Je vous avais déjà montré le pebre, cette sauce dégustée au Chili et que j’adore. Aujourd’hui, je vous amène en Argentine, pour découvrir la sœur, ou la cousine, du pebre : la sauce chimichurri. D’abord ce nom m’a toujours intriguée, c’est un nom rigolo vous ne trouvez pas ? Ensuite, c’est la sauce spéciale Argentine que les Argentins dégustent avec leur viande rouge si réputée. La différence entre pebre et sauce chimichurri ? la coriandre !! le pebre peut en contenir, le chimichurri jamais. Du moins c’est ce qu’en disent les Argentins. Voilà, vous avez là l’essentiel.Vous comprenez tout quand vous savez que les Argentins et les Chiliens ont le type de relations que nous entretenons avec les Anglais, c’est tout dire. Disons que la sauce chimichurri contient 5 ingrédients de base incontournables. Après, vous faites… à votre sauce ! et oui. Alors, pour la base, nous retiendrons : persil, ail, huile, vinaigre, piment. Après vous pouvez rajouter de la tomate, des épices, mais pas de coriandre !
Recette de la sauce chimichurri
Il faut :
un bouquet de persil,
3 gousses d’ail,
un petit piment ou du piment rouge en poudre,
du vinaigre blanc de qualité,
huile d’olive.
Effeuillez le persil, épluchez les gousses d’ail. Mettez feuilles de persil, gousses d’ail, un trait de vinaigre, un peu de piment selon vos goûts, un peu de sel, dans un mixer, et mixez le tout jusqu’à obtenir une pâte. Versez alors doucement l’huile d’olive en remuant, comme si vous faisiez une mayonnaise. Goûtez, rectifiez éventuellement l’assaisonnement, c’est prêt.
Mes trucs
pour le vinaigre. Bien sûr, il ne s’agit pas du vinaigre qui sert à faire les vitres. Choisissez selon vos goûts, il existe différents vinaigres blancs, aux saveurs différentes.
adaptez la quantité d’ail à vos goûts.
vous pouvez ajouter des petits cubes de tomate, de poivron rouge, d’origan, de cumin…
cette sauce peut servir aussi de marinade, pour une viande à cuire au barbecue. Ou de « vinaigrette » pour une salade, en la diluant avec un peu d’eau si elle est trop épaisse.
j’ai servi cette sauce sur une tranche de thon cuite à la vapeur des aubergines poêlées (il suffit de rajouter 5mm d’eau dans le fond de la poêle quand les aubergines sont cuites et couvrir la poêle), ça marche bien aussi. Alors, sur un steak, un filet de poulet… voilà une sauce facile à utiliser, en croyant séjourner en Argentine… pourquoi pas ?
Je ne sais pas si je peux vous l’avouer…. Il restait un peu de cette sauce chimichurri… je m’en suis servie pour parfumer une assiette de spaghetti…. Devinez ? le bonheur absolu. Remarquez, dans mon cas, quand on aime l’ail et les spaghetti comme moi, ce n’est pas vraiment une surprise non plus 😉 Portez-vous bien. A bientôt.
Je vous avais présenté ce fast food californien, où nous nous étions régalés. Et bien sûr, de retour à la maison, j’ai eu envie d’en remanger ! donc, place aux fondamentaux : de la salade, du riz, du thon rouge, de la sauce soja… Je peux maintenant vous assurer qu’on peut réaliser un Poke Bowl… sans bol ! et comme j’habite Tahiti, j’ai fait un poke bowl tropical 😉 Pour le reste des ingrédients, j’ai ouvert placards (y compris pour y chercher des bols adaptés…) et frigo 😉 Et voilà le résultat :
Recette du poke bowl tropical
Il faut, pour 2 personnes : de la salade verte, du riz cuit, 250 g de thon rouge très frais, 1/2 mangue, 2 petites tomates, 1 petit poivron vert, 1 échalote, 1 citron vert, sauce soja, sel, poivre, huile.
Coupez le thon en cubes, versez les dans un saladier, ajoutez 2 cs de sauce soja, le jus du 1/2 citron, 2 cs d’huile, assaisonnez (peu de sel, la sauce soja est salée), remuez et laissez mariner. Détaillez la mangue, les tomates, le poivron et l’échalote en mini-cubes, et ajoutez-les dans le saladier, remuez bien.
C’est le moment de dresser. Dans des bols, si vous en avez, qui correspondent à la taille d’un plat principal. Sinon, dans une assiette ce n’est pas mal non plus. Voilà un plat frais qui vous ravira.
