Recettes d’agneau [spécial Pâques]

J’adore les plats d’agneau, de mouton, viande de mon enfance. Et je crois bien que je les ai cuisinés sous toutes leurs formes. Carré d’agneau en croûte, brochettes, méchouis, couscous et tajines bien sûr (pas toujours en photo ici, parce qu’on ne pas tout partager)… Pas de boulettes, non… Pourquoi transformer une viande aussi bonne et goûteuse à ce point ? Donc voilà quelques recette d’agneau.

Un jour, une amie me confie
–  tu nous as invités pour la semaine prochaine, alors je voudrais te prévenir : mon ami n’aime ni l’agneau, ni le mouton. Tu comprends, il trouve que le goût est trop fort… Alors, comme tu en cuisines souvent, je voulais te prévenir.
J’ai eu du mal à m’en remettre. Non pas que je ne puisse pas cuisiner autre chose, et j’ai probablement improvisé autre chose avec plaisir parce qu’elle est vraiment une amie. Mais qu’on trouve cette viande trop forte en goût, ça ne m’était jamais venu à l’esprit ! Franchement.

Alors, du coup, j’ai pensé vous faire un récap des recettes d’agneau, si cela vous est utile.

souris d'agneau saveurs tahitiennes
souris d'agneau saveurs basques
souris d'agneau en tajine
souris d'agneau confites


Faites-vous plaisir ! bon week-end à tous !

Souris d’agneau flageolets revisité, sauce ail citron gingembre

Souris d’agneau flageolets revisité, sauce ail citron gingembre

Le duo souris d’agneau flageolets est un grand classique. Alors, je l’ai revisité à mon goût : en y ajoutant un peu de gingembre ! et c’est succulent.

J’ai souvent été invitée, il y a longtemps, pour le repas de Pâques, et il y avait systématiquement sur la table le gigot entier et ses flageolets. Un gigot rosé, que la maitresse de maison avait pour habitude de piquer avec quelques gousses d’ail. Je pense que c’était le seul parfum autorisé dans ce plat… Invitée, j’ai toujours apprécié ce bon gigot, même si ce n’était pas comme ça que j’aimais le cuisiner. Alors, j’ai improvisé un bien parfumé plat : les souris d’agneau flageolets, à ma manière.
Mes souvenirs d’enfance de mouton ou d’agneau, c’est plutôt en méchoui, alors le gigot rosé un peu fade ce n’est pas trop ma madeleine à moi.
Je vous ai déjà proposé mes versions personnelles de la cuisine du mouton (épaule ou gigot) ou de l’agneau, de souris confites, façon tajine, aux  saveurs tahitiennes ou basques ? Cette fois-ci, je suis allée au bout de la revisite, j’ai même associé des flageolets à mes souris d’agneau ! oui, mais en les parfumant d’une sauce ail citron gingembre, on ne se refait pas 😉

Recette des souris d’agneau

Il faut, pour 2 : 2 souris d’agneau, une tête d’ail, un oignon, 2 citrons, 3 cm de gingembre, huile, sel, poivre.

Commencez par enlever autant de gras que possible autour des souris, il en restera toujours assez.
Dans un plat « spécial four », déposez les souris salées poivrées, l’oignon découpé en lamelles, le jus d’un citron, le gingembre pelé et coupé en gros cubes, 6 ou 8 gousses d’ail non pelées (la moitié de la tête d’ail environ), versez un verre d’eau au fond du plat, et laissez cuire à 160° pendant 1h30.
Dans un bol, préparez un assaisonnement : le jus d’un citron, quelques gousses d’ail écrasées, une lichette d’huile d’olive, un peu d’eau, sel, poivre. Remuez bien. Cette mixture vous servira à arroser les souris de temps en temps.
Quand les souris sont cuites, ajoutez les flageolets dans le plat, remuez bien. Goûtez (les flageolets, pas les souris !), rectifiez l’assaisonnement si besoin. C’est prêt !

Quelques remarques pour un plat réussi

Le temps de cuisson n’est qu’indicatif. Il dépend de votre four, et de la taille des souris aussi.
N’hésitez pas à ajouter un peu d’eau au fond du plat en cours de cuisson, d’arroser régulièrement les souris avec la « mixture », de les retourner aussi 3 ou 4 fois en cours de cuisson.
Pensez à retirer les morceaux de gingembre avant de servir.
J’ai utilisé des flageolets extra-fins, vendus en bocaux, dans une marque de distributeur, je les trouve excellents. Je vide le bocal de son jus et je rince les flageolets avant de les utiliser, de manière à garder le moins d’amidon possible.

Voilà un plat classique modernisé, un « gigot d’agneau flageolets » qui change un peu, sans trahir la tradition de Pâques !!

One pot pasta, porc et spaghetti, aux olives et anchois

One pot pasta, porc et spaghetti, aux olives et anchois

Fêtons le printemps avec des saveurs du Sud, bien ensoleillées ! et c’est là que j’ai eu envie de tester le principe du « one pot pasta », parce que c’est la mode et que ça m’intrigue un peu aussi 😉

Olives, ail, anchois, et spaghetti… vous sentez déjà les odeurs d’un plat qui fait sortir de l’hiver ?

