Le Havaiki Lodge, havre de paix à Fakarava

Le Havaiki Lodge, havre de paix à Fakarava

Des atolls des Tuamotu, je crois bien que Fakarava reste mon île préférée. Des lumières incroyables, tous les tons de bleu, cette impression d’être vraiment au milieu de nulle part, la sérénité absolue.
Après un séjour sportif à la passe sud, nous avons profité d’un séjour plus reposant au Havaiki Lodge.

Carte de la Polynésie
Les Tuamotu Ouest


Les Tuamotu Ouest

A vrai dire, je suis loin de connaitre tous les atolls des Tuamotu. J’ai pu séjourner plusieurs fois à Tikehau, 2 fois à Rangiroa (tiens, il faudra que je vous raconte aussi, on y trouve une pension hors du commun), 3 fois à Mataiva, 1 fois à Ahé (là aussi, quelle belle expérience, que je vous raconte là). Mais Fakarava reste ma préférée. Bon, mon chéri rêve d’Aratika et Apataki, et comme j’ai lu sur la revue d’Air Tahiti que Anaa présente quelques charmes, allez savoir, peut-être continuerons-nous notre découverte… un jour.
Alors, quand nous avons quitté le Fenua l’an dernier, il nous a paru indispensable de finir notre séjour polynésien par quelques jours à Fakarava. Nous nous sommes donc partagés entre la passe sud, la pension Tetamanu, et le village nord, au Havaiki Lodge. Tetamanu, parce que nous connaissions, et n’étions pas vraiment rassasiés. Le Havaiki Lodge, parce que nos amis nous en ont tellement parlé que nous ne pouvions pas quitter la Polynésie sans connaitre !

Havaiki Lodge

Rangi et Faka

Avant de continuer pour vanter les mérites du Havaiki Lodge, revenons à Rangiroa et Fakarava, Rangi (prononcer Rangui) et Faka pour les initiés.
Rangiroa est le plus grand atoll de Polynésie, le 2° plus grand atoll du monde. Rangiroa est réputé auprès des plongeurs, la passe de Tiputa regorge de vie sous-marine, et le ballet des dauphins est un enchantement.
Fakarava est aussi réputé auprès des plongeurs, elle est au centre d’une immense réserve marine protégée par l’Unesco, la passe Nord est une des plus larges (1600 m). Son avantage, c’est que toutes les pensions bénéficient d’une vraie plage de « sable » (corail concassé très très fin, donc ça ressemble à du sable à s’y méprendre).
Je n’oublierai pas de vous préciser que ce n’est pas l’amour fou entre ces 2 atolls. C’est la lutte pour afficher sa spécificité. Rangi ferait office de « capitale », Faka joue son raffinement (merci l’Unesco).
Un chauffeur de « truck » me l’a bien précisé un jour, alors que je lui demandais quel essor il attendait pour son atoll, Faka. Et il me répondit : « ici on est bien, pas comme à Rangi. Là-bas, ils sont trop nombreux, ça devient bruyant et pollué, il y a trop de monde. Ici, on est tranquille, ça va comme ça. »
Pour info, environ 3500 habitants à Rangi, environ 1800 à Faka. Dans les 2, une seule route d’une dizaine de kilomètres, pas un feu, pas un stop.

Le Havaiki Lodge

Allez, retour au Havaiki Lodge.
C’est un petit hôtel dont la gestion reste familiale, quelques bungalows sur la plage, quelques chambres jardin, un snack au bord de l’eau pour déjeuner, un jardin magnifique, un restaurant ouvert le soir où on mange très très bien, une boutique.
La famille exploite une ferme perlière, et vous permet de récolter « votre » perle. Une aubaine, non ?
Et surtout une plage de rêve, aménagée avec goût. Je vous laisse apprécier.

Havaiki Lodge
Havaiki Lodge
Le Havaiki Lodge
Havaiki Lodge
Havaiki Lodge
Le Havaiki Lodge
Havaiki Lodge

Voilà une adresse que je recommande particulièrement. Le bonheur peut tenir à peu de choses : une chambre confortable face à l’eau bleue, cette eau dont la température oscille entre 27 et 29 degrés toute l’année, quelques transats et parasol pour un confort optimal, un peu de poisson cru à midi, du personnel polynésien à la gentillesse permanente… Je ne rêve que de revenir au Havaiki Lodge !

Pour réserver : voilà le site du Havaiki Lodge

Ragoût de bœuf aux olives

Ragoût de bœuf aux olives

Aujourd’hui, je vous propose ainsi un ragoût de bœuf aux olives et poivrons rouges, mariné au vin rouge et épices, accompagné d’une écrasée de pommes de terre. Un plat facile à réaliser, et divinement parfumé, comme d’habitude !

