Que ça se sache, l’Aranui, cargo pour les Marquises, c’est d’abord un cargo qui approvisionne les Marquises. La rotation est d’environ 3 semaines, autant dire que le bateau est attendu avec impatience dans les 6 îles desservies, et alors l’animation règne sur les quais.
Donc, les escales, les temps de déchargements et de rechargements sont absolument prioritaires. Les livraisons d’abord, les touristes après, voilà la règle.
Si on est à quai, 3 fois seulement, c’est relativement « facile ». Les 2 grues sont alors à l’œuvre.
Si on n’est pas à quai, ça se complique un peu, surtout pour les marins ! Alors, tout le transbordement a lieu à bord de la barge et des 2 baleinières. Et les marins déballent quasiment tout « à la main ».
Vous voulez savoir ce que j’en pense ? ces marins, ce sont de vrais artistes, d’une dextérité absolue. (voilà, les marins costauds, c’est pour bientôt…., mais il faut bien que je vous montre pourquoi ils sont costauds….)
Les produits transportés ?
A l’aller, tout. Je dis bien tout. Des véhicules, aux surgelés, bière, alimentaire, matériaux de construction, meubles, gas-oil (l’Aranui fait aussi « super-tanker » avec une part de ses soutes destinée spécialement aux carburants), etc etc. Il n’y a que des animaux vivants que je n’ai pas vus…..
Un de nos amis avait commandé une fontaine à eau. Il a passé la journée à attendre, chercher le bon conteneur, parlementer. Son épouse avait passé commande par une filière habituelle de « son marché », pour compléter ce qu’elle ne trouve pas chez le « chinois » local.. Je suppose que le Père Noël avait dû confier sa hôte aussi à l’équipage de l’Aranui, au cas où il aurait un sous-traitant sur place !
Pendant les escales, chargements pour la consommation des passagers et marins de l’Aranui aussi !
Au retour, des fruits et légumes, du poisson local, du coprah, du matériel à faire réparer à Tahiti, et des colis à livrer aux amis des escales retour. Disons qu’on rentre presqu’à vide, et le bateau relève légèrement le nez sur la route retour….
A l’arrivée à Papeete, les familles attendent, et se bousculent….
L’Aranui le cargo mixte qui dessert les îles Marquises mérite d’être présenté.
Contrairement à un doute émis voilà quelques jours ici même, non il n’est pas trop rouillé. Figurez-vous qu’il a été construit en 2002 dans un chantier naval roumain (au bord du Danube exactement), et il est en service depuis mars 2003. Je n’y connais pas grand chose, mais je n’ai pas l’impression que ce soit un grand âge… L’Aranui 5 est en construction.
8 cargos de ce type sont en circulation dans le monde, dont un sur la liaison Russie-Japon, un autre dans le sud du Chili, un autre du côté de l’Islande.
Un beau cargo mixte, pour visiter les Marquises et transporter du fret.
Pour le nombre de cabines, de suites, etc, tout est là, sur le site de l’Aranui. On trouve quelques suites, des cabines avec balcon, des cabines simples et des dortoirs. J’ai voyagé et dormi en dortoir (8 personnes dans une grande pièce) : c’est sans souci, bien équipé. Je souligne que le prix d’un lit en dortoir coûte 2 fois moins cher qu’en cabine…. et on passe tellement peu de temps dans sa cabine !
Pour le fret, chargement spécial cette fois-ci, pour 2 raisons qui s’additionnent : les fêtes approchent, il ne manquerait plus que les îles manquent de bière, et aussi il faut tenir compte du fait que le prochain passage de l’Aranui aux Marquises n’aura lieu qu’en février. Le prochain voyage du bateau aura lieu vers les Australes, sans fret.
60 et quelques personnes d’équipages, tous Polynésiens, des matelots (plutôt costauds, quasi tous Marquisiens) et du personnel d’hôtellerie-restauration. Tous charmants.
Les visites à terre avec des guides passionnés.
160 passagers sur ce cargo mixte. En gros : la moitié francophone (Français et Suisses), un bon tiers d’anglophones (Nord-Américains, Australiens, Néo-Zélandais), et des germanophones (Allemands, Autrichiens).
Quoi de plus pour l’instant ? le bateau est complètement autonome : 5 générateurs (ça s’appelle comme ça ?), un système pour désaliniser l’eau de mer, une station de traitement des déchets, des hélices qui restent fixes mais dont les pales pivotent, plein plein d’électronique, voilà tout ce que j’ai compris. Parce qu’en plus des Marquises, on visite le bateau aussi…. et c’est bigrement intéressant.
Considérée comme l’île « sauvage » des îles sous-le-vent.
Assez bizarre, parce qu’en réalité elle est composée de 2 îles, Huahine Nui au nord et Huahine Iti au sud. Comprenez : – Nui, c’est grand, comme Air Tahiti Nui – Iti, c’est petit. Un petit pont les rassemble. Une route d’une soixantaine de km (attention, on dépasse à peine le 50 km/h dans les lignes droites…) pour en faire le tour.
