Miss Tahiti devient Miss France
Que d’émotion ! enfin, miss Tahiti devient Miss France !

Les Tahitiennes sont si belles, naturelles et souriantes… Merci Vaimalama de les représenter si bien.

Que d’émotion ! enfin, miss Tahiti devient Miss France !

Les Tahitiennes sont si belles, naturelles et souriantes… Merci Vaimalama de les représenter si bien.

Texte écrit en 2005, et partiellement mis à jour en 2018, et 2020.
3 mois que nous sommes installés à Tahiti, et nous profitons de nos premières vacances pour une visite de Raiatea.
Nous avions choisi de faire l’aller en bateau. Grande erreur. Nous pensions que nous aurions du spectacle, etc, mais nous avons passé 4 heures dans un bateau fermé, style TGV d’un autre âge, impossible d’accéder à un pont, de prendre l’air. Et pour l’ambiance : des télés avec des films américains, sons et clim à fond…. Bref, expérience à ne pas renouveler.
Edit 2020 : une ligne de ferry se met en place entre Tahiti et les îles sous le vent. Le Apetahi Express dessert maintenant les îles de la Société, hors Maupiti, et les Polynésiens sont ravis. Une bonne alternative aux lignes de Air Tahiti pour qui souhaite se déplacer en bateau.
Tous les horaires de l’Apetahi Express sont là.

Raiatea, « l’île sacrée », joue un rôle primordial dans la mythologie polynésienne. Elle fut le centre religieux de toute la Polynésie orientale, et le marae Taputapuatea est le plus vaste et le plus important de tout le triangle polynésien. Tous les marae de ce triangle ont été édifiés à partir d’une pierre provenant de ce marae.
Le peuplement des îles du triangle maori – maohi s’est fait à partir de Raiatea.
Autre particularité : le Tiare Apetahi, fleur emblème de Raiatea, qui ne pousse que sur le mont Temehani. Fleur parmi les plus rares au monde, le mystère de l’emplacement reste entier. Aucun botaniste n’a réussi pour l’instant à la faire pousser ailleurs que sur le massif de Tamehani.
L’île de Raiatea n’est pas une grande destination touristique, la première raison en est l’absence de plages photogéniques hors les motu…. Mais, c’est peut-être en train de changer… Pour lire des infos officielles sur Raiatea, sa géographie, son histoire, son économie.

L’aéroport se situe à Uturoa, le centre vital et port aussi de Raiatea. Roselyne, la gérante de la pension où nous avons réservé, nous attend. Reste à faire un plan d’occupation des 3 jours à venir, d’autant que la pension est située à 6 km d’Uturoa, que nous n’aurons pas de moyen de locomotion, qu’il n’est possible de se restaurer qu’à la « capitale ».
Nous optons ainsi pour des tours en bateau, avec pique-nique, ce qui résout tout, ou presque.
La baie abrite un agréable centre de mouillage pour voiliers, où nous reviendrons plus tard pour y accoster, en voilier. Les berges de la rivière sont cultivées, fleuries, verdoyantes, ce qui nous permet de réviser encore tous ces noms de fleurs, d’arbres et de légumes, qui sont bien nouveaux encore pour nous.
Nous revenons par une visite de l’ensemble des marae de Taputapuatea. Nous avons une chance inouïe, notre guide Andrew est passionné d’histoire. Cet ensemble est dédié au culte de Taaroa, le dieu fondateur source de toute vie, et au culte d’Oro, le dieu de la guerre.
Lors du grand rassemblement des peuples maohi du triangle polynésien de 97 (triangle formé par Hawaï, la Nouvelle Zélande et l’île de Pâques), chaque peuple a ramené symboliquement sa pierre fondatrice.


Cette sculpture est un cadeau de l’Ile de Pâques, symbolisant Raiatea centre de ce triangle, les 3 pierres sur le devant représentant les 3 pôles de ce triangle, les 5 pierres sur l’arrière les 5 archipels composant la Polynésie française.
Elle est facile, et le point de vue du sommet offre une vue époustouflante sur le lagon entre Raiatea et Tahaa. Le chemin d’accès part d’Uturoa.

Nous avions choisi la pension Manava. Cette pension est tenue par Roselyne, originaire d’Aix-en-Provence, et Andrew, originaire de Raiatea. Je confirme qu’Andrew est un excellent guide. Grâce à lui, nous avons découvert et apprécié l’histoire et le rôle de Taputapuatea.

