Je ne sais pas pour vous, mais pour moi c’est souvent un casse tête que de préparer des trucs à grignoter pour l’apéritif. Alors, place aux muffins salés, dont la déclinaison est infinie.
Quand on veut éviter tous les grignoti du commerce, en général trop gras, trop caloriques et un peu passe-partout, quand on veut éviter les tartinades (pain + pâté) il ne reste plus qu’à cuisiner. D’autant plus que pour une réunion familiale d’importance, j’avais été invitée à prévoir suffisamment pour une grande vingtaine de gourmands.
Et j’ai opté pour des muffins.
Muffins salés
Disons que j’ai utilisé une recette basique, et ensuite j’ai varié les assaisonnements pour varier les résultats.
La recette de base
160 g de farine, 1/2 sachet de levure, 3 œufs, 10 cl d’huile d’olive, 120 g de lait, sel poivre.
Mélanger tous les ingrédients avec un mixeur, dans cet ordre.
Préchauffer le four, 180°.
Verser dans des moules en silicone, et enfourner. La durée de cuisson dépend de la taille des moules utilisés. Plus ils sont petits, et plus vite ils seront cuits. De l’intérêt de ne pas utiliser un four trop chaud, de manière à ce que l’intérieur de vos muffins cuise aussi.
Les personnalisations
On peut répartir la pâte dans plusieurs bols et rajouter :
– gruyère râpé, dés de jambon (à adapter à la taille des moules !). C’est la version revisitée de la quiche classique !
– dès d’olives noires et de tomates confites.
– surimi râpé et curry. On peut remplacer le surimi par des miettes de thon, des miettes de poisson déjà cuit.
– des échalotes hachées et revenues dans un peu d’huile et une rasade de vin blanc. Bien poivrer dans ce cas.
Et puis, on peut varier les moules aussi.
Pâte versée dans des moules de mini-madeleines. Poser un dé de tomate confite sur le dessus.
Mélange tomate confite olive noire, dans des petits ramequins en porcelaine. Dans ce cas, la pâte étant nettement moins épaisse, le « muffin » s’avère plus croustillant.
Ce dernier étant mon préféré, je le servirai bientôt en entrée, accompagné d’une salade améliorée.
Edit : bien sûr, le plus simple pour l’apéro, c’est aussi des cubes ou tranchettes fines de bon jambon, des tomates cerises… Mais bon.
Edit 2 : la taille mini-madeleine, c’est vraiment top. La taille idéale.
On revient toujours à Paris. Comment douter que Paris ait du charme ?
A Toussaint, s’il ne pleut pas, la lumière est magnifique. Les arbres ont encore leurs feuilles, qui prennent toutes leurs couleurs. Et en fin de journée, on ne s’en lasse pas.
Quelque temps déjà que je n’avais passé quelques jours à Paris. Et j’y ai trouvé du changement. En bien.
Les chauffeurs sont plus patients avec les piétons. Les vélos sont plus nombreux, parce qu’il y a plus de pistes cyclables probablement. Des trottoirs bien plus propres, voilà un vrai progrès. Les serveurs de bistrots sont plus souriants il me semble aussi. Des boutiques et restaurants qu’on ne trouve qu’à la capitale, et alors on apprécie toujours Paris quand on arrive de la province… 😉
Toujours beaucoup de touristes étrangers, dont l’ampleur me surprend toujours compte tenu de la période de l’année.
Et des musées bondés, même quand on a réservé ses entrées longtemps à l’avance.
Par contre….
Des prix bien élevés souvent, dès qu’on s’arrête en terrasse pour se reposer un peu les jambes. Les boissons et autres gourmandises sont vraiment chères.
Des musées fermés sans qu’aucun site ne le signale. Traverser Paris pour trouver porte close n’est pas forcément une bonne expérience…
Ce qui est bien peu d’inconvénients au regard de tout l’intérêt que représente un séjour « à la capitale ».
Pour notre part, ce fut l’expo Monet bien sûr, le musée du Quai Branly, le musée tout mignon Jacquemart-André, et beaucoup de marche, de balade le nez en l’air, comme j’aime tant. Quelques dégustations chez Monsieur Hermé, et un repas sénégalais dans un restaurant bien sympathique.
Nyhavn, à Copenhague. Le Lieu qu’il faut voir, arpenter, le matin, le soir, pour son décor, ses badauds, ses terrasses, ses bateaux, ses couleurs, ses vieux restos, ses harengs et son aquavit.
Le Guide du Routard évoque « l’image d’Épinal », mais lui attribue 3 routards. Ambigu au possible… C’est curieux cette manie à la mode : on voudrait fréquenter des lieux magnifiques, emblématiques, pour soi seul. Comme si c’était indécent, ou trop « Monsieur tout le monde », de partager sans arrière pensée un décor agréable à visiter. Visiter Copenhague sans passer un moment à Nyhavn, sous prétexte que l’endroit serait trop touristique ??? il faut être maso quand même…
Alors oui, j’ai aimé Nyhavn, et je le dis sans souci. Avec ou sans touristes.
