Cela vous est déjà arrivé de goûter d’un plat, de vous resservir, et de ne plus pouvoir vous arrêter ? C’est ce qui m’arrive en permanence avec les chouquettes.
Des petits choux, parfaits pour accompagner le café, ou le thé d’après-midi. C’est bon, excellent même, léger comme l’air (hum hum), à peine sucré comme j’aime, et ça se mange sans faim.
Recette
Il vous faut, pour une trentaine de chouquettes :
125 g de farine, 4 œufs, 80 g de beurre, 1 cs de sucre en poudre, 1/2 cc de sel, 1/4 litre d’eau, une pointe de couteau de vanille en poudre, du sucre en grains.
Préchauffez le four à 200°.
Faites chauffer dans une casserole l’eau, le sel, le sucre en poudre et le beurre, le temps que le beurre fonde.
Alors, baissez le feu, versez la farine d’un coup, et mélangez énergiquement jusqu’à ce que la pâte n’adhère plus aux parois de la casserole.
Hors du feu, incorporez les œufs un à un, et ajouter la pointe de vanille.
Sur une plaque Flexiplan, ou sur une feuille de papier sulfurisé, déposez des cuillères à café de pâte, en les espaçant de 3 à 4 cm. Saupoudrer de gros grains de sucre.
Enfournez à mi-hauteur pour une quinzaine de minutes, puis baissez à 175° pour 1/4 d’heure supplémentaire.
Laissez les refroidir hors du four (c’est même ça le plus difficile, attendre que ça refroidisse un peu… argghhh)
Mes petits trucs
– je rajoute souvent de la vanille en poudre dans mes desserts. Attention à ne forcer la dose non plus. Mais si vous n’en avez pas, ce n’est pas grave du tout du tout.
– un secret ? il n’y en a jamais assez. Je ne connais personne qui n’aime pas les chouquettes.
– merci Marie pour ta collaboration à cette recette.
Vous aimez le lapin ? alors voilà un lapin à l’orientale, pour changer des olives habituelles qui l’accompagnent
Dans la cuisine, j’aime les saveurs mélangées, quelques fois improbables, pourvu que les plats aient du goût, tout me va. Un lapin, des épices, du potiron, de la tomate, et voilà un plat light, pas une once de graisse, facile à faire et goûteux. Donc ça sera un lapin à l’orientale, pour la semaine du goût.
Recette
Il faut : un lapin, découpé en morceaux, 1 oignon en lamelles, 500 g de potiron coupé en gros cubes, 1 boite de tomates en morceaux, 1 citron confit coupé en 4, épices à couscous, cannelle, gingembre, coriandre, sel, poivre.
Dans une cocotte, déposez les morceaux de lapin et ajoutez tous les ingrédients sauf le potiron et la coriandre. Saupoudrez d’épices, une cuiller à soupe de chaque, râpez l’équivalent d’une petite noix de gingembre frais. Couvrez d’eau et remuez pour bien répartir les ingrédients.
Laissez mijoter à feu très doux.
Après une grosse demi-heure, ajouter les cubes de potiron. 20 minutes plus tard, c’est prêt, il ne vous reste plus qu’à ajouter les feuilles de coriandre (Picard pour moi).
Mes trucs
– attention aux durées de cuisson : lapin et potiron cuisent vite, mais tout dépend de la force de votre feu. Donc, vérifiez, goûtez, il n’y a rien de mieux pour ajuster.
– je l’ai servi avec du couscous cuisson rapide, mais des pommes de terre bouillies s’accordent bien aussi.
– Ce plat est « spécial diététique« , sans gras parce que le lapin est une viande maigre par excellence, sans graisse parce que tout est bouilli et qu’on ne rajoute ni huile ni beurre.
– le citron confit et la coriandre rajoutent un petit côté « tajine » que j’aime bien, mais rien n’est obligatoire si vous n’aimez pas !
Vous me suivez pour une visite de Bordeaux, telle que la propose l’office de tourisme ? c’est parti.
