Oui, vous avez bien lu le titre, vous avez déjà goûté un poulet cuit sur une canette de bière ? alors, je vous le dis de suite : c’était bon, et surtout j’ai bien ri en le préparant. Allez je vous dis tout.
Qui a dit qu’il ne fallait pas vivre dangereusement ?
Mon entourage sait très bien que je suis incapable de suivre une recette, et pourtant ce n’est pas faute d’accumuler, et lire, si si je les lis, bouquins et revues de cuisine ! Disons que je les lis, souvent en livre de chevet, et je les range (les recettes, pas les bouquins..) dans un coin de ma mémoire.
Bref. J’ai acheté hier un superbe poulet, qui a couru dans les champs, pour un poulet dominical. Longtemps que je n’avais pas renoué avec l’habitude du poulet dominical… c’est que j’ai tellement de recettes à tester n’est-ce pas 😉
Et ce matin, je me suis souvenue d’une recette lue (et bien rangée) : un poulet à faire cuire au four, assis sur une canette de bière ! et c’est parti ! Pour une fois que j’avais la totalité des ingrédients préconisés…. Je précise que le but de la manœuvre est de faire cuire le poulet à la vapeur de bière, donc, surtout, ne pas oublier d’ouvrir la canette. Sinon, je ne réponds de rien…
J’ai donc salé poivré mon poulet, et l’épreuve de dextérité a commencé. N’étant pas sûre que ma construction allait s’avérer solide, j’ai donc choisi un plat à four assez profond, au cas où… si, si, de temps en temps j’anticipe 😉
Déjà, on commence par enfiler la canette dans le tutu du poulet, sans renverser la canette. Bon, si j’y suis arrivée, vous devriez y arriver aussi.
Ensuite, franchement je n’étais pas sûre que le poulet était si doué que ça en équilibre. J’ai donc essayé de caler ses pattes de manière à former un trépied et à donner un brin de stabilité à l’ensemble. J’étais persuadée que le poulet allait s’effondrer par l’avant, donc je l’ai calé avec 2 oignons…
Pas de commentaire s’il vous plait 😉 mais j’ai bien ri.
Il reste à enfourner votre poulet dans le bas du four, réglé à 190°, en versant un centimètre d’eau dans votre plat.
Il est pas mimi mon poulet ???
Photo prise avec mon téléphone…
Vous aviez déjà rencontré un poulet qui vous attend sagement dans votre four, les mains sur les genoux ??
Et là, j’en ai conclu qu’il était cuit :
Pour la fin… il ne vous reste plus qu’à imaginer la tête du mari qui a découvert le poulet ainsi dans le four !! et en plus il n’y avait même pas de frites… 😉
Au final : excellent. Goûteux mais sans aucune odeur ni aucun goût de bière. Tendre. Il ne restait que peu de bière dans la canette… que personne n’a bu je vous rassure.
Bon appétit ! !
Edit sept 2013 : on me souffle dans l’oreillette qu’on pourrait très avantageusement remplacer la canette par un récipient de même forme mais en verre. Effectivement, la peinture sur la canette, sa composition ne sont sûrement pas les amis de notre – bonne – santé !
De l’agneau confit, cuit lentement et arrosé souvent : voilà un de mes plats fétiches. Donc aujourd’hui, des souris d’agneau confites 😉
Il faut que je vous dise, depuis que j’ai découvert que mon boucher vend « des bouts de gigot » – voilà comment mon boucher appelle les souris ! – j’en profite ! En réalité, il n’en a que si les autres clients ont acheté beaucoup de tranches de gigot. Et dans ces cas, il lui reste des « bouts de gigot », qu’il vend au prix du collier ! c’est vous dire…
Recette des souris d’agneau confites
Il faut, pour 4 personnes : 4 souris d’agneau, 1 poche de mélange de légumes provençaux (Picard), 1/2 poche de poivrons en lanières (Picard), 1 boite de tomates concassées, pommes de terre, 2 têtes d’ail, huile d’olive, sel poivre.
2 heures avant le repas : installez les souris dans un plat allant au four, versez un centimètre d’eau dans le fond du plat, allumez le four à 170 °.
Dans un bol, mélangez une gousse d’ail écrasée, sel, poivre, 3 cs d’huile d’olive, et complétez d’eau, jusqu’à obtenir un demi bol de « sauce ». Remuez bien, et arrosez vos souris de ce jus, en en gardant une moitié pour arrosage futur.
