Un week-end pluvieux – et oui, même à Tahiti – et hop ! quoi de mieux qu’un gâteau léger et parfumé pour accompagner le thé de 4h et le café matinal du lendemain ? Vous me suivez pour un gâteau moelleux aux pommes, à la douceur des saveurs de la vanille de Tahiti ?
J’aime bien les gâteaux aux fruits, parce qu’ils sont souvent plus moelleux. Et en particulier le gâteau aux pommes, parce que c’est le fruit le plus facile à trouver, celui que j’ai dans ma cuisine en permanence.
Aujourd’hui, j’ai remplacé une pomme par une mangue, parce que j’en avais. Mais tout-pommes, ou pommes-poires, c’est très bon aussi.
Par contre, ne zappez pas la vanille, de Tahiti si possible, c’est l’ingrédient qui va donner toute sa saveur exotique à ce délicieux gâteau.
Recette du gâteau moelleux aux pommes
Il faut : 130 g de sucre, 3 œufs, 150 g de farine, 1/2 paquet de levure chimique, 150 g de beurre à température ambiante, 3 pommes, 1 mangue, 1 cc de vanille de Tahiti en poudre, 1 cs de rhum.
Préchauffez le four à 180°. Pelez pommes et mangues, détaillez-les en mini-cubes. Dans le bol du robot battez le sucre et les œufs entiers, le temps que le mélange épaississe un peu et mousse (environ 2 mn). Ajoutez farine et levure, mélangez. Incorporez le beurre petit à petit, et mélangez le temps que tout le beurre soit bien intégré. Enfin, ajoutez fruits, vanille et rhum, et mélangez à l’aide d’une maryse. Enfournez pendant environ 30 min. Quand le gâteau est démoulé et refroidi, vous pouvez le saupoudrer légèrement de sucre glace, pour un peu plus de glamour.
Quelques variantes possibles : changez de fruits !
– pour les fruits, vous pouvez utilisez tout ce que vous avez. Attention aux fruits qui contiennent trop d’eau ou trop murs, la consistance du gâteau sera modifiée.
– vérifiez la quantité de levure à utiliser, dans la mesure où j’ai utilisé ici une farine à levure incorporée.
– j’ai utilisé un moule rectangulaire pour cette recette (18×24)
– le gâteau sera d’autant plus sec que vous rallongez la cuisson, donc à vous de voir comment vous l’aimez.
– le rhum est bien sûr facultatif 😉
Bon appétit !
Comment ne pas manger, boire, irlandais un jour de St Patrick ?
Les mots magiques irlandais en cette occasion sont Guinness, Jameson, Baileys, stew, Smithwicks, salmon, scones, Irish Coffee,… Et aujourd’hui, je choisis Guinness ! alors c’est parti pour un délicieux plat de bœuf à la Guinness.
Je me souviens avoir fêté la St Patrick au pub le Connemara à Bordeaux – vous savez que le Connemara est le 2° pub en France en quantité de Guinness débitée à l’année ? bon, je m’égare…. Je l’ai fêté aussi en Nouvelle Zélande, à Auckland, dans une ambiance de folie…
Alors, aujourd’hui, je vous propose une recette irlandaise. C’est le moins que je puisse faire avec mes 2 fils qui vivent en Irlande…
Recette du bœuf à la Guinness
Il faut, pour 4 personnes : 800 g de bœuf à braiser – type bourguignon, une canette de Guinness, 2 oignons en fines lamelles, farine, 30 g de beurre, sel, poivre, Worcestershire sauce, 1 feuille de laurier.
Accompagnement : pommes de terre, carottes, en quantité suffisante selon les appétits de chacun.
Faites revenir les lamelles d’oignon dans le beurre.
Farinez les morceaux de bœuf, et ajoutez-les aux oignons. Remuez bien, jusqu’à ce que la viande et les oignons soient dorés.
Déglacez ensuite avec la Guinness, ajoutez quelques gouttes de sauce Worcesteshire et la feuille de laurier, et laissez mijoter jusqu’à ce que la sauce épaississe légèrement.
Versez la viande et les oignons dans un plat allant au four.
Laissez cuire le plat pendant une heure 15 environ, à 160°. Ajoutez de la bière ou de l’eau en cours de cuisson, si nécessaire.
Pendant ce temps, épluchez carottes et pommes de terre, et faites les bouillir.
C’est l’heure de passer à table, en dégustant une bonne Guinness à la santé des Irlandais !
