Des crêpes au caramel d’orange pour changer un peu ? surtout avec une pointe de gingembre pour un peu plus de peps… les crêpes, on sait faire. Les crêpes Suzette, aussi. Mais celles que je vous propose aujourd’hui, avez-vous essayé ???
Avec toutes les pluies actuelles, le gris omniprésent, on a besoin et envie de moments sucrés, réconfortants. Quelques crêpes bien parfumées, avec une tasse de thé, un grand chocolat chaud, voilà un goûter bien gourmand et surtout qui réchauffe. Le temps idéal aussi pour passer de très longues minutes devant la poêle à crêpes ! Ils sont malins, hein, ceux qui ont décidé que la Chandeleur aurait lieu en hiver…. je vous dis que c’est fait exprès… 😉 la Chandeleur en été, cela aurait eu moins de succès j’en suis sûre !!
Et puis… un chéri gourmand, les enfants qui annoncent leur venue… hop hop hop, un peu de farine, quelques œufs, du lait, du sucre et une poêle à crêpes… c’est parti. En général, je les fais au sucre, le plus simplement possible. Et là, j’ai eu envie d’une garniture plus élaborée, allez savoir…
Recette
Pour les crêpes : 450 g de farine tamisée, 6 œufs, 1 l de lait, 50 g de beurre fondu.
Pour la sauce caramel d’orange-gingembre : 30 cl de jus d’orange, 150 g de sucre en poudre ou cassonade, 2 cs de gingembre râpé, 1 pincée de poudre de vanille, une giclée de rhum.
Dans un saladier, versez la farine, creusez un puits dans le centre, cassez-y les œufs. Remuez en incorporant la farine lentement. Versez le lait, lentement, en continuant d’incorporer la farine au mélange. On obtient un mélange qui doit être lisse et onctueux, sans grumeau. Ajoutez enfin le beurre fondu refroidi, et remuez.
Laissez reposer une bonne demi-heure, à température ambiante.
Pendant le repos de la pâte, on prépare la sauce.
Dans une poêle, versez le jus d’orange, le sucre et le gingembre râpé, laissez réduire à feu doux. Quand vous obtenez la consistance désirée, ajoutez le rhum, et c’est prêt !
Il est temps de faire cuire vos crêpes, de badigeonner l’intérieur de chaque crêpe d’un peu de sauce au jus d’orange… d’en rajouter encore un peu sur le dessus pour plus de gourmandise encore…
3… 2… 1… hop, vous pouvez déguster !!
Quelques trucs
– pour la pâte à crêpes : il existe des milliers de recettes, avec du lait, de l’eau, de la bière. J’ai même lu une recette au vin blanc hier. Quelques principes : le lait lui donne de l’épaisseur, l’eau du craquant, la bière de la légèreté un peu amère. En général, je fais une pâte avec du lait, et je rallonge cette pâte avec un peu d’eau si je considère que ma pâte est trop épaisse après son temps de repos.
– pour résumer : « trop de lait » rend la pâte difficile à étaler, et donne une crêpe épaisse à la dégustation tandis que « trop d’eau » rend la crêpe difficile à retourner dans la poêle et donne une crêpe sans consistance très friable.
– je ne rajoute jamais de sucre dans la pâte, je trouve que cela rend la pâte collante dans la poêle, la pelle en bois qui sert à retourner les crêpes dans la poêle devient vite collante aussi… donc, voilà. Exit le sucre de la pâte, et vive la simplicité efficace 😉
– vous pouvez aussi remplacer facilement le beurre fondu par de l’huile, en évitant si possible l’huile d’olive 😉 (on sent le vécu, là, non ?)
– pour la sauce : la mienne incorporait des tout petits bouts de pommes, une 1/2 pomme qui restait d’un autre dessert 😉 que j’ai fait cuire dans le jus d’orange et grossièrement écrasée à la fourchette après cuisson. Cela m’a légèrement gélifié mon « caramel » au refroidissement.
– en général, je n’aime pas trop les desserts trop sucrés, j’ai adapté la sauce à mes goûts en rajoutant du gingembre. La combinaison orange-gingembre fonctionne bien, d’autant plus qu’ici le gingembre a confit dans le jus d’orange. Mais si nous n’aimez pas le gingembre, il suffit de ne pas en ajouter !
Après les panais, dans ma découverte des légumes anciens, appelés aussi légumes oubliés, j’ai testé aussi les rutabagas. Je n’en avais jamais acheté, ce fut donc une vraie découverte. Je me suis inspirée de la recette de Scally, des frites simplement roties au four et parfumées au curry.
