En Polynésie, le crabe de cocotier, appelé kaveu, s’observe, se craint, s’élève, et finit par être dégusté ! A ne pas confondre avec le crabe de terre, nettement moins beau 😉
Le kaveu, vivant
Celui-là, je l’ai rencontré à Tikehau. Tikehau est un atoll des Tuamotu où nous avons séjourné plusieurs fois, toujours avec autant de plaisir. Le long de la route principale, il y avait un snack, où nous nous arrêtions impérativement pour des bouteilles d’eau et accessoirement un café. Marcher en plein soleil sur cette route, cela oblige à un ravitaillement en eau fraiche vous pouvez me croire.
Et puis, autant l’avouer, Lorène avait de magnifiques yeux bleus, en plus du sourire communicatif de tous les Polynésiens. Mon chéri aimait bien s’y arrêter…. lol… Elle nous prêtait des vélos, on papotait, elle nous racontait la vie des îles, jusqu’à ce qu’elle nous montre ses crabes de cocotier. Et oui… Elle les élevait, comme en cage, les nourrissant de noix de coco, et arrivait ainsi à les faire grossir. Elle faisait payer la démo du comportement de ces bestioles, et revendait ensuite ces crabes quand ils avaient la taille convenue !! Complément de revenu intéressant !
Le kaveu, cuit
Je ne nie pas les jolies couleurs chatoyantes du crabe encore vivant. Mais les explications de la tenancière du snack m’avaient convaincue de la nécessité de le goûter, une fois bien préparé.
Peu de temps après, lors d’un séjour à Moorea, quelle ne fut pas notre bonheur de découvrir la carte du restaurant le Tiahura. Nous avons découvert et apprécié qu’ils aient du kaveu à la carte, donc il était temps de goûter.
Le premier prix correspond à 70 euros, vous pouvez donc deviner la suite des prix.
Le kaveu est cuit comme une langouste, la chair est fine. Et on retrouve son goût caractéristique : celui de la noix de coco, puisqu’il s’en nourrit quasi exclusivement.
Voilà, je vous recommande tout : un séjour à Tikehau, un séjour à Ahé, et surtout de goûter le kaveu. Cela voudra dire que vous aurez découvert la Polynésie en profondeur.
La région de Coromandel est la dernière région de Nouvelle-Zélande où nous avons séjourné, quand nous habitions à Tahiti. Et je dois dire qu’une matinée à la Hot Water Beach fut une sacrée expérience ! à tous points de vue. Des résurgences d’eau chaude, très chaude, sur une plage, vous avez déjà vu ça ? des jacuzzi à ciel ouvert, gratuits, ça vous tenterait bien ? je vous montre.
Imaginez une belle et longue plage de sable fin, bien attirante. Peu de monde à priori, de quoi se reposer tranquilles, c’est un endroit idéal pour une marche tonique par exemple.
Les bains chauds de la Hot Water Beach
Le principe est simple. Vous arrivez à la plage au tout début de la marée descendante, quand la mer se retire. Vous cherchez des traces de sable chaud sous vos pieds, et vous creusez l’équivalent d’une baignoire, et c’est bon, vous avez votre jacuzzi personnel.
Ou, vous arrivez un peu après les autres, ceux qui ont déjà tout repéré pour vous, vous vous faufilez entre les jacuzzis, et vous créez le vôtre.
Ou, si vous êtes vraiment retardataires, vous utilisez un jacuzzi déjà délaissé.
Elle est pas belle la vie ?
La Hot Water Beach : comment cela fonctionne ?
Un peu comme dans les Grands Parcs américains, tout est organisé : parking, explications, toilettes, buvette. Et ici, le commerce principal, c’est – je vous le donne en mille : la location de pelles !
Les eaux chaudes sous la plage : le principe.
On peut se souvenir que la Nouvelle Zélande est très propice aux tremblements de terre, et qu’elle a été formée par de nombreux volcans. La présence d’eaux chaudes souterraines n’est vraiment pas une surprise.
Cette plage est donc une bien belle attraction touristique, à juste titre. De belles balades à pied dans les environs, un circuit en kayak qui permet d’atteindre les grottes de Cathedral Cove. La Nouvelle Zélande ne laisse rien au hasard quand il s’agit de tourisme (dans les autres domaines non plus d’ailleurs).
La location des pelles !
