Oui, tout est dans le titre. Ou presque., oui, le musée du Vatican comme vous ne l’avez jamais vu. Je pèse mes mots.
Le musée du Vatican, disons la suite de salles qu’il faut ABSOLUMENT traverser avant d’arriver à la Chapelle Sixtine, parce que c’est quand même ça qu’on est venus voir, il faut quand même lui consacrer une bonne demi-journée.
Si vous voulez gagner du temps, et éviter de me lire, tout est là, sur le site officiel des musées du Vatican. Tout y est : horaires, achat de billets en ligne, et surtout visites virtuelles…
Bref… j’y suis revenue… j’ai tout regardé, observé, détaillé… ou presque.
Les sols
Du marbre essentiellement, magnifique. Et des mosaïques, d’une richesse incroyable. Bien mieux que des tapis.
Les plafonds
Des peintures lumineuses essentiellement, avec ou sans caissons.
Les statues
Pas mimi les petits qui jouent ?
Les bustes
et les tableaux bien sûr
Immense celui-ci. Monumental. Qui m’a intriguée.
Comme je n’ai pas pris de note, je ne sais plus vous dire qui est reçu par qui, mais il me semble qu’il y a du beau monde représenté sur ce tableau. Si vous en savez un peu plus que moi, merci de nous donner les explications.
Enfin, pour en savoir plus sur ces musées : c’est sur le site du Vatican.
Tout a déjà été écrit, montré, expliqué, commenté… quoi dire de plus ?
Et pourtant…
D’autres villes ont le pouvoir de m’attirer de la sorte, par un brin de magie, une respiration différente. Longtemps, j’ai été captivée par New York, Paris, Londres… je ne suis pas très originale avec des choix pareils, c’est vrai !
Alors, quoi de plus à Rome, qu’on ne trouve pas ailleurs ?
Piazza Navona
Comment résister ? je vous le demande… Je me suis mise à rêver de connaitre suffisamment Rome pour m’offrir le luxe de passer tout mon temps dans ces bistrots charmants… ces bistrots où les serveurs sont heureux de vous accueillir… où le verre de vin vous est servi dans un verre démesuré mais si élégant… ahhhhh
J’ai beaucoup marché, en levant le nez aussi.
Qui peut habiter en haut de ces grandes maisons ocres ? qui profite de ces terrasses ?
J’aurais donné cher pour y être invitée, passer une soirée, et découvrir la vie de quelques familles romaines privilégiées…. On peut rêver, non ?
Entre le vert des palmiers, celui des cyprès, et ces ocres très sudistes…. je me suis sentie chez moi. Voilà.
J’ai dû être Italienne dans une autre vie, je ne vois pas d’autre explication…
Piazza della Minerva
Voilà aussi ce que j’aime à Rome : le mélange des genres, comme sur cette place. Chaque piazza, chaque ruelle révèle un brin de surprise, que ce soit par les couleurs, ou par les époques mêlées.
Enfin, pour la fin (pour aujourd’hui, n’est ce pas, parce que je n’ai pas fini de vous montrer la Rome que j’aime), Rome est quand même une ville de contrastes incroyables.
Des amateurs de belles voitures, mais qui à Rome roulent en Smart et en scooter.
Des Romains et Romaines, à l’élégance et la sensualité éprouvées, mais une église, des curés et des nonnes dans chaque rue.
Des tableaux sur lesquels il a été artificiellement peint toutes sortes de voiles pour ne choquer personne, mais des statues les plus réalistes.
Hein… Allez comprendre…
A bientôt pour la suite de mes aventures romaines.
Au fait, à Mayotte, on y mange quoi ? Pour se nourrir à Mayotte, pas trop de choix, avouons-le… disons que l’approvisionnement et la culture sont plutôt difficiles. Autant le dire de suite, Mayotte n’est pas réputée pour sa gastronomie.
Parlons plutôt d’une nourriture de subsistance.
Du poisson ou du poulet très maigre, mariné et grillé. Des herbes bouillies, les fameuses brèdes. Des bananes et du manioc grillés ou bouillis. Et du riz de temps en temps pour accompagner le tout. Et comme le pays est musulman, pas vraiment de vin pour faire passer le tout. Par contre, du piment, beaucoup de piment !
Le piment, déjà prêt, est vendu partout, y compris au bord des routes.
Les marchés sont diversement approvisionnés.
En bord de route :
Le maïs peut même être dégusté bien grillé, pour caler une petite faim, ou par gourmandise :
La réalité est que je voulais, aussi, photographier cette femme et son fils. Pas si facile de photographier ces belles femmes qui soignent leur peau grâce à ce masque de fabrication locale (1), donc on a mangé du maïs !
Enfin, pour ceux qui ont lu jusque là, une recette de gâteau mahorais.
Il vous faut :
1kg de farine, 2 cs d’huile, 1 boite de lait concentré sucré, 1 paquet de levure, 10g de bicarbonate, 15g de cardamome pilée, un peu de sucre (une petite petite poignée, selon vos goûts).
Mélangez tout, et rajoutez de l’eau jusqu’à avoir la consistance d’une pâte à cake.
Faire cuire au four (th6) jusqu’à ce qu’une lame enfoncée dans votre gâteau ressorte sèche.
Et vous obtenez un très bon gâteau parfumé pour la semaine… si vous le faites le dimanche soir par exemple.
A bientôt, pour des aventures moins drôles ! ben oui.
(1) mesdames, pour avoir une peau resplendissante, rien de tel que ce masque à base de bois de santal gratté sur du corail. Elles le portent simplement étalé, quelques fois avec des dessins.
