A Tahiti, il n’y a pas que du thon, même si c’est le poisson que nous mangeons le plus souvent.
Aujourd’hui, nous aurons du bec de cane à la vanille dans nos assiettes. Un poisson du lagon, délicieux. Et comme il y en avait au marché, je n’ai pas hésité.
J’adore la sauce à la vanille, de Tahiti bien sûr. Le poisson traditionnellement associé à la vanille est le mahi-mahi, mais comme en ce moment il est rare, ou cher ce qui revient au même, c’était une vraie opportunité de nous régaler avec du bec de cane.
Le prix de la vanille a bien augmenté aussi, donc j’utilise de plus en plus de la poudre de vanille, excellente aussi.
Recette de la sauce vanille de Tahiti
Il faut : 2 échalotes, un verre de vin blanc sec, une gousse de vanille ou un 1/4 de cc de vanille en poudre, 10 cl de crème fraiche, une noix de beurre, un peu de lait si nécessaire, sel, poivre.
Épluchez et ciselez les échalotes aussi finement que possible.
Faites les rissoler avec le beurre dans une casserole, à feu très doux. Les échalotes doivent devenir translucides mais ne pas colorer.
Mouillez avec le vin blanc, assaisonnez de sel et poivre et laissez réduire quelques minutes.
Ajoutez alors les graines de vanille, la crème fraiche et laissez cuire doucement. Si la sauce réduit trop, vous pouvez ajouter un peu de lait.
Traditionnellement à Tahiti la sauce vanille se sert avec du riz, mais vous pouvez laisser cours à votre imagination.
Vous voulez savoir à quoi ressemble un bec de cane ? en voilà un :
« Lethrinus olivaceus » par In Veritas Lux (http://www.flickr.com/photos/leonardlow/) — http://www.flickr.com/photos/leonardlow/340870253/in/photostream/. Sous licence CC BY 2.0 via Wikimedia Commons – https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lethrinus_olivaceus.jpg#/media/File:Lethrinus_olivaceus.jpg
Pas de risque de ciguaterra recensé en Polynésie. J’aime bien ce type de poisson. Une particularité ? le bec de cane commence sa vie en mâle et la finit en femelle… c’est pas beau ça ?
Donc, avec un bec de cane à la vanille, nous nous sommes régalés.
Je vous ai déjà parlé des légumes faciles à acheter et cuisiner à Tahiti ? bien sûr, les aubergines… j’en cuisine souvent. Mais on trouve aussi beaucoup de chouchinois, et j’ai eu envie d’en cuisiner cette semaine. Quant aux crevettes, elles viennent de la presqu’île de Tahiti. Donc, cuisine locale, avec des produits locaux, que du frais !! En plus, un plat délicieux, parfumé et léger. Tout pour nous plaire à la maison ! vous aussi, vous aimez goûteux mais léger ? Donc, j’avais acheté un chou. Un chou que j’appelle chinois, je ne sais pas trop quel est son nom réel.
Ce chou présente quelques avantages : il est peu calorique si vous le cuisez sans trop d’huile ou de beurre ajoutés, mais surtout il est plein de bonnes choses : je n’ose pas vous retranscrire toutes ses vertus (je me méfie un peu de tout ce qu’on trouve sur internet, et je ne suis pas médecin), mais pour résumer il est plein d’antioxydants. Je l’ai acheté entier, ce qui, pour 2 personnes à table, est un peu beaucoup. J’ai donc coupé le chou en 2, séparé le côté côtes du côté feuilles vertes. J’ai cuisiné les côtes dans un autre plat (que je vous dévoilerai un jour…) et il me restait donc les feuilles vertes. Vite saisies à la poêle (je n’ai pas de wok digne de ce nom, mais une grande poêle), ces feuilles ont cuit très rapidement, et donc ne devraient pas perdre leurs bonnes vitamines à la cuisson.
Recette
Pour 2, il faut : le haut des feuilles d’un chou chinois, 500g de crevettes crues, 1 carotte, 1 échalote, de la pâte de curry, sel, poivre, huile neutre, 1 verre de vin blanc.
Commencez par retirer la tête des crevettes, en réservant corps et têtes séparément.
Coupez le chou en 2, et faites tremper brièvement les feuilles vertes dans de l’eau vinaigrée, pour les laver complètement. Égouttez-les bien.
Épluchez la carotte, l’échalote et détaillez-les en mini-cubes.
Dans une grande casserole, faites revenir carotte et échalote dans un peu d’huile, ajoutez les têtes des crevettes, remuez, assaisonnez, et versez le vin blanc. Couvrez et laissez mijoter à feu très doux un petit quart d’heure. Ajoutez de l’eau en cours de cuisson si besoin, il faudra obtenir au moins une louche de jus au final.
