Les musulmans, ou minorité HUI, sont importants à Xi’an (au moins 150 000 personnes). Alors aujourd’hui je vous amène visiter le quartier musulman de Xi’an : le souk, ses ruelles animées, sa mosquée.
Cette entrée pourrait faire penser à un décor d’opérette, ou à un haut lieu touristique. Oui, mais non. Des boutiques pour touristes en mal de souvenirs un peu plus originaux, certes. Pour ma part, j’y ai acheté des mangues et du gingembre confits, c’est dire. Mais aussi une population « normale », m’a-t-il semblé, qui vit ici tranquillement.
Les rues du quartier musulman de Xi’An
Des boutiques colorées, beaucoup de petites gargotes, avec du monde qui fait la queue pour un bol de soupe, une assiette de nouilles, ou quelques brochettes, quelle que soit l’heure. Qui ne croit toujours pas à l’interculturel ? il faut voir ces Chinois manger arabe, décomposer leurs brochettes de keftas pour manger avec les baguettes, ça vaut le spectacle….
Une remarque : le monsieur à l’oiseau, juste là au-dessus, a devant lui sur la table un verre de thé. En réalité, il s’agit d’un verre à couvercle, hermétique je suppose. Beaucoup de Chinois se promènent avec ce type de verre à la main, rempli de thé, ou de tisane, en tous cas beaucoup de feuilles qui y trampouillent dans le fond.
La mosquée de Xi’An
Et puis, au fond de ce dédale de rues fort animées, une mosquée magnifique, lovée dans son jardin tranquille.
Quelques données un peu plus historiques sur cette mosquée ?
A bientôt, pour quelques photos et impressions de la ville de Xi’An.
La Grande Pagode de l’Oie sauvage se visite, et on peut grimper à son sommet (7 étages). Elle est magnifiquement entretenue, et ses jardins sont un havre de paix dans cette immense ville. Les jardins sont composés de 13 cours, agrémentés de fontaines, de lieux de méditations.
Juste le plaisir partagé de quelques photos de cette pagode, de ses jardins. Un havre de repos, de calme au milieu de la grande ville.
Balade au petit matin, et découverte des remparts de Xi’An et de la ville ancienne.
Des remparts, magnifiques, restaurés. Somptueusement illuminés de nuit. Ces remparts, édifiés au 14° siècle par le premier empereur Ming, c’est un mur d’environ 18 km, gardé par 164 tours espacées de 120 mètres, troué de 4 portes d’accès, aux 4 points cardinaux.
Un peu de touristes à la Porte d’accès, et puis dès qu’on s’éloigne un peu… le calme absolu.
Mais, si on penche un peu la tête de part et d’autre, la foule n’est jamais très loin.
Quartier moderne d’un côté, habitations traditionnelles de l’autre. Le marché « spontané » sur le terrain vague semblait bien achalandé.
Comment vous convaincre de faire du sport dès le matin ? suffit de les voir ! je dois avouer qu’il y a quelques mamies dont j’aimerais bien avoir les « talents » de souplesse. La danse des éventails avait l’air sympa aussi.
Et puis vous dire que notre guide nous a appris la « danse de la pastèque ». Je ne sais pas trop s’il faut dire danse ou mouvement, mais il s’agissait d’une chorégraphie où nous avons coupé la pastèque en 2, offert une moitié puis l’autre (résumé). Des photos ? et non, j’ai préféré « couper la pastèque »… 😉
Donc, grande animation, joyeuse, bruyante, bon enfant, souriante.
XI’AN, c’est une ville au milieu des terres chinoises. 7 millions d’habitants, mais surtout connue pour son armée enterrée.
La ville de Xi’An
Oui, c’est dans cette ville que, pendant mes 12 jours de vadrouillage en Chine, j’ai mesuré l’écart encore ce que je connaissais de la Chine, et une réalité perçue sur le vif. De l’utilité des déplacements réels, s’il en fallait encore trouver une excuse.
J’avais dû mal lire, mais jusqu’à présent j’avais lu que seule la côte de la Chine s’était développée, et que l’intérieur des terres était encore loin du « socialisme de marché » en route…. Quelle erreur de ma part ! Bref, XI’AN fut un choc.
Bien sûr, l’armée enterrée. Connue et réputée, ça je connaissais, en virtuel. Tous les autres monuments, je m’en doutais.
Mais tout le reste ? les autoroutes, les esplanades, les « shopping malls », les boutiques de marques de luxe, etc. Non, je ne m’y attendais pas. Et qu’on ne me dise pas que tout ça c’est pour les touristes de passage. Ou, plutôt si, parce que l’immense majorité des touristes rencontrés sont CHINOIS !
L’armée enterrée, Xi’An
XI’AN, aujourd’hui, on commence par l’armée enterrée.
OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Impressionnant. Par la démesure, par le coup de folie ou de génie pour un empereur d’avoir imaginé un truc pareil et d’être arrivé à ses fins !
Endroit impressionnant, et émouvant aussi, il faut le dire.
Le site de l’armée enterrée
Comment transmettre l’idée que, à mon avis, ils ont tout compris ces Chinois ? De la gestion au marketing, du commerce à la mondialisation.
