Ce snack à Fakarava est un enchantement. Si vous souhaitez vous régaler, passer un bon moment dans un décor de rêve, c’est là qu’il faut venir. Aujourd’hui, je vous amène donc sur un atoll des Tuamotu, et plus particulièrement dans un snack de Fakarava, au bord de l’eau, proche du paradis.
Voila le restaurant snack Teanuanua. Tout y est. Les bleus du ciel et du lagon, le corail concassé au sol, les bougainvillées pour la couleur, et surtout la chaleur.
On s’approche ?
Qu’est-ce qu’on y mange ? du poisson, et du poisson. Pêché dans le lagon, ou au large. Aujourd’hui, je vous propose du thon. Et oui, on mange du thon rouge en Polynésie.
On reconnait dans cette assiette du tartare de thon en haut à gauche, du thon cru façon sashimi sauce gingembre en bas, et du thon cru au lait de coco.
Sauce sashimi au gingembre
Dans une petite casserole, faites chauffer quelques cl d’huile de sésame avec 4 gousses d’ail écrasées et l’équivalent d’une cuillère à café de gingembre frais râpé. Hors du feu, ajoutez une grosse pincée de sel, 1 cuillère à soupe de sauce Worcestershire. Ajoutez le jus d’un demi citron, mélangez bien. La sauce est prête.
Si vous versez cette sauce sur du thon (ou tout autre poisson à consistance équivalente) coupé en fines lamelles, comme pour un carpaccio, vous obtenez un Poisson Cru à la Javanaise.
Madame est en cuisine, Monsieur fait le service, et on se régale, les papilles et les yeux. Le restaurant peut venir vous chercher dans votre pension, ou vous ramener. Voilà un vrai sens du service !
Fakarava est un atoll des Tuamotu, que les locaux appellent les Tuam’s, réputé pour la plongée sous-marine. Les plongeurs apprécient ce lagon classé « Réserve de la Biosphère » par l’UNESCO, Fakarava possède en effet une faune et une flore très riches. Un seul hôtel, qui centralise une grande partie des services pour touristes, et des pensions de famille.
Si vous allez un jour à Fakarava, je vous recommande chaudement (c’est le cas de le dire) la pension Vaiama, Dalhia et Jean-Jacques sont aux petits soins, et les chambres méritent le détour. Pour plus d’info, voilà ce que j’en avais montré en revenant de Fakarava. Nous avions passé une semaine à Fakarava, entre plongées, excursions sur les motu, baignades… à la fin de notre séjour de 4 ans en Polynésie. Comme une cure de bleu avant de rentrer en métropole !!!
NB : cet article est le deuxième d’une série culinaro-voyageuse que j’ai démarrée la semaine dernière, avec l’Ile de Pâques. Je vous propose de voyager de manière gourmande dès le vendredi, pour rêver de voyage pendant le week-end. La semaine prochaine, je vous amène en Chine, si vous le voulez bien !
Bon week-end à tous. A bientôt pour d’autres aventures.
Edit 2017 : ce snack a fermé depuis cet article, c’est bien dommage. Il vous reste à le regretter comme moi, et à tester ma recette de sauce !!
Voilà comment pimper une entrée : avec un œuf cocotte à l’huile de truffe ! je sais, je devrais dire plutôt à l’huile parfumée à la truffe, ce serait plus sincère.
Quand j’ai des invités, j’ai souvent un souci avec les entrées. Quoi préparer ? L’été les salades s’imposent, les légumes crus sont délicieux. Mais l’hiver, je manque souvent d’imagination, hormis les huitres du Cap Ferret ou les tranches de foie gras de Palmagri, toujours bienvenues. De toutes façons, j’ai envie de manger chaud en hiver, quand le ciel est bien gris comme en ce moment. Je me suis souvenue d’œufs cocotte que j’appréciais en montagne. J’ai donc composé un œuf cocotte tout simple : un fond d’écrasée de pommes de terre, un peu d’huile parfumée à la truffe, un œuf, un peu de crème, et le tour est joué.
Recette
Pour 4 personnes, il faut : 4 pommes de terre moyennes, un filet d’huile parfumée à la truffe*, 4 œufs, 15cl de crème fraiche, sel, poivre.
Épluchez les pommes de terre, détaillez-les en cubes, et faites les bouillir dans une casserole d’eau salée. Égouttez. Battez légèrement la crème avec sel et poivre. Écrasez grossièrement les pommes de terre avec une fourchette, ajoutez un peu de poivre, un peu de crème pour un peu plus d’onctuosité, et un filet d’huile à la truffe. Remuez. Préchauffez votre four à 180°, et préparez un plat (type plat à gratin, ou votre lèche-frite) pour le bain-marie.
Préparez vos 4 ramequins. Tapissez le fond avec la purée, en creusant un peu d’espace au centre pour l’œuf. Cassez un œuf entier par ramequin, que vous déposez sur la purée. Recouvrez avec la crème.
Placez les ramequins dans un plat à gratin à moitié rempli d’eau, et faites cuire au bain marie pendant environ 1/4 d’heure.