Extrayez alors tout le jus possible, en passant le contenu de la casserole au chinois.
Reversez le jus dans la casserole, ajoutez une grosse cuiller de pâte de curry, remuez bien et réservez.
Dans un wok à peine huilé, sur feu vif, versez les feuilles de chou et les crevettes. Assaisonnez. Remuez, le chou et les crevettes ne doivent pas surcuire.
Réchauffez le jus de la casserole, et vous pouvez servir crevettes et chou, assaisonnés de la sauce au curry.
Quelques remarques
comme cela se voit sur la photo, j’ai récupéré autant de carottes que je pouvais avant de jeter les têtes des crevettes…
J’ai utilisé une sauce du commerce : un curry thai. Vous avez l’embarras du choix, y compris en grande surface, alors faites vous plaisir. Mais attention aux quantités utilisées, à l’assaisonnement, en fonction du degré de piment dans votre sauce !
Vous pouvez bien sûr ajouter un brin de céleri, du gingembre, des feuilles de coriandre, tout ce que vous avez sous la main dont les saveurs vont être compatibles, et vous allez vous régaler.
Je n’ai pas complètement décortiqué les crevettes, parce qu’à la maison on aime se lécher les doigts. Mais libre à vous de les décortiquer complètement avant cuisson 😉
Une de mes recettes qui a le plus de succès est celle des aubergines cuites au four. Pas une grande recette, juste une technique de cuisson qui évite que les aubergines trempent dans un peu trop d’huile en cuisant.
Comme à la maison on aime les aubergines, qu’à Tahiti c’est un des légumes les plus courants, et à prix correct, on ne s’en lasse pas. Et on en mange au moins une fois par semaine, en variant les assaisonnements avec toutes les épices que je peux avoir sous la main. Aujourd’hui nous nous sommes régalés d’aubergines au chorizo.
Je ne sais pas pourquoi, je cuisine peu les aubergines en caviar, pourtant j’adore ça. J’en ai déjà fait bien sûr, mais je n’ai jamais réussi à faire une seule photo présentable avec un caviar d’aubergine ! Edit du 7 août 2019 : je viens de découvrir une recette de caviar d’aubergine, en garniture d’une tartelette feuilletée. Voilà qui va m’inspirer bientôt ! La recette est bien expliquée sur le blog de Michelle.
C’est parti pour ma recette d’aubergines, avec des oignons al dente et un peu de chorizo pour donner du goût, le tout cuit au four.
Cuisson des oignons et aubergines au four
Pour la recette entière, il faut, pour 2 : 4 aubergines, 1 gros oignon, 1/2 chorizo, huile d’olive, sel, poivre, persil ou autre.
Si vous êtes gourmands, ou si ce plat constitue l’élément principal de votre dîner par exemple, augmentez les quantités d’aubergines et d’oignons. Allumez votre four à 180°. Épluchez l’oignon et découpez-le en grosses lamelles. Coupez les extrémités des aubergines, détaillez-les en gros morceaux (comme sur la photo). Dans un plat à four, versez 2 cs d’huile, déposez vos légumes, assaisonnez, et remuez bien pour les enrober d’huile, sans qu’il en reste au fond du plat. Ce n’est pas une friture ! Faites cuire au four entre 20 et 30 minutes, jusqu’à ce que les aubergines soient cuites. Détaillez le chorizo en petits cubes, et ajoutez-les au plat 5 minutes avant la fin de la cuisson, en remuant pour les répartir dans le plat. Si vous observez alors que le fond du plat est trop sec, en gros que les légumes commencent à attacher, ajoutez un fond de verre d’eau. Décorez de quelques feuilles de persil, et vous pouvez déguster !
Adaptations possibles
Si l’oignon est doux, n’hésitez pas à en ajouter. Il prend plus de temps à cuire que les aubergines, donc il reste légèrement croquant, c’est délicieux.
Bien sûr, vous pouvez ajouter du piment d’Espelette, du paprika fumé (pimenton), cela n’en sera que meilleur.
Vous avez le choix entre chorizo doux ou fort, faites selon vos goûts, cela sera toujours bon !
Le temps de cuisson est vraiment indicatif. Il dépend de la qualité de vos aubergines, et de la puissance réelle de votre four. Donc, surveillez !
Comme on peut le voir sur la photo, je n’avais plus de persil, j’ai donc utilisé des feuilles de coriandre. C’était super bon !!
Voilà un plat d’aubergines au chorizo qui n’est pas difficile à réaliser, et qui est très parfumé, alors j’attends vos avis. Allez-vous essayer cette recette ? vous vous êtes régalés comme nous ? dites-nous tout.
