Après l’introduction et l’architecture, place au sentier kanak, une belle promenade, géographiquement autour des bâtiments principaux (voir le plan dans l’article « architecture »). Surtout, ce sentier kanak constitue une vraie initiation à la culture kanak.
Ce chemin serpente sur une petite presqu’île, et il est fort agréable (prévoir environ une heure).
Présentation du sentier kanak
Voici la présentation qu’en fait la brochure distribuée à l’entrée du Centre Culturel :
» … Parcours végétal initiatique évoquant le mythe fondateur du premier homme, Téâ Kanaké, en 5 étapes : l’origine des êtres ; la terre nourricière ; la terre des ancêtres ; le pays des esprits et la renaissance ».
Le sentier kanak peut se parcourir grâce à un audio-guide, et il est balisé par des « étapes », avec sculptures ou plantations, de manière à respecter les 5 étapes mentionnées ci-dessus.
Ah…. ces « chiffons » !!! non, ce n’en sont pas. Ils symbolisent là les « manous« , et la tradition de la coutume.
Les « manous », ou chiffons, pour symboliser la coutume kanak
« Faire la coutume », voilà bien une tradition mélanésienne, bien ancrée, non seulement selon nos lectures, mais selon ce qu’on nous a dit. La coutume, ou geste coutumier, cela consiste « en dons et contre-dons qui accompagnent l’échange de paroles », lors de cérémonies (mariages, deuils).
Par exemple, pour ce qui concerne les « non-kanak » : « le visiteur étranger est invité à faire preuve de ce respect lorsqu’il se rend en milieu traditionnel. Il est d’usage, lorsque l’on va dans une tribu [..] d’annoncer sa visite aux autorités coutumières. »
Il convient alors d’offrir un présent au chef : paquet de cigarettes et ou billet de 500 (ou mieux 1000) CFP, enroulés dans un manou (coupon de tissu, de genre paréo).
Ainsi, ce qui pend dans les arbres ci-dessus, ce ne sont que les preuves des manous reçus. C’est vrai qu’on en a vus, des vrais, à l’entrée des maisons, en bord de route, ce n’est pas du folklore. Les musées de Nouméa en montrent aussi, des plus anciens bien sûr. On y reviendra, même si je suis loin d’en être une spécialiste.
La culture kanak me semble bien difficile à appréhender, surtout en 2 semaines en terre calédonienne. Et ce d’autant plus que j’ai la ferme impression que le peuple kanak n’a pas forcément envie non plus d' »ouvrir » la compréhension de leurs traditions et coutumes aux non-kanak.
Kanaks et Mélanésiens
Quelques similitudes, même lointaines, avec les Polynésiens. Par exemple, kanak veut dire homme. En tahitien un homme c’est un tane. Et à Hawaii, les t sont remplacés par des k. Vous me suivez… ???
Mais c’est surtout aux aborigènes croisés en Australie que j’ai pensé, dans mon séjour de quelques jours en terre kanak. Normal, Aborigènes australiens et Kanaks sont des mélanésiens.
Vaste territoire que ce « Pacifique »… passionnant, passionnant.
A bientôt, pour les plages et les coraux, pour changer un peu ?
Comment passer quelques heures à Nouméa (nous y avons passé une journée et demie) sans visiter ce centre culturel, intéressant pour plein de différentes raisons ?
Situé à l’extérieur de Nouméa, sur la presqu’île de Tina, à l’endroit même où JM Tjibaou avait organisé en 1975 le festival Mélanésia 2000, le lieu est vaste, entouré d’eau, et composé de 3 zones bien distinctes.
L’hommage à JM Tjibaou
Jean-Marie est le héros kanak de l’histoire récente calédonienne. Il fut le négociateur non violent de la réconciliation entre kanaks et caldoches. « Icône de la réconciliation entre Caldoches et Kanak, suite à la célèbre poignée de main qu’il donna à son ennemi juré Jacques Lafleur, Jean-Marie Tjibaou est aujourd’hui salué par toute la classe politique française et calédonienne. » (France Culture).