Et enfournez, en pensant à arroser vos souris environ tous les 1/4 d’heures.
Faites bouillir des pommes de terre en quantité suffisante pour 4 personnes, en ajoutant une tête d’ail non épluché dans l’eau salée.
Environ 1/2 heure avant la fin de la cuisson, ajoutez les légumes, y compris la boite de tomates, autour des souris, et assaisonnez-les. Le fait que ces légumes soient congelés va apporter un peu de jus au fond du plat. S’il n’y en a pas assez, rajoutez-en (moitié eau, moitié huile d’olive), le fond du plat ne doit pas être sec.
Épluchez les pommes de terre et les gousses d’ail, écrasez grossièrement à la fourchette, en ajoutant du lait pour obtenir la consistance désirée. Goûtez et vérifiez l’assaisonnement.
Mes trucs pour un agneau confit succulent
– bien sûr, ceux qui me connaissent s’en doutent, j’ai rajouté des herbes dans ma mixture d’assaisonnement permanent : un mélange d’herbes pour bruschetta. Parce que j’ai ça sous la main, reste d’un séjour à Rome. Mais vous pouvez rajouter les herbes que vous avez : feuille de laurier, et tout mélange d’herbes va convenir. Y compris les épices à tagine, à couscous, à pizza….
– l’ail. Celui que vous avez fait bouillir avec les pommes de terre devient doux, donc aucun souci de digestion. Et celui que vous avez ajouté aux souris est quasiment fondu, alors ne lésinez pas sur les quantités ;-)… enfin, je dis ça parce que j’aime ça, mais franchement, essayez !!
– J’avais le souvenir de souris confites, dégustées à Auckland, dans un restaurant de Ponsonby exactement, et j’ai passé beaucoup d’énergie à essayer de reproduire ce plat qui nous avait ravis.. enfin, je crois que là, je m’en approche de très très près…
Voilà. C’est juste excellent, goûteux. En toute humilité, à faire et à refaire. Avec des frites, avec les épices qui vont font plaisir… dites-nous comment vous avez personnalisé ces souris !
Après la visite de St Denis, nous voilà installés à St Gilles, à la Saline exactement, merveilleusement accueillis chez des amis. Au-delà d’escapades furtives à la plage, notre première visite nous permit de découvrir et apprécier le marché de St Paul.
Ce grand marché se tient les vendredi et samedi matin, mais c’est surtout le vendredi qu’il faut y aller. Entre 300 et 400 stands de fleurs, légumes, épices, conserves…. artisanat et snacks… c’est joyeux, convivial, coloré et cela sent toutes ces saveurs exotiques que j’aime tant.
Qu’est-ce que j’y ai acheté ? des épices forcément, des mélanges tout prêts à l’emploi pour faire du rhum arrangé à mon retour, de la purée de piment…
Et quand on a fini, on se restaure sur place ! une belle occasion de goûter aux samosas, au rougail, aux gâteaux-patate… accompagnés d’une fraiche Dodo, la bière locale !
Avez-vous reconnu les fruits sur les photos ? vous en cuisinez parfois ?
à bientôt, pour continuer notre promenade à la Réunion.
Aujourd’hui, un plat tout simple, aux saveurs asiatiques. Des tagliatelles au poisson, mais avec des échalotes et beaucoup de produits qui « asiatisent » ce plat gourmand.
La nouvelle année du Dragon qui démarre m’a inspirée ! ou plutôt, je me suis demandée comment concocter un plat goûteux, à saveurs « chinoisantes », utilisant des produits simples, comme ceux que j’ai en permanence au frigo ou dans le congélateur.
Après un rapide état des lieux de tous mes placards, je me suis lancée ! Je vous l’accorde, du riz aurait davantage convenu, dans un plat aux saveurs chinoises. Alors, disons qu’il s’agit de cuisine fusion, avec ces tagliatelles au poisson. L’essentiel est de se régaler, non ?
La recette
Il faut (pour 2 personnes) : un filet de poisson, genre lingue, cabillaud…, une petite boite de thon au naturel, 3 échalotes longues, l’équivalent d’une noix de gingembre frais, quelques feuilles de céleri, une cs d’huile neutre, une cs de sauce huitre, une cs de sauce soja, sel, poivre, un trait de jus de citron. Et des tagliatelles en quantité suffisante.