Sa recette prévoit 1/2 rutabaga, soit 750 g. Les miens étaient nettement plus petits… donc je me suis adaptée.
J’ai donc joué le jeu complètement, je voulais même savoir si le chéri allait découvrir la supercherie ! je vous le dis de suite, tant qu’il n’a eu pas goûté, il n’a rien deviné.. et il a aimé. Moi aussi d’ailleurs, j’ai bien aimé ce côté doucereux, qui m’a fait penser aussi à la patate douce.
Recette
Il faut, pour 2 personnes : 2 petits rutabagas, une cs d’huile, curry en poudre, sel, poivre.
Pelez les rutabagas, et coupez-les comme pour des frites. Déposez-les dans un plat à gratin ou sur la lèche-frites, versez l’huile, la poudre de curry, l’assaisonnement, et remuez tout bien avec 2 pelles en bois, ou autres ustensiles qui vous servent à bien remuer !
Enfournez à 200° pour une vingtaine de minutes, remuez les frites à mi-cuisson, et dégustez aussitôt, sans vous bruler le bout de la langue non plus.
Quelques trucs
– Voilà les 2 rutabagas que j’ai utilisés pour nous 2.
– c’est bien bon, ça change un peu des légumes habituels. A mon avis, cela reste quand même un légume anecdotique, non pas à cause de son goût, mais parce qu’il est vendu 3 ou 4 fois plus cher que des carottes. un effet de mode ? de snobisme, dans la mouvance de la recherche de l’authentique ? bref…
Vous voulez savoir comment déguster une vraie fondue chinoise, comme on fait vraiment en Chine ? Je vous montre.
J’ai eu la chance, il y a quelques années, de participer à un voyage en Chine, pendant 2 semaines. Changhai, Pékin, Xian, la rivière Li… les étapes classiques des circuits touristiques chinois. Une première approche de la Chine qui m’avait enthousiasmée. En ce qui concerne la nourriture, je me souviens avoir très bien mangé. Des légumes cuits surtout, des bouillons, peu de viande et peu de dessert… Et je vous assure qu’on maitrise le maniement des baguettes plus vite qu’on ne croit !!
La séance de la fondue chinoise fut mémorable.
La table est prête avec, sur son plateau tournant, ses légumes, champignons, vermicelles chinois, les sauces. Ne manque que l’instrument de cuisson, qui prend place au milieu de la table.
Nous nous installons, et le réchaud à fondue, avec son bouillon, est mis en place. Il ne manque que sa cheminée. Les verres de bière sont arrivés. Pour les boissons, le choix fut toujours facile, identique d’un resto à l’autre : bière, sodas, thé.
Chacun dépose donc champignons, jambon, légumes dans le bouillon, à l’aide des baguettes. Le principe est que petit à petit le bouillon va se parfumer, incorporant quelques bons éléments, et se boira en fin de repas, à la chinoise.
Ce fut délicieux. Notre bonheur fut aussi de pouvoir enfin manger de la salade verte, crue, que nous évitions bien de faire cuire dans le bouillon ! Si je vous dis que ce bonheur simple fut de courte durée… Un serveur attentionné nous a aidés à vidant toute cette salade dans le bouillon… à notre immense regret… Ah… les us et coutumes concernant la nourriture 😉
Ce restaurant était immense, comme souvent. D’autres tables étaient préparées, mais prévoyaient un système individuel de cuisson, je ne sais pas pourquoi. Pour des clients qui n’étaient pas en groupe ?
Je confirme : la fondue chinoise est bien plus saine que les nôtres, qu’elles soient bourguignonnes ou savoyardes. Voilà un plat qui réchauffe bien, convivial. Un réchaud en centre de table, un bouillon, des légumes à cuisson rapide, des petites tranches de poisson ou de viande, des crevettes…
Bon week-end à tous. A bientôt pour d’autres aventures.
Cette soupe aux panais, c’est vraiment un souvenir d’Irlande.
Ce n’est que depuis que je vais régulièrement en Irlande que j’achète et je déguste des panais. En Irlande, les panais sont facile à trouver, comme tous les légumes racines, appelés Roots. On les trouve aussi dans des grands sacs de 10 kg, mélangés à d’autres « roots », comme pommes de terre, oignons, carottes… tout prêts pour la soupe ou un bon stew ! Donc, cet hiver je me régale de panais. A vrai dire, je ne sais même pas si en France les panais étaient en vente dans des magasins lambda il y a 4 ou 5 ans. J’ai l’impression qu’ils sont revenus à la mode, avec d’autres légumes oubliés…
Cette semaine, j’ai vraiment envie de soupe, et pour varier un peu les goûts j’ai découvert cette recette de soupe un peu improbable, mais au final très très goûteuse, comme j’aime. Le sucré de la pomme s’associe à merveille au doux piquant du panais.
