C’est la bonne période pour déguster de délicieuses moules de bouchot. J’ai choisi de les préparer différemment cette fois, des moules au gingembre. En général, je les cuisine de manière très classique, c’est-à-dire marinières, ou plutôt au curry avec une sauce bien crémée. On avait aussi bien apprécié ma version de moules à l’oseille.
Bien trier et préparer les moules
Pour connaitre la différence en moules de bouchot et moules de cordes, je conseille la lecture du site de la maison Thaëron. On trouve les moules de bouchot chez nos poissonniers entre juillet et janvier, donc en ce moment vous aurez les meilleures moules.
Il est recommandé de conserver les moules que vous venez d’acheter dans le bas du frigo, environ 24 heures. Cela leur permettra de se vider un peu de leur eau. Vous aurez au préalable trié les moules, en enlevant le petit filament extérieur. Le « byssus » est le filament qui permet aux moules de se fixer aux portiques d’élevage. Les machines qui préparent les moules à la vente rompent ce filament, mais en laissent un morceau, pas très agréable à mâcher ensuite.
L’autre opération consiste à jeter de suite les moules cassées, entrouvertes. Il vaut mieux éviter leur consommation !
Voilà, vos moules sont prêtes à être cuisinées.
Pourquoi des moules au gingembre ?
J’aurais envie de dire : pourquoi pas ?
En réalité, j’aime beaucoup ces saveurs, c’est une raison suffisante, non ? La coriandre, j’ai vraiment découvert ce « persil arabe » quand j’habitais au Maroc. Et depuis, je l’utilise autant que je peux Le gingembre, je l’utilise surtout depuis mes séjours à Tahiti. Fortement utilisé dans la cuisine chinoise, je m’en suis régalée, alors je continue de l’incorporer dans ma cuisine. Au fait, vous saviez qu’à Tahiti la coriandre s’appelle « persil chinois » ?
Pour les « allergiques » au gingembre, je vous rassure. Le morceau de gingembre n’a servi qu’à parfumer le bouillon, ce qui est bien moins fort que du gingembre râpé. C’est la même chose pour la coriandre. L’association gingembre-coriandre donne une saveur orientale au plat, sans que ces goûts ne prédominent.
Epluchez les carottes, lavez les bien, et découpez-les en rondelles.Epluchez les oignons, détaillez-les en mini-cubes.
Dans un grand faitout, faites chauffer un peu d'huile, versez les carottes, l'oignon, les gousses d'ail (non épluchées) et le morceau de gingembre épluché, remuez, ne laissez pas colorer. Assaisonnez.Ajoutez un verre d'eau et un verre de vin, laissez cuire jusqu'à ce que les carottes deviennent tendres.
Ajoutez alors les moules, les branches de coriandre (tiges entières), et remuez jusqu'à les premières moules commencent à s'ouvrir.Au fur et à mesure que les moules cuites apparaissent, enlevez la coquille "vide", de manière à diminuer le volume des moules.
J'ai fait cuire un mélange de céréales (quinoa et autres), pour accompagner ce plat.
Retirez les tiges de coriandre et le morceau de gingembre, déposez le quinoa au milieu de l'assiette, ajoutez les moules et les carottes (à l'aide d'une écumoire) et arrosez d'un peu de sauce (oignons, ail).
Je les ai servies avec du quinoa, mais vous pouvez évidemment les servir avec des pommes de terre bouillies, du riz, et pourquoi pas des frites ?
En pique-nique ou en apéro, ce cake au saumon fumé et feta est parfait. Il est bien lisse et croustillant, donc la découpe est facile. De plus, il est bien moelleux, bien parfumé, et c’est tout ce qu’on aime. Avec un petit vin blanc pour l’accompagner, ce fut un succès.
Saumon fumé, truite fumée… ça change des classiques lardons, et c’est bon pour la santé. Si vous pouvez utiliser du saumon bio, c’est encore mieux. Ou de la truite fumée produite dans les Pyrénées, c’est bien aussi. Consommons local autant que vous pouvez 😉 Pour la feta, attention à bien la choisir. Vous saurez tout sur ce site spécialisé fromages. Retenez bien que la feta bénéficie d’une AOP, qu’elle est exclusivement produite en Grèce à partir de laits de chèvre et brebis de qualité.
J’ai parfumé ce cake avec de l’estragon, et le résultat fut excellent. Si vous n’en avez pas, bien sûr l’aneth est l’herbe classique qu’on associe au saumon fumé. Mais, vous pouvez utiliser du basilic, du persil, de la ciboulette.
Dans une prochaine version, je rajouterai un peu de tomates, du genre tomates cerises coupées en 2 ou en 4, ne serait-ce que pour apporter un peu de couleur ! mais, tel quel, je n’ai eu que des compliments 😉
Ce concept de Fait Maison est trop fort. Associer un chef et la cuisine des familles, il fallait y penser ! et ça a marché !
On ne présente plus Cyril Lignac, et le succès immense de son émission de cuisine télé quotidienne pendant le confinement. Le succès fut tel que les fans de l’émission ont demandé une trace écrite des recettes, et donc Cyril a sorti son 1er livre de l’émission : Fait Maison.
Les recettes du livre Fait Maison
On y retrouve 45 recettes, rangées en 2 parties : Sucré et Salé.
La particularité des recettes : elles sont réalisables en un temps limité et surtout avec des ingrédients faciles à trouver et peu chers. Et ça, c’est un vrai plus.
J’ai déjà acheté (beaucoup trop) des livres de cuisine, dans lesquels les photos sont magnifiques, certainement très bonnes, mais irréalisables. Soit la liste des ingrédients n’est pas destinée à un particulier (ah, le dosage des œufs ie 123 g de jaune d’œuf..), soit les spécificités des ingrédients sont telles qu’il vous faut 2 jours pour traverser la ville dans tous les sens avant de rassembler ce dont vous auriez besoin.