Faire cuire les tagliatelles comme à votre habitude. Pour moi, c’est al dente. En général, tout est écrit sur le paquet.
Découpez 3 échalotes dans leur longueur, détaillez-les en lanières fines, et faites-les confire, à feu doux, dans une cs d’huile. Ajoutez l’équivalent d’une noix de gingembre, détaillée en lamelles. Ajoutez les sauces, huitre et soja. Salez modérément, poivrez.
En fin de cuisson, ajoutez le poisson découpé en petits morceaux, et le thon émietté. Versez un peu d’eau si nécessaire.
Pour finir, saupoudrez de fins morceaux de céleri branche, goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire.
Mes trucs
– pour le céleri. J’en ai toujours au congélateur. Quand j’en achète, je conserve ainsi ce que je n’utilise pas de suite. Je détaille fines branches et feuilles en tout petits morceaux, que je conserve dans des petits sacs de congélation. Cela me permet d’en rajouter de temps en temps dans une sauce, une soupe, un risotto…
– si vous avez des champignons, ajoutez-en, faites-vous plaisir.
– le filet de jus de citron en fin de cuisson permet de relever le goût d’un plat. Essayez, c’est magique.
– cette sauce peut accompagner un riz, et bien sûr des nouilles chinoises.
Je crois que j’ai toujours mangé du couscous. Et que j’ai toujours aimé ça !
En ce jour de Couscous Day, j’entends déjà les discours… moi je préfère le tunisien, ou le marocain… avec des boulettes, miam… des merguez ? ah bon… des pommes de terre ? c’est pas le vrai… l’Algérois est-il meilleur que l’Oranais ? et le Kabyle ? ça se voit que tu n’as jamais goûté le mien…
Et des couscous, il y en a autant que de familles. Parce que le couscous raconte toujours une histoire de famille. Celle que l’on a eue, ou celle que l’on se construit.
Bien sûr, celui de ma grand-mère. De famille italienne, née en Tunisie, sa vie d’adulte en Algérie, je ne saurais définir la famille de rattachement de son couscous. C’était le sien, excellent bien sûr, donc le couscous le plus normal et le plus évident qui soit ! du moins pour moi. Je garderai toujours la nostalgie de son couscous au poisson, que je n’ai pas encore réussi à reproduire.
Et puis, à 25 ans, suis partie vivre au Maroc pour quelque temps. Et c’est là que j’ai cuisiné mes propres couscous ! d’influence marocaine forcément.
Depuis mon retour, j’en cuisine régulièrement.
Mes principes de base font que : mon couscous ne contient que du mouton ou de l’agneau, du collier et/ou de l’épaule, des légumes basiques comme des carottes, des courgettes, de la citrouille, de la tomate, de l’oignon et de l’artichaut quand j’y pense. Des pois chiches bien sûr. Des épices, beaucoup d’épices.
Quand je peux, je fais cuire la viande la veille, de manière à enlever le surplus de gras qui s’est figé à la surface le jour J. Pour la graine, je fais ce que je peux ! pour avoir les explications de la graine roulée, la VRAIE manière de servir la graine de couscous, je vous invite à lire ce qu’en dit Pia.
Ma touche personnelle consiste à proposer ma sauce oignons – raisins – cannelle, servie à part, tout droit inspirée par mon séjour marocain.
Sauce oignons – raisins secs
Il faut : 500g d’oignons en lamelles (pour moi aujourd’hui : une poche d’oignons en cubes de Picard, je sais c’est pas bien, mais c’est très très pratique), 2 grosses poignées de raisins secs, une cs de curcuma (pour colorer un peu en jaune), une cs de cannelle, sel, poivre.
Mettre tous les ingrédients dans une casserole, mouiller d’une ou 2 louches de bouillon du couscous, assaisonner à votre convenance, et servez à part.
Si vous pensez que cette sauce n’est pas assez sucrée, cela dépend du rapport oignons/raisins, de la qualité des raisins, rajoutez du sucre, cela sera meilleur.
Un ami marocain, m’invitant un jour chez lui pour un couscous mémorable, sur les hauteurs de Casablanca, m’a confié qu’il était sûr que le couscous était le meilleur plat du monde. S’il le dit…. je le pense aussi, à chaque fois que j’en déguste !
Après le couscous, salade de fruits et thé à la menthe, cela va sans dire !
Vaisselle originaire d’Algérie et du Maroc bien sûr !
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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