(à suivre)
Voilà un sujet qui revient souvent pour tous ceux qui souhaitent venir passer quelques semaines de tourisme à Tahiti : comment payer à Tahiti ?
Pendant les 8 ans que nous avons passés à Tahiti, chaque visiteur a posé quasiment les mêmes questions : je peux payer en euros ? dois-je amener des euros ? combien je dois en amener ? comment je vais payer ? il y a des bureaux de change ? je peux trouver des francs polynésiens en France ?
Je comprends que c’est un réel souci pour ceux qui voyagent, et je vous suggère ici quelques réponses.

Alors, si vous envisagez un séjour prochain en Polynésie, je vais récapituler ici, ce que vous devez faire avant de partir et ce qu’il est possible de faire pendant votre séjour pour payer à Tahiti et dans les îles.
1 euro = 119,33 CFP
Donc, dans la pratique, disons que 1000 CFP équivalent à 8,4 euros
Pour résumer, je vous propose d’éviter d’amener beaucoup d’euros avec vous et de favoriser l’usage de vos cartes de crédit : Visa, Mastercard, American Express (l’AMEX est acceptée partout en Polynésie).
Quoique rares, les vols à la tire et les chapardages existent, donc essayez de ne pas garder de grosses sommes en espèces sur vous.
Au risque de me répéter : il n’y a aucun frais ni pour les retraits d’espèces ni pour les achats par carte de crédit.
Si vous avez maintenu votre idée d’arriver avec votre liasse d’euros, il existe un bureau de change à l’aéroport, normalement ouvert à l’arrivée de chaque avion long-courrier. Vous pourrez alors échanger 500 euros au maximum par personne, et il vous en coûtera des frais de 6 euros environ au maximum.
Si vous suivez mon conseil d’utiliser votre carte de crédit, il y a un distributeur à l’aéroport. Ce distributeur se situe du côté de l’arrivée, côté parking. Vous pouvez consulter le site de l’aéroport de Tahiti.
Les points de retrait liés aux établissements bancaires : Banque de Tahiti, Banque de Polynésie, Socredo, OPT (la Poste).
Voilà la liste des Distributeurs Automatiques de Billets de la Poste, dans toutes les îles de la Polynésie. En parcourant le document, vous constaterez que certaines îles ne disposent d’aucun DAB. Il y a un bureau de poste partout, mais pas forcément ouvert tous les jours, et tous ne font pas le change.
A Tahiti, Moorea, Huahine, Raiatea, Bora, aucun souci de retrait. Vous trouverez facilement un distributeur.
Edit 2022 : Maupiti dispose enfin d’un DAB !
Dans les autres îles et archipels, cela devient plus aléatoire. Et puis, si vous passez 2 jours dans une île, vous aurez autre chose à faire que de vous déplacer à la Poste aux heures d’ouverture. Si votre pension n’est pas prépayée, vous devez partir avec suffisamment d’argent liquide pour couvrir vos dépenses.
N’oubliez pas le budget excursions !
Si vous logez dans un hôtel ou une pension de grande taille, aucun souci, tous acceptent la carte de crédit.

Pour ceux qui logent en pension, vous pouvez aussi proposer d’effectuer un virement. Toutes les pensions bénéficient d’une connexion internet, même s’ils vous disent qu’il n’y a pas de wifi…, donc si vous n’oubliez pas vos propres identifiants bancaires vous pouvez payer ainsi. Par contre, il vaut peut-être mieux leur demander d’abord, je veux dire avant de prendre l’avion pour vous y rendre. Des amis ont déjà payé de la sorte, et ça s’est très bien passé.
La grande question. Évidemment cela dépend de ce que vous aurez déjà prépayé avant d’arriver à l’aéroport de Faa’a, et de votre budget général aussi.
Quelques prix indicatifs :
— un repas simple à la roulotte 1500-2000 cp
— un demi dans un bar : environ 500 cp
— un paréo au marché : à partir de 1800 cp
— une journée d’excursion dans un lagon : à partir de 8000 cp
— une plongée : à partir de 7000 cp, selon le club de plongée
— une soirée spectacle dans un hôtel : environ 10 000 cp.