A déguster de suite, sans se brûler la langue non plus !
Quelques trucs
– toute la difficulté réside dans le fait que : le blanc de l’œuf doit être cuit alors que le jaune devrait être un peu coulant. J’ai volontairement utilisé 2 sortes de contenants : un verre transparent et un ramequin opaque en terre. Les 2 récipients ont reçu la même durée de cuisson : l’œuf du ramequin jaune a atteint l’objectif ! Tout ce laïus pour vous rassurer. Vous pouvez toujours suivre une recette à la lettre, et ne pas obtenir pile poil le résultat de la photo de votre magazine préféré… ben oui, la chaleur réelle du four, la forme et la qualité de votre ramequin peuvent un peu changer la donne ! vous voulez un secret ? dites vous que ce n’est pas grave, que le monde ne va pas s’arrêter de tourner, que la cuisine est un art, et que cet œuf cocotte est très très bon !!!
Parlons huile parfumée à la truffe.
J’ai offert des truffes, mais je n’en ai jamais acheté pour moi-même. Et aucun producteur ne m’en offre non plus 😉 Par contre, il y a des ersatz, entre autres les huiles parfumées, et cela me suffit (pour l’instant, hein… je ne veux décourager aucun offreur de truffe, de vraie truffe je veux dire…). Voilà celle que j’utilise, qu’on m’a offerte : huile à l’arôme de truffe blanche. Et pour ne rien vous cacher, on m’a aussi offert un petit pot de « truffe d’été à l’huile d’olive », j’en ai extrait les tout-petits morceaux que vous voyez sur le dessus des œufs-cocotte. Et si personne ne vous offre d’huile à l’arôme de truffe, faites un tour par exemple chez Oliviers & Co, environ 15 euros chaque produit, qui se garde et s’utilise petit à petit, ce n’est pas non plus hors de portée.
Je ne me risquerais pas à parler daube ou bourguignon, alors place au bœuf mijoté au vin rouge, tout le monde comprend et peut-être ne me ferais-je pas lyncher 😉
En hiver, pour se réchauffer, quoi de mieux qu’un plat bien chaud, qui réconforte, dans une sauce bien onctueuse ? Dans les plats familiaux peu onéreux, le bœuf en sauce est un classique. Qu’il s’appelle carbonnade, bœuf bourguignon, daube provençale, le principe en est le même. Un morceau de bœuf, que mon boucher appelle bœuf à bourguignon, qui mijote dans un jus assaisonné, soit de bière, soit de vin, soit de sauce tomate. Avec ou sans carotte, tomates ou pommes de terre bouillies ! Aujourd’hui, ce sera bœuf mijoté au vin rouge.
La semaine dernière, j’ai fait avec ce que j’avais. Comme d’habitude 😉
Recette
Pour 4, il faut : 600 g de « bœuf à bourguignon », 2 oignons, une grosse poignée de champignons de Paris ou une petite boite de champignons « pieds et morceaux », 1 cs de farine ou de Maïzena, 1 cs d’huile d’olive, 25 cl de vin rouge, 2 gousses d’ail, sel, poivre.
Découpez le bœuf en morceaux. Pelez les oignons et détaillez-les en lamelles.
Si vous avez des champignons frais, rincez-les et coupez-les en 2. Sinon, ouvrez la boite et videz le jus.
Dans une cocotte, à feu vif, versez l’huile, déposez la viande, les oignons, salez poivrez et faites revenir quelques minutes. Ajoutez la Maïzena et remuez.
Enfin, ajoutez le vin rouge et l’ail épluché, baissez le feu, couvrez et laissez mijoter environ une heure.
Vérifiez en cours de cuisson, et rajoutez un peu d’eau si nécessaire.
Un 1/4 d’heure avant la fin de la cuisson de la viande, ajoutez les champignons frais – ou 5 mn avant les champignons cuits égouttés.
Sortez et maintenez les morceaux de viande au chaud, et mixez la sauce à l’aide d’un robot plongeur. La sauce doit être onctueuse.
Enfin, vous pouvez servir, à l’assiette ou non.
Quelques trucs
– la durée de la cuisson de la viande dépend de sa qualité et de la taille des morceaux que vous avez coupés. Donc, il faut surveiller. A mon avis, il vaut mieux une surcuisson qu’une viande difficile à mâcher… 😉
– l’ajout de champignons et oignons, ensuite mixés, permet d’épaissir la sauce sans rajouter de produits qui n’épaississent pas que la sauce… 😉 Et la Maïzena n’est franchement pas indispensable.
– l’ail a bouilli, donc il est parfaitement digeste.
– je l’ai servi avec du riz blanc, mais tout accompagnement convient, en particulier les pommes de terre, ou des pâtes.
– j’ai ajouté quelques lamelles d’amandes, torréfiées à la poêle quelques minutes, pour ajouter un peu de croquant. C’était très bon, mais ce n’est pas indispensable si vous n’en avez pas.
Nous nous sommes régalés, avec un plat tout simple mais goûteux. Parce que mon boucher m’a proposé une viande fondante à souhait. Et aussi parce que ce plat est délicieux !
