Verrine à la banane, dans l’esprit d’un cheesecake

Verrine à la banane, dans l’esprit d’un cheesecake

Des bananes en profusion… alors voilà une jolie verrine à la banane, pour se régaler.

Je vous explique : la Polynésie regorgeant de bons fruits, voire excellents, nos desserts sont le plus souvent constitués de tranches d’ananas de Moorea, de papayes et mangues du marché, de bananes et pamplemousses du jardin… Il ne faudrait pas non plus nous plaindre, ces fruits sont réellement délicieux.
Une autre raison, et pas des moindres, c’est que le climat local n’incite pas à allumer un four, ni à pétrir de la pâte. Je dois avouer aussi qu’on n’a pas très envie non plus de manger trop de gâteaux….
Alors, pour quelques occasions, pour un dessert plus élaboré qu’un fruit, je me lance dans des compositions et associations fraiches, et les plus légères possible.
Aujourd’hui, je vous propose donc une verrine à la banane, un peu construite comme un cheesecake, le beurre en moins, de la  compote de bananes en plus. Un peu de croquant, beaucoup d’onctuosité, pas trop de sucre, voilà un dessert délicieux.

Verrine à la banane - fourclavier.com

Recette

Il faut : des sablés bretons, des bananes, du fromage blanc, du « cream cheese », du sucre, du citron, du jus de pamplemousse, de la vanille ou du rhum.
Je ne vous donne pas de quantités, parce que cela dépend de la taille de vos verrines, et du nombre de gourmands ! Je suis sûre que vous saurez très bien adapter les quantités nécessaires.

1) les bananes

Épluchez les bananes, coupez les en rondelles, et faites les fondre dans un peu de jus de pamplemousse, dans une grande poêle, un peu comme une compote. Les bananes sont suffisamment sucrées, donc pas besoin de rajouter de sucre, le pamplemousse va amener le sucre nécessaire et un brin d’acidité.
Dans une autre poêle, versez un verre de sucre en poudre, laissez fondre sans rien toucher. Quand le sucre est fondu et commence à peine à colorer, ajoutez quelques tranches de bananes, et laissez caraméliser. Ajoutez un jus de citron au dernier moment.
Laissez refroidir la compote et les rondelles de bananes.

2) la crème

Mélangez en quantités égales fromage blanc et cream cheese. Le cream cheese le plus connu est le Philadelphia. Mais d’autres marques en proposent maintenant dans toutes les grandes surfaces. Sinon, du mascarpone fait très bien l’affaire aussi.
A l’aide d’un mixer, battez cette crème suffisamment, pour qu’elle devienne presque onctueuse, en y ajoutant un peu de sucre, et soit une pincée de poudre de vanille soit une giclée de (vieux si possible) rhum.

3) composition de la verrine

Concassez grossièrement les sablés bretons, déposez les dans le fond des verrines. Ajoutez de la compote de bananes, puis de la crème et enfin les rondelles de bananes caramélisées en déco. Quelques zestes de citron, et vous pouvez tout déposer au frais en attendant leur dégustation.

Quelques suggestions

  • vous pouvez bien sûr adapter cette verrine avec les fruits que vous aimez, de saison si possible.
  • vous pouvez aussi parfumer la crème avec de la menthe, des zestes de citron.
  • j’évoque les sablés bretons, mais tous gâteaux qui s’émiettent facilement peuvent faire l’affaire, à condition qu’ils ne se ramollissent pas au contact de la compote. Un reste de cake de la veille peut très bien convenir aussi. Peut-être avez-vous envie de tester avec des gâteaux au chocolat ? avec la banane, voilà une association qui devrait vous donner des verrines bien gourmandes !

Curry d’aubergines

Curry d’aubergines

Associez ce curry d’aubergines à des légumineuses, vous obtenez un plat complet, convenable pour des végétariens.

Je ne me lasse pas des aubergines, vous avez remarqué ? heureusement, c’est un légume qu’on trouve facilement, et pour pas cher, à Tahiti.
Associées à des épices, ici du curry, et un mélange de céréales, voilà un plat nourrissant, parfumé, et… végétarien 😉 Un très bon curry d’aubergines !

Si j’étais sûre qu’il n’y avait pas de blé dans mon mélange de céréales, je pourrais presque écrire « plat sans gluten »… je peux dire aussi qu’il est « sans lactose » ? Bon, je plaisante, mais au cas où cela améliorerait mon référencement 😉
Cette « mode » me fatigue, j’ai même vu une recette aujourd’hui d’une salade de tomates, haricots verts et lentilles… garantie compatible régime vegan…. La Palisse n’aurait pas dit mieux ! ou alors il y a quelque chose qui m’échappe…

Recette

Il faut, pour 2 personnes : 2 oignons, 2 aubergines, huile d’olive, pâte de curry, 1/2 citron, sel, poivre, coriandre feuilles.