Ce site est prêt à accueillir l’afflux attendu de touristes pour les JO de 2008, c’est évident. Les parkings ? juste finis, immenses, arborés. Les allées d’accès : larges, adaptées aux handicapés, agrémentées de fontaines, mini-agoras pour spectacles et animations à venir, aires de repos ombragées et toilettes nickel, bordées de locaux commerciaux tous plus modernes les uns que les autres. Bref, rien à envier aux concepts américains de la mise en scène des lieux touristiques.
Et oui, nous étions partis en vacances, et j’aimerais bien vous donner mes premières impressions de Chine.
Quelques mots d’introduction sur mes impressions ?
Globalement, je reviens bluffée.
Par des gens souriants, joviaux, gentils. Par les travaux gigantesques entrepris. Par les infrastructures démesurées et souvent surdimensionnées (pour combien de temps ??). Par le niveau de modernisme de certains lieux, par exemple le train que nous avons pris entre Xi’An et Beijing, j’en reparlerai. Tout est traduit en anglais, absolument partout.
Et puis par la persistance des traditions.
Par contre, bon, les fils électriques, c’est pas tout à fait ça encore, y’a encore du boulot….
Grand pays de grands contrastes, entre la ville et la campagne, les anciens et les jeunes, les instruits et les autres, le vieux et le moderne.
Je continue dès que je peux, après avoir trié les photos, fini de lire le livre en cours : Quand la Chine change le monde (E Izraelewicz).
Les avis divergent sur l’envol économique de la Chine. Je vais essayer d’y voir plus clair avant d’écrire des âneries !
Et puis, notre guide nous a assuré qu’on pouvait lui écrire, qu’il continuerait de répondre à nos questions. Alors, devinez… bien sûr que je vais lui écrire, il est passionné de sociologie et de politique…. je vous tiens au courant !!!
En prime, ce fut notre premier voyage organisé, en groupe. J’insiste, le premier « pas organisé par moi ». Moi qui appréhendais un peu, et bien je dois reconnaître que c’est pratique. Peut-être parce que ce sont deux amis qui ont tout super bien négocié pour notre groupe, que le groupe était relativement homogène – des gens habitant Tahiti. Peut-être parce que nous avons eu un guide-accompagnateur fantastique. Peut-être parce que la Chine est un pays qui s’y prête. Mais, ne jamais s’occuper des valises, ne pas faire la queue pour rien, suivre un programme préétabli, avoir en permanence quelqu’un pour régler tous les petits soucis de voyage, et bien je dois avouer que j’ai apprécié ce petit confort là. Un grand merci aux amis organisateurs.
3 000 Km en voiture, du nord au sud, cela permet de croiser quelques paysages. Après les côtes, les montagnes, boisées ou pelées, les vignes. Donc, nous avons visité quelques wineries, pour découvrir et déguster les vins du Nouveau Monde.
Comment quelqu’un a-t-il pu imaginer transformer cette montagne, aride au possible, au milieu de nulle part, en terre fertile, pour produire du vin ? Comment imaginer pouvoir concurrencer les producteurs mondiaux de vin, aux savoir-faire reconnus, trouver sa place sur ce marché difficile ?
Et c’est beau !!
Vignes arrosées, ventilées, emballées, des gens qui m’ont l’air d’avoir envie de réussir, et s’en donnent les moyens.
Gérées et marketées aussi. J’ai souvent pensé aux wineries californiennes, de la Napa ou de la Sonoma valleys, en en visitant quelques unes d’ici. Un vrai sens de l’accueil, du commerce, et du client aussi.
Tout a été prévu pour l’éducation des papilles. Du vrai travail de pro, que j’aurais aimé quelques fois trouver un peu plus souvent en France, grand pays du vin s’il en est. 5 dollars NZ la dégustation commentée des 4 verres ci-dessus, soit environ 3 euros.
En Nouvelle Zélande, c’est chic de boire du vin. Aux terrasses, dans les pubs, si les hommes restent à la bière, les femmes consomment facilement un verre de vin (rempli à ras bord…., et assez cher quand même). A table, au restaurant, c’est vin pour tout le monde !
On trouve le plus souvent des vins de cépage : Cabernet, Merlot, Cabernet-Sauvignon, Pinot noir, Syrah pour les rouges. Sauvignon, Chardonnay, Riesling, Viognier pour les blancs. Des essais d’assemblage quelques fois, comme Cabernet-Merlot, ou Syrah-Grenache. Du vin assez bon, même très bon, mais dans l’ensemble relativement cher. Rien à moins de 8-10 euros en grande surface, pas moins de 20 euros en restaurant.
Il serait temps que nos producteurs français se méfient des vins du Nouveau Monde. Quoique… on me souffle à l’oreille qu’ils y investissent beaucoup, et que les plus grosses maisons françaises sont parmi les premiers producteurs du Nouveau Monde, à savoir la Nouvelle-Zélande et l’Australie, l’Afrique du Sud, le Chili et l’Argentine, pour les principaux.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
Nous utilisons des cookies pour optimiser notre site web et notre service.
Fonctionnel
Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web à des fins de marketing similaires.