Tartare de thon au basilic

Tartare de thon au basilic

Encore du thon me direz-vous ? et oui. Parce qu’on s’en régale. Qu’il est facile à acheter à Tahiti. Et qu’un tartare de thon au basilic, donc bien assaisonné, c’est juste succulent.
Mais si vous êtes en métropole, vous pouvez facilement le remplacer par un autre poisson, le principal critère étant qu’il soit très frais.
Je n’aurais pas eu l’idée d’associer de la crème à un tartare, si je n’en avais pas mangé dans un snack à Tahiti.
J’ai donc adapté la recette avec mes ingrédients disponibles. J’ai ainsi remplacé le riz par un mélange de céréales, fait infuser des feuilles de basilic dans mon mélange crème / yaourt.

Recette du tartare de thon au basilic

Il faut, pour 2 personnes : 160 g de thon, 1/2 mangue, un bouquet de basilic, 10 cl de crème fraiche ou fromage blanc, 1 yaourt nature, sel, poivre, piment d’Espelette, huile, citron vert.

Versez crème et yaourt dans un saladier, y faire infuser quelques branches (tiges et feuilles) de basilic, salez, poivrez.
Détaillez le thon et la mangue en très petits cubes, versez dans un saladier, ajoutez 2cs d’huile, le jus du citron, sel et poivre.
Filtrez la crème, donnez un coup de mixer quelques minutes pour l’aérer (elle ne montera pas en chantilly !).
Déposez le tartare dans le centre de l’assiette, puis la crème au basilic, assaisonnez d’une pincée de piment d’Espelette.
Après au moins 1/4 h au frais, c’est prêt !

Variantes possibles

Au-delà du fait qu’un autre poisson fasse l’affaire, vous pouvez aussi le présenter en verrine, pour un apéritif ou en entrée.

Thon aux saveurs basques

Thon aux saveurs basques

Aujourd’hui je vous propose du thon aux saveurs basques, aux couleurs rouges et vertes bien sûr. Comme si on promenait à St Jean de Luz, qu’on avait croisé un pêcheur… bon on peut rêver… Je ne sais même pas s’il reste du thon dans le Golfe de Gascogne..

Vous avez compris qu’à Tahiti on mange beaucoup de thon, un des poissons faciles à acheter, à cuisiner. Donc, l’essentiel est de varier son assaisonnement, de manière à ne pas s’en rassasier, et continuer à l’apprécier.

Dans la mesure où je n’achète pas ici de filet de poulet, je raisonne souvent comme si je devais assaisonner une viande blanche.
Pour les saveurs basques d’aujourd’hui : piquillos et jambon de Bayonne.
Les piquillos sont des poivrons basques, à la chair fine et au goût si typique. Cela s’achète en bocal, entiers ou en lamelles, et on en trouve dans tous les supermarchés.

thon aux saveurs basques

Recette

Il faut, pour 2 personnes : 2 tranches de thon, 1 bocal de piquillos, 4 gousses d’ail, 1 échalote, 50 g de jambon de Bayonne découpé en fines lamelles, huile d’olive, sel, piment d’Espelette.

Épluchez et ciselez l’échalote. Faites la revenir à feu très doux dans un peu d’huile d’olive.
Égouttez les piquillos, et ajoutez-les dans la poêle. Remuez bien, et réservez hors du feu.
Dans un blender, versez les piquillos, les gousses d’ail épluchées, assaisonnez légèrement et mixez le tout pour obtenir un joli coulis.
Faites cuire les tranches de thon dans une poêle, pas trop longtemps car le thon sur-cuit devient très sec, ajoutez des lamelles de jambon pour 30 secondes.
C’est le moment de dresser. Versez le coulis dans le fond de l’assiette, posez la tranche de thon, parsemez des lamelles de jambon et de quelques herbes (celles dont vous disposez. Pour moi ici ce fut un peu d’oignon vert), saupoudrez de piment d’Espelette.
J’ai très peu salé le coulis et pas du tout le thon, car le jambon en cuisant amène du sel à ce plat.
A servir avec du riz, un gratin de pommes de terre.

Vous devinez qu’on s’est régalé ? on se serait presque cru au Pays Basque avec ce thon aux saveurs basques qui rendent nostalgiques (un peu) !

Une autre version de thon basque : aux poivrons et piment d’Espelette..

Tortilla au chorizo, à ma façon

Tortilla au chorizo, à ma façon

Quand on m’a dit qu’il fallait préparer un pique-nique… qu’on déjeunerait « sur le pouce », sans table ni chaise… que le fameux pique-nique resterait au moins 4 heures dans un sac à dos, donc hors glacière, avec une température de plus 30°…
« Il » a proposé une salade… et j’ai vite décliné… vous voyez un peu l’intendance à prévoir, à mon avis non compatible avec le contexte de la sortie prévue.
J’ai pensé cake parfumé à quelque chose, mini muffins, quiche sans pâte… J’ai éliminé aussi le fameux sandwich, parce que tomates et salades sont lamentables en ce moment à Tahiti, que le pâté bof bof…
J’ai enfin pensé à la tortilla espagnole, nourrissante, facile à transporter et déguster…

Recette de cette belle tortilla au chorizo

Pour une personne et quelques gourmands qui ont voulu goûter : 1 échalote, une grosse pomme de terre, 1/2 chorizo, 4 œufs, sel, huile d’olive.

