Survol de notre périple en Australie

Survol de notre périple en Australie

L’Australie, c’est comme un continent, en réalité.

Et lire les cartes, c’est plutôt trompeur, parce qu’on oublie trop souvent de regarder l’échelle de ladite carte.

Donc, disais-je. Oui, c’est grand, et quand on n’y reste que 2 semaines, faut alors faire des choix.

Et on a choisi au mieux, pour un premier aperçu. Bien sûr, nous sommes convaincus que nous reviendrons. Le but était peut-être de nous changer des lagons bleus… 😉 Donc, nous avons privilégié des décors et cultures différents de ce que nous vivons à Tahiti. La grande Barrière de corail, les sites pour surfeurs ou sites de plongée, ce sera pour une autre fois.

Un aperçu général, avant que je ne rentre plus tard dans quelques détails ?

Sydney et les alentours

Bien sûr, une arrivée par la « presque capitale ». Sydney, c’est une ville qui reste mythique, celle qu’on voit à chaque nouvel an pour son feu d’artifice précurseur, la ville des jeux olympiques, la ville du nouveau monde…

Opéra de Sydney

et les alentours presque immédiats, les Blue Mountains à Echo Point et les vignobles de la Hunter Valley.

Australie
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Darwin et le Kakadu Park

Qu’est-ce qui nous a poussé là, tout au nord de l’Australie ? le nom de Darwin probablement, la réputation du Kakadu Park, les souvenirs liés à Crocodile Dundee.. on s’imaginait dans la vraie Australie, loin des cartes postales habituelles.
Quelques heures d’avion quand même, un peu de décalage horaire, un climat différent, nous avons apprécié cette échappée.

Australie

Ayers Rock, incontournable

Et surtout le centre-nord, ou Northern Territory, celui des Aborigènes, avec l’outback, le bush, la poussière, le mystère et la magie du « presque désert », avec comme »capitales » Alice Springs et Ayers Rock

Australie
Australie

J’vous avais pas menti, hein, quand je vous disais que j’avais surtout croisé des billabongs, de la poussière rouge, beaucoup de mouches, mais aussi des paysages grandioses, hors des plages et stations balnéaires. Et non, je n’ai rien mangé d’aussi « spécial », juste du crocodile, de l’émeu, du kangourou….

Il reste qu’on a fait beaucoup de kilomètres, surtout en avion. Le Nord devait-il être une priorité, on ne le saura jamais. Vu de Tahiti, oui. Avec du recul… la réponse aura lieu quand nous serons revenus en Australie 😉

A bientôt. Bon week-end à tous.

Les Moai de Rapa Nui, le site de Rano Raraku

Les Moai de Rapa Nui, le site de Rano Raraku

A côté du site de Tongariki, à flanc de volcan, se trouve le lieu principal où se sculptaient les moai : la carrière Rano Raraku. Donc on révise ensemble les moai de Rapa Nui, et je vous montre « l’usine de moai » ou du moins ce qu’il en reste.

Quand on arrive au parking en contre-bas de ce volcan (on peut accéder aussi au cratère, dont on parlera une autre fois, parce qu’il est magnifique), on ne peut être qu’impressionné : une montagne pelée, et des dizaines et des dizaines de moai, entourés de quelques vaches ou chevaux qui paissent là tranquillement.

Imaginez.

On est là dans la fabrique de moai ; et pour diverses raisons, toute l’activité s’est arrêtée, d’un coup (ou presque). On trouve donc ici des moai, à tous les stades de la fabrication. Certains ne sont que des ébauches, d’autres sont prêts à être livrés.

La plupart de ces moai sont dressés, seuls la tête ou le buste dépassent du sol. D’autres sont couchés, comme cette tête encore si proche de la cavité dans laquelle elle a été façonnée.

Un sentier aménagé permet de circuler au milieu de tous ces moai, dont le regard semble fixer loin l’horizon.

Le plus grand de ces moai mesure 21 mètres, les autres sont moins grands (forcément), cela dépend de leur état d’enfouissement aussi. Pour vous donner une idée, une photo qui vous permette de vous rendre compte de leur grande taille.