J’ai donc pris le temps de prendre quelques photos souvenirs des bords de route de Mayotte. J’ai déjà indiqué que Mayotte est une petite île, mais dont les côtes sont si découpées (surtout au sud) que le tour de l’île par la route côtière prend quand même un certain temps. Donc l’observation fut riche et variée, et surtout instructive.
Avez-vous remarqué la forme d’hippocampe de cette île ?
Aller jusqu’au sud nous a permis de croiser ce type de décors, en « ville » comme à la « campagne ».
L’impression que j’ai retirée de la traversée des villes (gros villages ou bourgades plutôt), c’est que rien n’est ni fait ni à faire. Au delà des « maisons » en tôle, les maisons en dur ne comportent souvent que le rez de chaussée, avec des armatures métalliques qui dépassent. Bien sûr, on comprend bien que les finances disponibles ont permis de construire ce qu’il était possible, et que les familles attendent des jours meilleurs pour continuer les constructions.
Il n’en reste pas moins que tout reste inachevé, qu’on vit au milieu d’un chantier permanent, et cette ambiance générale n’encourage pas beaucoup les habitants à protéger leur environnement. L’ai-je exprimé de manière suffisamment diplomatique ??? en moins langue de bois : les bords de route sont tout sauf propres, et on se demande bien ce qui pourrait changer ce vaste laisser-aller.
Pour les courses, au choix : ces supérettes où on trouve de tout, même l’incroyable. Le salon où l’on cause et où on peut savoir tout ce qui se passe, côté masculin. (un grand supermarché à Mamoudzou aussi, Jumbo).
Côté féminin, ce serait plutôt du côté de ces marchés de bords de route que ça se passe. Femmes et enfants sont là, pour vendre des légumes ou quelques fruits (essentiellement des bananes).
La route traversière permet de découvrir (par une piste très correcte, pas besoin de 4×4, à condition que le fond de la voiture soit assez haut tout de même) des forêts d’ylang ylang, des bananeraies et champs de manioc. Descendre de voiture, marcher un peu pour s’éloigner à peine, le temps de quelques photos, permet aussi de croiser quelques personnes à pied, assez fuyantes en général. Des clandestins ? des paysans fatigués et pressés ? on ne saura pas. En tout cas, tous ont un coupe coupe à la main.
Guerlain y exploite ici quelques centaines d’hectares, pour exploiter ces arbres torturés (et taillés très bas) pour récolter les fleurs qui feront leurs parfums. Les plantations semblaient ici presque à l’abandon, la chimie ayant remplacé la plupart des composants naturels des parfums. Dommage !
Rendez-vous bientôt sur les plages de Mayotte, à la rencontre des tortues vertes, qu’on se le dise.
On commence donc l’exploration de Mayotte par son lagon, et la visite des îlots Choisil, au nord de Mayotte.
Donc, sortie programmée avec nos amis pour le dimanche. Nous avons de la chance : il fait très beau.
Départ depuis la plage de M’Tsamboro, grosse bourgade au nord ouest de Mayotte. On a rendez-vous au restaurant (très sommaire, le restaurant, mais bon, on l’a trouvé…) sur la plage, notre pêcheur – promeneur de touristes le dimanche – nous attend. Il est aussi notre guide, mais ne nous a pas vraiment adressé la parole de la journée !
Donc, nous sommes 4 dans une barque avec le pêcheur. Le but de la journée est de nous arrêter dans 3 endroits où il est possible de se baigner, et de déjeuner à l’ombre d’un baobab.
Premier arrêt aux îlots Choisil.
Fin de matinée, nous sommes les premiers à accoster sur cette plage, qui est magnifique. Des arbres en bord de plage, qui donnent heureusement de l’ombre. Des cabanes, pour les Mahorais qui viennent ici cultiver des bananiers, quelques légumes et herbes (les fameuses brèdes). On se baigne enfin, mais peu de patates, donc peu de poissons. Donc, on nage.
Direction Déjeuner
Un autre îlot, une plage avenante, UN baobab pour faire de l’ombre !
Un baobab pour rester à l’ombre, heureusement nous sommes arrivés les premiers, des galets bien ronds pour poser ses affaires et ses fesses.
Nous comprenons que le pêcheur accompagnateur nous prépare le repas, et nous regrettons de ne pas avoir amené, comme tous les voisins qui nous rejoignent, punch et autres friandises ! Effectivement, une dizaine de barques nous ont rejoints, et finalement le moindre galet à l’ombre finira par être occupé. Mais c’est dimanche, et tout le monde a bien le droit de profiter de ces lieux assez enchanteurs. D’autant plus que nous ne resterons ici que le temps de la préparation et la dégustation dudit déjeuner.
Notre pêcheur nous amènera du poulet grillé, du riz, des brèdes et du manioc. Très très bon.
L’envers du décor ? …. l’envers du baobab. Incompréhensible. Assiettes en plastic, canettes, détritus en tous genres… Des immondices entassés, et là on ne peut pas dire que ce sont les touristes les fautifs, puisque seuls nos pêcheurs mahorais, qui gagnent leur vie en amenant des touristes ici, ont accès à la « cuisine » et autres « dépendances ». Juste lamentable. Qui les empêche de tout ramener à terre dans des poches poubelles ? Et cet état de saleté, partout sur l’île, j’aurai l’occasion de vous en reparler.
Arrêt baignade aux îlots Choisil
L’eau est calme, chaude, limpide, quoi demander de plus ? Surtout à l’heure de la sieste…
Des bateaux à l’ancre pour la pause déjeuner, des amoureux allongés, des baigneurs barboteurs, que du bonheur à cet endroit, et ça fait du bien.
Un peu plus loin, des rochers enfin.
Et donc du corail et des patates. Et des poissons. Qui méritent le déplacement ! Les plus beaux que nous ayons vus dans ce lagon.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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