Ce plat m’a aussi permis de tester, enfin, la cuisson des spaghetti dans leur jus, ce qui est bien pratique j’ai trouvé. Une seule casserole, des spaghetti qui s’imprègnent facilement de toutes ces saveurs…. on s’est régalé !
Et pour aller au bout de l’idée, j’y ai même fait cuire les escalopes de porc : le principe du « one pot pasta » jusqu’au bout du concept 😉

Le mode de cuisson est tellement surprenant que je vous propose une autre recette, du blog Douce Addiction : des pâtes aux crevettes, où tout cuit en même temps !

Recette du one pot pasta

Il faut, pour 4 personnes : 500g de spaghetti, 1 oignon, 5 gousses d’ail, une boite de tomates concassées, un bocal d’olives dénoyautées, 5 filets d’anchois, 4 escalopes de porc, huile d’olive, sel, poivre.

Dans un faitout, faire revenir rapidement les oignons en lamelles, l’ail écrasé.
Ajoutez les tomates concassées, les olives, les anchois, l’assaisonnement, couvrez d’eau et laissez mijoter 5 minutes.
Posez alors les spaghetti dans le bouillon, et laissez cuire à feu moyen, sans couvrir.
Coupez les escalopes en lamelles, et 3 minutes avant la fin de la cuisson des spaghetti, posez-les dans le faitout, et couvrez. La viande va donc cuire aussi dans le jus obtenu.
N’oubliez pas le tour de moulin à poivre avant de déguster !

Filet de porc, spaghetti, olives et anchois

Précautions pour la réussite de la recette

Quelle quantité d’eau ? franchement, cela dépend de la qualité des spaghetti que vous utilisez. Certains cuisent plus vite que d’autres. Je vous suggère alors de commencer par verser peu d’eau, et si besoin d’en rajouter en cours de cuisson.
J’ai utilisé des anchois à l’huile. Si vous avez en stock des anchois au sel, pensez à les rincer avant de les utiliser. Attention au sel rajouté ! les anchois fondent complétement dans le jus, vous ne les sentirez donc pas à la dégustation… sauf qu’ils donnent une saveur très sudiste au plat !
Si les morceaux de viande que vous utilisez sont plus gros, mettez-les dans le faitout en même temps que les spaghetti, ils seront cuits à point.
Vous pouvez bien sûr utiliser des filets de poulet à la place du porc.

Vive le printemps !

Salade de pommes de terre, vinaigrette miel moutarde

Salade de pommes de terre, vinaigrette miel moutarde

Vous savez que la St Patrick approche ? et oui, le 17 mars, les Irlandais seront à la fête. C’est en pensant à eux que j’ai fait cette salade de pommes de terre, servie avec une vinaigrette miel moutarde.

Figurez-vous qu’il y a une chose (entre autres choses, hein) que j’adore quand je suis à table chez mon fils, c’est le dressing amené à table : un assaisonnement miel moutarde. J’en ai longtemps ramené dans ma valise jusqu’à ce que je me décide à le faire moi-même ! c’est quand même plus pratique, et probablement meilleur. Ouste les additifs et autres conservateurs.
Associer cette sauce miel moutarde et quelques bonnes petites pommes de terre, et nous voilà en Irlande ! Si on peut se croire en Italie en mangeant des pâtes, je vous confirme qu’en Irlande c’est pommes de terre à tous les repas !!

Recette

Il faut pour la vinaigrette : une cs de moutarde à l’ancienne, le jus d’un citron, une cs de miel, de l’huile au goût neutre, sel, poivre.

Après avoir bien lavé quelques pommes de terre, faites les bouillir. Passez-les ensuite rapidement dans l’eau froide, vous pourrez les peler plus facilement.
Mélangez tous les ingrédients de la vinaigrette, goûtez, rectifiez si besoin, selon vos goûts.

Observations

  • je ne précise pas la qualité des pommes de terre, parce qu’à Tahiti le choix est plus que restreint. On trouve 2 catégories de pommes de terre : lavées ou… non lavées 😉 On peut trouver quelques fois des pommes de terre importées, des toute petites ou des rouges, à des prix qui font que je passe mon chemin.
  • on trouve enfin du miel à Tahiti. Il y a eu une forte pénurie de miel depuis quelques années, compte tenu du manque d’abeilles ici et de l’arrêt de l’importation. La politique de soutien à la production de miel local a porté ses fruits, donc maintenant on en trouve !! Par contre, comme pour les pommes de terre, peu de choix dans les qualités de miel, on consomme ce qu’il y a.
  • pour mélanger mes sauces ou vinaigrettes, j’utilise souvent un vieux pot de confiture. On y verse les ingrédients, on ferme le pot, on secoue fort, c’est prêt. On utilise ce que l’on veut de la sauce, et le reste non consommé se conserve bien au frais, dans un pot fermé. Solution économique et bien pratique.