J’ai l’habitude de voyager, et pendant longtemps j’ai préféré me fier à mes lectures, à mes guides papier – et j’en ai toujours au moins 2 dans mon sac, et j’évitais autant que je pouvais les circuits organisés et les visites guidées. Je n’avais rien contre, mais j’ai souvent préféré humer l’air du temps, me fier aux autochtones, Pourtant, j’ai apprécié aussi de visiter certains sites avec des guides connaisseurs.
La semaine dernière, nous avons décidé de visiter Bordeaux, notre ville, avec un guide de l’office de tourisme. Nous nous étions demandé comment notre ville était présentée aux « étrangers », nous n’avons pas été déçus.
Nous avons choisi une visite de 2 heures, concernant l’hyper centre de Bordeaux. 8,5 euros la visite, départ Office du Tourisme.
Et c’est parti.
La guide, très bordelaise, du genre qui passe ses week-ends au Ferret, nous accueille. Elle a en charge un groupe d’une trentaine de personnes, dont la moitié parle exclusivement anglais, ce qu’elle a très bien géré.
La Place des Quinconces
On commence par la Place des Quinconces, et son monument aux Girondins (ceux qui ont été décapités en 1793 – même si le guide Michelin dit 92, j’ai vérifié, héhé – rien à voir avec les footballeurs, hein) : une colonne de 50 mètres de haut, coiffée par « la Liberté brisant ses fers« ,
L’histoire des tonnes de bronze confisqués par les Allemands pendant la guerre, la symbolique de quelques sculptures (le vice et la vertu, etc etc… intéressant au demeurant), l’anglais après le français… il fait gris, la fête foraine va démarrer, on ne s’attarde pas.
Nous voilà au bord des quais, pour admirer les façades lumineuses de ces demeures majestueuses, qui témoignent de l’ancienne richesse de Bordeaux.
La Place de la Bourse, l’architecture inspirée par Paris et Versailles…
On se retourne, on admire enfin la rive droite, et c’est reparti.
Arrêt devant la porte Cailhau, véritable arc de triomphe datant de 1495, et qui se trouvait au bord de la Garonne à cette époque. La porte se visite, et présente, parait-il, une jolie vue sur Bordeaux depuis le dernier niveau. Je veux bien le croire.
Le quartier St Pierre
A partir de la Place du Palais, on s’enfonce dans le « vieux Bordeaux » et ses ruelles étroites.
Quelle idée lumineuse que ces œuvres, disséminées dans Bordeaux, qui permettent d’avoir une vision d’ensemble d’un quartier ! il en existe 3, celle-là au pied de la Porte Cailhau, une devant le Grand Théâtre, et une devant la Cathédrale de Pey Berland. Leur particularité est de pouvoir aider les non voyants à visiter la ville, en étant « lisible » grâce à des revêtements « tactiles » et des explications en braille.
On rejoint ensuite la Place St Pierre, par la rue des Argentiers. Il est intéressant de s’arrêter dans les locaux de Bordeaux Monumental, qui abrite une exposition qui retrace les grandes étapes de la construction de Bordeaux. Intéressant, et gratuit : ne vous privez pas d’un arrêt ici.
Ce quartier St Pierre, en cours de restauration depuis de nombreuses années, se visite aussi bien le jour, pour ses boutiques branchées et ses restaurants sympathiques, que le soir, pour son animation jeune et joyeuse et ses bars à vins accueillants.
Par la rue du Parlement St Pierre, nous rejoignons la Place du Parlement St Pierre, toujours majestueuse. (et des travaux en cours de ravalement de façades m’ont empêché de prendre quelque jolie photo)
Par la rue St Rémi, et ses nombreux restaurants, et la rue des Piliers de Tutelle, nous rejoignons l’Opéra de Bordeaux, que les Bordelais appellent toujours le Grand Théâtre.
La visite est finie.
Je vous encourage vivement à parcourir le site de l’Office de Tourisme, et à tenter cette expérience : visiter sa propre ville avec un guide. Il y a toujours quelque chose que vous ne sachiez déjà ; en outre, entendre les commentaires des autres visiteurs est instructif ! Tous se sont extasiés devant la beauté de la ville. A noter : une Bretonne a demandé le nom du maire actuel de la ville… comme quoi…
Si vous aimez les abats, voilà un délicieux plat de rognons aux petits légumes, pour nous régaler.