La taille des oreilles des moai a beaucoup intrigué les observateurs, qui les ont qualifiées de « longues ». En réalité, si vous les observez bien, le point le plus haut de ces oreilles correspond à la tempe, le point le plus bas à la base du nez…. Vérifiez avec les vôtres, vous saurez si vous avez de « longues oreilles » !!!!

Autre interrogation : les chercheurs qui se succèdent ne sont pas tous d’accord sur les techniques employées pour déplacer ces moai. La carrière de Rano Raraku garde encore beaucoup de mystère, et toutes les hypothèses sont encore émises.

Imaginez encore.

Ces moai pèsent des dizaines de tonnes, étaient sculptés « couchés » à même la roche dont ils sont extraits, et le mystère de leur déplacement reste entier. Certains pensent qu’ils étaient transportés couchés jusqu’à leur destination finale. D’autres ont essayé de prouver qu’il était techniquement possible de les faire « voyager » debout (et beaucoup de spécialistes restent sceptiques, sachant que les moai sont fabriqués d’une seule pièce, et qu’il valait mieux pour la santé du sculpteur et des transporteurs qu’ils arrivent entiers sur leur ahu).

Et puis, brutalement, vers la fin du 18° siècle, la production a cessé, et les moai érigés sur leurs ahu ont été mis à terre (pour autant que les chercheurs aient pu reconstituer les faits). Plusieurs explications co-existent :

– des guerres fratricides entre les tribus, et la disparition des sculpteurs
– la « révolution » du « petit peuple », et particulièrement l’amertume envers les Dieux pas très reconnaissants (quelques famines ont eu lieu à cette période)
– la diminution des ressources naturelles, et du bois en particulier

Les moai visibles actuellement, en particulier à Anakena et Tongariki ont été restaurés, et tant reste à faire. Cela explique que des moai manquent, soient cassés, ou que leur pukao* ait disparu. Par exemple, le site de Tongariki a été restauré grâce à des fonds japonais.

Par la lenteur ou la faiblesse des recherches, ces moai gardent encore une partie de leur mystère. Et, dans un sens, cela n’est peut-être pas plus mal. Ils ont l’air de continuer à surveiller l’île, à protéger les lieux, les habitants et les touristes, et ils imposent le respect.

Il est facile de se laisser envoûter par les lieux, et c’est probablement tout le charme de Rano Raraku, et donc de Rapa Nui

* je rappelle que les pukao ne sont pas des chapeaux, mais symbolisent la coiffure en chignon des chefs ou dieux.

Sources : Lili notre guide, les guides Lonely Planet et Petit Futé. Les photos sont …… les miennes !

Les Moai de Rapa Nui

Les Moai de Rapa Nui

Qui n’a pas entendu parler des Moai de Rapa Nui, ou de l’Ile de Pâques ? toujours empreints de mystère, ils fascinent.

Rapa Nui, ou Ile de Pâques, ou Easter Island, c’est quasiment à mi-chemin entre Tahiti et Santiago.

Nous y avons passé 4 jours, et nous les avons bien occupés. A vrai dire, je ne m’attendais pas être autant prise sous le charme de tous ces moai. Sûrement que l’accueil chaleureux des Pascuans y a fortement contribué.

Carte de Rapa Nui

Rapa Nui, que l’on peut traduire par « la grande rame », est un triangle marqué par 3 volcans principaux.

Silhouette typique du moai

Un peu plus d’un millier de moai, entiers ou non, sont disséminés sur l’île. Ces statues, fabriquées en tuf volcanique, sont toutes des œuvres de sculpteurs chevronnés, la finition et le ponçage en sont exemplaires. Les yeux, faits de corail et d’obsidienne, diffusent de l’énergie, ou mana, en direction des grands chefs. Certains moai semblent coiffés d’un « chapeau » : il s’agit du pukao, en pierre rouge, et représente le chignon des chefs.

Moai de Rapa Nui
Moai, au nord de Hanga Roa, sur le chemin du musée.

Ces moai, beaucoup a été écrit sur eux, sur leur mystère, et surtout une question a alimenté tant de débats : pourquoi tournent-ils le dos à la mer ?

L’explication nous a été fournie par notre guide, Lili.