J’aime ces plats d’hiver qui mijotent longtemps, embaument la cuisine quelques heures avant d’être dégustés, qui donnent faim, qui intriguent ceux qui vont partager ce plat… Surtout quand le ragout sent l’été et chatouille les narines. C’est une des raisons pour lesquelles je me suis séparée de ma cocotte-minute, et que je ne suis attirée par aucune mijoteuse électrique.
J’aime les plats qui se partagent, qui créent du lien, qui réconfortent. On amène la cocotte sur la table, on se sert à la louche, pour apprécier la possibilité de se resservir. Le summum est atteint quand le partage des dernières louches est impitoyablement négocié entre les gourmands. A ce moment-là, la cuisinière sait qu’elle a gagné !

Recette

Il faut, pour 4 personnes : 1kg de bœuf à mijoter, type bourguignon, 3 oignons, 1l de vin rouge, 8 gousses d’ail, persil thym laurier, 3 cs de concentré de tomates, 1 boite d’olives vertes en rondelles, 1 bocal de poivrons en lamelles, huile d’olive, beurre,  eau, sel, poivre (et poivre en grains aussi), piment d’Espelette.

La veille : préparer la marinade

Dégraissez la viande au maximum. Dans un saladier, déposez la viande, couvrez avec le vin rouge, ajoutez un 1/2 bouquet de persil, 3 feuilles de laurier, une branche de thym, l’ail épluché, 1 oignon détaillé en lamelles, du sel et quelques grains de poivre. Et laissez mariner au frais toute la nuit.

Le jour J : la cuisson du bœuf aux olives

Égouttez les morceaux de viande en récupérant la marinade.
Jetez le persil, le laurier et le thym, et réservez.
Dans une cocotte, faites revenir la viande dans un peu d’huile et de beurre (l’équivalent d’une cs de chaque). Ajoutez deux oignons coupé en morceaux, assaisonnez, remuez bien. Versez la marinade à hauteur, le concentré de tomates, remuez, couvrez et laissez mijoter à feu doux.
Surveillez la cuisson de la viande. Ajoutez un peu d’eau si besoin. Quand elle est presque cuite, ajoutez les olives égouttées, les poivrons égouttés aussi, et laissez finir de mijoter doucement.

Remarque sur la cuisson de la viande

Difficile d’indiquer une durée précise, parce que cette durée dépend de la qualité de la viande, du type de cocotte utilisée, de la puissance du feu « doux ».
Disons que du bœuf mijoté n’est pas vraiment bon s’il n’est pas assez cuit, que plus la cuisson sera longue et douce plus la viande sera moelleuse.
Donc, en cas de doute, il faut surveiller cette cuisson. Selon mon expérience, je pratique une cuisson de 2 heures au bas mot.
La sauce en réduisant devient onctueuse. Accompagné d’une écrasée de pommes de terre, voilà un plat facile à réaliser et tellement gourmand !
Bon appétit !

Retour de Tahiti vers la métropole

Retour de Tahiti vers la métropole

Il y a 6 mois, nous quittions Tahiti, après y avoir passé 2 fois 4 belles années. Premier départ en 2005, retour provisoire en 2009, re-départ en 2013.
Ces années polynésiennes, nous en avions rêvé, nous l’avons fait. Nous en sommes revenus, c’est donc le moment de faire le point, à défaut de bilan.
Ce retour de Tahiti s’est cette fois-ci mieux passé, dans la mesure où nous n’avions plus à nous préoccuper de nos occupations professionnelles…

Les sables roses de Fakarava


On me demande souvent comment se passe notre retour de Tahiti, si on n’a pas trop froid, si les lagons ne nous manquent pas… comment dire…
Donc, 2017… le retour définitif. Retour à Bordeaux.

Ambiance Tahiti vs métropole

Tahiti 8 – France 2

Oui, les Polynésiens sont spontanément joyeux, même s’ils ont des soucis comme tout le monde, et certains beaucoup plus que d’autres.
Comment être pessimiste quand la musique est omniprésente ? que les déhanchements démarrent au moindre son de ukulele ?
Dans un ascenseur à Tahiti, personne ne regarde sa montre ou le bout de ses chaussures : on sourit, on se parle, on partage un bon moment !!
Vous avez remarqué comment en France les gens commencent par raconter leurs « malheurs », surtout s’ils sont dérisoires.

