Premières impressions de Chine

Premières impressions de Chine

Et oui, nous étions partis en vacances, et j’aimerais bien vous donner mes premières impressions de Chine.

Quelques mots d’introduction sur mes impressions ?

Globalement, je reviens bluffée.

Par des gens souriants, joviaux, gentils. Par les travaux gigantesques entrepris. Par les infrastructures démesurées et souvent surdimensionnées (pour combien de temps ??). Par le niveau de modernisme de certains lieux, par exemple le train que nous avons pris entre Xi’An et Beijing, j’en reparlerai. Tout est traduit en anglais, absolument partout.

Et puis par la persistance des traditions.

Par contre, bon, les fils électriques, c’est pas tout à fait ça encore, y’a encore du boulot….

Grand pays de grands contrastes, entre la ville et la campagne, les anciens et les jeunes, les instruits et les autres, le vieux et le moderne.

Je continue dès que je peux, après avoir trié les photos, fini de lire le livre en cours : Quand la Chine change le monde (E Izraelewicz).

Les avis divergent sur l’envol économique de la Chine. Je vais essayer d’y voir plus clair avant d’écrire des âneries !

Et puis, notre guide nous a assuré qu’on pouvait lui écrire, qu’il continuerait de répondre à nos questions. Alors, devinez… bien sûr que je vais lui écrire, il est passionné de sociologie et de politique…. je vous tiens au courant !!!

En prime, ce fut notre premier voyage organisé, en groupe. J’insiste, le premier « pas organisé par moi ». Moi qui appréhendais un peu, et bien je dois reconnaître que c’est pratique. Peut-être parce que ce sont deux amis qui ont tout super bien négocié pour notre groupe, que le groupe était relativement homogène – des gens habitant Tahiti. Peut-être parce que nous avons eu un guide-accompagnateur fantastique. Peut-être parce que la Chine est un pays qui s’y prête.  Mais, ne jamais s’occuper des valises, ne pas faire la queue pour rien, suivre un programme préétabli, avoir en permanence quelqu’un pour régler tous les petits soucis de voyage, et bien je dois avouer que j’ai apprécié ce petit confort là. Un grand merci aux amis organisateurs.

Portez-vous bien.

Pointe Venus, suite.

Pointe Venus, suite.

La Pointe Venus est un haut lieu de rassemblement, de commémorations, de détente, incontournable quand on visite Tahiti.

Nous y voilà.

Pointe Venus

On distingue la baie de Matavai à droite , le phare, la plage de sable noir, et ces fonds transparents….

Pointe Venus
Pointe Venus
Pointe Venus

Voilà bien un lieu convivial. Sur la côte Est de Papeete, à Mahina exactement, ce lieu rassemble les familles, les ados qui jouent au foot, les « papas » joueurs de pétanque, quelques pêcheurs, les groupes de jeunes dans leurs pick-ups, baffles sur le plateau arrière….et bière pour tout le monde ! L’espace est vaste, il y fait bon vivre.

A demain, pour l’histoire du lieu, avant d’aborder l’histoire du Phare !

Baie des Vierges

Baie des Vierges

« Ce soir, au coucher du soleil, c’est la baie qu’il faut regarder , pas le soleil ! »

Si je vous dis que, sur l’Aranui, on est vraiment guidé….

Et comme je suis une bonne élève, j’ai écouté, et …. voilà.

J’allais presque être déçue ou frustrée, quand le soleil est revenu, enfin.

Pascal avait raison, non ?

Cette magnifique Baie des Vierges se situe à l’ouest, à Fatu Hiva. Son nom officiel est la Baie de Hanavave.

Et si je vous disais pourquoi cette baie de Hanavave s’appelle « Baie des Vierges » ?

Selon Pascal, notre guide marquisien : « les missionnaires seraient passés par là, et devant le nom donné à cette baie, auraient décidé de rajouter une voyelle, qui n’est pas un e. » C’était ma rubrique : c’est comme si vous y étiez….

A bientôt pour la suite, pour une série : décors marquisiens.

Transbordements

Transbordements

Voyager sur l’Aranui, c’est sportif. En particulier à cause des nombreux transbordements…

Non pas que la partie hébergement ne soit pas confortable : tout est climatisé, les repas sont excellents, la boutique est bien achalandée [quant à la Vendeuse en chef…… beaucoup d’acheteurs masculins, dans cette boutique ;-)], des prises partout et un service régulier de blanchisserie (inclus dans le prix), thé et café à discrétion à longueur de journée…

En fait, le problème, si problème il y a, c’est que de ce bateau il faut bien en descendre et y remonter de temps en temps. Sur 14 jours, 2 jours de mer, donc 11 jours (attention aux histoires de bornes et d’intervalles, tout de même) de sortie, moins 3 où on est à quai, plus 4 où on sort 2 fois… Vous suivez ? bref, on a été souvent « transbordés »

Disons que l’activité Transbordement est indissociable de la croisière Aranui…

2 types de transbordements sur l’Aranui 3.

