Si je vous montre aujourd’hui le marché de Papeete, ça vous met sur la piste d’un évènement à venir ?
Il y a 8 ans aujourd’hui exactement, je créais mon premier blog, pour nous permettre de raconter et montrer notre vie en Polynésie. En revenant de Tahiti il y a 4 ans, je continuais ici pour partager quelques recettes et coups de cœur gastronomiques. Je profite de l’anniversaire de mes activités de blogueuse pour vous annoncer notre prochain départ vers… Tahiti !! Et oui, un nouveau séjour de 4 ans se dessine, et j’espère bien que je vais continuer à cuisiner et déguster, et vous montrer tout ça. Départ prévu fin juillet prochain ! Je serai heureuse de retrouver le marché de Papeete, les poissons du lagon comme les perroquets et les carangues, et du large, comme les mahi-mahi et le thon. Les citrons verts des Marquises. Les korori (muscle de l’huitre perlière), les bénitiers, le poulet fafa, le thon cru ou cuit, ou mi-cuit, les épices et légumes chinois… j’aurai de quoi vous raconter !
Puisqu’il fait encore aussi froid, je continue avec l’atoll de Fakarava, dans les Tuamotu ? C’est parti. Toujours la pension Vaiama, au bord du lagon de Fakarava.
Quelques pas sur le ponton ?
Bricolé maison, décoré avec soin. Les plantes vertes ? des noix de coco qui germent, qui poussent, et qu’on remplace dès que ça fane un peu. Que du naturel, et on peut faire beaucoup avec le naturel local !
De part et d’autre du ponton : des patates posées sur le fond de corail en poussière. Ce sont ces amas de corail, ici avec ces espèces de « fleurs » bizarres sur le pourtour.
Au bout, un espace détente avec des chaises longues, et un escalier qui permet de passer à l’eau. Pas très pratique, l’escalier (surtout à la remontée en réalité, il penche vers l’arrière….). Mais bon, comme plonger est un peu dangereux (par manque de fond), va comme ça.
Tiens, vous l’avez vu le petit requin à pointe noire qui tourne autour du ponton ? Je vous rassure, ils sont inoffensifs. Pour tout vous dire, je m’y baignais, pile à cet endroit… mais bon, ça s’appelle un requin quand même…
Et l’apéro devant ce coucher de soleil, ça vous dirait ? en logeant là, comment y échapper, hein ?
Et si on se transportait à la pension Vaiama, pour se réchauffer un peu ? ça nous ferait du bien sûrement de faire un saut à Fakarava, dans les Tuamotu.
Je vous rassure, je ne suis pas magicienne. Mais un peu quand même. Parce que si je ne peux réchauffer l’atmosphère, je peux quand même réchauffer l’ambiance…. vous qui venez lire par ici (à l’heure où j’écris, il fait 8° dehors, à peine un temps de Toussaint…. pffff). Alors je vous amène dans une pension de Fakarava où nous avons séjourné avec bonheur.
Retour à l’an dernier.
Juillet 2009, une semaine avant notre retour définitif en métropole… quelques jours dans un lieu paradisiaque pour nous remplir les yeux, la mémoire…
Quelques jours de dépaysement à Fakarava, atoll réputé des Tuamotu, en particulier pour la beauté de son lagon et donc pour la plongée.
Fakarava : un aéroport, une route de 14 km, un hôtel et des pensions. Donc, à part une église à voir pour sa déco très îlienne, je confirme, tout l’intérêt est dans le lagon.
A noter : Depuis 2016, Fakarava fait partie des sept atolls classés réserve de biosphère par l’UNESCO. Les plongeurs hésitent quelques fois entre Rangiroa et Fakarava, ils ont raison. Si la richesse de la faune sous-marine des 2 atolls ne se discute pas, je souhaite préciser que Fakarava dispose de plages bien agréables pour les non-plongeurs.
Donc, je vous ai déjà montré Fakarava (mais en parcourant mes archives, je ne vous l’ai pas montré tant que ça tout compte fait), mais jamais la pension où nous séjournions, et c’est une grave erreur de ma part. Une des plus originales et sympathiques où nous ayons séjourné.
Alors, la voilà.
L’arrivée à la pension Vaiama et au bungalow
La pension est constituée de 3 bungalows au bord de l’eau et d’une maison familiale de l’autre côté de la pièce commune (pour les petits déjeuners et les dîners pris avec la famille de la pension).
La pièce commune
Un bungalow, tout en construction traditionnelle, avec très grande chambre et terrasse, au bord de l’eau, et au bout de nulle part, pour se ressourcer quelques jours quoi demander de plus ?