S’il y a une affaire rentable dans le monde, une idée du business sans fin, c’est ici ! peu d’investissement, peu d’entretien, des revenus sans limite. La plage est publique, les pelles – je crois que c’est du solide, c’est le modèle de l’armée – et ça ne coûte pas cher… qui ne va pas dépenser 5 ou 10 dollars NZ (soit moins de 3 euros la location de la pelle) pour bénéficier de quelques heures de jacuzzi ?
Évidemment, on en a loué. Bien sûr « il » a creusé. Hum Hum… disons que nous ne sommes pas arrivés les premiers… Le plus drôle, c’est que notre hôtel en prêtait, ce que nous n’avons découvert qu’au retour, évidemment. On aura bien rigolé, découvert un endroit chouette, on a marché… c’est le principal.
Séjourner à Coromandel
Nous avions séjourné à Whitianga, gros village un peu touristique et animé. Je recommande particulièrement le Ocean Resort à Whitianga pour y passer au moins une nuit. Il s’agit de maisons individuelles, ultra confortables et modernes, pour moins de 100 euros la nuit. Une étape bien pratique en cas de vadrouille itinérante, au bord de l’eau, et entourée de restaurants de poissons.
Vous avez prévu de voyager en avion pour vos prochaines vacances, et vous sentez que vous allez encore galérer pour boucler vos valises ? Tout le monde a déjà expérimenté le remplissage du coffre de voiture, façon tétris, en général dans une ambiance familiale un peu tendue. « – tu es vraiment sûre que tu as besoin d’amener tout ça ? » vous avez connu aussi je suppose…
Mais quand on voyage en avion, préparer ses valises facilement, sans rien oublier, en tenant compte du volume à amener et des contraintes des compagnies aériennes… c’est une autre paire de manches.
Depuis 10 ans que j’habite Tahiti, et donc que je prends l’avion systématiquement pour partir en vacances quelque part, je crois que je deviens rodée sur la question des bagages et de l’intendance du voyage, alors je vais vous aider. C’est parti !
Conseil 1 : bien choisir ses bagages
Le pire que j’aie pu faire en matière de bagages a été un jour d’acheter une valise qui pesait, vide, 7 kg ! D’accord, c’était il y a longtemps. Depuis le temps que je voyage, voilà maintenant comment je me suis équipée quand je vole sur un long – voire très long – courrier :
Une valise, la plus légère possible.
Il en existe maintenant de très belles, et légères. Choisissez-en une qui roule facilement mais dont les roues ne débordent pas trop (elles sont plus faciles à casser ou s’arracher dans le cas contraire), et qui possède au moins une poche extérieure. Les valises noires ou grises sont très classe, mais faciles à confondre sur un tourniquet à bagages. Alors, faites-vous plaisir, toutes les couleurs, tous les motifs, sont autorisés dans la soute à bagages !! Lors de votre achat, attention à bien vérifier les dimensions maximales autorisées par la compagnie aérienne que vous utilisez le plus souvent.
C’est ce qu’on appelle communément le « sac cabine ». Hybride donc, c’est-à-dire à roulettes, mais à coque souple. Comme un sac de voyage, mais à roulettes.
Là encore, attention au poids à vide, et aux dimensions autorisées. Les compagnies Low Cost sont très vigilantes sur les dimensions des bagages.
Ce sac doit être facile à ouvrir, avec un système pratique pour y attraper facilement tous les matériels électroniques que vous transporterez, en particulier l’ordinateur ou la tablette.
Des poches extérieures sont un plus, pour y ranger les revues qu’on croit qu’on va lire, le foulard qui empêche les maux de gorge…
Un sac en bandoulière + une pochette
C’est le sac que je garde avec moi, en permanence, donc à mes pieds dans l’avion. La pochette me permet de rassembler les papiers principaux – passeport, carte d’embarquement, téléphone, stylo, consignes pour l’arrivée, les clés des valises, etc – sans avoir besoin de fouiller au fond du sac. Je l’ai autour du cou, ou rangée dans le sac en bandoulière. Dans ce sac, un foulard, l’appareil photo, un stick pour les lèvres, des échantillons de produits de soin, les lingettes (déodorantes, démaquillantes)… un bouquin ou une revue, un carnet… bref, des trucs de fille 😉 Je vous suggère fortement, pour mieux choisir votre bagage, de lire ce guide d’achat d’une valise. A lire aussi, pour tout savoir sur les tailles optimales des valises
Conseil 2 : bien répartir les contenus selon le type de bagage
En soute, donc dans la valise : vêtements, bouteilles, chaussures, trousse de toilettes, cadeaux, ce qui coupe genre ciseaux et couteaux suisses, et tous les flacons dont la contenance est supérieure à 100 ml. Etc. Attention, les boites de conserve (genre foie gras….) ne sont pas admises dans les bagages cabine si elles pèsent plus de 100g, ni les pots en verre genre pots de confiture, allez savoir pourquoi… Pensez-y au retour ! (si, on m’a soufflé que ces produits pourraient servir d’armes par destination…)
Personnellement, j’entoure les bouteilles dans un t-shirt ou un vêtement un peu épais, et j’emballe le tout dans une poche plastique.