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Il vous reste donc à vous organiser, et rester pragmatique.
Des amis arrivant à Tahiti ont d’abord retiré 20 000 cp. Soit environ 170 euros. C’est à dire presque rien aux standards polynésiens. Franchement, au premier retrait, 40 000 cp, c’est déjà mieux. Réalisez, 2 plongées ou 2 excursions, c’est déjà 16 à 18 000 cp… Une sortie aux roulottes à 4, la bouteille de cidre incluse, et oui, pas d’alcool aux roulottes… on approche 10 000 cp… sans les crêpes 😉
Si vous posez cette question sur les forums à votre disposition, on vous dira que c’est possible. Parce que le vendeur à qui vous aurez à faire est trop content d’avoir un client, parce que les Polynésiens sont gentils et ne savent pas dire non..
Sauf que…. ce sera à votre vendeur de contacter sa banque, et supporter les frais de change qui vont avec… avouez que ce ne sera pas très éthique de votre part, surtout si vous réalisez votre transaction hors îles de la Société.
Alors, dans les grands hôtels pourquoi pas. Mais ailleurs, je dois avouer ici que cette idée me dérange.
Si vous lisez ce texte avant de partir en Polynésie, je vous y souhaite un excellent séjour.
Si vous résidez en Polynésie, et que vous avez des informations complémentaires à apporter, je vous remercie de les indiquer en commentaire, je les ajouterai à ce texte, avec plaisir.
Le Mercato di Rialto, le vrai nom du marché du Rialto, est réputé à juste raison. On m’avait vanté le marché aux poissons, mais en réalité ce mercato se compose de 3 marchés distincts.
Ce Mercato se situe tout près du Pont du Rialto, le long du Grand Canal. Il se « visite » les matins de semaine, de préférence avant 10h, comme tous les marchés d’ailleurs.

J’ai eu le bonheur d’admirer le marché au poisson et le marché aux fruits et légumes. Celui à la viande sera pour une prochaine fois ?

D’abord les stands de légumes, bien appétissants…




Vous comprenez maintenant comment j’ai flashé sur les artichauts !! Je suppose qu’on en trouve aussi de la sorte sur les marchés de la Côte d’Azur, mais pourquoi on n’en trouve pas partout en France ? au moins l’été ? vous avez deviné que je les adore ces petits artichauts violets.
J’ai apprécié la variété des poissons, leurs faibles prix (comparés à la France, dans un lieu aussi touristique), leur fraicheur aussi. Les poissons sautaient encore dans leurs paniers !!





Ahah… les pavés de thon rouge à 24 euros ! j’en ai rêvé…
Pour moi, ce marché du Rialto est un mystère. De moins en moins d’habitants permanents à Venise, un marché ouvert uniquement le matin placé en plein centre de Venise… qui s’y approvisionne ? les restaurateurs ? il ne peut pas être là, avec des produits aussi frais, uniquement pour le décor.
On notera quand même qu’il n’y a pas de supermarché dans Venise, uniquement 3 ou 4 mini-supérettes.
Alors je me dis que les résidents vénitiens ont de la chance de s’approvisionner en frais dans un marché de grande qualité.
On trouve aussi des stands d’alimentation et de conserves, et bien sûr de « trucs à touristes » : sachets d’épices, pasta les plus fantaisistes, souvenirs, vêtements, cartes postales, parapluies, chapeaux, et calendriers locaux…



J’en ai déjà parlé bien sûr. Comment vivre en Polynésie et ne pas connaitre et partager le lagon de Bora Bora ?
Ce lagon a des couleurs incroyables, variant du bleu-marine au bleu ciel, avec tous les dégradés de turquoise.
Les coraux ne sont par contre pas les plus beaux. On ne peut pas avoir en même temps des fonds sableux qui autorisent toutes les nuances de bleu, et suffisamment de patates de corail pour abriter de beaux poissons. Le jardin de corail de Bora se situe juste au bord du motu qui abrite le Sofitel.
La plus courante : Séjourner dans un hôtel ou une pension, et nager, palmer, plonger. On peut alors se régaler de couleurs uniques, de sensations positives, et croiser beaucoup de poissons. Et puis, séjourner une fois dans sa vie dans un bungalow sur pilotis au dessus du lagon, cela reste un must, une expérience unique.
Plus original, et même plus économique dans le cas où vous savez skipper un bateau (merci mon cher et tendre de le faire si bien) : louer un voilier et naviguer au gré de vos envies. Choisir l’endroit propice pour un plouf ludique, ou pour partager les coraux avec quelques poissons pas sauvages, ou pour passer la nuit dans le silence du lagon… le luxe absolu. A mes yeux du moins.