L’île était découpée en « villages » ou tribus, et chaque chef de village se devait d’être honoré à sa mort par une statue. D’ailleurs, dès qu’un chef prenait le pouvoir, son souci était de commencer à faire tailler son moai.
Alors, en bon chef, même mort, il continuait à protéger son village, en le regardant. Il transmettait ainsi son mana.

C’est la version (résumée ici) de notre guide. Il existe une multitude de théories, et aucune encore n’a fait l’unanimité.

les moais de la plage d'Anakena
Les moai de la plage d’Anakena

Les moai sont en général déposés sur des ahus (autels de cérémonie). Ces ahus sont des plateformes en pierre et en terre qui servaient autant de sépulture (chaque clan avait un ahu) que de piédestal au moai. Ces ahus sont en pente douce côté terre, et coupés de manière abrupte côté mer. Ces ahus sont sacrés, comme les moai.

Le site le plus imposant est celui de Tongariki :

Les moais de Tongariki
Moai Tongariki

Voilà pour aujourd’hui, pour l’essentiel de ce que je sais (spontanément) sur les moai de l’Ile de Pâques.

Pour en savoir plus : l’incontournable Wikipedia

Et si vous n’en avez pas marre des moai, rendez-vous au prochain épisode pour la visite de la « fabrique » de moai.

La rivière Li, haut lieu touristique en Chine

La rivière Li, haut lieu touristique en Chine

Si vous cherchez des paysages hors du commun, si vous passez par la Chine, la rivière Li est forcément un endroit à visiter.

La rivière Li accueille environ 5 millions de touristes par an, dont les 4/5 sont des Chinois. Elle est surtout appréciée pour ses paysages de collines karstiques, et la région compte évidemment sur l’essor de ce tourisme pour se développer.

rivière Li

Source : https://www.voyageschine.com

rivière Li

Des photographes meilleurs que moi, ou présents dans la région plus longtemps, ont photographié ces décors naturels en toutes saisons, à toute heure, et c’est une vraie merveille.

La balade dure quelques heures, et vous permet d’arriver en forme pour découvrir tous les charmes de Yangshuo.

Pour aujourd’hui, je vous propose plutôt de partager avec moi les images de quelques embarcations croisées sur cette rivière. De quoi être toujours étonné. J’ai aimé essayer d’imaginer de ces gens sur ces flotteurs, à défaut de bateau ou barque.

rivière Li
rivière Li
rivière Li
rivière Li
rivière Li
rivière Li

Comme ces Chinois sympas, je vous salue et vous donne rendez-vous bientôt.

rivière Li
rivière Li

Portez-vous bien. Bonne semaine à tous !

Quelques portraits de femmes chinoises

Quelques portraits de femmes chinoises

Aujourd’hui, je vous montre quelques femmes chinoises que j’ai pu croiser. Diversité, diversité…

Vu l’immensité de la population, trouver de la diversité, c’est plutôt normal.

Et bien. Vous voulez que je vous dise ? j’en n’ai pas vus tant que ça, des Chinois je veux dire ! vous devez vous dire que je suis devenue folle juste géniale, même si c’est récent.

Plusieurs explications possibles :

– ils ont élargi toutes les rues et les routes. Moins d’embouteillage, moins d’effets de foule, le tour est joué.

– ils (je sais pas trop qui, en fait) les ont planqués quelque part où je ne suis pas passée (et ça fait quand même pas mal de place, je vous l’accorde).

– il y a en tellement qu’à force on ne les voit plus. Bof…. (un peu nul, l’argument)

– ils sont tous (ou presque) planqués chez eux, il y a eu un « comité de libération des vélos » qui a libéré ces vélos de leurs chaînes, et on attend leur retour, un peu comme pour les nains de jardin en France il y a quelque temps.

Je ne sais pas trop comment vous dire, mais en réalité, j’attendais des vraies foules. Et je n’en ai qu’à peine vues à Shanghai, et encore….

Donc, ça m’a laissé le temps d’observer, en détail, une population diverse et variée, c’est le moins que l’on puisse dire.

Notre guide affectée à Xi’An s’appelle Fanfan. Un français parfait, de l’humour, un joli sourire. Passionnante !

