Poisson aux épices indiennes de Roellinger

Poisson aux épices indiennes de Roellinger

On vient de m’offrir un pot d’épices indiennes de Roellinger, le magicien des épices. Alors c’est parti pour du poisson à l’indienne.

Depuis notre retour des îles, dans le domaine de la cuisine, j’ai retrouvé un plaisir immense ici. Vous voulez savoir lequel ?

Re-faire mes courses chez Picard ! voilà, c’est dit.

A Tahiti, c’était simple : du thon. En carpaccio, en sashimi, cru (à la tahitienne ou la chinoise), poêlé, en sauce soja…. et on recommence… Et on s’est régalé.

ça, c’était à Tahiti. Assortiment de plats de thon.

Depuis notre retour, je ré-apprends à cuisiner, avec bonheur dois-je préciser.

Donc, revenons à nos moutons poissons… Au menu, poisson. Et, bien sûr, riz. En général, c’est rare que cela me convienne en l’état.

Et c’est là que Picard prend toute son importance. « Fouillage » du congélateur..

Et c’est parti pour un filet de poisson amélioré ?

Recette

Il vous faudra donc, pour 2 personnes :

2 filets de poisson (pour nous ce fut du colin, enfin je crois), une 1/2 poche de brunoise à la méridionale, une 1/2 poche de noix de St Jacques sans corail, une pomme, du Curry Corsaire (épices indiennes de Roellinger), sel, poivre, vin blanc très sec (ou Noilly), une briquette de crème fraiche, une lichette d’huile.

Commencer par faire revenir les légumes dans très peu d’huile, ajouter les noix de St Jacques, assaisonner de curry, sel, poivre, à votre goût (ne pas hésiter à goûter…). Éplucher et couper une petite pomme en petits morceaux (de la taille des légumes, donc en brunoise !) et l’ajouter dans la poêle. Remuer, de manière à éviter que cela attache.

Ajouter enfin le 1/2 verre de vin blanc sec, laisser dessécher et ajouter la crème. Remuer, et laisser au chaud. Ajouter un peu de lait si la sauce vous parait insuffisante ou trop épaisse.

Ajouter enfin les filets de poisson sur la sauce, et les retourner au bout de 2-3 minutes. Laisser cuire comme vous l’aimez, le temps de cuisson dépend aussi de l’épaisseur de votre poisson. Et c’est prêt à être dégusté.

C’était bon, mais cela refroidit vite. Pensez donc à réchauffer vos assiettes avant de servir.

Remarque :

– je ne suis sponsorisée par personne, ni Picard, ni Roellinger, ni le fabricant de poêle. Seul le curry m’a été offert, et je remercie vivement les personnes (gros bisous à vous si vous passez par là, ça m’étonnerait, mais bon) qui ont pensé à me ramener des épices de leur balade en Normandie.

Bon week-end à tous. A bientôt.

Collioure… et ses anchois

Collioure… et ses anchois

Collioure. Quelques heures passées là, mais quelles heures…

Collioure

Déjà, faut-il y arriver. Par la route « des crêtes »… disons par une route qui permet les points de vue… Une route qui vaut le détour, je vous l’assure…

Collioure
Collioure

Des ruelles étroites, fort colorées. Des terrasses qui, pour l’anecdote, étaient fermées – et donc vidées – dès 18 heures ! un vendredi soir…. et pourtant, vous avez bien vu la couleur du ciel, la luminosité… je n’ai pas vraiment compris… ils ne doivent pas avoir besoin de clients à Collioure…

Collioure

Petite ville tranquille hors saison. Et aussi ville connue pour sa production d’anchois. Comme ce fut presque la seule boutique ouverte, et que le vendeur fut fort aimable, je suis heureuse de partager cette adresse avec vous.

Et comme je suis vraiment partageuse aujourd’hui, je vais même vous dire que j’aime les anchois et que j’ai (encore) improvisé en cuisine. Vous connaissez le gratinchois ? non ? et bien, voilà le mien..

gratin de pommes de terre spécial Collioure

Vous commencez comme un gratin de pommes de terre.

Faire bouillir des pommes de terre, mais pas complètement. Les peler et les couper en rondelles. Les étaler dans un plat. Verser moitié crème moitié lait de manière à les recouvrir. Ne pas trop saler, mais bien poivrer.

Ou vous le faites comme vous avez l’habitude de le faire !

Poser sur le dessus des rondelles de tomate fraiche, quelques herbes que vous avez sous la main, et autant d’anchois que vous l’aimez !

Un petit moment au four, le temps qu’il n’y ait plus de liquide. Et déguster.

Bon, je reconnais que ce n’est plus trop de saison… le prochain gratin sera moins estival !

A bientôt. Portez-vous bien.

4 ans à Tahiti : dernier message polynésien

4 ans à Tahiti : dernier message polynésien

Ben oui, une (au moins… 😉 ) page (un livre ? 4 ans à Tahiti c’est pas une paille…) de ma vie se tourne.

