Voilà un endroit des États-Unis que je n’avais pas encore visité : le sud de la Floride. Et voilà, c’est fait. Nous voilà à Miami et ses environs pour 2 semaines.
Une arrivée en avion qui nous a permis une première vision générale de Miami :
– à gauche, Miami Beach. Haut lieu touristique, filmistique, artistique.. Ses plages, ses façades art-déco, ses retraités et ses bars.
– au milieu, dans l’eau : les îles (artificielles) pour milliardaires, des ponts appelés ici « causeway » je ne sais pourquoi, et le port à bateaux de croisières.
– au fond, Key Biscayne (je suivrai les masters de Miami différemment maintenant)
– à droite : Miami downtown, mais aussi Coconut Grove, le design District, Sunset, et différents quartiers plutôt sympas.
Je découvre avec grand plaisir que c’est une ville où il est plaisant de marcher, comme peu de villes américaines. Des boutiques, des terrasses de restaurant. Est-ce le climat ? la population très « sudiste », c’est-à-dire d’origines cubaine, mexicaine, etc ? En tout cas, c’est agréable.
Les mêmes lieux vus du sol :
On voit bien ici les îles artificielles, à l’accès très maitrisé et surveillé. Quant à la plage, qui borde Miami Beach, la voilà dans toute sa beauté.
Ces 2 semaines en Floride nous ont permis d’apprécier un bout de croisière vers les Bahamas, de passer un bien agréable moment à Key West, de croiser les alligators de plus près dans le parc des Everglades, de nous promener dans Miami.
Le fenouil, je l’aime bien cru en salade, ou rôti tout entier. J’en avais un dans mon placard, et hop… au fourneau. Mais alors, du fenouil cuit à l’orange, c’est une première pour moi.
Le fenouil, cela me fait penser au sud, probablement à cause (ou grâce) à son goût anisé. Un jour, je vous donnerai ma recette de poisson poché dans l’eau de cuisson de fenouil, un régal ensoleillé, avec des produits d’hiver.
Pour aujourd’hui, je vous propose de faire cuire un fenouil, à ma manière improvisée comme d’habitude, et je me suis régalée. Et dans ce cas, je partage !
La recette du fenouil à l’orange
Il faut : un gros fenouil, un verre de jus d’orange, un peu d’huile d’olive, sel, poivre.
Après l’avoir lavé, détailler le fenouil en tout petits cubes, y compris les tiges (pas de gaspillage).
Verser un peu d’huile d’olive dans le fond d’une petite poêle, et faire dorer rapidement les cubes de fenouil. Saler, poivrer.
Verser le verre de jus d’orange, suffisamment pour couvrir les dés de fenouil. Et laisser cuire. Normalement, quand il n’y a plus de jus, c’est cuit.
Le meilleur moyen de le savoir est de goûter. Si ce n’est pas assez cuit, rajouter un peu de jus d’orange coupé d’eau.
Et c’est prêt.
Mes trucs
Comme je n’avais pas trop salé, j’ai rajouté 3 filets d’anchois réduits en miettes en fin de cuisson. Les filets d’anchois fondent complètement mais donnent un petit goût encore plus sudiste à la préparation.
J’ai découvert un poivre qui m’évite l’utilisation systématique d’épices : le poivre saveur. C’est Ducros qui fait ça, on le trouve en grandes surfaces, et ça ne coûte pas un bras comme tous ces poivres à la mode évoqués par la blogosphère culinaire, celle qui vous fait passer pour ignare si vous n’en possédez pas (encore pire si vous ne saviez même pas que cela puisse exister…). (non, je ne suis pas sponsorisée par Ducros !)
Bref, ce poivre donne du goût, et je m’en sers tous les jours.
Les alternatives
Cette compotée de fenouil, oui on pourrait l’appeler comme cela, peut être servie de différentes façons.
