les dans la pâte et mélangez délicatement. Versez cette pâte dans une grande plaque en silicone, ou dans une plaque beurrée, et enfournez pour 7 minutes.
Démoulez sur un torchon humide.
Préparation des pommes
Pelez 3 grosses ou 4 petites pommes. Découpez les en lamelles très fines. Déposez-les dans une poêle, avec une grosse noix de beurre. Dès que les pommes commencent à fondre, ajoutez le sucre, et laissez caraméliser doucement en remuant régulièrement, de manière à bien enrober toutes les lamelles de pommes. Avant que le caramel ne brunisse, ajoutez le jus de citron, remuez.
Sirop d’imbibage
Mélangez tous les ingrédients dans un bol.
Sauce chocolat
Préparez un sirop avec l’eau et le sucre : portez à ébullition, le sucre doit fondre. Ajoutez le chocolat, baissez le feu, et laissez cuire environ 5 minutes, la sauce doit s’épaissir un peu.
Montage de la bûche de Noël
à l’aide d’un pinceau imbibez complétement le gâteau, vraiment très généreusement. Le gâteau doit devenir assez humide.
déposez les pommes en fine couche.
parsemez des noisettes, de « taches » de sauce chocolat.
Roulez le biscuit (par le petit côté), sans serrer, de manière à maintenir la garniture au sein du roulé. Si vous serrez trop, la garniture risque de « fuir vers la sortie », ce qui n’est pas ce que vous voulez !!
J’ai re-imbibé le dessus de la bûche.
Au moment de servir, j’ai saupoudré de sucre glace, pour que mon biscuit roulé ait un peu plus un air de bûche Noël, et tracé des traits de chocolat. Si vous êtes moins dans l’impro que moi, utilisez le sucre glace et le chocolat… avant de transférer la bûche sur le plat de service 😉 mais comme cette année, le repas de Noël se fera en petit comité, rien n’est grave au final, l’important sera de se régaler en partageant un bon moment.
Oui, je vous dis tout sur les perles de Tahiti, autrefois appelées perles noires. Elles sont d’autant plus réputées maintenant qu’elles sont vraiment multicolores, et magnifiques.
Il y a toujours cette ambiguïté à dénommer Tahiti et ses îles, on devrait même dire Tahiti et ses archipels. Polynésie française, c’est la dénomination administrative. Bref…
Donc, on n’élève pas les huîtres perlières dans le lagon de l’île de Tahiti, mais majoritairement aux Tuamotu, aux Gambiers, et un peu à Tahaa. Les autres sites sont plus que confidentiels.
Si vous avez acheté des perles, ou souhaitez en acheter, fêtes obligent, il est temps que je vous explique d’où elles viennent, comment elles sont « fabriquées », ou pourquoi elles valent si cher….
Lieux de production des perles de Tahiti
Les Gambiers sont le grand lieu de production de nacres et de perles.
Les tâches sombres, ce sont des « patates », c’est-à-dire des blocs de coraux, refuges des petits poissons de toutes sortes, mais surtout colorés !
Robert WAN y possède une île, Aukena, et une grande partie de ses fermes perlières. Il y élève des nacres (huîtres qui serviront à y cultiver les perles) jusqu’à ce qu’elles atteignent 8 à 10 cm.
Tuamotu et autres
La culture des huîtres perlières exige une eau absolument claire. Ainsi, presque chaque atoll des Tuamotu produit des perles de qualité. Pendant la période où le cours de la perle était élevé, beaucoup de familles se sont lancées dans la culture, pour peu qu’elles disposent d’un accès à l’eau. Depuis une dizaine d’années, le cours a chuté, beaucoup de fermes perlières ont été abandonnées.
Technique de culture des perles
L’élevage des huîtres
Les huîtres sont ensachées dans des filets, séjournent dans le lagon, et après un temps choisi par le perliculteur, sont remontées pour y être « travaillées » à différentes périodes.
Elles ne peuvent rester hors de l’eau qu’entre 20 et 30 mn, alors dans ce laps de temps tous les gestes sont comptés et il s’agit d’aller vite.
Une vraie « usine », où chacun connait parfaitement les gestes qui permettent d’être efficaces….Sur cette plate-forme, appelée ferme perlière, les huîtres sont sorties des filets, on les maintient entr’ouvertes en y introduisant un taquet. Elles sont rapidement amenées aux greffeurs.
En réalité, le greffeur que j’ai vu opérer réalisait 2 tâches, à une vitesse à peine croyable, compte tenu de la très faible ouverture des huîtres !
– la récupération de la perle,
– et l’introduction d’un nucleus, pour reformer une nouvelle perle. Le nucleus est en nacre. Le choix de ce nucleus est important, sa taille (identique à celle de la perle sortie) conditionne la qualité de la prochaine perle. Et, pour faire court, plus la matrice de l’huître semble être une bonne reproductrice, plus le nucleus introduit est gros.
L’ouverture de l’huître est minimale pour ne pas trop la blesser, ces greffeurs sont de vrais chirurgiens ! On le voit sur cette photo, notre ami a déjà récupéré la perle, et introduit un nouveau nucleus.
Pour résumer, pour avoir des perles de Tahiti, il faut :
– des eaux claires à bonne température et des huîtres perlières, – un bon greffeur, surtout le premier, celui qui va choisir la couleur à donner à la perle – là, je vous expliquerai une autre fois 😉 – des nucleus de bonne taille – une bonne surveillance des nacres
Dans la boite à gauche, on voit bien les nucleus de tailles différentes qui attendent d’être « portés » et les résultats : les perles sont déjà pré-triées.
Il reste à refermer les huîtres, les re-ranger dans leur filets, les remettre à l’eau, elles ne seront ressorties que pour la prochaine récolte.
Rien ne se perd…
Et les huîtres qui ont fini leur période de reproduction, me direz-vous ?
Sur la photo ci-dessus : – en haut : les nacres. On les envoyait en Chine pour être transformées en boutons, en accessoires de déco en tous genres. Actuellement, des entrepreneurs les transforment, les gravent, en font des bijoux ou de la poudre de nacre. Mes « transformeurs » préférés : Prokop, des artistes de talent. – dans le bac à gauche : les perles récupérées, qui seront triées par la suite – à droite, dans le saut : le korori. C’est un muscle de l’huître, qui se vend (cher) au marché. Cru, en lamelles, avec citron, ail, huile d’olive, c’est fameux. – en vrac : la chair des huîtres, ou ce qu’il en reste : c’est pour les cochons….
Au final
Si j’en ai acheté ? ben …… oui, beaucoup 😉
Pour un complément d’informations nettement plus scientifiques et documentées, vous pouvez visiter le site Futura-Sciences
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
Nous utilisons des cookies pour optimiser notre site web et notre service.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web à des fins de marketing similaires.