La silhouette de Bora est reconnaissable entre mille : on reconnait bien ses « molaire » et « canine », et présentes sur toutes les brochures.
On a tout dit sur Bora et son lagon. Trop d’hôtels (ce qui n’est pas forcément vrai), île mal entretenue (ce qui est vrai), etc. Reste que ce lagon est magnifique.
En ce moment, crise oblige, peu de touristes, très peu même. Le club med a annoncé sa fermeture définitive (quel gâchis !), les autres hôtels ont entamé des plans sociaux ou ferment pour cause de travaux annoncés, Air France supprime un vol par semaine….
Pour avoir passé début mars 2 jours sur ce lagon, je confirme, on ne peut que constater l’absence de touristes : personne aux balcons des bungalows, ni sur les plages. Un seul autre voilier avec nous sur ce lagon immense…

Et le bonheur de naviguer en compagnie des va’a, les pirogues tahitiennes…
Pour info (non sponsorisée), si vous souhaitez vous aussi naviguer, une adresse que je vous conseille fortement : Tahiti Yacht Charter. Des catamarans presque neufs, un personnel charmant, disponible et compétent.
Bonne semaine à tous.
La crise est passée. French Bee a démarré 3 vols hebdomadaires Paris-San Francisco-Papeete à des prix très très concurrentiels (entre 900 et 1500 euros l’aller-retour), donc les touristes reviennent. La promotion de Tahiti se poursuit de manière très efficace, donc tout roule en ce moment.
Nous venons donc de passer 8 ans à Tahiti. De 2005 à 2009, puis de 2013 à 2017.
Après 4 ans à Tahiti, quelques années de retour en métropole avec des hauts et des bas, nous avons repostulé pour 4 nouvelles années sous les cocotiers, et nous n’avons jamais regretté d’être revenus vivre en Polynésie.
Il est temps de vous en donner les raisons principales, non ?

Quand vous croisez un Polynésien, non seulement il vous sourit, mais il soutient votre regard, prêt à déclarer un compliment, entamer une conversation. On est loin des individus de métropole (dont moi) qui ont leur regard figé sur le bout de leurs chaussures ou le plafond quand vous êtes coincés ensemble dans un ascenseur….
Tout le monde se tutoie, ou presque. Les étudiants m’ont dit « Madame, tu as une nouvelle robe », mon médecin « Annie, tu devrais faire plus de sport »… et à la Poste, dans les magasins, au marché ou dans la rue : tutoiement obligatoire et réciproque.
Le sourire des Polynésiens, leur gentillesse, leur spontanéité, c’est ce qu’ont retenu tous nos visiteurs de leur séjour polynésien, et c’est bien ce qu’a compris le service de promo de Tahiti pour sa campagne actuelle

Difficile d’imaginer une vie plus tranquille, même à Tahiti.
Les habitants de Tahiti vous diront qu’il y a des embouteillages (ce qui est vrai) et de la pollution (aussi), que c’était mieux avant, qu’au moins dans les îles (autres que celle de Tahiti) on vit tranquille.
Et pourtant ! quand on arrive de métropole… comment dire ?
Imaginez une circulation fluide (sauf aux entrées/sorties de Papeete, aux heures de pointe, là c’est infernal), où les piétons sont rois, où la vitesse est limitée à 60 voire 50 km/h (sauf sur une quinzaine de kilomètres, où la 4 voies est limitée à 90, donc on a l’impression d’être sur autoroute…), où on vous laisse gentiment déboiter, changer de file ou sortir de votre parking. Alors, oui, pour nous la vie est cool…
Imaginez un supermarché où personne n’est pressé, où les caissières font la causette à leurs clients…
Ça fait rêver, hein ?
Les Polynésiens sont formidables. Pour eux, rien n’est grave. Un brin de fatalisme, l’espoir de s’en sortir, la solidarité familiale, l’accès aux produits de la pêche ou de la cueillette, la nature étant tellement généreuse..
J’ai rarement vu autant de zénitude face à l’adversité, les inondations ou le chômage. Bien sûr, la forte présence religieuse suppose que tout ce qui arrive est de volonté divine, le bon comme le mauvais.
Je ne nie pas les situations de pauvreté, de misère sociale, de brutalité intra-familiale, loin de là. Beaucoup ont quitté les îles pour rejoindre Tahiti, dans l’espoir d’un emploi. Mais globalement, j’ai l’impression que le fatalisme et les croyances religieuses prédominent.
Vivre en Polynésie présente des atouts, la richesse de la nature et le « positivisme » des Polynésiens y sont pour beaucoup.