Alors, je regrette le tutoiement systématique – sans condescendance aucune ; l’absence de jugement – tu t’éclates comme tu es, alors vis ta vie, que tu sois jeune ou vieux, bien fichu ou trop gros ; la spontanéité, le lâcher prise, la bonté ;
Pourtant, je ne suis pas dupe, j’ai bien vu que les temps changent, que les jeunes urbains tahitiens s’américanisent – rodéos à moto, obésité, individualisme, incivilités etc etc.
Et, pour essayer de rester objective, je dois avouer qu’en métropole nombre de caissières, vendeuses, artisans, sont très très sympa, c’est-à-dire plus souriants et sympas qu’en 2013. Ou alors j’y suis plus attentive. Ou alors mon sourire déclenche davantage le leur… Allez savoir 😉

plage Fare Miti Moorea

Retour de Tahiti : Consommation et services

Tahiti 4 – France 6

Alors là, évidemment, si vous étiez accro au shopping avant d’arriver à Tahiti, vous allez être déçus.
Disons que vous trouverez tout soit ringard, soit très cher. Et vous apprenez à acheter en ligne, à connaitre un PNC qui vous ramène un truc de Californie. Ou, comme nous, vous avez beaucoup d’amis de métropole qui remplissent leurs valises quand ils viennent vous rendre visite…
Personnellement, rien ne m’a manqué. On apprend à consommer moins, à aller à l’essentiel, et on se rend compte qu’on se passe très bien du superflu.
Exactement comme pour le téléphone. Compte tenu des prix des abonnements tahitiens et de la géographie locale, on se passe très bien de la 3G !
Par contre, j’apprécie le temps de téléchargement en métropole. Je suis passée de quelques heures à quelques minutes pour charger mes petits films de 3 mn ! même si, merci la fibre, la facilité à surfer n’est pas grandement meilleure que celle que nous avions en simple ADSL de Mana.

Les administrations

On pourrait résumer la situation à Tahiti par une boutade. Tout finit par se faire, il suffit simplement de garder le sourire. Et ça marche !
En France…. disons que l’efficacité est loin d’avoir atteint la perfection. C’est suffisamment « politiquement » correct si je l’exprime ainsi ? pour être plus proche de la réalité, il y a beaucoup de foutage de gueule. On a rencontré tout l’été toutes sortes d’institutions, liées à notre installation : banques, assurances, vendeurs de voiture, de téléphone et de canapés, FAI… et j’en passe. Ah si, des gens charmants, souriants. Mais pas un seul (j’exagère, le vendeur de canapés était très bon, et efficace) n’a été en mesure de nous livrer produit ou service comme convenu : 4 demandes successives de chéquier, pour obtenir une approximation de ce qui devait être livré ; voiture commandée en avril et livrée sans options le lendemain du jour convenu, le FAI incapable d’installer la fibre un mois après la prise de rendez-vous, la fille de la mutuelle qui continue de nous demander encore et encore les mêmes documents…. la liste pourrait être longue.
Une remarque cependant : bravo à la Poste d’avoir si bien mené leur réforme , aux agents des bureaux de poste d’être si aimables et efficaces.
On est cependant encore loin du conseiller bancaire tahitien qui, en 2013, nous a reçus en nous faisant la bise, nous offrant café et verre d’eau…

Activités

Certains amis s’étaient inquiétés pour notre survie culturelle en vivant à Tahiti.
Disons que les centres d’intérêt se déplacent, que l’art et la culture polynésiennes sont riches, que les sorties au théâtre ou aux spectacles sont différentes mais réelles. Pourtant, j’ai assisté au concert de notre Johnny à Tahiti, en mai 2016.
Évidemment, je peux concevoir que les abonnés aux premières en exclusivité soient déçus, comme ceux qui n’imaginent pas visionner un film quelques semaines après sa sortie…
J’ai remplacé mes cours de danse tahitienne par des séances de gym en rentrant à Bordeaux… aussi efficace pour les fesses mais c’est vrai que l’ambiance n’est pas la même, vous pouvez bien imaginer ! par contre, j’ai remplacé les plongées ou les « sorties baleines » dans le lagon par… rien du tout.

plage des Tuamotu


Au final, pour résumer : c’est la présence chaleureuse de nos familles et amis proches en Europe qui nous ramène à Bordeaux. Pour tous les autres aspects de la vie, le sourire des Polynésiens, la vie sans stress, Tahiti l’emporte, et de loin.
Je continuerai à aborder d’autres aspects de la vie locale très prochainement. A bientôt.

Marmite de veau aux prunes

Marmite de veau aux prunes

Septembre, c’est la pleine saison des prunes, alors il faut en profiter. Les prunes sont très souvent faciles à cuisiner, en tarte ou en confiture. Et pourtant aujourd’hui je vous propose un plat de veau aux prunes !
Comme vous le savez peut-être, depuis cet été, je trie, je range… grâce à un grand mouvement déménagement/re-aménagement… toutes ces opérations me prennent un temps infini, car quand je commence à ouvrir les cartons de revues et magazines de cuisine… ben, c’est tentant d’en feuilleter. Vous me croyez si je vous dis que je n’en jette pas beaucoup (au grand désespoir du chéri, j’avoue….). Et je suis tombée sur un vieux magazine Elle… 2010, c’est vous dire si je suis conservatrice !!