Tiens, au fait, vous voulez voir aussi la vue depuis la terrasse de notre bungalow ?
le ponton de la pension Vaiama
ça y est, vous vous réchauffez un peu ? non ? alors pensez juste que l’eau est à 29°…. 28° au pire… Plouf, c’est trop tentant…
Le Bungalow
Ben oui, très classiquement, des fleurs partout, du sol au plafond… Celles de nos couronnes de cou qu’on a accrochées en arrivant, les rideaux, les draps, les décors… ne vous inquiétez pas, le style est très très lié aux arrivages… Fakarava est approvisionné deux fois par mois par bateau… et vous remarquerez aussi les fenêtres, très polynésiennes…
La salle de bains, maintenant. Le truc le plus original qu’il m’est arrivé de croiser en Polynésie… je vous laisse découvrir :
Le plus surprenant : le sol qui… bouge… ou qui… grouille…
Si la chambre a un plancher en bois, le sol de la salle de bains n’est que du corail concassé, comme celui de la plage d’ailleurs.
Vous devinez ? ben oui, dans chaque coquillage pourrait se cacher un bernard l’hermite, qui prend peur à la sensation de vos pas qui font vibrer le sol… mais dès que tout se calme, pffff, ils cavalent ! on s’y fait…. c’est même marrant !
Un seul robinet, d’eau tiède.. ou à température ambiante, au choix. Bien suffisant.
Et du bout du ponton, tentant de voir, non ? tout est là, au bord du lagon.
Et oui, il s’agit de la pension Vaiama, et Dalhia, Jean-Jacques et leur famille feront tout pour vous satisfaire.
Un bien bel endroit, que je vous recommande chaudement, pour sa situation, son calme, et l’extrême gentillesse de Dalhia, Jean-Jacques et leurs enfants.
Si j’ai envie de vous parler de Raiatea aujourd’hui, c’est que je ne vous ai jamais parlé d’un hôtel auquel je pense souvent : le Raiatea Lodge
L’île sacrée, au cœur des Îles sous le Vent, est à une grosse 1/2 heure de Tahiti, en avion bien sûr.
La situation touristique en Polynésie est depuis quelques mois catastrophique. Moins de touristes, en particulier américains, à cause de la faiblesse du dollar, et à cause de la crise tout court. Des prix hors des porte-monnaie des touristes lambda, pour des prestations qui ne supportent pas toujours la concurrence de certains coins d’Asie du Sud-Est, et des lagons similaires.
Pour résumer, les hôtels réduisent la voilure, quand ils ne ferment pas. Pour information, le club med de Bora a fermé ses portes il y a exactement un an.
Pour résumer encore, l’offre d’hébergement est relativement simple : il y a les hôtels de luxe et les pensions de famille. Entre les deux, rien, ou presque. Et ce depuis l’arrêt des vols charters vers la Polynésie.
Texte écrit en 2010, on vient juste de subir la crise financière internationale de 2008.
Et pourtant, à Raiatea, un petit bijou, qui fait exception au schéma hôtelier local.
Quelques chambres spacieuses et confortables se situent au premier étage ; les salles de lecture, apéro, restauration sont en rez de jardin. Des meubles balinais, des tentures multicolores, des coussins confortables et surtout le personnel si accueillant, et on se sent chez soi…
Cette photo est prise depuis la route, le matin de très bonne heure. Une allée de tiare, fort odorants, dans le silence du matin, et c’est le bonheur assuré…
Si on se retourne, dos à l’hôtel et donc face au lagon, voilà la vue…
Ah oui, une route à traverser… mais comment dire… il y passe plus de 2 roues que de voitures…
et puis on accède au ponton privé de l’hôtel, et dès ce ponton, le lagon…
Vous imaginez la clarté de l’eau ? (non, les températures, vous ne pouvez pas imaginer… une eau entre 25 et 28, c’est trop dur…) la photo ci-dessus a été prise le même matin, du bord du ponton. Et au milieu de ces coraux, grouillent des centaines de petits poissons multicolores…
Vous avez deviné que j’ai aimé mon séjour dans ce Lodge ?
En réalité, j’y suis allée deux fois, à deux ans d’intervalle (dernière fois mai 2009). Les gérants avaient changé, mais la déco, l’emplacement, l’esprit du lieu étaient les mêmes. On y mange très très bien. On peut y boire un café ou un verre, surtout le dimanche quand tous les restaurants et bars de toute l’île sont fermés, c’est LE bon plan ! On peut y passer l’après-midi aussi, parce que la piscine y est bien agréable…
Et pour ne rien gâcher, les prix sont ceux des pensions !
Bref, Raiatea c’était aussi le point de départ de nos tours en bateau, mais ça c’est une autre histoire…
Portez-vous bien, à bientôt
Edit 2021
Pour y être revenue fin 2019 : les propriétaires ont rajouté des bungalows dans le jardin, parce qu’il faut bien accueillir plus de touristes. Et les repas et cocktails sont toujours aussi délicieux.