Un peu plus de 4 ans que j’ai démarré ce blog, juste avant de quitter Bordeaux, sans savoir pourquoi faire un blog, sans savoir ce qu’il allait devenir. Juste pour voir, tester, expérimenter, juste parce que je suis curieuse de tout (enfin, presque tout…).

Qu’est-ce que j’ai fait, en 4 ans à Tahiti ? comment résumer 4 ans de ma vie dans ce dernier message ?

Rencontrer, visiter, danser, nager, plonger, naviguer, admirer, rire, danser, s’étonner, écrire, voyager, observer, danser, sourire, photographier, et puis travailler aussi, ben oui, plus que je ne l’aurais imaginé au départ, et je n’en reparlerai pas, rien de spécial à ce sujet pour l’instant.

On a visité, beaucoup. 

D’abord tous les archipels polynésiens. Les îles sous le vent, plusieurs fois. Surtout Raiatea, parce que la marina où se louent les bateaux se trouve là, et qu’on y a des amis. Et Tahaa, ma chouchoute. Les Tuamotu, bien sûr, si dépaysants, avec Rangi, Mataiva et Fakarava. Les Australes, avec Raivavae et Tubuai. Les Gambier, et Rikitea. Et enfin et surtout, les Iles Marquises, grâce à l’expérience fabuleuse d’une « croisière » sur l’Aranui. Expérience que nous retenterons dès que possible. LE produit touristique parfait…

Le Triangle Polynésien, avec Hawaii, l’Ile de Pâques et la Nouvelle-Zélande. 3 endroits où je retournerais bien volontiers…. Où comment comprendre le Pacifique Sud…

Et, plus au large, quelques semaines en Nouvelle-Calédonie, en Australie, en Chine, et de l’autre côté la partie sud du Chili. Sans oublier les Iles Cook.

Pas rien tout ça, non ? Sachant que nous avons fait 6 aller-retour en France entre temps, mine de rien… Air France, Air Tahiti, Air New-Zealand, Hawaian Airlines, Air Calin (j’adoooore ce nom, fallait oser quand même), Qantas, Lan Chile….what else ?
Quand je vous dis que j’ai passé une grande partie de mon temps à réserver des billets d’avion…

Et puis…

On a passé des exams de navigation, pour mieux apprécier les lagons côté mer. Un des points forts de notre séjour ici. Et oui, j’ai pu passer les permis côtier et hauturier.

J’ai appris à aimer l’eau et les poissons. Pour qui me connait en vrai….. cela n’était vraiment pas évident au départ… 😉 … mais bon, j’aime. L’eau est chaude, on y voit bien, les poissons sont jolis et pas méchants. Du coup, j’ai bataillé mais j’ai fini par décrocher mon … niveau 1… héhé  Autre point fort pour moi, je dois avouer.

J’ai dansé, plus que raisonnablement sûrement. Mais suis-je raisonnable ? Hein ? j’ai dansé, tamure, otea et aparima, et j’ai aimé. Et je n’ai pas dansé assez, j’en suis sûre !

Et puis, et puis, je ne sais plus, à J-1.

J’ai encore des milliers et des milliers de photos, minifilms et docs diverses à exploiter, à vous montrer. Et je vous promets que je prendrai le temps de vous montrer et remontrer la Polynésie et ses alentours quand j’aurai retrouvé mon ordi et ses logiciels…

L’heure est aux valises. Je me demande comment je vais y faire rentrer tant de souvenirs…

Dimanche matin aux aurores…. nana Porinesia Farani.

Les derniers amis présents ici (les autres sont en métropole quelque part et les embrassades ont déjà eu lieu) seront à l’aéroport, avec leurs couronnes, et nous aurons tous les larmes aux yeux… Quand reviendrons-nous les visiter ? who knows ?

Oui, notre vie est à Bordeaux, avec les nôtres, et je le sais bien.

Vous êtes encore là ? chapeau.

Alors, une petite video supplémentaire, nostalgie nostalgie..

Bises à tous, et à bientôt, dès que j’ai une nouvelle connexion…

PS 1 : merci de m’excuser, aucun lien sur cet article, merci de fureter dans la colonne « catégories », vous aurez toutes les sources qui m’ont inspirée ce soir. Ni même de photo, il est 23h et quelque, je vais me lever aux environs de 5h, avec un vidage de maison en perspective, pas le temps de trier des photos… – et l' »ordi » commence à chauffer, en plus)

PS 2 : je suis très contente de rentrer aussi, soyez-en sûrs. Pour des tas de raisons perso, et surtout familiales.

vous avez faim ? vive le ma’a tahiti

Et si on parlait ma’a tahiti avant notre départ ? on révise les plats locaux polynésiens ?

C’est parti.