Remarques
Vous avez compris que le Poke Bowl n’a pas de recette immuable. A condition de respecter les ingrédients de base cités plus haut, vous pouvez rajouter au thon les ingrédients dont vous disposez. Souvent, on trouve de l’avocat, des algues. Pour un poke bowl tropical, vous pouvez rajouter de l’ananas, des fruits tropicaux, du lait de coco… Faites-vous plaisir.
Quand on passe un peu de temps aux États-Unis, et surtout en Californie, on peut mesurer l’évolution de la consommation locale. Je viens de découvrir le Poke Bar ! Je vais régulièrement aux États-Unis depuis 1970. Au début, on trouvait, histoire pour les fabricants de se donner bonne conscience, des produits fat free ou sugar free. Tout ça pour s’empiffrer de hamburgers bien gras par exemple, dans des portions gigantesques. Maintenant, on est passé au gluten free, et vegan, la grande tendance. Du coup, je ne sais pas si ces produits sont plus gras ou plus sucrés qu’avant ! Par contre, j’ai remarqué qu’on peut de plus en plus facilement acheter une bouteille d’eau, sans saveur ou produit ou colorant ajoutés, y compris dans les fast food. Au détour de nos pérégrinations en Californie le mois dernier, on a déniché ce type de fast food, atypique mais qui m’a l’air tendance, le Go Fish Poke Bar.
Et bien, voilà ce qu’on a trouvé pour un déjeuner, et nous nous sommes régalés. Je vous avais parlé des poke bowls, typiques de Hawai. Le principe est de choisir, parmi une grande variété d’offre, les ingrédients de votre assiette. A savoir de la salade, du riz, du poisson cru, des légumes, des assaisonnements, et le choix est vaste pour chacun des produits. On échappe ainsi au pain, mayonnaise et steak ou saucisse reconstitués….
J’avoue, comprendre en un clin d’œil comment le serveur doit remplir votre assiette, selon vos choix personnels, plusieurs choix possibles dans 4 catégories…. pas évident, mais les Américains peuvent être très patients, et la fille derrière nous (peut-être assez pressée, mais elle n’a rien laissé paraitre…) nous a bien guidés c’est vrai.
Au final, des assiettes très fraiches et parfumées, beaucoup d’herbes et d’algues qui remplacent l’huile, pour un prix modique, ce fut un vrai plaisir. Bon, les assiettes et fourchettes en plastic, ce n’est pas vraiment notre truc, mais peut-être est-ce la condition pour contenir les prix… Sur les photos du site, on voit de vrais bols, mais dans la réalité, on mange dans du plastic. Quant aux desserts, plusieurs choix… mais quand mon chéri a vu les glaces… croyez-vous qu’il ait pu résister ??
Les fameuses Mochi Ice Creams. Avouez qu’ici c’est plus facile de choisir 1 boule ou 2… ou plus. Si vous séjournez en Californie, que vos pas vous mènent devant un Go Fish Poke Bar, n’hésitez pas, rentrez-y, et dégustez ! A bientôt, pour une autre version personnelle du poke bowl !
Longtemps que je rêve d’un gaufrier, d’un vrai, d’un où la pâte ne reste pas attachée aux plaques, d’un qui fait des gaufres bien croustillantes et moelleuses… ben oui ça m’arrive de rêver… Et comme par hasard, je croise des recettes de gaufres au four… 😉
L’idée a ressurgi la semaine dernière. Coïncidence ? une semaine en Californie, 3 matins dans un motel où on nous propose des gaufres au petit-déjeuner. Je vous vois venir… non pas des gaufres décongelées et réchauffées… je vous explique.
Une machine qui verse de la pâte à gaufre dans un gobelet, juste dosée. Genre machine qui te verse ton jus d’orange, dans les hôtels. Un gaufrier tout chaud juste à côté. T’as plus qu’à verser la pâte dans le gaufrier, fermer l’engin, retourner, poireauter 2mn 30…. et tu as 2 gaufres toute chaudes, toutes croustillantes… On a cru rêver, ben non, il y avait du sirop d’érable à verser dessus, qui n’attendait que nous. Comme quoi, on peut manger des produits non décongelés aux États-Unis 😉
En même temps… tous les matins… hum hum
Alors pour cette journée où on célèbre le gras, je vous propose des gaufres. Puisque je ne dispose pas d’un gaufrier (message de moins en moins subliminal… héhéhé), les miennes seront cuites au four, dans des moules que j’ai déjà utilisés pour une version salée.
Et tant qu’à faire gras, autant que ça dégouline 😉
Recette de mes gaufres au four
Il faut, pour 2 moules en silicone, donc 8 gaufres : 3 œufs, 50 g de sucre, 250 ml de lait, 1/2 sachet de levure, 175 g de farine, 1 pincée de sel, 90 g de beurre fondu, une lichette de rhum, 1 zeste de citron vert.