Je vous assure qu’après ma mésaventure – à savoir une bouteille de Sauternes qui se casse et se vide dans ma valise remplie de pulls et autres vêtements « chics » – arrivée lors d’un déplacement professionnel… ben, maintenant je fais attention ! et chacune de mes bouteilles – ou de flacon, même de shampoing – est emballée dans une poche en plastique hermétique !
Et si vous voyagez à 2 (et +), il est prudent de panacher vos affaires entre les valises, au lieu de vous attribuer une valise chacun – de manière à prévoir la perte (même temporaire) éventuelle d’une valise. Là encore, c’est l’expérience qui parle 😉
Jamais en soute non plus : papiers importants, médicaments, objets de valeur.
Cas particuliers :
La trousse de toilette
Vous n’avez aucun intérêt à la surcharger. Soit vous allez à l’hôtel, et les premiers échantillons fournis vous dépanneront bien. Soit vous êtes en location ou chez des amis, le premier supermarché du coin fera l’affaire.
Attention, les flacons en verre pèsent lourd, vous y penserez quand vous rangerez votre parfum préféré dans votre valise.
L’électronique
Évident : tout dans votre bagage cabine. Oui, je sais, c’est lourd. Mais c’est comme ça, point. Rien en soute.
Pensez à vous munir d’un adaptateur. Multi pays tant qu’à faire, donc universel, il y en a des très fonctionnels et pratiques. Je les utilise beaucoup, entre la France, l’Irlande, les USA, l’Australie, où je voyage le plus souvent. Il existe des modèles sur lesquels on peut brancher plusieurs appareils, avec plusieurs ports USB, ce n’est pas du luxe… Parce que, si vous voyagez en couple, ou en famille (encore pire), pour organiser les tours de rechargement des téléphones et APN… vous allez vous pourrir vos vacances, je vous le dis…
Conseil 3 : Anticiper les difficultés potentielles du voyage en avion
A vérifier quelques jours avant le décollage :
Les horaires des vols, des correspondances
Vous avez tous les visas ? vous avez pensé à l’ESTA (sur le site officiel) si votre voyage concerne les USA, en destination finale ou en transit ?
Vous avez bien scanné tous vos documents importants ? ils sont accessibles sur votre téléphone, y compris hors connexion ?
Vous avez demandé à votre cher banquier de relever vos plafonds de retraits et de dépenses avec votre carte bancaire ? vous y avez tout intérêt pour ne pas vous retrouver en galère loin de chez vous.
Les précautions utiles pour un voyage en avion sans stress
Faites l’inventaire de tous vos documents indispensables, les téléphones et autres gadgets, les multiprises, les chargeurs et l’adaptateur. Pensez à recharger toutes vos batteries d’appareils.
Décorez vos bagages de quelques rubans de couleur, ou autre signe distinctif, vous éviterez les confusions de bagages, et au mieux vous gagnerez du temps autour des tourniquets à bagages, surtout si vous avez une valise noire ou marron.
Préparez une tenue de rechange (sous-vêtements, T-shirt) dans votre sac de cabine, cela pourra être utile en cas de retard.
Vérifiez les clés, codes, cadenas… de vos valises. Et prévoyez plusieurs porte-monnaie, pour répartir convenablement les différentes devises que vous utiliserez, à moins de ne voyager qu’en euros 😉
Je n’ai plus qu’à vous souhaiter d’agréables voyages en avion… sans stress !
Et si vous avez des trucs perso qui vous aident à voyager sans stress en avion, merci de les mentionner en commentaire, je les ajouterai avec plaisir dans ce texte. Merci à vous !!!