A l’apéritif, pour changer des cacahuètes et autres tartinades trouvées dans le commerce (pratiques, mais fort chères)
Celle-ci, au moins vous saurez ce qu’il y a dedans, que du bon, je sais que vous l’utiliserez, parce qu’en plus vous avez vu qu’elle est si facile à exécuter que ce n’est plus la peine de vous en priver :
Rien n’empêche aussi de passer cette compotée dans un mixer, de manière à obtenir une « compote » plus facile à étaler et à manger… j’essaierai la prochaine fois, c’est à dire demain parce que j’ai encore un fenouil dans mon placard !
On peut la servir en accompagnement bien sûr, mais en variant les contenants. Par exemple :
C’est de saison, non ? Vive la St Valentin !
Un fenouil, un verre de jus d’orange…. de la cuisine saine, et les variations sont infinies.
Soyez créatifs, et surtout faites nous part de vos déclinaisons. Vous l’avez servi avec poisson ? viande ?
J’y étais il y a 3 ans, fin décembre. Il me semble que c’était il y a très longtemps.
Nous arrivions du sud du Chili, et nous étions ravis de rejoindre ce lieu mythique.
Probablement un peu grâce à l’émission de Nicolas Hulot, mais surtout grâce à tous les ces grands navigateurs qui ont envisagé un jour (il y a longtemps) qu’il était possible de traverser ces terres avec un bateau. Mon grand regret sera toujours de ne pas avoir profité d’être là pour poursuivre jusqu’au mythique Cap Horn : la croisière en question, de 3 ou 4 jours, se réserve au moins un an à l’avance !
Ushuaia, ville du bout du monde, qui sait très bien assurer son dynamisme touristique en exploitant intelligemment cette situation géographique. « Ville la plus australe », etc etc. Même si Puerto William, de l’autre côté du canal de Beagle, en territoire chilien, mériterait davantage ce titre !
Donc, toujours un peu d’émotion à y repenser. Il faisait jour nuit et jour, ou presque. Une population locale joyeuse et festive, comme si l’influence argentine se sentait jusque là. Des touristes du monde entier, des baroudeurs, des voileux en escale, endroit bien cosmopolite bien intéressant.
Et pourquoi je vous reparle de tout ça aujourd’hui ?
Parce que je viens de lire un reportage sur Ushuaia, et qu’il m’a rendue nostalgique. Et je crois bien que sur mon blog voyage précédent je n’avais pas encore évoqué complètement mon passage à Ushuaia. Alors il est temps.
Ce coin de la Terre, éloigné de tout, pas vraiment hospitalier, coincé entre eaux froides, glaciers, canaux labyrinthes et ciels gris, a quelque chose de magique, une âme. Ce n’est pas du tourisme ordinaire qu’on fait ici. Des bagnards y ont laissé leur peau. De nombreux marins aussi. Et on le ressent en permanence.
Donc, aujourd’hui, une tarte aux pommes vite faite, en fouillant garde-manger, placard et congélateur.
Au départ, j’avais une pâte à tarte, et des pommes. Normal jusque là.
Mais la tarte aux pommes, à la maison, on l’aime bien moelleuse, bien épaisse. Mes gourmands aiment qualité et…. quantité. Et comment faire quand on n’a pas de compote sous la main ? (solution habituelle, une bonne couche de compote de pommes sous les pommes… et le tour est joué).
Fouillage de placards et congélo : j’y ai déniché un paquet d’abricots secs, et une poche de brisures de framboises. Et c’est parti.
La recette de base
Pour la tarte d’aujourd’hui, donc : une pâte à tarte (industrielle mais pur beurre, cela fait très bien l’affaire quand on est pressé), 5 ou 6 pommes selon la taille des pommes et du moule, un paquet d’abricots secs, et une grosse poignée de brisures de framboises, du jus d’orange, sucre en poudre, roux si possible.
Commencer par peler les pommes, et les couper en quartiers, puis en tranches très fines. Les verser dans un saladier, saupoudrer de sucre et verser un 1/2 verre de jus d’orange. Bien secouer pour répartir sucre et jus, et laisser reposer.
Verser abricots et framboises dans une casserole, un fond d’eau et faire cuire. Quand l’eau est absorbée et les fruits cuits, mixer l’ensemble pour le réduite à la consistance d’une compote.
Préchauffer le four, à 180°.