Bon appétit !

Riz frit à l’oignon vert

Riz frit à l’oignon vert

Il y a des plats tout simples qui sont délicieux. Par exemple, le riz frit, ou dans l’esprit. Genre riz de la paella par exemple, non je plaisante…
Il me restait du riz, parce que j’avais prévu large pour mes invités de la veille, pas si gros mangeurs que ça tout compte fait 😉
J’ai donc « customisé » mon riz restant, en lui donnant du goût, en variant les saveurs. Il est vrai que mon riz de la veille était neutre, puisqu’il accompagnait un mahi-mahi à la vanille (pas de photo, donc pas de recette en ligne, une bonne excuse pour en refaire, avec grand plaisir, parce que c’est très très bon…)
Et puis… on n’oublie pas qu’il faut lutter contre le gaspillage alimentaire. L’art de recycler les restes, dans la famille on s’y connait. « Une famille à couscous, quand on cuisine pour 10 il y en a pour 25… »
Donc soit on réchauffe le lendemain (souvent encore meilleur) ou on congèle, pour les plats mijotés ; soit on recycle, pour les plats neutres ou pas, mais recyclables. Je vous donne des exemples pour ces derniers : lasagnes, boulettes, farcis… pour les restes de viande ou poisson ; pâtes, riz, soupes, salades… pour les restes de légumes.

Recette

Il faut : du riz déjà cuit, un paquet d’oignon vert, du Arôme Saveur de Maggi, persil, huile, beurre, sel, poivre.
Soit vous avez des restes comme moi, soit vous faites cuire du riz comme vous en avez l’habitude.
Préparez l’oignon vert : nettoyez-le , découpez-le comme sur la photo.
Ciselez une petite poignée de persil plat.
A feu moyen, faites chauffer un fond d’huile dans votre poêle, versez le riz et remuez bien. Ajoutez alors un tiers de l’oignon, un trait (généreux le trait) d’Arôme Saveur de Maggi, remuez toujours quelques minutes, en ajoutant un peu d’eau si le riz devient trop sec. Ajoutez un 2° tiers des oignons, remuez, et quelques minutes plus tard ajoutez une lichette de beurre, versez le reste des oignons et le persil, et remuez encore.
N’oubliez pas de poivrer à votre convenance.
Vous obtenez du riz en partie croquant, parfumé à l’oignon vert plus ou moins cuit. L’oignon vert ajouté à la fin reste croquant, cela fait tout son charme, et il parfume magnifiquement votre assiette de riz. Surtout si vous en avez gardé comme moi pour parfumer toute votre assiette.

Bon appétit !

Bouchées crevettes-chorizo

Bouchées crevettes-chorizo

Ces petites brochettes crevettes-chorizo pour l’apéritif, voilà une solution facile et gourmande pour se régaler.

Une petite recette pour ce week-end, pour éviter cacahuètes et autres petites cochonneries du commerce, merci si ces dernières sont quelques fois réconfortantes et fort goûteuses.
Une idée de grignotage salé, pour un tête à tête  festif ou pour des convives gourmands.
Vous avez compris, j’avais des invités de dernière minute, et j’ai voulu à cette occasion un apéritif qui traine un peu avant de passer à table.
Dans ces cas-là, ouverture du frigo et du placard, et hop, place à l’impro. Des crevettes congelées (j’en ai toujours une poche au congèl, au cas où… tellement facile à associer les crevettes pour un plat gourmand) et un chorizo plus tard… et voilà le résultat.
Je vous dis qu’on s’est régalé ? mais je sens que vous aviez déjà deviné.

brochettes crevettes-chorizo

Recette

Il faut : des crevettes, du chorizo, du sel, du citron et des piques en bois.
Une fois les crevettes dégelées, déposez-les dans un plat, assaisonnez de sel et citron, et laissez mariner.
Pendant ce temps, pelez le chorizo et coupez-le en tranches pas trop fines.
Le travail artistique arrive : enfilez crevettes et chorizo sur des piques en bois !
Chauffez une poêle, déposez-y quelques brochettes, laissez colorer sur chaque face, et réservez sur un plat jusqu’à épuisement des brochettes.
Et c’est prêt !

Remarques

– pas besoin d’huile dans la poêle, le gras du chorizo suffit 😉
– il vaut mieux les déguster encore chaudes, donc si vous les faites à l’avance, réchauffez-les un peu avant de les servir, le gras du chorizo sera plus digeste.
– j’avais du chorizo fort, donc je n’ai pas poivré les crevettes. A vous d’ajuster l’assaisonnement selon le chorizo dont vous disposez.
J’en ai refait le lendemain, j’ai coupé le chorizo en cubes et les crevettes en 2, de manière à enfiler plus facilement les morceaux sur les piques. C’était aussi bien et bon !

Vous pouvez bien sûr servir ces brochettes en entrée, avec une salade par exemple, ou en plat, avec un bon riz par exemple, il suffit de varier les quantités de crevettes et chorizo servies !
Bon appétit ! et bon week-end à tous.