Le moins sportif : la barge. Comme pour un « débarquement ». Pour mer calme. Avec ouverture par l’avant. Tranquille. Donc, on ne l’a pas utilisée très souvent, tout simplement parce que cela suppose qu’on arrive sur une plage qui s’y prête…

Le plus drôle : la baleinière. Un mot d’ordre : faire confiance aux marins. Les consignes sont strictes : ne passer exclusivement que « entre 2 marins ». Deux ? Quatre en réalité : 2 d’un côté, 2 de l’autre. Soit ils vous aident à sauter, soit ils vous trimballent comme un paquet très très fragile.

Ne vous inquiétez pas, les gilets, on ne les a mis qu’une seule fois, la première fois qu’on a débarqué.

Là où ça se corse, c’est quelques fois à l’arrivée. A quai je veux dire.
En particulier pour un quai spécial, je ne sais plus où exactement. Spécialité : la vague casse à cet endroit-là précis, donc la baleinière monte et descend en permanence d’un bon mètre, le long du quai.
Descendre ? facile selon eux : « tu attends que la vague remonte le bateau, et tu sautes à quai ». Ben voyons. Ben si, c’est facile : dans tous les cas, vous les voyez les 4 marins, 2 à quai, 2 dans la baleinière, et bien, ils interviennent, et fermement, dès qu’il le faut.

Je vous l’avais dit, les marins il faut juste leur faire confiance, et tout va bien ! En plus ils sont sympas, patients, pas moqueurs et baraqués (je sais, je l’ai déjà dit, mais je ne m’en lasse pas)
On a tout « transbordé » : les bébés, les poussettes , les grands-mères (la doyenne a été magnifique, 87 ans !), les picnics, et tout et tout !

Bon, quand même, va falloir aborder les Marquises, AUSSI, maintenant qu’on a accosté….. Rendez-vous alors au prochain épisode.

Portez-vous bien.

Les matelots de l’Aranui, costauds et rassurants

Les matelots de l’Aranui, costauds et rassurants

J’en avais parlé. En voilà, quelques-uns au moins. Vous saurez tout des matelots de l’Aranui.

Leur tâche n°1, je répète, charger et surtout décharger le cargo.
Avec casque et chaussures de sécurité, toujours. Intéressants à observer : pas un mot, quelques signes rapidement interprétés, pas de gestes superflus, chacun à sa place comme dans une chorégraphie bien maîtrisée, il s’agit d’aller vite et d’être efficace.

Les grutiers de l’Aranui

Le roi des grutiers de l’Aranui, le voilà. Il s’appelle Mahalo.

Aux étapes importantes comme à Nuku Hiva ou Ua Pou, il peut passer la journée entière dans sa cage, jouant des manettes, sans une pause. Impressionnant.

Les matelots de l’Aranui

Deuxième tâche : aider les passagers à se déplacer hors du bateau. Si la mer est calme et l’abordage facile : la barge. Sinon : tous à la baleinière ! Reportage à suivre.

Si on n’a aucune opération de déchargement quelconque, ni de marchandises, ni de passagers, vous croyez qu’ils se reposent ? ben non. Et, entre nous, franchement, vous ne croyez pas qu’avec un pinceau plus large cela aurait été plus facile ?? laver le bateau avec un truc pareil…..

Enfin, retour sur la vedette, Mahalo. Pas un reportage sur l’Aranui ou les Marquises qui ne le montre, ou qui ne parle de lui. Même le Monde, dans son reportage sur l’Aranui (si vous êtes abonné) (si vous ne l’êtes pas, lire l’extrait qui le concerne ci-dessous), qui le fait parler, ou penser, on ne sait pas trop.

Avouez qu’en plus, il a de la gueule, non ? Parait même qu’il a la peau douce, c’est une copine qui me l’a dit 😉

Selon leur humeur, quelques marins sortiront alors guitare, ukulélé (guitare hawaïenne) et hue (maracas) pour faire danser les passagères. C’est l’heure propice aux rencontres et aux confidences. Comme beaucoup de Marquisiens, Mahalo Pahuatini n’est pas très loquace. Ce colosse au crâne rasé, au corps et au visage couverts de tatouages, s’exprime d’abord avec les yeux, un froncement de nez ou un mouvement du pli de la bouche.

Mais quelques bières plus tard, il vous décryptera peut-être son histoire, illustrée, comme dans un livre, avec ses tatouages. Le voyage sur une pirogue de ses ancêtres venus d’Hawaï en suivant la Croix du Sud. Son amertume et sa colère lors de la reprise des essais nucléaires à Mururoa. Les tikis qui le protègent et lui donnent sa force. La tortue, symbole du voyage et trait d’union entre les humains et les dieux. Il confiera son attachement à ses îles, plus fort que le chant de quelques sirènes, et dira pourquoi les Marquisiens surnomment leur archipel Enua Enata : « La terre des hommes » . extrait de L' »Aranui », messager des Marquises LE MONDE | 24.08.05 | 15h12

A bientôt la suite : le « transbordement des passagers« .

Bon week-end à tous. Portez-vous bien.