Faites bouillir la pomme de terre, et détaillez-la en petits cubes une fois cuite. Coupez le chorizo en petits cubes, battez les 4 œufs dans un saladier sans oublier de les saler légèrement.
Ciselez l’échalote, et faites la revenir dans un peu d’huile d’olive. Ajoutez alors les cubes de pomme de terre et de chorizo, remuez et laissez suer quelques minutes.
Alors transvasez le contenu de la poêle dans les œufs, remuez bien. Ajoutez un peu d’huile dans la poêle et transvasez-y le contenu du saladier. Laissez cuire à feu doux, sans remuez.
Quand la tortilla est presque cuite, faites-la glisser sur un plat spécial four, et continuez à la faire cuire entre 5 et 10 minutes, à 160°.
Vous pouvez la déguster chaude ou froide !

Quelques trucs de la cuisinière

Les puristes de la tortilla española ne m’en voudront pas j’espère. Je me suis adaptée au temps disponible pour cuisiner, au contenu du frigo… comme d’habitude !
J’ai cependant respecté le principe même de la tortilla : bien mélanger le contenu de la poêle dans le saladier d’œufs, et non verser les œufs dans la poêle sur les pommes de terre.
Je n’ai pas poivré puisque le chorizo est bien fort en goût. Si vous utilisez un chorizo doux, pensez à ajouter une pincée de piment d’Espelette.
Découpée en cubes pour l’apéritif, ça change des cochonneries du commerce, et c’est délicieux.

Vous devinez que lors de ce pique-nique j’ai fait des envieux ! ma tortilla au chorizo a été largement appréciée..

Vinaigrette aux herbes

Vinaigrette aux herbes

Et oui, on peut manger des salades en hiver ! Avec des légumes de saison, comme les carottes râpées, les poireaux vinaigrette… ou avec des légumes du placard. Et si en plus, vous assaisonnez cette salade d’une vinaigrette gourmande et parfumée, vous faites le plein de vitamines et de bonne mine. Avec une vinaigrette aux herbes, vous aurez votre quota de vitamine C, c’est sûr.

vinaigrette aux herbes


Nous nous sommes régalés d’une salade à base de haricots rouges, maïs, concombre, asperges, salade verte et œufs durs. Seuls le concombre et la salade étaient frais, et les herbes de la vinaigrette bien sûr. On peut imaginer de remplacer les haricots par des lentilles, ajouter un peu de betterave, quelques poireaux bouillis, des carottes râpées, des endives… selon ce que vous trouverez au marché ou dans votre placard.

Recette de la sauce aux herbes

Il faut : une poignée de feuilles de chacune de ces herbes : persil, menthe, basilic ; 5 anchois, une dizaine de câpres, 2 gousses d’ail, une cs de vinaigre, sel poivre, huile d’olive.

Mettez tous les ingrédients sauf l’huile dans un bol profond. Mixez le tout avec un mixer plongeant, et versez l’huile tout doucement, comme pour une mayonnaise, jusqu’à obtenir la consistance désirée.
Goûtez, rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. C’est prêt !!

A savoir

  • s’il vous manque une des herbes, il n’y a aucun souci. Veillez simplement à marier les saveurs entre elles si vous rajoutez une autre herbe.
  • cette sauce peut aussi très bien accompagner un poisson en court-bouillon, des pommes de terre cuites à l’eau.
  • la sauce peut se conserver une semaine dans un petit bocal au réfrigérateur.

Régalez-vous ! et dites-nous quelle est votre version de salade préférée hivernale ! je suis sûre que vous avez des idées.

11 ans depuis mon premier blog….

11 ans depuis mon premier blog….

Et oui, il y a 11 ans, je créais mon premier blog, sur la plateforme offerte par le journal Le Monde. Une éternité !
On avait assez vite créé une équipe joyeuse de potes blogueurs… dont la majorité a déserté la planète des blogs aujourd’hui. Par lassitude, ou parce que Facebook offre une alternative de publication plus ludique.
11 ans depuis mon premier blog, une éternité, avec des hauts et des bas bien sûr. L’euphorie de la découverte de la Polynésie, ça m’a bien aidée les premières années à trouver matière à raconter, et à fédérer un petit noyau dur de suiveurs, la belle époque.
Puis Le Monde nous abandonna, sans le vouloir, mais en crashant la plateforme… adieu la mise en page, les photos…

En 2009, je créais ainsi Four Clavier, plus axé sur la cuisine, pour compenser ma nostalgie de la Polynésie. Et Mondanités devint AnnieVoyage.

Et 2013 arrive, avec mon retour au Fenua, et la reprise de AnnieVoyage… mais sans l’euphorie de la découverte…

2015 ! la grande année. Celle où je découvre l’ampleur de ce que j’ai vécu comme un ouragan : je découvre que plusieurs dizaines de mes photos circulent sur le net, y compris sur des sites commerciaux. Passée l’étape de la colère, j’ai succombé à celle de la défense de mes intérêts (entre les mains d’un avocat à l’heure actuelle), puis de la lassitude.
Je n’ai donc rien, ou quasi rien publié, depuis juin 2015, anéantie et démotivée surtout.A quoi bon publier, écrire,… pour si peu de commentaires, donc de partage ! ne publierais-je mes photos que pour que d’autres se servent ??

6 mois ont passé, j’ai eu le temps de réfléchir. Bloguer me manque, donc je tente une nième expérience. Je m’apprête donc à fusionner mes 2 blogs, pour ne garder que celui-ci. La fusion n’aura réellement lieu que quand ma procédure judiciaire sera terminée. Et AnnieVoyage rejoindra Au four et au clavier.

Alors, je me souhaite longue vie pour ce blog au Four et au Clavier… et surtout surtout, si les articles publiés ici vous interpellent, si vous refaites les recettes, si les lieux visités vous inspirent… commentez !!! si vous avez des questions, posez-les ! vous êtes les bienvenus !