Vous connaissez les délicieux cannelés bordelais. Voilà mes cannelés aux pommes et curry, pour une version apéro.
Quand je prévois un apéritif dinatoire, ou même qu’un apéritif, j’aime bien cuisiner, improviser, marier les saveurs… surprendre quelques fois aussi. Éviter aussi les grignoti du commerce, trop gras, trop salés… Et puis c’est tellement meilleur le « fait maison » !
Alors, pour la surprise, quand on habite Bordeaux c’est tentant, j’ai réalisé des cannelés salés, des cannelés aux pommes au curry.
En utilisant la même pâte de base que pour mesmuffins salés, j’ai varié encore le moule de cuisson, en utilisant des moules à cannelés. Ben oui, hommage à Bordeaux ! Et j’ai associé dés de pommes et du curry… excellent !
Recette
Il faut : 160 g de farine, 1/2 sachet de levure, 3 œufs, 10 cl d’huile d’olive, 120 g de lait, sel poivre.
2 petites (ou 1 grosse) pommes canada, poudre de curry.
Préchauffez le four à 180°.
Pelez les pommes, détaillez-les en quartiers et ensuite en petits dés.
Mélangez tous les ingrédients dans cet ordre.
Versez cette pâte dans les empreintes à mini-cannelés.
Après 20 mn de cuisson c’est prêt à être démoulé !
Avouez que c’est facile, rapide, et le résultat est plutôt bluffant, l’effet de surprise est total pour vos invités.
Quelques trucs
– j’avais plus de pâte que ce que mes empreintes ne pouvaient en contenir, j’ai donc utilisé aussi mes moules à briochettes. – j’aime bien utiliser les mini-moules à cannelés, pour des cannelés de la taille de bouchées. Si vous avez des moules plus grands, vous pouvez les utiliser, sans oublier de prolonger un peu la cuisson, en entrée, avec une salade un peu orientale par exemple.
En hiver, ce bœuf mijoté à la bière fait bien partie des plats appelés « comfort food ».
Je sais bien que vous ne pensez qu’à votre menu de fêtes, que dans 15 jours ce sera Noël (vous savez qu’après les jours rallongent… héhé), que toutes les cuisinières et cuisiniers ne pensent qu’à leurs recettes de fêtes !
Et pourtant, avec le froid actuel (remarquez que c’est la saison, hein), on a envie surtout de repas réconfortant, de nourriture qui réchauffe, appelée aussi comfort food, et à faire quelques économies avant les fêtes…
Bref. Ce week-end, la famille s’est réchauffée avec du bœuf mijoté dans de la bière, accompagné de panais. Le côté un peu amer de la bière, plus la douceur des panais… mariage délicieux, vous pouvez me croire.
Recette
Pour 4 personnes, il faut : 800 g de bœuf à bourguignon, 4 oignons, 800 g de panais, 1 bouteille de bière 33 cl, sel, poivre, un peu de Maïzena, un peu d’huile.
Dans une cocotte, faites suer le bœuf coupé en morceaux et les oignons coupés en lamelles dans un peu d’huile. Remuez pour dorer la viande sur toutes ses faces. Salez, poivrez.
Saupoudrez d’un peu de maïzena (l’équivalent d’une ou deux cuillères à soupe, pas trop), remuez, et ajoutez d’un coup la bière. Complétez d’un peu d’eau jusqu’à affleurer la viande. Baissez le feu, couvrez, et laissez mijoter environ une heure.
Pendant ce temps, épluchez les panais, et découpez en tronçons à peu près réguliers. J’ai coupé la pointe, et coupé le reste en quartiers. (vous le voyez sur la photo ?)
Donc, au bout d’une heure et quelque de mijotage de la viande, ajoutez les panais, recouvrez, et re-laissez mijoter une 1/2 heure de plus à feu doux.
Vérifiez alors la cuisson, et c’est prêt.
Quelques trucs
-ce plat ressemble à un Irish Stew, non ?… pour vous non ? et ben moi si… 😉
– les temps de cuisson dépendent de la qualité de la viande, du type de cocotte ou marmite que vous utilisez, de la force de votre feu. Donc, surveillez la cuisson, la quantité de liquide dans votre marmite. N’hésitez pas à prolonger la cuisson de la viande si nécessaire avant de rajouter les panais. Souvenez-vous qu’un morceau de bœuf à mijoter qui n’est pas assez cuit…. ben c’est pas bon !!!
– oserai-je le dire… j’ai même utilisé de la bière sans alcool pour ce plat, parce que j’en ai en stock, et que personne à la maison n’a envie de la boire telle quelle…. voilà, vous savez tout.
– si j’en avais eu, j’aurais rajouté quelques carottes pour donner un peu de couleur au plat.
– ce plat n’est pas très photogénique, mais si la viande est bien tendre, c’est simplement délicieux, réconfortant, goûteux et… économique.