Je ne sais plus trop si les pêcheurs basques ramènent toujours du thon dans leurs filets, mais associer rouge et vert pour obtenir du thon aux couleurs basques, c’est facile à Tahiti.
Aujourd’hui, j’ai utilisé le thon sous forme de rôti, l’ai fait mariner dans du jus de tomate (en bouteille) assaisonné (sel, piment d’Espelette, quelques gouttes d’huile d’olive). Je l’ai ensuite égoutté, puis saisi quelques minutes sur une plancha, en le retournant régulièrement, de manière à ce que le cœur reste rosé.
Passons maintenant à la préparation de l’accompagnement, à savoir des poivrons (pour le vert) et la sauce tomate (pour le rouge)… je vous avais prévenus : des saveurs et couleurs du Pays Basque !!!
Recette : préparation des poivrons et de la sauce tomate
Il faut, pour 4 personnes : 8 poivrons verts, 2 oignons, du jus de tomate, 4 gousses d’ail, huile d’olive, sel, poivre, piment d’Espelette, quelques feuilles de persil.
Commencez par éplucher et détaillez les oignons en fines lamelles.
Pelez les poivrons – j’utilise un éplucheur spécial, c’est plus facile – videz-les de leurs graines et découpez-les en lamelles.
Cuissons des poivrons : faites revenir les 3/4 des oignons et les poivrons dans un peu d’huile, assaisonnez, et laissez mijoter.
Sauce tomates : détaillez l’oignon restant en brunoise. Dans une poêle, versez le jus de tomate de la marinade, ajoutez les oignons et l’ail pressé. Laissez mijoter une dizaine de minutes.
J’ai utilisé du jus de tomates en bouteille d’un litre. Il va donc vous en rester et pour l’utiliser dans la semaine : pensez à une soupe à la tomate, à des lasagnes, à un jus vitaminé avec céleri….. ou un Bloody Mary 😉
Préparez enfin le support d’accompagnement. Aujourd’hui j’ai choisi d’utiliser des spaghetti, mais du riz ou des pommes de terre vapeur conviennent très bien.
Vous n’avez plus qu’à dresser vos assiettes, saupoudrer de quelques feuilles de persil haché, et déguster !
Voilà ainsi un rôti mi-cuit de thon aux couleurs basques, sans oublier les saveurs bien sûr !
Couteau éplucheur de tomates et poivrons
Voilà un outil bien pratique, qui va vous éviter quelques galères d’épluchage. Vous n’aurez plus besoin d’ébouillanter vos tomates pour les peler. En plus, c’est peu cher, dans les 10 euros. Le mien vient de la boutique de l’atelier des chefs.
Depuis le temps que je l’écris ici, et oui j’aime l’ail, et donc les plats à l’ail et la sauce à l’ail. Cru, dans une vinaigrette, sur un carpaccio de thon. Ou cuit, autour du poulet ou du gigot, ou associé à une purée, ou sur du filet de veau, comme aujourd’hui.
Aujourd’hui, je vous propose de l’ail cuit : sur du filet de veau servi avec une purée de pommes de terre parfumée à l’ail, une purée d’ail et une sauce à l’ail ! quand on aime l’ail, n’est-ce pas, on ne compte pas 😉
En métropole, on connait bien l’agneau et le mouton de Nouvelle-Zélande, bien moins le bœuf et le veau. Le bœuf NZ est excellent, et peu cher à Tahiti. Le choix en veau est plus restreint, mais quand on en trouve à bon prix c’est l’occasion de se faire plaisir.
Recette des purées et sauce à l’ail.
Pour 2 personnes il faut : des pommes de terre, 2 têtes d’ail + 2 gousses d’ail, 3 échalotes, huile d’olive, lait, 1/2 verre de vin blanc ou 1 citron et un peu d’eau, persil, sel, poivre.
Lavez les pommes de terre, coupez les en morceaux si besoin, détaillez les têtes d’ail pour en détacher les gousses, sans les éplucher, et déposez les dans une grande casseroles d’eau à peine salée. Couvrez et laissez cuire les pommes de terre et l’ail.
Au terme de la cuisson, égouttez ail et pommes de terre.
– Pelez les pommes de terre, écrasez-les grossièrement au presse purée, mélangez en ajoutant lait et huile d’olive. Je ne précise pas les quantités, parce que l’onctuosité des pommes de terre dépend de leur qualité. A Tahiti, peu de choix, une seule qualité (non mentionnée) à un prix abordable. Disons que vous avez le choix entre pommes de terres lavées ou non lavées 😉 Alors, vous faites à votre goût, sans oublier de donner un tour de poivre.
