Quand on passe quelques jours à Miami, difficile de ne pas avoir envie de pousser au sud, vers les Keys, et en particulier Key West.
La Floride, nous y étions venus, mais nous n’avions jamais roulé au sud de Miami, donc c’était le moment… ou jamais !
Alors, cap sur Key West !
Les 40 ponts de la route vers Key West
Cette route, 175 km, est vraiment impressionnante. Pas de lacet ou d’endroit dangereux, non. Mais la sensation qu’on s’en va au bout du monde. Une succession de 40 ponts, dont le fameux Seven Miles Bridge, et d’îles appelées keys.
La route est souvent longée d’un autre pont, sensé supporter une voie ferrée, qui n’a jamais vu le jour, mais fait la joie des pêcheurs. Le long aussi, ces pylônes électriques, qui m’ont bien intriguée, comme s’ils n’avaient pas pu être intégrés au pont. Bref…. on se demande quand même : comment résistent-ils en cas de cyclones, fréquents dans le coin ? comment les réparent-ils ? (ça c’est mon côté pragmatique, on ne se refait pas…)
On croise aussi des « villages » qui ont l’air agréables, bien entretenus. On a envie de s’y arrêter, mais pour cela il faudrait passer plus de temps dans la région.
On arrive enfin à la dernière des keys, Key West, à 260 km de Miami et…… 150 km de Cuba.
Key West, la dernière des keys
Key West est connu pour ses bars, pour être gay friendly, ses couchers de soleil, son rythme de vie assez cool, pour avoir été le havre d’Hemingway aussi…. Tout ça est vrai.
Alors, si vous y allez, choisissez un hôtel confortable, pas trop loin de la rue principale, de manière à circuler en ville à pied ou à vélo (louable partout), pour au moins 2 nuits, et 3 si possible, et laissez-vous bercer par la douceur de vivre, la musique ambiante, le charme de l’architecture coloniale, et la magie de ses couchers de soleil depuis Mallory Square.
Le coucher de soleil depuis Mallory Square, c’est surtout très très touristique, mais que ça fait du bien parfois de ne pas se prendre la tête, et se laisser porter par la foule, très cosmopolite, se laisser charmer par les saltimbanques en tous genres qui vous occupent l’esprit en attendant l’heure fatidique (le saltimbanque voisin de mon emplacement pour apprécier le coucher de soleil – et accessoirement faire les photos – était un dresseur de chats, et j’ai tout regardé, c’est vous dire….), les vendeurs de Mojito (ahhh, que c’est bon !, même s’il est très dilué, mais là vous vous dites que l’instant est magique, et que vous n’y reviendrez pas, que ce mec a le droit de gagner sa vie, que vous n’êtes pas à quelques dollars près maintenant que vous êtes arrivés jusqu’à Key West – le point le plus au sud des US continentaux, et surtout que la vie peut être belle).
Enfin. Pour avoir parcouru une grande partie de la côte Est des USA, en particulier la zone au nord de Washington DC, j’ai été particulièrement émue de retrouver la fin de la Route One ici.
Bar mythique de Key West. Il parait le plus ancien bar de la ville.
Faut-il préciser qu’à partir de l’heure de l’apéro, assez tôt dans l’après-midi il faut avouer, la rue n’est que musique ? que chaque bar a son groupe, souvent de la country…. que de la musique que j’aime, et où je me serais peut-être arrêtée plus souvent… une raison pour rester ici plus que 2 ou 3 nuits….
Vous le sentez, qu’on approche du coucher de soleil si réputé de Key West ? hein ?
Allez, on se retourne…
Autre lieu emblématique de Key West : La borne qui annonce que Cuba n »est pas si loin.. Comme si Cuba les faisait rêver… Par contre, la recherche systématique de records en tous genres est le jeu favori aux USA, alors pourquoi être fier d’être si proche de Cuba… non, le PLUS proche 😉
Parce que vous croyez qu’on s’en approche aussi facilement de cette borne ? ça m’épatera toujours…
Il y a longtemps que cette tarte au chocolat me faisait de l’œil, en feuilletant le Larousse du Chocolat.
Et un anniversaire à fêter, de nombreux gourmands au moment du dessert m’a donné l’occasion de le tester…. dans ces cas-là, il faut fournir non seulement la quantité mais aussi la variété.
Après un repas copieux, et quelques bons vins, la place était aux desserts légers mais gourmands. Entre bavarois à la framboise, tarte au citron, j’ai trouvé de la place pour cette excellente tarte au chocolat. Et surtout, facile à faire. Inratable.
La Recette de base
Pâte à tarte. Brisée sucrée dit la recette.
200 g de farine, 30 g de sucre en poudre, 1 pincée de sel, 100 g de beurre en morceaux, 1 œuf battu, 1 cs d’eau.