Le centre culturel
Commençons par le bâtiment central, et son architecture hors du commun, et due au talent de Renzo Piano, « synthèse réussie de la tradition mélanésienne et des techniques et des styles les plus contemporains » (guide Évasion).
Aujourd’hui, visite du bâtiment principal, dont la silhouette est si reconnaissable. Le centre culturel JM Tjibaou a été inauguré en 1998, après 3 ans de travaux, il est le prolongement des accords de Matignon (1988). Enfin était reconnue la culture Kanak, traditionnelle et contemporaine.
Il s’agit de 10 cases, en bois d’Iroko, et la plus haute culmine à 28 mètres. Ces cases abritent des salles rondes, et sont reliées entre elles par « une allée courbe évoquant l’allée centrale spécifique à l’habitat traditionnel kanak ».
A l’intérieur des cases, des salles d’exposition sur l’art et les traditions kanak, une salle dédiée à la personnalité de Tjibaou, une médiathèque, et bien sûr boutique et cafétéria.
Sources : le guide Évasion (Hachette), la brochure du centre culturel Tjibaou.
Pour en savoir plus (liste non exhaustive, mais j’essaie de varier les sources) :
Et oui, les vacances sont finies… après 2 semaines de découverte de la Nouvelle Calédonie. Archipel si différent de Tahiti et ses îles ! beaucoup de contrastes qui nous ont bien interpellés….
Une introduction à la visite de ce beau territoire en photos ?
C’est parti.
Nouméa et le Sud
Nouméa. Grande ville, très très vallonnée, certaines rues nous feraient presque penser à San Francisco, c’est dire.
Rien à voir avec Papeete. Des immeubles modernes, des espaces verts, des plages en centre ville, des trottoirs qui ressemblent à des trottoirs…
Surprenant, et agréable, la ville est cernée par une multitude de baies et criques, destinées aux bateaux, véliplanchistes, surfeurs, kiteurs… Et une promenade longe toute la côte.
Bien sûr, une visite au centre culturel Jean-Marie Tjibaou s’impose. De quoi y passer une petite demi-journée, entre salles d’expo et chemin kanak. Émouvant.
Si on décide de visiter le sud, vaste, montagneux et…. rouge, on comprend vite qu’on pourrait y passer quelques jours.
Un GR, des refuges, des parcs préservés et entretenus, de l’eau qui court partout. Des cours d’eau, des lacs, et toujours des criques.
Magnifique Sud.
Les contrastes de la région Nord
En partant vers le Nord, 2 côtes que tout oppose.
La côte Est, plus humide, ressemble à la côte est de Tahiti, nous n’avons pas été dépaysés. La côte Ouest, appelée « Far West calédonien » est caractérisée par une « savane », et de l’élevage.
L’extrême nord de la Grande Terre fut difficile d’accès pour nous : les pistes étaient impraticables pour notre – petite – voiture de location, après les tempêtes de mi-mars.
Les îles : Lifou et l’île des Pins
Nous avons aussi visité 2 îles. Une des îles Loyauté : Lifou, et l’incontournable Île des Pins.
Plage de Lifou
Comment rester insensible ???
En réalité, Lifou n’est pas qu’une plage. Lifou produit du miel, de la vanille, du santal. On y trouve la plus grande chefferie, à Nathalo.
chefferie Nathalo Lifou
Quant à l’Île des Pins….. comment dire… des paysages hors du commun : de l’eau partout encore, des labyrinthes d’eau, entre criques, rivières, îlots, et bien sûr ces majestueux pins colonaires….
Voilà un petit tour des paysages de Nouvelle Calédonie, qu’il m’a été donné de voir pendant ces 2 semaines.
Quoi rajouter ?