Aujourd’hui donc, histoire de justifier la présence de ces vieilles revues chez moi, je vous propose une recette sucrée salée, fort parfumée comme d’habitude, avec des prunes bien sûr. Et comme nous nous sommes vraiment régalés, mes magazines vont peut-être finir par être complètement acceptés, qui sait 😉

Recette du veau aux prunes

Il faut : 700 g de veau (quasi, ou veau spécial blanquette), 500 g de prunes (toutes prunes, mirabelles), 1 oignon, 2 gousses d’ail, 1 branche de céleri, huile, beurre, graines de fenouil, sauce Teriyaki, sel, poivre.

Faites revenir les oignons en lamelles, l’ail épluché émincé, la branche de céleri (tige et feuilles) épluchée et détaillée en morceaux, dans un peu d’huile et de beurre. Remuez pendant environ 5 mn.
Ajoutez le veau coupé en morceaux, laissez-le colorer en remuant de temps en temps. Salez, poivrez, parsemez de graines de fenouil écrasées, ajoutez 3 cs de sauce Teriyaki, ajoutez de l’eau jusqu’à ce que la viande soit à peine couverte, couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 45 mn.
Avant de servir, ajoutez les fruits dénoyautés, et laissez mijoter de nouveau 15 mn.

Quelques remarques sur la recette

  • la recette préconisait l’utilisation de quasi de veau. Quand j’en ai demandé au boucher, ce dernier m’a questionnée sur la recette… il a bien rigolé (mais poliment) quand j’ai évoqué sauce Teriyaki et prunes… il m’a vendue des morceaux à blanquette, et c’était très très bien.
  • comme vous pouvez le voir sur la photo, j’ai trop fait cuire les prunes (celui ou celle qui peut prédire combien de temps exact dure un apéro est prié de se manifester), donc le résultat est forcément moins photogénique… l’essentiel reste que c’était très très bon.
  • on trouve chez Picard des prunes et mirabelles déjà dénoyautées, voilà donc une recette faisable en dehors de la période des prunes fraiches.
  • pour tout savoir sur les prunes, je vous recommande l‘article de Papilles et celui d’Interfel, le site des fruits et légumes frais
  • je l’ai servi avec un gratin de pommes de terre, la prochaine fois je servirai du riz.
  • voilà un plat facile à réaliser. La sauce Teriyaki se trouve dans le rayon des produits chinois. Hors saison des prunes, je suis sûre que ça devrait marcher aussi avec des pommes bien goûteuses. Avec des invités, c’est un plat rapide à concocter, à faire en avance et inratable… il ne reste qu’à réchauffer au moment de servir.

Bon appétit !

Tarte à la tomate et moutarde

Tarte à la tomate et moutarde

La fin de l’été est LA saison des tomates ! charnues, parfumées, je veux bien sûr parler des VRAIES tomates, celles de plein champ, si possible bio. Croyez-moi, là on se régale du bon goût des tomates.
Alors aujourd’hui je vous propose une tarte à la tomate, parfumée à la moutarde.

Recette de cette tarte à la tomate

Il faut : un fond de tarte, du commerce ou faite maison, feuilletée ou brisée, 4 à 6 tomates selon leur taille, 20 cl de crème fraiche fluide, 1 œuf, 2 cs de moutarde, graines de moutarde, sel, poivre.

Préchauffez le four à 190° ou 6-7.
Étalez la pâte dans un moule à tarte, n’oubliez pas de la piquer à l’aide d’une fourchette en cas de pâte feuilletée, et entreposez le moule et sa pâte au réfrigérateur.
Détaillez les tomates en tranches pas trop fines, disons 3-4 mm d’épaisseur.
Dans un bol, fouettez la crème, l’œuf et la moutarde, salez poivrez à votre convenance.
Sortez le moule du réfrigérateur, étalez la crème, et déposez sur le dessus les tranches de tomates, aussi élégamment que vous voulez.
Saupoudrez de graines de moutarde, et enfournez pour une bonne demi-heure.
Servie avec une salade, voilà un plat sain, parfumé, facile à faire et à déguster.

Quelques variantes pour renouveler cette tarte à la tomate

  • la dernière fois que j’en ai fait, j’ai remplacé une partie de la crème par du fromage de chèvre, c’est délicieux.
  • vous pouvez aussi ajouter plein d’herbes ciselées à la crème, la tarte n’en sera que plus parfumée. Et si vous aimez l’ail, c’est le moment d’en ajouter aux herbes hachées.
  • si vous avez quelques « restes » au réfrigérateur, genre bouts de jambon, lamelles de poivron genre piquillos, rajoutez-les !

Tout le monde aime cette tarte à la maison, donc j’en fais et j’en refais. Dites-moi comment vous l’améliorez, quels ingrédients vous rajoutez, j’adorerais que vous m’inspiriez aussi !