Bien sûr, le thon, rouge de préférence, sous toutes ses formes, mais rarement cuit.

thon cru, ma'a tahiti

Accompagné de riz (servi chaud), ou préparé en trio (les lamelles de thon -sashimi – sont posées sur du chou râpé, cela constitue le plat principal. Le sashimi est toujours servi avec une sauce « sashimi », à base de moutarde, sauce soja et ketchup.
Tous les snacks et restaurants en servent, et il n’y a que la présentation qui change !

Les plats locaux utilisent bien sûr beaucoup de poisson, mais pas seulement.

ma'a tahiti

Cette assiette nous fut servie lors d’une foire, et représente un bon résumé d’un repas local.
Dans le sens des aiguilles d’une montre : le riz (qui remplace bien souvent le pain), le taro (racine), pain coco, poulet fafa (feuilles du taro), pua chou (pua = porc) et au centre : les bénitiers. Et tout est excellent. En réalité, il manque le dessert dans mon assiette, dessert en général composé de poe. Pour en savoir plus sur les poe ..

Autre type de ma’a. Toujours du poisson cru. Mais cette fois-ci avec pain coco cuit dans une feuille de purau, banane fei (proche de la plantain), veau à la broche.

ma'a tahiti

Le bœuf et le mouton viennent de Nouvelle Zélande, sont excellents et peu chers. Mais là, rien de polynésien.

Et puis, un met exceptionnel, le varo.

varo, ma'a tahiti

La recette ?

Il vous faut

– un grand ami, vrai pêcheur, ayant de grands copains pêcheurs. Si possible pêchant dans des eaux de lagons où se cachent les varos.

– d’autres vrais amis, avec qui partager ces varos.

– le reste : bien plus simple. Une poêle, du beurre, sel et poivre. Et, forcément, un bon vin blanc.

Il ne reste plus qu’à déguster, en se léchant les doigts, of course, et en rêvant de recommencer au plus vite… avec les mêmes amis (pardon à ceux qui se sentent exclus, c’est vrai que ça fait un peu secte, mais c’est un peu ça aussi. Les varos, vous ne trouverez ça ni au resto, ni au marché…c’est réservé à ceux qui connaissent celui qui connait…). En français, « varo » s’appelle « squille ».

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A une semaine de notre départ de la Polynésie, je vous abandonne pour quelques jours. Dernières vacances locales, dans une île des Tuamotu, pour se remplir les yeux de bleu, de bleu, de bleu…..

A bientôt…

3 jours à Rarotonga

3 jours à Rarotonga

Rarotonga ?

Un point minuscule sur la carte, au milieu du Pacifique. L’île capitale des Iles Cook (une petite vingtaine d’îles au total). La présence de l’aéroport international des Iles Cook surtout !

Bienvenue aux Cook Islands

A mi-chemin (ou dans cet ordre de grandeur) entre Tahiti et Auckland (Nouvelle-Zélande).

Le triangle polynésien

Presqu’au terme de notre séjour « pacifique », ce fut notre dernière destination dans le triangle polynésien, dont le centre serait Raiatea et son marae de Taputapuatea.

Au nord, Hawaii, la pointe haute du triangle. A gauche, la pointe ouest, avec la Nouvelle-Zélande. A droite, la pointe est, avec l’Ile de Pâques (Rapa Nui). Entre Maoris et Maohis.

Cela nous intéressait de visiter des îles dont l’histoire a croisé des cultures si variées, comme (respectivement) les Américains, les Anglais, les Chiliens. Pour nous changer des îles « françaises ».

La spécificité des îles Cook

Ainsi, les Iles Cook ont un statut « d’île librement associée » depuis les années 60, ce qui permet à leurs habitants de migrer plus facilement vers la NZ, d’ailleurs la population originaire de Niue, Cook et Tokelau vivant en NZ est plus importante que celle vivant dans l’île.
Même monnaie (le dollar néo-zélandais), leur sécurité et leur politique étrangère restent néo-zélandaises, et les habitants des Iles Cook sont aussi citoyens néo-zélandais.
Cette association leur octroie aussi et surtout le droit de recevoir des aides qui leur permettent tout simplement de vivre puisqu’ils produisent trop peu et importent beaucoup.
Et bien sur, ils parlent anglais.

Même physionomie que Moorea, le même type de montagne, un lagon plus étroit, et une belle plage tout le tour.

Une route circulaire d’une trentaine de kilomètres, des clôtures fleuries et des maisons multicolores, beaucoup de monde en scooter, tout comme nous !

l'île de Rarotonga
Muri Beach Rarotonga

Vous voulez un scoop ? hein ? c’était la première fois de ma vie que je montais sur un scooter ! incroyable non ? 😉 et vous voulez que je vous dise ? j’ai aimé ça…. Bon je dois avouer que quand même, le retour de resto, de nuit sous la pluie…. ça crée des souvenirs…

Rarotonga

Rendez-vous au prochain épisode.

Bonne semaine à tous.