Recette
Pour 4 personnes, il faut : 3 ou 4 panais selon leur grosseur, 1 oignon, 2 pommes, 1 cs d’huile neutre (colza par exemple), 1 bouillon cube de poule dégraissé, curry, sel, poivre, 1 cc de beurre, coriandre fraiche.
Pelez oignon et panais, détaillez-les en cubes. Dans un faitout, faites revenir rapidement les cubes d’oignon et panais, assaisonnez de sel, poivre et curry, remuez. Recouvrez d’eau, ajoutez le bouillon cube, et laissez cuire à feu doux une petite heure. Un conseil : laissez absolument un couvercle sur votre faitout, le panais a la fâcheuse habitude de faire beaucoup de ploc-ploc-ploc en cuisant…
Détaillez vos pommes en cubes.
Quand les panais sont cuits, mixez-les à l’aide d’un mixeur plongeur. Ajoutez un peu d’eau si nécessaire, pour obtenir la consistance d’une soupe. Remettez à feu doux, en rajoutant la moitié des petits cubes de pommes. Pendant ce temps, faites dorer le reste des pommes dans un peu de beurre dans une poêle.
Vous pouvez alors dresser vos assiettes, en ajoutant quelques cubes de pommes et un peu de coriandre fraiche au milieu de chaque assiette.
Quelques trucs
– la recette d’origine prévoit beaucoup plus d’épices, comme des graines de coriandre, de cumin, de cardamome… Donc, si vous en avez dans vos placards, faites vous plaisir !
– la recette d’origine prévoit aussi de décorer l’assiette avec des chips de panais. J’ai préféré les pommes, mais libre à vous !!
Au final, une recette surprenante, mais une soupe terriblement goûteuse, et facile à faire. Et rapide…. à condition de bien laisser le couvercle sur votre casserole de panais, croyez-moi 😉 vous éviterez ainsi le 1/4 d’heure nettoyage des murs de la cuisine…
Recette (simplifiée) inspirée par « Soup and Delia’s Vegetarian Collection »
Un filet de poulet à la crème d’ail pour déjeuner léger et gourmand, vous ne croyez pas que ce soit possible… ben si, suivez-moi 😉
Une fois les fêtes passées, et il faut l’avouer tous ses excès (mais qu’est-ce que c’est bon aussi), les galettes et couronnes des rois arrivent. Vous y arrivez, vous, à avoir envie de pâtisserie en ce moment ? Pour ma part, j’alterne plats légers, soupes, des légumes d’hiver, en essayant d’y ajouter le minimum de matières grasses. Qui a parlé détox ? pas moi !! Janvier est un mois pas toujours facile je vous l’accorde, d’autant plus que je suis gourmande. (et que les crêpes vont arriver bientôt…)
Il y a quelques jours, je me suis ainsi souvenue d’une crème d’ail, que je servais avec un gigot. Alors pourquoi pas avec du poulet ? Évidemment, le résultat n’est pas très coloré, mais est-ce si important ? ok, la prochaine fois, je penserai à faire cuire des carottes, saupoudrer les bords de l’assiette de poudre de paprika, de piment d’Espelette… ahhh, penser encore et toujours à la photo avant de cuisiner 😉
Recette
Pour 2, il faut : 2 filets de poulet élevés en plein air (c’est meilleur quand même) ou au label « bleu blanc cœur » c’est encore mieux, 2 têtes d’ail, 1/2 verre de lait, sel, poivre.
Séparez les gousses d’ail, sans les éplucher. Donnez leur 3 tours de bouillon, 5 mn à chaque fois, en changeant l’eau chaque fois aussi. Enfin, vous pourrez les éplucher, et les écraser à la fourchette.
Pendant ce temps, déposez vos filets de poulet dans une poêle, versez 1/2 cm d’eau, assaisonnez, et faites cuire doucement, d’un côté, puis de l’autre. Rajoutez de l’eau si nécessaire.
Réservez les filets de poulet, maintenez-les au chaud. Versez la purée d’ail et le lait dans la poêle, vous devez obtenir une sauce un peu épaisse.
En accompagnement, le choix est varié, entre purée de pommes de terre, riz, etc… Privilégiez peut-être les légumes d’un goût assez neutre.
Le poulet cuit ainsi garde tout son moelleux, la crème d’ail est douce (son goût n’a rien à voir avec celui de l’ail cru), et se digère très facilement avec ce mode de cuisson. Voilà donc un plat très goûteux, qui améliore bien l’ordinaire des repas dits légers.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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