– Pelez les gousses d’ail, ajoutez aussi un peu de lait, et mixez-les. Vous obtenez une purée toute douce.
Le veau et sa sauce à l’ail
Épluchez et ciselez les échalotes et faites les revenir doucement, sans les colorer, dans un fond d’huile d’olive. Assaisonnez, mouillez avec un peu de vin blanc ou de citron et un peu d’eau si besoin, de manière à recouvrir tout juste les échalotes.
Assaisonnez les filets de veau, et dès que la sauce a réduit de moitié environ, déposez les morceaux de veau sur le dessus de la sauce, et retournez-les après quelques minutes de cuisson. Ainsi, le veau cuit à la vapeur de cette sauce, pour garder toute sa tendresse.
Récupérez les filets de veau sur une planche, découpez-les en lamelles.
Vérifiez la sauce, ajoutez les 2 gousses d’ail écrasées, et un peu d’eau si nécessaire.
Il est temps de dresser votre assiette, en y déposant quelques tranches de veau, quelques cuillers des deux purées, en arrosant d’un peu ou beaucoup de sauce, et en saupoudrant de persil ciselé.
Voilà un plat goûteux, pas vraiment gras, facile à réaliser et…. excellent à partager !
Bon appétit et bon week-end !
Mon souvenir de ces bénitiers au curry remonte à un séjour aux Australes, pendant lequel notre guide était parti à la « cueillette » des bénitiers à l’aide d’un tournevis… Ce système de pêche restera pour moi un grand mystère, mais je me souviens bien m’être bien régalée par la suite 😉
Alors, quand j’ai vu des bénitiers (hors de leur coquille) au marché de Papeete, un dimanche matin bien sûr, je n’ai pas hésité une seconde ! Il était temps que je les cuisine à mon tour, avec une recette très classique en Polynésie : ils sont en général servis dans une sauce crémeuse au curry.
La photo du haut montre les bénitiers tels qu’on les achète au marché : hors de leurs coquilles, enfilés sur un fil. La photo du bas montre les chairs de bénitiers, une fois désenfilés et rincés, prêts à être cuisinés.
Pour information, au marché le fil de bénitiers m’a coûté 500 francs, soit 4,5 euros à peu près. Attention, cela réduit bien à la cuisson, j’ai pu préparer 2 assiettes avec la quantité achetée. Il n’y a plus qu’à passer à l’action ! Allez, c’est parti.
Recette des bénitiers au curry
Il faut, pour 2 personnes : des bénitiers crus, 2 échalotes, 1 gousse d’ail, poudre de curry, sel, poivre, huile, crème fraiche.
Commencez par rincer les bénitiers, et détaillez-les en petits morceaux. Et faites les cuire dans une casserole d’eau pendant 45 minutes environ. Cette étape permet d’attendrir la chair des bénitiers. Égouttez les bénitiers, et conservez l’eau de cuisson. Dans une poêle, versez une cs d’huile, faites-y revenir l’échalote ciselée, l’ail écrasé, puis les bénitiers égouttés. Ajoutez le curry, et ajustez l’assaisonnement. Remuez une minute, ajoutez de la crème de manière à ce qu’elle recouvre la chair des bénitiers – en étant très généreux – et laissez frémir 2 ou 3 minutes. Préparez vos assiettes. J’espère qu’à ce stade il vous reste de la crème au curry bien parfumée, parce qu’on va s’en resservir… Avouez que c’est facile ! à Tahiti, on le sert avec du riz, mais je l’ai servi en entrée…
Utiliser l’eau de cuisson des bénitiers et le reste de la sauce au curry
Et oui, je vous ai conseillé un peu plus haut de ne pas jeter cette eau de cuisson. Je l’ai réutilisée le lendemain, et nous nous sommes régalés. Comment ? J’y ai fait cuire des spaghetti ! Et nappés du reste de la sauce au curry… c’était délicieux. Quelques petits cubes de tomates et 2 ou 3 feuilles de coriandre, le tour est joué. J’ai oublié de prendre une photo des assiettes, les spaghetti ont été trop vite dégustés, mais vous devinez très bien j’en suis sûre 😉
Remarques à propos de la crème et des bénitiers
Les Tahitiens auraient plutôt utilisé du lait de coco, mais je n’en avais pas. Une autre fois ! En version minceur, essayez le yaourt ou le fromage blanc, je suis sure que la sauce sera aussi succulente. Enfin, si vous n’avez pas de bénitiers sur les étals de votre marché, la même recette peut se décliner avec d’autres coquillages, des crevettes… à vous d’imaginer. Bon appétit à tous !
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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