Allez, j’ai observé les femmes chinoises surtout, je l’ai déjà dit, et un mois après mon retour, quelles réflexions m’en reste-t-il ?

– les Chinoises sont coquettes, c’est sûr. Des salons de coiffure partout, et on observe bien que les blondes rêvent d’être brunes et inversement, les cheveux raides rêvent de boucles. Et les coiffeurs et coiffeuses (vive la parité) font merveille.

– c’est la mode des caleçons longs, portés sous les bas. Les magasins en ont de toutes les couleurs, épaisseurs, etc. Style que chacun appréciera (ou non).

– elles aiment plutôt les couleurs bien flashy…. Une explication ? 😉

– les enfants sont souvent « déguisés », portent des chapeaux marrants. Il s’agit de minorités ?

Quand je n’aurai plus rien à dire du tout sur la Polynésie, je vous montrerai d’autres photos de « gens ». Des familles, des touristes, des militaires en goguette, des paysannes, des mamies, des bébés….

Et puis, Guilin quand même, et la rivière Li. Mais là, vaut mieux pas que je loupe mon coup, parce que c’était très beau, impressionnant. Alors, je vais m’y mettre….

Me manque juste un peu plus de temps. J’ai toujours l’impression que le lendemain sera plus cool, et en réalité c’est souvent pire. Je ne sais pas trop si je suis réellement « job-addict » ( et il serait temps que ça me passe) ou simplement « vieillissante » (ça il vaudrait mieux que ça me prenne le plus tard possible…). Si, une autre idée, peut-être que je deviens de plus en plus polynésienne…… 😉 parce qu’il s’agirait pas non plus de se fatiguer trop vite, hein….

Portez-vous bien ! à bientôt.

XI’AN : extraits de vie locale

XI’AN : extraits de vie locale

Reprenons. Donc, je l’ai déjà écrit, c’est à Xi’An que j’ai eu mon choc chinois.

Je précise : choc, parce que je ne m’attendais pas à autant de modernisme, que je croyais limité à quelques villes de la côte. Est-ce moi qui n’avais pas lu suffisamment avant de partir (je ne regarde quasiment jamais la télé) ? je n’en sais rien. Nous avions passé 24 heures à Shanghai, et je dois dire que je n’ai pas été surprise. Les photos de Shanghai sont partout. Xi’An, je n’en connaissais que l’armée des soldats enterrés.

Alors, voilà quelques images de la ville. Photos prises depuis le bus, la chambre d’hôtel, ou …. le ras du sol.

Grande ville, des avenues larges, des voitures partout, plutôt en bon état, japonaises, coréennes, allemandes, quelques citroen, et puis, curiosité, des Buick !

Des rues et trottoirs larges et propres.

Des immeubles neufs côtoyant des plus anciens. Immeubles anciens (genre immeubles des années 50 qui n’auraient jamais été entretenus), mais les logements sont très souvent équipés de climatiseurs.

C’est toute l’ambiguïté de ce pays.

Et toujours des grues partout, où que l’on regarde. J’ai lu récemment que la moitié des grues en activité dans le monde l’est en Chine. Et on peut dire la même chose de la quantité de ciment consommée dans le monde.

Des boutiques à la mode et vendant les marques occidentales, des grands magasins et malls. Jamais je n’aurais cru que les slogans des magasins soient écrits en anglais ! De vraies grandes marques du luxe international comme Vuitton ou Dior.

Au rez-de-chaussée de cet immense grand magasin, des démonstrations d’une grande marque de produits de beauté : séances de maquillage offertes, cadeaux, animation « classique ». Bien sûr, c’était en chinois, mais le ton employé est absolument le même, partout dans le monde, quelle que soit la langue utilisée.

De l’électronique dernier cri, des écrans plats, des salles de bains « thalasso ». Des chaussures de sport « dernier modèle ».

Xi’An, voilà une ville vivante. Attirante.
En l’espace d’une journée, nous avons croisé 2 séances de prises de photos de mode. Les femmes dans la rue sont frisées, dé-colorées, rousses ou blondes, on est loin des tenues uniformes.

Ville en chantier aussi. Prête pour accueillir des milliers et des milliers de touristes.

Portez-vous bien. Prochain rendez-vous : Guilin et la rivière Li.