Étaler la pâte dans votre moule, piquer le fond à la fourchette, surtout s’il s’agit d’une pâte feuilletée.
Étaler la compote refroidie sur la pâte. Et ranger les tranches de pommes par-dessus, comme vous pouvez ! et gardez le jus obtenu au fond de votre saladier, il vous servira (voir ci-dessous).
Et mettre au four. Quand la pâte vous semble cuite, et les pommes bien dorées, vous pouvez la sortir du four et la laisser tiédir.
Mes petits trucs
– j’aurais pu faire précuire la pâte avant d’y poser la garniture… mais pour la tarte aux pommes je le fais rarement. En général parce que je suis toujours pressée !
– d’habitude, je recouvre la pâte de compote de pommes, faite maison ou non. Ici, j’en ai improvisé une avec des abricots secs et des brisures de framboise. Mais n’importe quel fruit transformable en compote et qui ait un peu de goût fait l’affaire à mon avis.
– Dorure des pommes. J’utilise le jus d’orange sucré du trempage de mes pommes ! je réchauffe ce jus, le fais réduire, et je le verse sur la tarte tiédie. La pectine des pommes l’aide à se transformer en gelée ! Si je considère que je n’ai pas assez de jus, je rajoute soit du jus d’orange, soit du rhum, soit un peu de confiture dans ma casserole, et le tour est joué. Je n’ai jamais utilisé de jus de pomme, mais je suppose que ça doit marcher aussi.
Et comme j’ai utilisé un moule rectangulaire cette fois-ci, j’ai utilisé aussi les restes des arrondis de la pâte !
Y a-t-il plus simple, et plus gourmand aussi, qu’un gâteau aux pommes ? En tout cas, je me suis régalée à confectionner ce gâteau, une vraie réussite.
A force de lire des recettes, sur des blogs, sur des revues, dans des livres…. forcément ça donne envie de cuisiner. J’ai beaucoup improvisé, en m’adaptant au contenu de mes placards, en simplifiant aussi, pour faire plus vite que la musique, ou parce qu’il me semblait que certaines recettes méritaient d’être simplifiées, ou par flemme tout simplement. Pour cette tarte, je me suis inspirée de celle de Dorian (rien moins, ben oui), parce qu’il y a longtemps que je le lis, et que ses photos (toujours belles) m’ont fait de l’œil. Donc, je me suis lancée, en simplifiant bien sûr… 😉 Et je ne sais pas trop comment sa tarte s’est transformée chez moi en gâteau aux pommes… haha
La recette de base
90 g de beurre, 90 g de sucre roux, 2 œufs, 60 g de farine, une 1/4 cc de levure, 120 g de poudre d’amande, 3 pommes canada.
Battre beurre et sucre longuement, ajouter les œufs et continuer de battre, enfin mélanger avec la farine, la levure et la poudre d’amande.
Préchauffer le four à 180°.
Éplucher les pommes et les couper en quarts, puis chaque quart en 2 (donc en quartiers !)
Verser la pâte dans un moule, et disposer les morceaux de pommes en les enfonçant dans la pâte.
Mes petits trucs
– par rapport à la recette de Dorian.
Je n’ai pas compris comment on peut couper autant de tranches de pommes, aussi régulières, dans une seule pomme. Il me semble que si je m’étais essayée, j’aurais obtenu 2 belles tranches, et les autres nettement plus petites. J’ai donc opté pour des quartiers épais. Évidemment, c’est moins joli ensuite….
Je ne me suis pas imaginée en train de couper des noisettes en tranches, donc exit les noisettes. Évidemment, c’est moins joli ensuite….
– le coulis de framboise.
Ça, je l’ai fait à ma manière. Une grosse poignée de brisures de framboises (Picard), plus tout ce qui tombe de la poche quand on se dépêche comme moi 😉
Un demi-verre de jus d’orange, 2 cs de confiture de myrtilles.
Chauffer l’ensemble, laisser réduire, et quand la consistance vous convient, c’est prêt !
Il n’y a plus qu’à déguster, partager, autour d’un feu de cheminée, accompagné d’un thé aux fruits rouges par exemple ?
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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