Si vous passez par Dublin, ou si vous voulez en savoir plus sur la Guinness, faites un petit tour sur le site de Guinness Storehouse.
Je reviens donc pour vous parler vanille, la meilleure des vanilles, la vanille de Tahiti bien sûr. Une des spécialités polynésiennes, que les grands Chefs de par le monde s’arrachent. Parce que la vanille de Tahiti est un must ! Elle est essentiellement cultivée à Tahaa, appelée l’île Vanille, c’est dire. Mais si vous en achetez provenant de Raiatea et Huahine, elle sera excellente aussi. On en trouve aussi dans les autres îles de la Société, mais non commercialisée à grande échelle. Le meilleur rapport qualité / prix, je l’ai trouvé chez un papi de Maupiti, au hasard d’une balade à vélo…
Si je vous dis que le monde actuel n’a connu la vanille qu’en même temps que le chocolat, vous me croyez ? et oui, Cortes, en allant au Mexique à la fin du 16° siècle, ramena en Europe Chocolat et Vanille !
La vanille, une liane de la famille des orchidées, pousse à l’ombre des forêts tropicales. Donc, on en trouve dans toutes les zones tropicales, dont Tahiti donc.
La culture de la vanille dans le monde
Un peu partout dans le monde, la production de gousses de vanille est la même, sauf à Tahiti.
A la Réunion ou Madagascar, les gousses de vanille sont d’abord échaudées, c’est-à-dire trempées dans une eau à 63°, pendant 3 minutes.
Puis elles sont étuvées, c’est-à-dire maintenues pendant 12 à 14 heures à cette température, enfermées dans des caisses garnies de couvertures.
Alors, elles noircissent.
Les gousses sont ensuite séchées, au soleil ou en séchoir industriel, pendant une période de 3 à 7 jours.Enfin, elles finissent de sécher, « elles s’affinent », dans des malles, pendant 8 mois environ.
Les techniques de production de la vanille de Tahiti
Quand vous visiterez des vanilleraies, vous remarquerez que les pieds de vanille poussent sous des ombrières, de manière à leur éviter les rayons directs du soleil. Quelques producteurs pratiquent encore la culture traditionnelle, à l’ombre de grands arbres…
A savoir absolument : chaque fleur est fécondée à la main, pour pouvoir produire une gousse de vanille. Chaque fleur n’est fécondable que pendant quelques heures. Donc, les Polynésiens et Polynésiennes passent plusieurs fois par jour dans les rangs, pour choper la bonne fleur au bon moment. Un travail de titan…
D’abord, à Tahiti et les îles alentours, la vanille se récolte à maturité.
Les gousses sont ensuite exposées au soleil, quelques heures par jour, pendant environ 5 mois. Et chaque jour, le préparateur masse les gousses, les trie selon leur progression à murir.
Être préparateur, c’est un vrai métier
qui se transmet de génération en génération. Et ce sont souvent les talents du préparateur qui font la qualité de la vanille. Les plus jolies gousses sont celles qui sont vendues telles quelles. Les biscornues, qui ont les mêmes qualités et sont préparées comme les stars, sont transformées en poudre ou en pâte. On comprend mieux le prix de la vanille de Tahiti, qui reste sans égale. Regardez bien la différence entre des gousses d’autres régions du monde et celles de Tahiti, vous comprendrez vite.
Utilisation de la vanille de Tahiti
Personnellement, j’utilise les gousses entières pour parfumer mon rhum. Vous savez que si vous l’utilisez dans le lait par exemple, pour une crème pâtissière ou un riz au lait, vous pouvez y laisser infuser une gousse de vanille. Vous la récupérez, vous la rincez et vous pouvez la réutiliser. Les techniques, comme on peut le voir dans les émissions culinaires, qui consistent à racler l’intérieur de la gousse pour en récupérer les graines…. ça fait doucement rigoler à Tahiti. Du vrai gaspillage ! Pour les sauces, les crêpes, etc, on utilise surtout de la poudre de vanille. Aussi goûteuse, et bien plus économique ! Une recette peut-être ? Le mahi-mahi à la vanille bien sûr, le plat emblématique de Tahiti 😉
Quand nous avons proposé à des amis de nous accompagner en bateau pour suivre la course de la Hawaiki Nui Va’a, et qu’ils ont accepté avec enthousiasme, nous étions enchantés.