Épluchez les oignons et détaillez-les en fines lamelles. Coupez les aubergines en tronçons.
Dans une poêle, faites chauffer l’huile, ajoutez les oignons, un cc de pâte de curry, laissez blondir quelques minutes.
Ajoutez les aubergines, sel, poivre, remuez bien, laissez cuire quelques minutes, ajoutez un petit verre d’eau, couvrez et laissez mijoter un quart d’heure environ.
Avant de servir, ajoutez le jus de citron et une petite poignée de coriandre ciselée.
Pendant ce temps, préparez les céréales comme indiqué sur le paquet.
Et voilà, c’est prêt à être dégusté !

Remarques

J’ai utilisé de la pâte de curry thaïe, parce que j’en avais. Vous pouvez bien sûr utiliser du curry en poudre, plus ou moins fort ; alors vous modifierez l’assaisonnement en conséquence.

Bon appétit !

Einaa en beignets – cuisine de Tahiti

Einaa en beignets – cuisine de Tahiti

Depuis le temps que je voulais en cuisiner ! ah… les einaa…. j’en avais goûté grâce à ma voisine, qui m’avait invitée pour un apéritif, mais voulait me faire goûter les spécialités tahitiennes.
De là à cuisiner les einaa… encore faut-il en acheter. Je vous raconte.

einaa de Tahiti

( Cette photo de Blue Banana est fournie gracieusement par TripAdvisor )

Les einaa (nom tahitien que je ne sais pas vraiment traduire) sont des micro-poissons, qui ne sont pêchés ici qu’entre juillet et novembre, et qui se vendent…. au bord des routes, avec des mamies sous un parasol surveillant une glacière comme dans la vidéo ci-dessous, ou dans des camionnettes qui sillonnent les rues et klaxonnent… encore faut-il être là !

Il y a 2 jours, chez une amie, on entend un klaxon, j’ai donc foncé. Enfin des einaa… Je les ai donc achetés au cul d’un pick up, tous les einaa étaient dans une grande glacière. Cela se vend au bol, 500f le bol (soit 4 euros environ).
En lisant ce reportage de la Dépêche de Tahiti, vous en saurez davantage sur la pêche des einaa.
J’ai donc cuisiné des beignets d’einaa.

einaa en beignets

Recette de beignets d’einaa

Il faut : un bol d’einaa, 100 g de farine, 1 œuf, 15 cl d’eau, 2 tiges d’oignon vert, 1 tomate, 2 gousses d’ail, sel, poivre, piment d’Espelette. Huile pour la cuisson.

Dans un saladier, mélangez farine, œuf et eau, remuez bien, qu’il n’y ait pas de grumeaux.
Ajoutez l’oignon vert ciselé, la tomate coupée en tout petits dés, l’ail écrasé, l’assaisonnement. Remuez bien.
Faites chauffer un peu d’huile dans une poêle.
Quand l’huile est chaude, déposez des petits tas dans la poêle, pas trop épais, un peu comme des pancakes, laissez dorer, retournez. Retirez de la poêle pour déposer les beignets sur un plat recouvert de papier absorbant.
Renouvelez l’opération tant qu’il vous reste de la pâte.

Et régalez-vous, tant que les beignets sont chauds. Avec une salade, c’est délicieux, et vous avez là un repas copieux pour 2. Si vous les avez prévus pour une entrée, vous en avez pour 4 à 6 personnes, selon leur appétit.
Je suppose que cela doit être très bon aussi avec des restes de poisson émiettés si vous n’habitez pas en Polynésie pour profiter des einaa 😉

Bon week-end à tous. Reposez-vous ou dépensez-vous, mais surtout faites vous plaisir.

Légumes d’été confits

Légumes d’été confits

Les légumes d’été sont encore disponibles ! alors profitons-en. Ils nous font croire que l’été n’est pas loin, leur cuisson parfume la maison. Ratatouille ? piperade ? légumes d’été confits, de méditerranée ou du pays basque ? avec ou sans poivron ? les puristes ont leur propre recette, et ne m’en voudront pas de croire que chaque famille a la sienne. Moi j’aime surtout les légumes confits dans une ratatouille.

Pour ma part, c’est surtout selon les légumes disponibles, au marché ou dans le placard… mes enfants me parlent encore d’une ratatouille que j’ai cuisinée sans tomate… bof, c’était bon, et j’ai toujours considéré qu’il suffit de changer le nom de la recette et basta.
En ce moment, les poivrons sont hors de prix à Tahiti, donc il n’y aura pas de poivron. Par contre, les courgettes de taille convenable – c’est à dire pas trop grosses, ont fait leur apparition, donc j’en profite.
La cuisson : on lit souvent qu’il faut faire revenir les légumes les uns après les autres…. il faut quand même avoir du temps et… aimer l’huile. On oubliera la version cocotte minute, où on retrouve des légumes bouillis, ce que je n’aime pas du tout.
Alors je vous propose une lente cuisson au four, au cours de laquelle les légumes vont confire dans – un peu – d’huile et leur propre jus, pour obtenir un savant mélange de légumes confits bien parfumés.