Enfin, avec le déploiement des vols charters (French Bee en l’occurrence), il y a de nouveau de la place pour l’hôtellerie intermédiaire. Et des locations chez l’habitant aussi bien sûr.
Que les choses soient claires. A priori je n’aime ni les requins, ni les raies. Je peux les aimer… de loin.
Les séquences pour touristes, où il s’agit d’aller donner à manger à des raies, et se faire léchouiller le ventre, bof…. m’y suis toujours pas résolue….
Par contre, les voir nager, là, oui, raies et requins, c’est aut’chose !
Vous voulez voir ?
Le fond de l’eau n’est pas loin, la raie tourne autour de l’ancre (qui ne figure pas sur la photo), on devine juste la chaîne.
Une autre sorte de raie, qu’on croise par ici, pour un peu qu’on mette la tête sous l’eau :
On fait bien la différence entre les 2 sortes, non ? reconnaissez qu’elles n’ont pas du tout, mais alors pas du tout, la même tête ! et encore moins les mêmes renflements au démarrage de la queue, mais ça c’est encore une autre histoire, surtout encore une histoire de sexe. Les requins en avaient 2, mais si j’ai tout compris, ici ce sont les dames qui en auraient 2. De boursoufflures. Enfin, si vous êtes spécialistes, surtout vous gênez pas dans les commentaires… 😉
Évidemment, on les voit moins bien, les raies léopards, parce que le fond est plus éloigné (5 mètres à peu près), et surtout parce que je suis restée à la surface. OK, je fais des progrès, mais je ne plonge toujours pas en apnée, avec un tuba, et surtout avec un appareil photo à la main (j’ai toujours pas résolu un truc : comment voir l’écran de l’appareil de manière nette, avec un masque et sans lunettes ?).
Si, quand même. Ce sont leurs taches sur le dos qui font penser à des léopards, mais pour les Français seulement. En anglais, on les appelle des « Spotted Eagle Ray ». Et si je traduis leur nom tahitien, ça donne « raie oiseau ». Qui a parlé de « science exacte » ? c’est beau l’imagination, aussi.
Vous voulez plus de précisions que je peux vous en donner ?
Couvrez vous bien, parait qu’il fait froid, dans le nord. Je ne vais pas oser vous le dire, mais si quand même : ici aussi. On met la couverture (chose inhabituelle à cette saison), on porte pantalon long et T-shirt avec manches….. il faisait 27° aujourd’hui pourtant….
Si je vous dis : Bienvenue à Tubuai, où on a eu la chance de séjourner sans aller dans une pension, au plus proche de ses habitants, vous me suivez ?
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Vive Tubuai, la capitale des Australes. Le double des habitants de Raivavae, un collège, un centre médical, autant dire qu’on part en pays civilisé. L’île est réputée pour son agriculture (pommes de terre, carottes, taro…), « exporte » une grande partie de sa production vers Tahiti.
Météo pas terrible, donc premier réflexe : les baleines sont-elles encore dans les parages ?
Les îles des Australes sont réputées pour accueillir entre août et novembre les baleines qui viennent du grand sud pour mettre bas, dans des eaux moins fraiches et à l’abri de quelques grands prédateurs. En réalité, les baleines se croisent aussi autour de Tahiti, mais bon…. A Tahiti, on n’est pas en vacances, et ici on n’a que ça à faire….
Donc sortie bateau pour une première approche de Tubuai
Laurent est LE moniteur de plongée de Tubuai, c’est donc avec lui que nous ferons notre sortie, non pas pour plonger mais pour essayer de repérer les baleines. Fera aussi partie de l’expédition avec nous le reporter principal du guide Lonely Planet, qui vient vérifier comme nous que les baleines sont bien là !
Mon Dieu, que c’est difficile à photographier ! On a eu à faire ce jour-là à des baleines plutôt timides, se cachant dès qu’on se rapprochait ! Frustrant. Mais je les comprends aussi, voyez-vous.
On a suivi pendant un grand moment une baleine et son petit, ils étaient là à 1 mètre sous l’eau, à une petite dizaine de mètres du bateau, ce fut un grand moment d’excitation, comme si nous étions des gamins au cirque, mais je vous assure qu’on ne voit rien de rien sur les photos. Je garde mes souvenirs et émotions, et vous n’avez plus qu’à me croire !
Et puis il fut temps de rentrer, quand le soleil s’est levé.. D’ailleurs, je fais un aparté : partager un moment avec un enquêteur du Lonely m’a définitivement convaincue du sérieux du guide. Voilà, je referme la parenthèse.
Ce motu s’appelle le motu one. Ce n’est pas de l’anglais : one, en tahitien, ça veut dire sable. Donc, on prononce motou oné !
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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