Nous voilà arrivés à El Rocío, après 3 jours de procession à travers le Parc de la Doñana. La peña Ahora Vengo, membre de la Hermandad de Sanlúcar de Barrameda, dispose d’une maison dans El Rocío, où la cinquantaine de pèlerins et moi-même pourrons loger et nous restaurer. Nous avons ainsi passé presque 3 jours à El Rocio, avec des incantations à la Vierge, des tambours et flûtes mais aussi guitares et chants en fond sonore, entre bière, manzanilla et rebujitos, en compagnie de pèlerins adorateurs de la Vierge, sans oublier ceux pour qui l’évènement sert de prétexte à une immense fête.
La Virgen del Rocío, qui sortira de la basilique en procession dans la nuit du dimanche au lundi de PentecôteEl Rocío s’anime pour Pentecôte
Week-end dans une « peña » à El Rocío
Nous occupions une maison, qui a servi de dortoir pour les membres de la peña, de réfectoire mais aussi de salle de danse et musique ; à l’arrière de la maison, bien sûr les chevaux de la peña.
Les maisons, leurs terrasses, et les barres pour y attacher son cheval.Terrasse conviviale, on y vient aussi boire un coup à chevalManzanilla et rebujito à tous les repas…
Ambiance de fête dans les rues de El Rocío
D’abord il est hors de question de déambuler dans les rues sans tenue adéquate. Les femmes revêtent leurs plus jolies robes, avec fleurs dans les cheveux, châles et autres accessoires. Les hommes s’habillent en tenue andalouse, bottes, pantalon spécial cheval et gilet court.
Il faut apprendre à monter à cheval dès le plus jeune âge, y compris en amazone !
Chaque Hermandad arrive à El Rocío en suivant la charrette de la Vierge de sa ville, accompagnée de ses pèlerins. Celle de Triana, quartier de Séville, est la plus importante, avec ses roulottes décorées dans lesquelles les pèlerins dorment.
Andalouses dans leur roulotte..Les roulottes de Triana dans leur Hermandad de El Rocío
L’hommage à la Vierge del Rocío
Donc, les pèlerins arrivent à El Rocío le vendredi soir au plus tard, pour passer le week-end à célébrer la Vierge, et surtout pour assister à la sortie de la Virgen del Rocío dans la nuit du dimanche au lundi.
Les pèlerins les plus croyants visitent la Basilique, se relayant pour se recueillir. Des processions et messes ont lieu pendant les journées du samedi et du dimanche. L’évènement principal a lieu le dimanche soir, dans la nuit. La Virgen sort de la Basilique en une longue procession dans El Rocío, passant dans chaque rue, ce qui a duré quelques heures. La foule la suit, les plus fervents essayant de toucher la charrette sur laquelle la Virgen est déposée. Les télés et radios nationales sont là, bien sûr. Personne ne sait à quelle heure elle daignera sortir, donc toute la foule se réunit autour de la Basilique, et attend, le plus souvent en chantant. Nous avons bien essayé de connaitre en avance cette heure fatidique, le responsable de la Basilique nous a répondu : « c’est Elle qui décide » !!
Si vous voulez savoir, la procession a démarré à 3h du matin ! presque normal aux horaires espagnols 😉
Les processions ont lieu dans les rues de El Rocío 3h du matin : la Virgen del Rocío sort enfin de la Basilique… la ferveur est à son comble
Le village de El Rocío
El Rocío est un gros village, quasi vide toute l’année, mais qui accueille environ un million de personnes tout le week-end de Pentecôte. Un choc quand j’y suis arrivée, j’aurais cru que Zorro allait débouler avec son cheval à chaque coin de rue ! je croyais bien que ce type de hameau n’existait qu’en décor de cinéma. Et j’ai découvert que la petite ville est spécialisée dans le gardiennage de chevaux, ce qui explique les rues en terre battue et la configuration très spéciale des rues. Chaque maison a une entrée principale, donnant sur une rue très large. A l’arrière de la maison se trouve l’écurie, où logent les chevaux. C’est ce qui s’est exactement passé pour nous. A nous, la maison principale à l’avant ; et par une cour intérieure nous avions accès aux chevaux. Bien sûr, un dortoir au-dessus de chaque écurie 😉 Première fois que je voyais une ville construite de la sorte ! Sans aucun véhicule à moteur autorisé à circuler à l’intérieur du village ! donc, nous avons beaucoup marché 😉
Les rues côté terrassesLes rues del Rocío côté chevaux et écuries Rocío. La Basilique dans le coin en bas à gauche. Les rues des terrasses, et les rues à écuries.