Donc les abats reviennent à la mode. On redécouvre la valeur nutritive des abats rouges, principalement le cœur, le foie, les rognons, faciles à trouver. Ceux qui ne les cuisinent pas leur reproche leur aspect moins noble qu’une tranche de steak, ou leur odeur forte. Et pourtant… cette assiette de rognons aux petits légumes nous a régalés.
Avouez que c’est appétissant, non ?
La recette
Il faut : un rognon de porc, un sachet de julienne de légumes (Picard Surgelés), 1 verre de vin blanc, 2 cs de crème fraiche, 1 cs d’huile, sel, poivre.
Il faut commencer par s’occuper du rognon.
Rincez-le bien sous un filet d’eau. Ouvrez-le en 2 dans la longueur.
Là, j’espère que vous avez un couteau pointu bien aiguisé : il s’agit d’enlever toute la partie blanche que vous voyez sur la photo. Elle est dure, n’apporte rien, donc autant l’enlever. Il vous reste alors la partie rouge, que vous découpez en cubes ou petits morceaux.
Chauffez un peu d’huile dans une sauteuse, versez-y vos cubes de rognon, et faites revenir en remuant. Versez le vin blanc, donnez un tour de bouillon, puis ajoutez le sachet de julienne de légumes, salez poivrez, et laissez cuire une dizaine de minutes.
Quand c’est cuit, c’est à dire quand le rognon a perdu sa couleur rose, rajoutez 1 ou 2 cuillers de crème, vérifiez l’assaisonnement, remuez, c’est prêt !
Mes trucs
– si les légumes, taillés en julienne, sont encore légèrement croquants, c’est encore meilleur ! Attention à ne pas trop faire cuire les rognons, ils seront trop durs, et difficiles à manger.
– pour changer, vous pouvez rajouter, en fin de cuisson : des herbes, des cubes de tomate fraiche, un trait de sauce soja.
– j’ai servi ces rognons avec des pâtes, mais une bonne purée, du riz, conviennent tout à fait.
– enfin, ce qui ne gâche rien en temps de crise, les abats sont vraiment bon marché. Vous en doutez ?
Après mon séjour à Madrid, j’ai encore envie de repartir en Espagne ou, à défaut, d’en retrouver le goût. Et pour moi, l’Espagne, c’est synonyme d’ail et d’huile d’olive !
Alors, je vous propose une sauce toute simple, parfumée, à l’ail et à l’huile d’olive, pour accompagner un poisson, donc nous aurons pour déjeuner un maigre à l’espagnole.
Recette de la sauce (pour 4 personnes)
Il faut : 1 verre d’huile d’olive de qualité, 1/2 verre de vinaigre de citron, 4 gousses d’ail (ou plus, si vous aimez vraiment ça, personnellement j’en mets le double).
Pelez les gousses d’ail et détaillez-les en lamelles fines.
Faire chauffer, à feu doux, le verre d’huile d’olive et ajoutez l’ail. Quand l’ail commence à être translucide, ajoutez le vinaigre de citron. Et laissez mijoter tout doucement quelques minutes.
La sauce est prête à être versée sur le poisson !
Mes trucs pour un bon maigre à l’espagnole
– j’ai fait cuire les maigres au four, en ayant bien pris soin de les saler poivrer, intérieur et extérieur, puisque la sauce n’a ni sel ni poivre.
– recette déjà exécutée avec des filets de poisson, c’est délicieux. Dans ce cas, j’avais juste posé les filets sur la sauce, directement dans la poêle, quelques minutes de chaque côté (à ajuster selon l’épaisseur des filets).
– les vapeurs dégagées par le vinaigre qui chauffe n’est pas très agréable, donc attention à ne pas laisser son nez au-dessus de la poêle.
– en accompagnement, j’ai servi du riz, mais une écrasée de pommes de terre à l’huile d’olive, c’est juste divin !
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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