Pour la garniture au chocolat : 150 g de chocolat de dessert (entre 55 et 70 % de cacao) ; 150 g de beurre ; 3 œufs ; 200 g de sucre en poudre ; 60 g de farine, 5 cl de crème fraiche liquide.
Préchauffez le four à 180°.
Faites votre pâte à tarte comme d’habitude, formez une boule et placez la au réfrigérateur pendant environ 30 mn (le temps de faire autre chose en fait).
Beurrez un moule à tarte, étalez la pâte et re-placez au frais pendant au moins 10 mn.
Étalez ensuite un papier sulfurisé sur ce fond de tarte, versez des billes ou haricots secs, et faites cuire au four environ 15 mn. Quand vous sortez ce fond de tarte du four, pensez à baisser la température du four à 120°.
Faites fondre le chocolat avec le beurre, au bain-marie ou au micro-ondes. Dans ce cas, réglez le thermostat à une puissance faible, avancez le minuteur toutes les 20 secondes et surveillez de près la fonte du chocolat. Il n’y a rien de pire qu’un chocolat qui brûle.
Remuez bien ce mélange beurre-chocolat.
Ajoutez à ce mélange les œufs en battant bien l’ensemble immédiatement, puis le sucre, puis la farine et enfin la crème.
Versez sur le fond de tarte, et enfournez pour une trentaine de minutes, jusqu’à ce que la crème soit prise.
Quand vous sortez la tarte du four, laissez la refroidir à température ambiante, et conservez la au frais jusqu’au moment de la déguster. Enfin, vous pourrez la démouler.
Résultat à la dégustation : excellent. La texture chocolatée est fondante à souhait. Pas trop sucrée, juste comme j’aime ! Le dessus forme une fine croute et le fond en pâte apportent le croquant bien agréable.
Mes trucs
La recette de base indique un fond de tarte fait maison, bravo. Sauf que j’ai passé mon tour pour cette fois, j’ai utilisé un fond de tarte pur beurre, et c’était très bien aussi.
J’ai (à peine) modifié les ingrédients de la crème chocolat : j’ai supprimé 30 g de beurre et 30 g de sucre (vous savez, moins gras, moins sucré… etc…. bougez), et c’était parfait. Donc, je recommencerai comme ça.
La recette de base propose de servir ce gâteau avec une crème anglaise. Si vous aimez, et que vous avez mangé du poisson et des légumes bouillis avant, pourquoi pas ? mais là encore, j’ai zappé. Tel quel, avec un vin de Maury, ou un Champagne, ou un café, c’est bien aussi. Par contre, libre à vous de le décorer comme vous le souhaitez !
Enfin.
Devant l’abondance des desserts, j’ai congelé une partie de cette tarte.
Quelques jours plus tard, je l’ai décongelée, à l’air libre. Et j’ai découpé des petites portions pour accompagner le café : un régal. Bonne tenue, même texture fondante.
Une tarte que je vais refaire, c’est sûr.
La recette d’origine est dans « Le Petit Larousse du Chocolat« , page 100.
Aller aux États-Unis, c’est en général pour moi synonyme de découvertes de grands espaces.
En gastronomie, c’est surtout l’odeur omniprésente de la cannelle qui est frappante. Comme j’aime ça, alors vive le Cinnamon… Ce qui m’attire, c’est aussi un de ces desserts qu’on ne trouve vraiment aussi qu’aux États-Unis, je veux parler du cheesecake. Le réputé de New-York, celui qui utilise du Philadelphia..
Alors bien sûr, je n’ai pu m’empêcher de craquer devant la devanture du Cheesecake Factory.
Vous imaginez une caverne d’Ali Baba ? vous pensez le choix difficile ? vous avez raison !
Le principe du cheesecake, c’est un fond élaboré à partir de biscuits émiettés et mixés avec du beurre, recouvert d’un mélange à partir de fromage frais (du « Philadelphia » pour les puristes) aromatisé à votre convenance. Ensuite, il peut passer au four ou non, chaque solution a ses adeptes. Vous avez là l’exemple type du gâteau basique sur lequel la créativité de tout pâtissier ou pâtissière va pouvoir s’exprimer….
Le principe du Cheesecake Factory ? une pléthore de cheesecakes, tous plus dégoulinants de crème… aux parfums qui font vraiment envie. Il faut jouer des coudes pour y avoir une table, ceux qui s’y assoient passeraient presque pour des privilégiés.
Ça y est, vous avez fait votre choix ?
Nous avons ainsi préféré la vente à emporter, pour déguster au calme. A deux, nous avons goûté les parfums Key Lime et Cocoa Coffee.