Ici, tout est facile. Les ingrédients à acheter, le mode d’emploi, les techniques et ustensiles utilisés. Enfin, des recettes réalisables à domicile, pour du vrai fait maison sans prise de tête.
Le style du livre, c’est celui de Cyril Lignac !
Ce qui est intéressant, c’est que les explications du livre sont très proches de celle de son émission Tous en Cuisine. C’est pédagogique, c’est chaleureux.
Pour certaines recettes, on trouve des photos « pas à pas », qui illustrent le déroulement de la recette ou une technique particulière. Donc ce livre est vraiment destiné à des amatrices et amateurs, qui ont suivi l’émission, et qui osent se lancer avec leur guide papier à côté. Et pour ça, bravo à Cyril.
Et puis, on retrouve son tutoiement ! je ne me souviens pas de livre de cuisine où le chef tutoie son lecteur !! et ça, ben c’est comme l’émission, pas de prise de tête, tu fais « comme ça », et tu vas te régaler… voilà le style du livre, où on retrouve Cyril Lignac, son phrasé, ses expressions favorites, et sa proximité avec son public.
Enfin un chef qui se met à la place du cuisinier amateur, qui suggère comment remplacer des produits, qui donne des conseils pour se simplifier la vie en cuisine, et ça, ce n’est pas courant.
Voilà tout le bien que je pense de ce livre, il n’est pas cher, et si utile à celles et ceux qui débutent et n’osaient pas cuisiner. A vos fourneaux !!
Voilà un plat simple et efficace, tout comme j’aime. Des saucisses de veau sorties du congélateur, des poivrons frais parce que c’est encore la saison et qu’ils trainaient un peu au frigo, du piment d’Espelette bien sur, et le repas est quasi prêt. Donc aujourd’hui, ce sera au menu : des saucisses de veau et une compotée de poivrons aux saveurs basques.
Pour peler les poivrons, j’ai utilisé un couteau spécial, à lame dentelée. Ce n’est pas cher, et ça change la vie, par exemple pour peler les tomates. Il en existe plusieurs modèles, l’investissement vaut le coup (et le coût aussi).
J’ai donc utilisé des saucisses de veau. C’est Picard qui les vend. Elles sont parfumées, déjà précuites, peu grasses. C’était la première fois que je les ai cuisinées, on les a appréciées, donc j’en reprendrai. A avoir dans son congélateur, parce que ça dépanne bien ! D’ailleurs, hors saison, ce plat se cuisine très bien en n’utilisant que du congelé, les dés ou lanières de poivrons sont dans le catalogue aussi. (non, je n’ai aucune action chez eux, ni cadeau, ni rien !)
Pour changer, je les ai servies avec des nouilles chinoises. J’en avais, ça change du riz. Arrosées de la compotée de poivrons, c’est délicieux. D’ailleurs, des sauces aux poivrons, j’en fais souvent 😉
Voilà un plat parfait pour un déjeuner de fin d’été, comme en ce moment. Nous nous sommes régalés d’un poke bowl au saumon, un vrai plat complet mais léger et équilibré.
Pour rappel, ce plat est originaire de Hawaï, où poke veut dire couper, trancher… Donc, on coupe tout en morceaux, lanières, cubes, de manière à pouvoir déguster le bowl sans couteau, sur le pouce… à l’américaine ! La tendance en a fait un plat sain, mêlant crudités, féculents, légumineuses, poisson, et sauce en général exotique. C’est pour quoi j’ai rassemblé aujourd’hui saumon, salade et tomate fraiche, couscous, fèves, et sauce à base de sauce soja. En saison, vous utiliserez bien sûr des fèves fraiches, mais alors vous n’aurez pas de tomate fraiche, à vous de la remplacer par un autre légume : des carottes râpées par exemple.
Ainsi, les variations sont infinies ! Par exemple, sur la même base, j’aurais pu ajouter des lamelles de poivron ou d’oignons et des herbes, remplacer le couscous par du quinoa ou du riz, remplacer le saumon par du poulet… Bref, c’est sans limites.
Pour la sauce / marinade
la sauce Ponzu est une sauce à base de sauce soja, citronnée. On la trouve facilement en grandes surfaces. Si vous l’utilisez, vous aurez besoin de moins de citron dans la marinade.
la sauce soja, que tout le monde connait. Vous préférerez une sauce moins salée, et peu sucrée. Oui, tout existe, même la sauce soja sucrée, donc lisez bien les petits caractères sur les étiquettes. Si vous l’utilisez, ajoutez plus de citron, voire les zestes de citron directement dans la marinade.
le mirin. Il va apporter une touche encore plus asiatique au plat.
Pelez les filets de saumon, découpez les cubes (de la taille d'une bouchée), déposez les dans un saladier. Versez 1 verre de sauce Ponzu ou soja, le jus d'1/2 citron, 2 cs de mirin, salez légèrement, poivrez généreusement. Remuez bien, et laissez mariner au moins 1/2 heure.
Faites cuire les fèves dans 1/2 cm d'eau frémissante, pas plus de 5 mn, il n'est pas question de les réduire en purée.
Cuisez le couscous comme indiqué sur l'emballage. Pour ma part, je chauffe 1 volume d'eau salée, je verse la graine, et 5 minutes plus tard c'est cuit !
Détaillez les sucrines en lamelles, coupez les tomates en tranches fines.
Chauffez une poêle, versez d'un coup le saumon et la marinade, remuez pendant 2 à 3 minutes, pas plus.
Tout est prêt, vous pouvez dresser vos bols. Arrosez fèves et saumon avec la sauce de la poêle.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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