Des quais où il fait bon flâner, surtout quand il y fait beau. ça y est, vous le voyez qu’il fait beau dans le Nord ?
Des vieux gréements, un bateau transformé en hôtel, des bateaux de particuliers, il y a de la vie dans ce port.
Nyhavn, cela signifie nouveau port en danois. Nom donné à ce bout de canal au moment où il a été construit (17° siècle).
Bien sûr, cela sent le piège à touristes, et pourtant… un charme fou, Nyhavn. Et bien sûr toutes les terrasses s’étalent côté soleil.. cela va de soi.
De là, partent les bateaux des 2 compagnies qui proposent un tour sur les canaux de Copenhague. Un tour que je recommande particulièrement : visiter la ville en promenade sur les canaux, c’est intéressant. On remarque alors à quel point Copenhague regorge d’endroits bien cachés, et charmants !
Et un bateau s’est révélé assez particulier. A son bord, 2 chanteurs d’opéra ont accompagné les touristes, chantant tout le long du périple d’une heure, pour participer à la semaine de l’Opéra de Copenhague. Grand moment. Il a fait bon flâner sur les quais de Nyhavn ce jour-là, en écoutant des airs d’opéra…
Parmi toutes les réalisations de Thierry Marx, je dois dire que le cabillaud au cacao m’a enthousiasmée. Déjeuner chez Thierry Marx, quand il officiait à Cordeillan-Bages, fut une expérience unique dans ma vie d’amatrice de gzstronomie…
Alors, j’ai essayé aussi, mais en voulant un plat moins compliqué. Acheter de l’argile et mettre ça en route en cuisine m’a un peu freinée…. Le salut vint avec la recette parue dans le livre de Julie Andrieu : « Carnet de correspondances – mes accords de goûts ».
Verdict : fin, goûteux, raffiné… un brin sucré – salé, mais de manière équilibrée et plus subtile…. plat à faire et refaire !
Recette du cabillaud au cacao
Ingrédients pour 4 : 4 dos de cabillaud, 100 g de cacao amer, 2 cs d’huile de pépins de raisins, 2 cs d’échalotes hachées, 1/2 verre de vin rouge, 2 cs de sauce soja, 2 cs de sirop d’érable, sel, poivre.
1. Une heure avant, mélanger cacao et sel pour enrober les morceaux de cabillaud.
2. Chauffer l’huile dans une poêle, et poêlez les dos de cabillaud, 2 minutes sur chaque face, à feu moyen.
3. Retirez-les, et ajoutez dans la poêle les échalotes hachées.
4. Au bout de quelques minutes, ajoutez le vin rouge, la sauce soja et le sirop d’érable. Plus le cacao resté dans votre plat de « marinade » et un tour de poivre.
5. Laissez réduire, jusqu’à une consistance assez sirupeuse.
6. La recette prévoit des carottes à la cannelle et au beurre en accompagnement.
Mes petits trucs
Bien penser à utiliser les services de Picard pour le cabillaud et les échalotes.
Ce plat est très rapide à exécuter en définitive.
Je n’ai pas osé servir des carottes à la cannelle. Pour des amateurs dans la dégustation, tester le cacao est peut-être déjà une expérience suffisante. Donc, j’ai servi du riz neutre mais bon.
L’assiette remplie est ainsi toute noire, on dirait presque une sauce à l’encre.
Pour ma part, j’ai remis les poissons à réchauffer avec la sauce, dans la poêle.
Le retournage du poisson dans le cacao, que j’ai exécuté à pleines mains, est une épreuve non neutre pour les ongles… qu’on se le dise !!!
Enfin, le livre de Julie Andrieu n’est jamais loin de ma cuisine, il est une source d’inspiration permanente pour mes essais trop souvent sans recette !
Les alternatives
La deuxième fois que j’en ai fait, j’ai remplacé les échalotes par des légumes – Brunoise à la méridionale – Picard (une demie-poche, pour deux). Dans ce cas, ne pas remettre les dos de cabillaud dans la poêle. Ainsi, l’accompagnement s’est composé de purée de pommes de terre et cette brunoise, présentée dans un cercle.
Alternative lointaine mais inspirée, sans cacao
J’ai gardé le principe de la sauce, en utilisant du magret.
Pour 2 : un magret, coupé en tranches. Garder tous les ingrédients, sauf le cacao.
Faire une marinade avec sauce soja et sirop d’érable, et poivre.
Faire cuire les tranches de magret et la marinade dans une poêle, à feu moyen.
Servir avec des endives cuites à l’étouffée, dans le jus d’un 1/2 citron.
Parfumé comme j’aime.
Pour info : le site Picard propose une recette « cabillaud laqué au cacao ». Mêmes ingrédients, sauf que le sirop d’érable est remplacé par du porto, et les carottes par des poireaux. Ce qui me gêne : alors que le texte est quasiment du copié-collé du texte de Julie Andrieu, pas une seule référence à un auteur, un chef…. pas très honnête, non ? A moins que…. Julie se soit inspirée de la recette Picard ?? who knows ?
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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