Commentaire personnel
Par honnêteté, je précise ici que je ne suis pas croyante. Et pourtant… ce périple fut une expérience incroyable, unique. Voyage surréaliste. Tant de monde rassemblé, imaginez un village qui passe, le temps d’un week-end, de quelques milliers à un million de personnes (plus les mules, taureaux et chevaux), à loger, nourrir, véhiculer, soigner !! et même si l’alcool coule à flots, pas un seul débordement.
Pour avoir un compte-rendu filmé, je vous recommande cette vidéo montrant la Romeria del Rocio.
J’ai envie de vous montrer comment se passe cette procession vers Rocio. Depuis Sanlúcar, elle dure presque 3 jours, ce qui demande une grande organisation !
Je vous avais déjà raconté le départ du pèlerinage du Rocio, auquel j’ai participé depuis Sanlúcar de Barrameda. Ce pèlerinage a lieu chaque année pour Pentecôte, donc l’édition 2019 approche. Qui dit pèlerinage dit forcément chemin, camino ici. Les pèlerins rejoindront Rocio par différents chemins depuis leur ville d’origine ; évidemment la grande majorité des pèlerins est andalouse. N’oubliez pas que le village de Rocio va accueillir environ un million de pèlerins pendant 3 jours, pour la sortie de la Vierge du Rocio ! On se déplace à pied bien sûr, mais aussi à cheval, en carrioles, en voitures, en longs convois.
Cavaliers et cavalières sur le chemin du RocioFourgonnettes et 4×4 sur le chemin du RocioEn carriole aussi. Quelques unes ont jusqu’à 6 mulets pour les tirer dans le sable.
La procession vers Rocio
Comme on le voit, la carriole de la Vierge de Sanlúcar, surmontée de la Paloma Blanca, avance dans le sable, tirée par des taureaux. Le convoi se déplace au rythme de la Paloma. Les plus fervents des pèlerins entourent leur Vierge, marchent en touchant en permanence cette carriole. Tous les autres la suivent, dans la poussière. Chaque Hermandad (fraternité – en France on parlerait d’une association de quartier) dispose d’une roulotte, tirée par un tracteur puissant.
La roulotte de la Hermandad Ahora Vengo, de Sanlucar de Barrameda
Cette roulotte a plusieurs fonctions. – elle transporte les valises, matelas et tentes sur son toit – elle contient tout le ravitaillement pour les trajets et le séjour à Rocio, soit 8 jours, pour une cinquantaine de personnes. – un espace à l’avant de la roulotte (porte ouverte en haut de l’échelle sur la photo) est dédiée aux robes et autres tenues. On dirait un vrai dressing ! n’oubliez pas que les femmes du pèlerinage changent de tenue chaque jour, revêtent leur robe immaculée chaque matin, assortie aux accessoires obligatoires que sont châles, bijoux et fleurs. – elle transporte les passagers qui ne marchent pas, dont les 5 personnes affectées à l’intendance, et quelques pèlerins non marcheurs, dont moi.
Évidemment, chaque journée de procession est ponctuée d’arrêts, pour les messes, le ravitaillement des animaux et des pèlerins.
Les étapes de la procession vers Rocio
Il faut bien sûr célébrer la Vierge en route pour Rocio, et les prêtres de Sanlúcar, qui font partie des pèlerins bien sûr, disent la messe 2 fois par jour. C’est toujours l’occasion de chants magnifiques, accompagnés au tambour, à la guitare et à la flûte.
Et puis vous devinez bien que la spiritualité ne suffit pas, et qu’il faut toute la journée nourrir et abreuver chevaux et pèlerins.
Le chemin du Rocio est ponctué d’abreuvoirs pour réconforter les mules et les chevaux.La pause fait du bien à tous. Et la manzanilla coule à flots…
Tout le matériel est installé par les 4 personnes affectées aux étapes. En un rien de temps, la plancha ou les friteuses, tables et nappes sont installées à l’ombre. Et il s’agit de vrais festins. Crevettes, tranches de lomo, cotelettes de mouton, plats mijotés préparés auparavant et réchauffés, salades diverses, gâteaux ou fruits. Les boissons ? bière ou vin. Qu’on ne se méprenne pas, le vin est uniquement de la Manzanilla, la grande boisson locale de Sanlucar de Barrameda. J’ai découvert ainsi le rebujito, boisson rafraichissante, composée de Manzanilla et limonade.
Les soirées de la procession
Alors là, c’est une autre histoire. Imaginez environ 5000 personnes qui s’installent pour un bivouac, dans un parc naturel, donc sans aucun équipement en eau, électricité et bien sûr toilettes. Donc, quelques dizaines de roulottes s’arrêtent pour la nuit, dans un lieu autorisé, avec les 4X4 et les carrioles.