Vous commencez à penser à votre menu de fête ? vous avez raison. Je vous propose aujourd’hui une verrine mousse de petits pois, que j’ai servie lors d’un apéritif dinatoire. Frais, gourmand, léger… cette verrine, qui associe douceur et croustillant, a fait l’unanimité ! et en plus elle est économique, mais ça il ne faudra pas le dire à vos invités 😉
Recette de la mousse de petits pois
Il faut, pour une vingtaine de mini-verrines : 1 grosse boite de petits-pois extra-fins, un demi verre de lait, 20 cl de crème fraiche, 5 lamelles de lard tranchées très très fines, assaisonnement. Quelques feuilles d’herbes fraiches pour le décor.
Commencez par chauffer la boite de petits pois égouttés, mixez-les en ajoutant un peu de lait pour obtenir la consistance désirée. Laissez refroidir.
Allumez votre four à 180°. Déposez vos lamelles de lard sur un silpat ou sur du papier sulfurisé, et enfournez. N’oubliez pas de surveiller, les lamelles de lard doivent dorer, mais pas bruler. Cela va très vite, donc ne vous éloignez pas du four.
Montez la crème salée poivrée en chantilly, et maintenez au frais.
Cassez les lamelles de lard en gros morceaux.
Montage : Remplissez les verrines avec la crème de petits pois jusqu’à mi-hauteur, ajoutez une cuillère de crème par dessus, piquez les morceaux de lard à la verticale, et décorez d’une feuille d’herbe, du cerfeuil sur la photo.
Et maintenez votre plateau au frais jusqu’à dégustation !
Quelques trucs pour parfaire votre verrine
– attention à la qualité des petits pois. Utilisez des extra-fins, sinon vous obtiendrez une consistance plutôt pâteuse, pas très agréable.
– j’ai volontairement parlé d’assaisonnement de manière neutre, parce que chacun peut faire selon ses goûts. Par exemple, pensez à utiliser du piment d’Espelette à saupoudrer à la fin, à ajouter un peu de cardamome dans les petits pois ou un peu de zeste de citron dans la crème… C’est le moment d’être créatif !
– n’oubliez pas de poivrer, les petits pois étant plutôt fades par nature.
– bien faire attention à ce que tous les ingrédients soient bien frais au moment du montage : petits pois et lardons doivent être froids, sinon gare au contact avec la crème…
– franchement, essayez avant les fêtes, vous pouvez très bien en avoir un aperçu avec une petite boite de petits pois en divisant les quantités, et en remplissant de grandes verrines.
Grand clin d’œil au fiston, très très fort pendant cette préparation.
Un filet de poulet à la purée de potiron, servi avec du riz, je me suis dit que ça allait le faire. Pour ne rien gâcher, pas une trace de gras ajouté dans ce plat goûteux !
Il y a des jours où on a envie d’une cuisine réconfortante – comfort food, un plat qui tient au corps, sans qu’il soit gras, ni trop lourd.
Recette
Il faut pour 4 personnes : 4 filets de poulet élevé en plein air, 4 carottes, 1 oignon, 300 g de potiron, 1 litre de bouillon de poule, 2 clou de girofle, 3 graines de cardamome, sel, poivre.
Épluchez les carottes, le potiron, l’oignon, et détaillez-les en gros cubes.
Préparez un litre de bouillon de poule dans un fait-tout, et faites-y cuire les légumes, sans oublier l’assaisonnement.
Pendant ce temps, faites cuire votre riz comme vous en avez l’habitude.
Quand les légumes sont cuits, récupérez-les dans un saladier, et réduisez-les en purée. Rajoutez si besoin un peu de bouillon pour obtenir la consistance désirée.
Remettez le bouillon à chauffer, et plongez-y les filets de poulet, jusqu’à ce qu’ils soient cuits.
Vous n’avez plus qu’à servir vos assiettes : un filet, de la purée de légumes, et un peu de riz !
Quelques trucs
– en réalité, j’avais fait une potée la veille, et il me restait beaucoup de bouillon, et quelques légumes, quelques carottes et un peu de chou. J’ai juste rajouté du potiron que j’ai fait cuire dans le bouillon, et suivi la recette ci-dessus.
– je voulais que ma « purée » serve de sauce pour le riz, donc sur la photo elle est assez liquide. Si vous voulez une purée plus épaisse, ne rajoutez pas de bouillon quand vous mixez les légumes.
– carottes et potiron sont des légumes assez sucrés, donc pensez à bien assaisonner. N’hésitez pas à goûter ! sinon l’ensemble restera assez fade.
Ce gratin de pommes de terre au piment d’Espelette est un classique à la maison. Il est rapide à exécuter, délicieux, peu cher. Et en plus on peut le twister avec tout ce qu’on a à disposition. Alors, ne vous privez pas.