Il est clair et évident que, quand vous arrivez en Polynésie, vous arrivez bien en terre polynésienne, le Fenua. D’ailleurs, on vous accueille à l’aéroport avec ukulele, danse et fleur de tiare, ce n’est pas un mythe, même à l’heure actuelle. Non, elle n’est pas faite pour les touristes.
Cette culture polynésienne est omniprésente : chants, danses, musiques, peinture, sculpture, légendes, sports traditionnels (va’a ou pirogue – lever de pierres – javelot, etc). Regardez le programme du Heiva i Tahiti, vous aurez une idée plus précise ! D’ailleurs, le Heiva existe dans chaque île, même celles où il n’y a aucun touriste…
Et cette culture est bien vivante, grâce aux écoles et collèges, grâce aux différentes troupes et tous les bénévoles qui encadrent les jeunes.
Soyez curieux, attentifs, les Polynésiens sont riches de leur culture, et ont beaucoup à nous apprendre.
Par exemple : tous les ans, fin novembre, a lieu à Tahiti un concours pour danseurs et musiciens, le Hura Tapairu. Si je vous dis qu’y participent entre 20 et 30 troupes chaque année, mesurez-vous l’ampleur de la diffusion de cette culture, rien que pour la danse ? c’est comme si, dans un pays d’amateurs de foot, dans une région de 150 000 habitants, se présentaient 30 équipes de foot d’adultes chevronnés !
D’abord, une précision de vocabulaire. La Polynésie française, c’est le terme administratif (et pas très vendeur on est d’accord) choisi par l’administration pour définir l’ensemble des îles de ce territoire.
Commercialement parlant, le comité du tourisme vante « Tahiti et ses îles ». D’ailleurs, à Tahiti, pour parler de quelqu’un qui vient des autres archipels, on dit qu’il vient des îles… vu de métropole, ça m’a toujours fait sourire 😉
Les Américains (une grande partie des touristes ici) ne connaissent que Tahiti et Bora, puisqu’une base américaine (chanceuse) stationnait à Bora pendant la 2° guerre mondiale…
Et les Français disent qu’ils vont à Tahiti, quelle que soit l’île où ils iront en vacances.
Comment imaginer que la Nature puisse produire autant de merveilles ?
Îles hautes, îles basses, barrières de corail, atolls… je reconnais que j’ai tout appris sur place. On apprend beaucoup sur la formation des reliefs polynésiens en visitant le musée de Tahiti et des îles.
8 ans en Polynésie nous ont permis de visiter tous les archipels.
Bien sûr celui de la Société, le plus facile d’accès depuis Tahiti.
Et puis les Tuamotu, mon grand coup de cœur, on découvre ce que sont des atolls, en particulier Fakarava mon chouchou et son lagon aux bleus incroyables.
Les Marquises, 2 fois avec l’Aranui.
Les Gambiers, magnifiques d’îles, de couleurs, de culture.
Les Australes, surprenantes. Tubuai, Raivavae, Rurutu et ses baleines. On y a pris plaisir.

J’ai beaucoup appris en géographie lors de mes séjours.
D’abord, l’emplacement des îles sur une carte, dans ce fameux triangle polynésien dont le centre se situe à Raiatea, entre Nouvelle-Zélande, Hawaï et l’Île de Pâques. Ce triangle, visité plusieurs fois, n’a presque plus de secrets pour moi.
Ces séjours polynésiens ont constitué une belle parenthèse dans nos vies. Ils nous ont permis de découvrir et apprécier une belle partie du monde, le « territoire pacifique », et aussi de rencontrer des amis formidables. Vivre en Polynésie est un enchantement.
Et pourtant, nous avons cependant quitté ce paradis pour rejoindre la métropole, en particulier nos familles et amis. Voilà.
(1) aita pea pea, cela veut dire « no souci », « t’en fais pas ». En réalité, cela veut dire que chaque problème va avoir une solution, avec l’aide de Dieu si besoin.