Recette

Il faut : 2 oignons, 2 têtes d’ail, 2 courgettes, 2 tomates, 2 aubergines, 2 poivrons, huile d’olive, herbes, sel, poivre.

Épluchez les oignons, et détaillez tous les légumes en petits cubes.
Détachez les gousses d’ail, sans les éplucher.
Allumez votre four à 160°.
Versez tous les légumes dans un plat à gratin. Arrosez d’un filet d’huile d’olive, salez, poivrez, ajoutez du thym ou des herbes de Provence, ou toute herbe du type romarin, origan, basilic… et remuez bien, de manière à bien répartir l’huile et les assaisonnements.
Surveillez la cuisson, remuez les légumes de temps en temps, ajoutez un 1/2 verre d’eau si besoin.
Les quantités indiquées sont approximatives, faites vous plaisir, augmentez les quantités sans problème. C’est un plat qui se mange aussi bien chaud que froid ! A la maison on se bat pour choper l’ail, je n’en mets jamais assez il faut croire 😉

Observation sept 2019 : légumes d’été confits ou tian ?

Quand je parle légumes d’été avec mon fils, il me parle tian, alors que je n’ai toujours que le réflexe ratatouille. J’ai trop souvent l’impression que ça va être plus long à réaliser, surtout l’alignement des légumes à la verticale ! Et puis, quand on a une recette qui marche, hein… ben les réflexes prennent le dessus.
Et puis je me dis qu’il n’y a pas de raison que je ne m’y lance pas, maintenant que j’ai découvert la recette de tian aux légumes de Marciatack

Confiture de prunes d’ente

Confiture de prunes d’ente

Je fais peu de confitures, surtout depuis que je vis à Tahiti. J’ai bien sûr essayé celle de bananes, et celle de mangues surtout, un délice que je renouvellerai quand les mangues inonderont de nouveau nos marchés.
Les prunes ? autant vous dire qu’il n’y en a pas à Tahiti, donc cette confiture de prunes d’ente je l’ai faite lors de mon séjour bordelais annuel et estival. Cette confiture a une histoire particulière, une saveur pleine de souvenirs. J’en ai fait 9 ou 10 pots, et il nous en reste un seul. J’en ai offert, on l’a dégustée. Le dernier pot ? je ne sais pas quand nous oserons l’entamer, et le finir.

Cet été 2016 aura marqué la fin d’une époque, la séparation d’avec la maison de famille. Au-delà des souvenirs qui s’éparpillent, lors de la dernière visite de la maison vide nous est apparu le prunier du jardin. Recouvert de prunes, parce que c’est la saison.
La décision fut vite prise de ramasser toutes les prunes, pour garder encore un peu de souvenirs… Je me suis donc attribué le rôle de « faiseuse de confiture », et j’ai partagé les bocaux entre frères et sœurs… comme pour faire durer encore un peu la vie de ce jardin, qui fut si riche en fleurs et fruits.

Recette

Il faut, pour un kg de fruits dénoyautés : 600 g de sucre spécial confitures, 1/4 l de jus de pamplemousse, 1 cc de poudre de vanille de Tahiti.

Lavez les fruits. Puis coupez-les en 2, enlevez le noyau, puis coupez chaque moitié de 2. On obtient donc des quartiers de prunes, sans noyau.
Dans un grand faitout, ou tout contenant adapté aux quantités de prunes, versez les fruits, le sucre et la vanille, remuez et laissez macérer une nuit.
Le lendemain, ajoutez le jus de pamplemousse et portez à ébullition, laissez cuire au moins 15 mn, écumez de temps en temps.
Réduisez le feu, et vérifiez si votre confiture est cuite : si, en versant une cc de confiture sur une assiette froide elle se fige de suite, c’est qu’elle est cuite :
Versez la confiture très chaude à ras bord dans des pots au préalable stérilisés (passage au lave-vaisselle ou 15 mn au four), fermez les pots, retournez-les de suite. Attendez que les pots aient refroidi pour les retourner à l’endroit.

Je n’aime pas trop les confitures trop sucrées, j’ai donc diminué la quantité de sucre ajouté donnée dans nombre de recettes. Et j’ai fait cuire les prunes dans du jus de pamplemousse, ce qui ajoute un peu d’acidité, et tout le monde a aimé, alors… La vanille ? incontournable depuis que j’ai croisé la route de l’excellente Vanille de Tahiti.
En réalité, j’ai cuisiné aussi une 2° version de cette confiture, en concoctant une version bordelaise : en remplaçant la vanille par un verre de Lillet ajouté en fin de cuisson de la confiture ! excellent aussi.