Comment dire ? si on aime beaucoup le sucre, et aussi le gras…. ma foi, c’est bon. Avec une préférence pour le Key Lime !
Pour en savoir plus :
– le site (superbe) de la Cheesecake Factory – en anglais, mais tout se comprend
– 101 Cheesecake Recipes – en anglais, mais les photos valent le détour
– les recettes des blogueuses sur le site des Foodies – en français !
Enfin, une bonne nouvelle : on trouve enfin du Philadelphia Cheese dans la plupart de nos épiceries maintenant.
Bon appétit, portez-vous bien !
Attention tout de même au gras et au sucre, je décline toute responsabilité !
Si vous ne deviez visiter qu’un seul endroit à Miami, c’est bien celui-là : la Villa Vizcaya. Bon, j’exagère un peu, juste parce que la présence de cette mansion ici m’a parue incongrue. Bien sûr, il y a bien d’autres endroits intéressants à visiter à Miami.
Nous avions déjà visité les Mansions de Newport, et nous retrouvons ici le même esprit.
Un magnat de l’industrie du début du 20° siècle, James Deering, un marchand de machines agricole, s’amourache de la région de Miami et se fait construire ce petit palais de style Renaissance italienne. Tuiles fabriquées à la main, ameublement européen, vaisselle de faïence bretonne, robinets en or et tapisseries d’Aubusson… on est dans le bon goût.
L’ensemble se visite, et malheureusement il est interdit de prendre des photos à l’intérieur de la villa. Ce qui m’a le plus séduit : le patio intérieur, havre de paix, de calme, de fraicheur.
Cette magnifique et raffinée villa est entourée d’un parc luxuriant, avec massifs, fontaines, statues… il fait bon s’y promener.
L’ultime surprise arrive au détour de cette façade mer, avec les quais et les pontons.
Un petit air de Venise, non ?
Ou plutôt un rappel (une inspiration ?) du bateau de la Piazza di Spagna de Rome ?
Bref… un bien bel endroit, malgré des dégâts occasionnés par un récent ouragan mais vite réparés.
Et oui, jour de Mardi-Gras, une recette pile poil.
Entre merveilles, beignets, bugnes, c’est le jour de vous présenter « mes » oreillettes.
Ma grand-mère maternelle nous en a toujours régalés. En général, elle nous en préparait un plein grand saladier pour le dessert du repas de réveillon de Noël. Il faut dire qu’outre la bûche en biscuit roulé, ce dessert évoquait plutôt le dessert marseillais, aux 13 spécialités.
Ses filles ont perpétué la tradition, donc ma maman.
Ses oreillettes sont tellement bonnes qu’elles ne sont plus réservées à Noël, et ma maman en cuisine maintenant pour toutes réunions familiales qui concernent ses petits-enfants ! Pour leur plus grand bonheur…
Et puisque je vais être bientôt grand-mère, c’est mon tour de m’y lancer.
Recette de base de mes oreillettes
Il faut pour 1kg de farine : 250 g de beurre, 4 œufs, le zeste d’une orange, fleur d’oranger ou rhum (une cs).
Mixer les ingrédients dans un robot, rassembler la pâte obtenue en boule et la laisser reposer au minimum une heure, à température ambiante.
Commencer à faire chauffer le bain de friture.
Étaler la pâte sur 3 mm, et la découper en rectangles ou losanges selon votre créativité du jour.
Frire les oreillettes, dans une bassine à friture ou une poêle profonde. Quand l’huile est suffisamment chaude mais pas fumante non plus, déposer vos œuvres de découpage. Les retourner dans l’huile, au fur et à mesure qu’elles dorent. Dès qu’elles sont légèrement dorées (mais pas trop), les égoutter en les déposant sur du papier absorbant. Et renouveler l’opération…
Rassembler dans un saladier, et saupoudrer de sucre glace.
Le plus difficile est d’attendre encore un peu qu’elles refroidissent et se dessèchent un peu avant de goûter….
Mes trucs
Travailler 1 kg de farine, c’est beaucoup. C’est la quantité utilisée par ma maman, mais cela demande de l’aide (celle de mon papa en général). Si vous pouvez étaler la totalité de la pâte d’un coup, pour pouvoir ensuite faire frire toutes les oreillettes sans interruption : lancez-vous. Si non, parce que votre plan de travail ne vous l’autorise pas, divisez les quantités en 2. Commencer par 500 g de farine, 125 g de beurre et 2 œufs, cela permet de tout enchaîner d’un coup.
Votre poêle à friture doit être suffisamment profonde, et contenir au moins 3 cm d’épaisseur d’huile, sinon vos oreillettes n’auront pas la place de gonfler, ce qui serait dommage. Et choisissez une huile spéciale friture, c’est mieux.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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