Vous vous souvenez que dans ma recette de cabillaud, j’ai mixé un pot de pimientos del piquillo, en gardant quelques lanières de poivron ? évidemment, il m’en restait de cette si bonne sauce… un bocal entier pour 2, ça fait beaucoup. Et comme je n’aime pas jeter, ni gaspiller, cette sauce fut bien évidemment à la base d’un nouveau plat ! Un gratin de pommes de terre au piment d’Espelette. Avec une salade verte, un peu de jambon de Bayonne, un fruit… un excellent et goûteux repas du soir.
Mais je vais quand même vous donner la recette comme si vous n’aviez pas de restes, vous.
Recette du gratin de pommes de terre au piment d’Espelette
Il faut, pour 4 personnes : des pommes de terre en quantité suffisante, un bocal de pimientos del piquillo, 20 cl de crème fraiche, sel, piment d’Espelette, lait.
Préchauffez votre four à 180°.
Épluchez les pommes de terre, détaillez-les en tranches fines et régulières. Si vous utilisez une mandoline, c’est parfait, les tranches seront bien régulières et la cuisson sera bien uniforme.
Égouttez un bocal de pimientos, mixez-en la moitié y compris la gousse d’ail, et mélangez à la crème fraiche. Ajoutez-y les lanières de poivron.
Versez les pommes de terre dans un plat à gratin, ajoutez la crème pimentée, un peu de sel. Mélangez bien avec les mains, de manière à ce que chaque tranche de pomme de terre soit enrobée de crème. Complétez avec un peu de lait si nécessaire, de manière à ce que le niveau de sauce affleure le dessus de gratin. Aplatissez bien les rondelles de pommes de terre, de manière à ce que les tranches soient horizontales.
Saupoudrez d’un peu de piment d’Espelette et enfournez pour une grosse 1/2 heure. Vérifiez la cuisson des pommes de terre en enfonçant la lame d’un couteau dans le gratin.
Quelques trucs
– ça marche aussi très bien si vous avez des restes de pommes de terre bouillies ! la cuisson n’en sera que plus rapide, il suffira de gratiner…
– j’aurais pu rajouter des lamelles ou « lardons » de jambon de Bayonne ou du chorizo découpé en petits morceaux à l’intérieur du gratin, je suis sûre que cela aurait bien marché aussi. Mais je n’en avais pas !
– la durée de la cuisson dépend de la taille de votre plat, de l’épaisseur des tranches et la qualité des pommes de terre. Donc, la cuisson est à adapter et à surveiller.
Quoi rajouter ? qu’on s’est régalé ? mais vous vous en doutiez déjà…
Du cabillaud au piment d’Espelette et aux piquillos, c’est un grand classique basque… quand on n’a pas de thon sous la main 😉
Du cabillaud, j’en cuisine souvent. Le piment d’Espelette : voilà une épice que j’utilise souvent aussi. Marier les deux fut donc une évidence.
Si je vous avouais que j’ai découvert et apprécié le panais en Irlande ? le panais fait partie des « roots », avec les pommes de terre, les carottes, que les Irlandais dégustent presque à chaque repas. Et comme le panais est un produit de saison, je me suis enfin décidée à le cuisiner.
Voilà un plat sain, goûteux, et…. facile à exécuter, mais vous connaissez mon leitmotiv quand je cuisine, n’est-ce pas ???
Recette du cabillaud au piment d’Espelette
Pour 2 personnes, il faut : 2 pavés de cabillaud, un gros panais, un bocal de « pimientos del piquillo » en lamelles, sel, piment d’Espelette en poudre, un peu d’huile.
Épluchez le panais avec un économe, détaillez-le en cubes. Pour ma part, je l’ai découpé en tranches de 1 cm d’épaisseur, et redécoupé chaque tranche en 8 quartiers.
Faites chauffez un peu d’huile au fond d’une poêle, faites revenir les cubes de panais sur feu assez fort, saupoudrez de sel et piment d’Espelette. Remuez bien, puis baissez le feu, laissez rissoler en remuant de temps en temps (comme des pommes de terre sautées).
Cuire les pavés de cabillaud à la vapeur, ou selon votre habitude. N’oubliez pas de le saler un peu.
Mixez les 3/4 du bocal de pimientos (pour garder quelques lamelles pour la déco), et réchauffez la purée obtenue. J’ai même mixé la gousse d’ail qui se trouve généralement dans le bocal…
Il ne reste plus qu’à dresser à votre convenance.
Quelques trucs
– le panais est assez fort en goût. Donc, j’ai utilisé une huile neutre en goût, comme l’huile de colza ou de pépins de raisin.
– si j’avais servi des pommes de terre ou du riz en accompagnement, j’aurais versé un filet d’huile d’olive sur le pavé de cabillaud !
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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