Nous avions déjà assisté à une partie de la course de pirogues en 2006, et c’est avec bonheur et excitation que nous nous sommes lancés dans l’aventure de la course de la Hawaiki Nui 2014 la semaine dernière. Pour suivre cette course, nous avons loué un catamaran à Raiatea, puis navigué jusqu’à Bora. Ceci nous a permis d’assister à l’arrivée à Uturoa, à leur passage dans le lagon de Tahaa le lendemain, et à leur arrivée à Bora enfin.
Une centaine de pirogues au départ de Huahine, pour 3 étapes, sur 3 jours.
La 1ere étape, circuit vert, de Huahine à Uturoa (Raiatea)
La 2ème étape, en jaune pour les hommes, de Uturoa à Patio (nord de Tahaa), et circuit rouge pour les filles. Courses à l’intérieur du lagon, comparables à des courses contre la montre. Course la plus longue, la plus fatigante.
La 3ème étape, circuit mauve, de Tahaa à Bora, plage de Matira. Nous les attendions donc à Uturoa, pour l’arrivée de la première étape.
Arrivée des premières pirogues à Uturoa
Non seulement les pirogues sprintent jusqu’à l’arrivée, mais elles sont précédées, accompagnées, suivies par une « meute » de bateaux. Équipes techniques des rameurs bien sûr, mais aussi officiels et curieux, qui ne veulent rien manquer de l’évènement. Après une quarantaine de kilomètres de rame, les rameurs ont bien du mérite à garder la cadence sur ces fortes vagues, même à l’intérieur du lagon.
Dès la ligne d’arrivée franchie, après 44 km d’effort en grande partie en haute mer, il est bien émouvant de les voir « souffler », montrer leur solidarité en se tenant la main.
Les rameurs des pirogues de la Hawaiki Nui sont de vrais héros. Mais ils ne sont pas des stars. Il suffit de les voir chérir leur va’a, et être si humbles à l’arrivée. On est bien loin du star système.
Les équipes représentent une entreprise, une commune, une île, une bande de copains. Et tous s’entrainent très dur toute l’année pour la Hawaiki Nui. On pourra noter la présence de 3 équipes françaises de métropole !!!
La vidéo résumé
L’ambiance de folie autour de cette course mérite un autre reportage… à très bientôt pour la 2° étape ! Bon dimanche et bonne nouvelle semaine à tous !
Comme chaque année début novembre, a lieu en Polynésie LA course de va’a l’Hawaiki Nui. Elle a toujours lieu après la Molokai, à Hawaï, où les Tahitiens ont fortement brillé cette année. Imaginez, 4 équipes tahitiennes aux 4 premières places !! C’est vous dire si nombre d’équipes participant à la Hawaiki Nui 2014 auront envie de revanche cette année…
Exceptionnellement, la « vidéo » du vendredi sera en ligne le mercredi, parce que la course démarre le mercredi 5 novembre, et que… j’y serai ! non, je ne rame pas, je vais juste prendre un immense plaisir à suivre la course en bateau (sans connexion). Donc, aujourd’hui, je vous explique, vous suivez en direct ou pas grâce à Polynésie Première, et je vous livrerai mon compte rendu à mon retour. Marché conclu ?
La course de l’Hawaiki Nui
C’est une course qui permet de rallier 4 îles, en 3 jours, à l’aide de pirogues de 6 rameurs. Soit 124 km, dont une centaine de kilomètres en pleine mer, en environ 10 heures.
Cette année, plus d’une centaine de pirogues sont annoncées au départ de Huahine, le 5 novembre.
Les équipes arrivent à Uturoa, la capitale de Uturoa après 44 km en mer. Et on peut vérifier qu’ils se permettent de sprinter dans les derniers mètres…
La foule les attend à Uturoa, c’est la grande fête pour toute la population, venue encourager ses équipes favorites. Un peu comme pour le Tour de France, sans les caravanes 😉
L’arrivée de la première étape Hawaiki Nui : Uturoa, à Raiatea
Comité d’accueil pour les pirogues, les rameurs et leurs va’a. Eux-mêmes sortent leur va’a de l’eau, et les bichonnent, leur sont reconnaissants et leur dédient leur couronne de fleurs. Beaucoup se reposent, à même le sol. Imaginez seulement 4 heures et quelque à ramer non stop….
Quand chacun a récupéré, alors place aux cérémonies et à la fête !
J’ai pu assister à l’arrivée de la Hawaiki Nui il y a quelques années.
Le spectacle est tellement beau que cette année j’assisterai aux arrivées de Uturoa et Bora. Pour encourager les rameurs bien sûr, et partager la fête aussi.
Rendez-vous la semaine prochaine, pour fêter avec vous les héros 2014 !
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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