Montez les blancs en neige.
Fouettez les jaunes avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et mousse. Ajoutez alors le lait, et la farine + levure tamisées et enfin le sel, en continuant de mélanger. Enfin, le beurre fondu, le rhum et le zeste.
Incorporez délicatement les blancs montés et remplir les moules.
Faites cuire 12 mn à 220°. Démoulez aussitôt, retournez les gaufres sur une grille et continuez de faire cuire 5 mn.
A garnir à votre convenance : sucre glace, coulis de chocolat ou de fruit, sirop d’étable, boule de glace, chantilly… le choix est vaste !
Quelques remarques sur les gaufres cuites au four
contrairement aux gaufres cuites dans un gaufrier, les gaufres au four n’ont de trous que sur une seule face. Est-ce que c’est gênant ? NON.
les blancs en neige rendent ces gaufres très aériennes, un régal.
autres parfums possibles pour la pâte : vanille, eau de fleur d’oranger… faites selon vos goûts.
vous me croyez si je vous dis qu’on s’est régalés… du coup, je me demande si j’ai vraiment besoin d’avoir un vrai gaufrier…
ici, c’était avec sauce caramel, coulis fruits rouges et chantilly… mon chéri serait-il un vrai bec sucré ? devinez….
je recommande de les manger très vite après leur sortie du four, elles sont alors bien croustillantes. Par contre, essayez de maintenir dans une forme présentable la chantilly posée sur une gaufre chaude le temps de prendre une photo…. vous m’en direz des nouvelles 😉
Et oui, j’ai eu la chance de passer quelques jours à San Francisco, la semaine dernière. Et nous étions heureux de tester le Stinking Rose, ou « la rose qui pue », un restaurant dédié à l’ail… tout un programme..
Ville que nous connaissions, mais ça fait du bien de réviser de temps en temps (pour nous, tous les 20 ans… ne le répétez pas, hein). J’avais demandé à des amis qui connaissent bien San Francisco de me suggérer quelques bons restaurants. Pas forcément des gastronomiques, mais des sympas, typiques, et je regrette de ne m’y être pas rendue. La raison ? j’avais oublié la taille de la ville, et la pente de ses rues… Mais qui sait, peut-être y reviendrons nous plus longtemps, avant 2037 en tout cas 😉 Donc, nous avons déjeuné et dîné où nous nous trouvions, au coup de cœur. Dire que le Stinking Rose fut un coup de cœur est faible. Nous l’avons découvert par hasard, après la traversée de Chinatown, en remontant sur Colombus Avenue vers le quartier italien. Et comme vous savez, si vous êtes un lecteur à peine fidèle, qu’on aime l’ail, ben…. nous n’avons pas hésité longtemps. Et bien sûr, nous avons adoré. Même un soir de St Valentin ! ça, je vous l’accorde, il fallait le faire… ben, on l’a fait !!! Déjà, quand le slogan est : « we season our garlic with food », on devine que l’ail sera l’ingrédient principal du plat… Et quand on sait qu’ils en cuisinent plus d’une tonne par mois, on veut bien les croire. Allez, je vous raconte.
L’arrivée, aillée
Et oui, vous ne rêvez pas. L’ail peut faire rêver 😉
L’ambiance du Stinking Rose, hymne à l’ail
Pain beurre à l’ail
Alors là, on a déjà commencé à nous régaler. Des petits pains tout chauds, comme des foccacias, délicieux, servis avec une sauce ail-persil, dosée à souhait, pour attendre les plats tranquillement mais avec gourmandise… c’est tout simple, mais quand c’est bien fait, qu’est-ce que c’est bon ! et là, je n’ai pas su résister 😉 leur sauce à l’ail j’aurais pu la manger à la petite cuiller…
Plats à l’ail
Nous avions choisi une souris d’agneau aux fèves, épinards et purée à l’ail (forcément) et un filet de poisson aux petites pâtes…
Et bien évidemment, plein plein d’ail confit… tout pour me plaire 😉
Les cuissons étaient parfaites, l’agneau fondant, la sauce du poisson fort goûteuse.
Et si je vous disais qu’il y a aussi des desserts à l’ail au Stinking Rose? vous me croyez ? vous avez raison ! une glace et une tarte aux pommes… que nous n’avons pas goûtées malheureusement…
Voilà comment on peut se régaler à San Francisco, un soir de St Valentin. Je vous rassure sur notre santé mentale, la salle était pleine
Voilà un restaurant que je vous recommande si vous séjournez à San Francisco. Il en existe un aussi à Los Angeles.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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