C’est le moment de vider tout ce qui se trouve sur le toit de la roulotte, et de s’installer pour la nuit ; le moment de nourrir et soigner taureaux, mules et chevaux ; de préparer le repas… Les tentes se déplient…. chacun s’installe avant de passer à table… et la soirée va être longue, très longue… grand moment hallucinant.
on devine bien une des roulottes au fond de la photo, et les tentes des pèlerins autour.On est en Espagne, les soirées durent longtemps 😉
Vous devinez bien qu’il fait bon, et que le repas (fort copieux, délicieux) est bien accompagné de bières et Manzanilla. Alors, les guitares ne sont jamais loin, et les soirées sont animées, musicales et joyeuses. Quand enfin vous vous couchez, après les derniers chants, dans votre abri de fortune, vous croyez dormir… grave erreur. Il faudra composer avec le bruit des groupes électrogènes, l’humeur des chevaux, et le passage des sangliers, à l’affût de tout ce qui pourrait être grignoté… Autant dire que les nuits sont courtes…
C’est là que les Espagnoles m’impressionnent. Vous imaginez, vous, qu’elles puissent sortir de leur tente au petit matin avec une nouvelle robe impeccable, le maquillage et le chignon comme si elles sortaient d’un institut ? Cela restera un grand mystère pour moi…
La sécurité sur le chemin du Rocio
Cette procession s’est déroulée en grande partie dans le parc national de la Doñana . Les organisateurs ont déposé en amont une autorisation spéciale, qui est évidemment accordée. Comment ne pas pèleriner pour la Vierge du Rocio ? Les lieux où s’arrêter sont donc pré-définis de façon stricte, aussi bien pour l’arrêt déjeuner que pour les étapes nocturnes.
Plusieurs véhicules assurant la sécurité accompagnent la procession. Une équipe médicale, dans plusieurs véhicules, est disponible pour les pèlerins. Ils procèdent aux premiers secours, et sont capables d’évacuer vers Sanlúcar ou Rocio les blessés qui en ont besoin. Une fille de notre groupe s’est cassé la jambe en tombant de cheval, et j’ai été impressionnée par l’efficacité de leur intervention. Un camion vétérinaire aussi. Vu le nombre important de chevaux qui participent au pèlerinage, c’est une évidence. Enfin, un camion poubelle pour remettre le parc en état après chaque étape. C’est une sacrée intendance un pèlerinage !
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Il faut marcher presque 3 jours pour rejoindre le village de Rocio depuis Sanlúcar, et donc camper 2 fois dans chaque sens. Heureusement, il y des sièges disponibles dans chaque roulotte pour accueillir les marcheurs fatigués, qu’ils soient de leur hermandad ou pas. Cette procession restera un grand souvenir, par la dévotion observée, et parce que la fraternité « hermandad » n’est pas un vain mot. Et encore, je n’avais pas encore vécu les 3 jours dans le village de Rocio, au milieu de centaines de milliers de pèlerins.
Belle surprise que ces magnifiques œufs de Pâques dans cette pittoresque rue piétonne de Salzboug !
Il y a quelques années, j’ai eu la chance de visiter Salzbourg, ville patrie de Mozart bien sûr, ville connue pour son château, et pour son chocolat aussi. Si je vous en parle aujourd’hui, c’est que l’an dernier à Pâques j’ai oublié, et cette année j’y pense !! Une magnifique vieille ville, qui se découvre à pied, de la musique à chaque coin de rue, et beaucoup de touristes aussi.
L’artère principale piétonne est bordée de commerces : du haut de gamme, de quoi se restaurer…. ornés de magnifiques enseignes en fer forgé. Même McDo joue le jeu… Et dans cette rue, une pépite. Un boutique entière remplie d’œufs de Pâques, tous plus beaux les uns que les autres. Une mine d’œufs de Pâques ! Vous y entrez avec moi ? attention, pas de geste malheureux, tout se casse ! des vrais œufs, peints, décorés, découpés…
Évidemment, ce n’est pas donné, vous vous en doutiez. Mais c’est si beau ! Vous en auriez acheté, vous ? Si vous craquez, la vendeuse vous les emballe dans…. une boite à œufs ! La maison expédie aussi dans le monde entier. Et si toutes ces photos vous donnent des idées, si vous avez une âme d’artiste et beaucoup de patience, lancez-vous !
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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