La « ville centre », c’est Fare. 1 supermarché, 2 loueurs de voitures, une très belle poste, quelques boutiques qui ont l’air de dater des années 50, un port qui fait l’animation (s’il y a un bateau), 3 roulottes qui permettent de se restaurer pour pas (trop) cher dans la soirée, quelques pêcheurs et quelques jeunes qui papotent ou qui se baignent, radio à fond (avec son plutôt techno, ou quelque chose d’approchant, suis pas trop connaisseuse…).
J’y ai séjourné 3 jours en juin dernier, au Fare Ie, je l’ai déjà souligné. Total repos !
Quoi demander de plus ? un eau limpide et calme (et chaude) à 3 mètres, des kayaks mis à disposition pour se balader jusqu’à la barrière de corail. FARE (la capitale…) à quelques encablures, accessibles par la route ou la mer (nettement plus sympa !).
Bon, on n’a pas fait que bronzer idiot ou s’extasier devant chaque poisson plus multicolore que l’autre, il y a (un peu) de quoi visiter aussi.
Site considéré comme un des sites majeurs de la Polynésie pré-européenne. Des dizaines de marae (lieux de cultes traditionnels). Des panneaux explicatifs à l’entrée du site sont justement appréciés.
Si on continue le tour de Huahine, et qu’on aborde Huahine Iti, on traverse une zone un peu plus touristique. 3 pensions. Une baie bordée de sable, ce qui est assez rare par ici, quoiqu’en disent les guides. On mange bien à la pension Mauarii, je n’y ai jamais dormi. Le relais Mahana est plus luxueux. Fare Ie vient d’y implanter une annexe, avec des tentes encore plus luxueuses (là, je crois que cela sera pour une prochaine fois….).
Et quelques points de vue époustouflants, de temps en temps, quand on prend la peine de s’arrêter, et de se laisser envahir par la beauté de quelques endroits un peu magiques….
Edit 2019 : – la pension Fare Ie est fermée depuis longtemps, dommage. – d’autres hôtels ont ouvert, et j’en ai entendu beaucoup de bien, dont le Lapita. – Huahine et Fare se sont bien développés, car le charme et l’authenticité de cette île attire des touristes sincères et curieux de la culture tahitienne.
La Bonne Mère veille sur Marseille et les Marseillais.
Tous les Marseillais, les vrais, vous diront qu’elle les protège. De tout. Des invasions. Des maladies. De la mauvaise mer.
Ma grand-mère était prête à y grimper à pied, même à genoux s’il avait fallu. La légende était tenace, et elle croyait fort, en fervente appliquée, que cela aurait été utile. Encore restait-il à prendre un bus ou plusieurs, calculer les temps nécessaires, étudier le trajet retour….. et je ne crois pas qu’elle l’ait jamais réalisé.
Cette Basilique, il y avait longtemps que je n’y étais pas montée.
Les travaux de restauration sont presque terminés. La foule, des bus de voyages organisés, des gosses qui courent, une télé japonaise, beaucoup de monde. Il faut dire que faire le tour de l’esplanade permet une vision à 360° de toute la ville, et que le spectacle est grandiose.
On oublie trop souvent Moorea, quand on cite les îles à visiter. Parce que c’est trop simple ? trop en face de Papeete ?
Rare qu’on ne trouve aucun nuage au-dessus des sommets, alors j’en profite pour commenter.
En partant de la gauche, la passe (OK. Un peu escamotée sur ce cliché) qui permet aux nombreux ferrys venant de Papeete d’accoster.
Le golf en cours de construction. Il s’agit avec ce golf de pouvoir satisfaire une demande croissante dans le tourisme : le circuit golfique. Il en existe un, superbe parait-il, à Tahiti. Avec un 3°, en cours de négociation à Tahaa, le circuit ravirait les amateurs… Affaire à suivre.
Puis la baie de Cook, celle de Opunohu, et le mont Rotui entre les deux.
Complètement à droite, l’ancien site du club med, fermé et laissé à l’abandon. Mais l’endroit reste le meilleur coin de l’île : du sable fin et blanc, des motu sur lesquels farnienter, du vent pour les kiteurs, des raies pour les amateurs. Bref, que du bon.
Vaiare, la porte d’entrée à Moorea quand on arrive par ferry
Enfin, Moorea a ceci de sympa, c’est qu’elle est vivante (comme Huahine par exemple). Je veux dire là qu’il n’y a pas que des hôtels (comme à Bora), et qu’on rencontre donc la vraie vie, une vie locale dynamique (je caricature un peu, mais c’est l’idée générale que j’en retire).
Bon, les images sont d’archives personnelles, parce que ce week-end on y a retrouvé la houle, un vent fort, un lagon déchainé, et donc je ne me suis qu’à peine baignée, j’ai ainsi fait les boutiques, bouquiné, et commencé à coudre mon premier tifaifai !
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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