Et si on revenait à des plats plus légers maintenant ? hein ? Alors, je vous propose aujourd’hui un plat tout simple : du poisson, des légumes, peu de gras, mais du goût toujours du goût ! Donc un pavé de cabillaud avec fenouil et carottes… pour une recette toute en légèreté.
Au fait… Vos fêtes se sont bien passées ? vous avez été gâtés ? vos plats et gourmandises ont eu du succès ? J’en suis ravie ! Pour ma part, j’ai été très gâtée, et vous allez vite vous en rendre compte… de belles assiettes et plats de présentation, des produits à cuisiner : des beaux vinaigres et sels aromatisés 😉
Recette
Pour 2 personnes, il faut : 2 pavés de cabillaud, 1 grosse tête de fenouil, 4 carottes, 1 oignon, 1 yaourt, sel, poivre, persil…
Épluchez et découpez les légumes en lamelles. Faites les cuire 10 minutes dans une casserole d’eau légèrement salée. Égouttez-les, mais gardez l’eau.
Redonnez un coup de bouillon à cette eau. Quand l’eau est frémissante, plongez-y les pavés de poisson, jusqu’à blanchiment total de la chair.
Pendant que le poisson cuit, fouettez le yaourt, assaisonnez-le, et mélangez le aux légumes. Maintenez au chaud.
Il n’y a plus qu’à dresser, et vous régaler !
Quelques trucs
– il me restait une carotte jaune, que j’ai incorporée à ma recette, forcément. S’il vous reste aussi une courgette, un panais, un peu de potiron, n’hésitez pas à les ajouter. Plus le bouillon sera parfumé, meilleur sera ensuite votre poisson.
– Allégez en sel, les parfums des légumes et des herbes suffiront. Si vous souhaitez allonger votre sauce au yaourt, pensez à utiliser un peu du bouillon de cuisson.
– le fenouil apporte un goût anisé au bouillon, qui sentira bon le soleil.
– surveillez la cuisson du poisson, dont la longueur dépend de l’épaisseur du pavé. Mais vous pouvez utiliser n’importe quel poisson dont la chair se tient bien à la cuisson. Ou même du poisson déjà cuit, qu’il suffira de réchauffer dans ce bouillon.
Voilà un plat léger mais goûteux, spécial lendemain de fêtes !
Comment maitriser la cuisson des couteaux ? je vous explique tout
Allez donc savoir pourquoi, depuis que j’ai l’opportunité de m’approcher du Pays Basque et de l’Espagne, je fantasme sur les couteaux ? pas les couteaux à couper… quoique… il faudra que j’en fasse un article un jour. Non, je veux parler des couteaux coquillages, qui vivent dans la mer… ou tout près. Ils sont alléchants au marché, reste à savoir comment maitriser leur cuisson.
Mes parents et moi, nous nous étions régalés… des couteaux juste ouverts au micro-ondes, ail et vin blanc, ça faisait du bien (je ne dirai rien de mal des fritures espagnoles…)
Donc, puisque je viens de passer quelques jours au Pays Basque, j’ai ramené des couteaux.
A midi, couteaux donc. Cuisinés comme les moules, échalotes, vin blanc. Bof…
Donc, nous n’avons pas tout mangé… Chéri m’évoque alors le bar Jean, et ses couteaux gratinés.. qu’à cela ne tienne… ce n’est pas le bar Jean qui va m’impressionner, non mais 😉
Et là… on improvise, forcément. Tout ce que j’aime 😉
Et ce soir…
Comme il restait quelques couteaux, déjà cuits…
Pour préparer la gratinade :
– sortez le beurre du réfrigérateur un grand moment avant…
– préchauffez le four, 180 ° (je fais tout cuire à 180° je crois, sauf les cannelés et les macarons..)
– préparez une chapelure améliorée en incorporant une gousse d’ail écrasée et un peu de persil ciselé à de la chapelure nature
– mélangez 2 cc de beurre (réduit en pommade), 1 cs de parmesan rapé et 1 cs de cette chapelure.
Ou alors, vous faites comme moi, vous trouvez cette chapelure déjà prête 😉
Vous rangez vos 1/2 coques de couteaux (c’est comme ça qu’on dit ?) remplies d’un couteau déjà cuit, et vous badigeonnez les couteaux de votre mélange beurre-parmesan-chapelure. Vous pouvez y mettre les doigts, c’est plus facile 😉 Et puis, quand on a vu les pâtissiers de M6, on a compris qu’on peut cuisiner avec les doigts, sans forcément les lécher en permanence, hein….
On met au four pour une dizaine de minutes… et c’est prêt ! (puisque ici les couteaux sont déjà cuits).
Attention, à la sortie du four c’est très chaud, donc il faut attendre quelques minutes avant de les servir !
Ce n’est pas parce qu’on est en période de fêtes qu’on peut se priver d’une soirée tapas, d’apéros sympas entre amis… Je vous l’accorde, reste à trouver les couteux chez votre poissonnier préféré !
Je reconnais, ce fut bien meilleur..
Bonne fin de semaine ! tenez-bon, les jours rallongent !!!
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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