De très nombreux contrastes
Riche histoire – et triste aussi – rassemblée dans un petit territoire paumé au milieu du Pacifique. Des populations issues de drames et soubresauts de l’histoire, comme les bagnards, communards, kabyles, indonésiens, vietnamiens… Des Kanaks, qui n’avaient rien demandé à personne…. Des immigrés volontaires, de toutes couleurs et origines, pensant refaire fortune, ou espérant mieux survivre…
Un pays qui regorge de paysages magnifiques, et pas vraiment équipé encore pour accueillir les touristes en nombre… Quelques beaux hôtels, à Nouméa, à l’Île des Pins, et entre Hienghène et Poindimié et…. des gîtes, au confort plus qu’aléatoire. 2 sur 3 des clubs de plongée que nous avons contactés avaient fermé…
Une cuisine goûteuse, riche de produits de la mer, de boeuf local fameux, de gibier.
Pays de contrastes forts : entre Nouméa et le reste du pays (appelé la brousse), entre les côtes et les montagnes, entre Calédoniens et Mélanésiens, entre la modernité des nouvelles usines à nickel et les traditionnelles tribus du nord et des îles Loyauté. Entre citoyens calédoniens et les autres populations, de Wallis, de Vanuatu, de Polynésie, et de métropole aussi.
Et… pas d’ambiance autour des fleurs, de la musique, si présentes à Tahiti. Pas de femme en paréo, mais toutes en robes « missionnaire ». Les jeunes hommes ? les T-shirts et les coiffures font surtout référence au Che et au reggae…Tout le monde se vouvoie, pas de bises… Du coup, le pays apparait bien plus austère que ne l’est la Polynésie.
Et voilà, pour une première approche.
Pour en savoir plus : wikipedia comme souvent. Et avec les prochains articles, si vous le voulez bien.
Tout commence par le tableau de Jean-Jacques Henner, peintre français (19° siècle) : le portrait de Fabiola.
Ce tableau, grâce auquel l’exposition actuelle n’existerait pas, est perdu. Donc, pas d’original pour l’instant, mais peut-être un jour réapparaitra-t-il…
Source : C-Monster.net
Et l’histoire continue et se développe surtout grâce au génie de Francis Alÿs, un artiste belge réinstallé au Mexique.
Source : site du LACMA
Ainsi, Francis Alÿs s’est pris d' »amitié » pour Sainte Fabiola, et décide de collectionner toute œuvre artistique représentant sa sainte préférée : la « même » image, peinte, brodée, crayonnée, recouverte de nacre ou de haricots, ou de divers collages, avec plus ou moins de savoir-faire ou de talent.
Je dois avouer que j’ai passé un long moment dans la salle entièrement dédiée à toutes ces œuvres reproduisant le tableau de Fabiola. Environ 300 œuvres à admirer, tout de même….
Source : C-Monster.net
Et le résultat est juste incroyable. Quelle richesse dans les interprétations !
Sa collection fait le tour de quelques musées de par le monde.
Source : New York Times
Si celle collection passe autour de chez vous, n’hésitez pas une seconde.
Comment séjourner à Hollywood et y rester insensible ?
On a beau se dire qu’on est venu surtout pour les musées de Los Angeles, que si notre hôtel se situe à Hollywood, c’est juste parce que c’est pratique (et qu’on a eu beaucoup de remises pour loger dans un hôtel chic en face de ce fameux théâtre….), etc etc.
Difficile de ne pas succomber aux mythes, et à la magie entourée d’un brin de mystère qui règne ici.
L’attraction de la rue, le fameux Hollywood Boulevard, ce sont les « fausses vedettes » qui déambulent devant le Kodak Theater. Théatre, qui soit-dit entre nous ne paie pas vraiment de mine, vu de l’extérieur (mais je ne l’ai pas vu non plus de l’intérieur), devant lequel les bus déversent à longueur de journée des dizaines et des dizaines de touristes qui savaient déjà avec quel « acteur » ils se feront photographier (ça, ça ne finira pas de m’épater, c’est tout un métier d’être « fan de » !).
Vous associeriez Walt Disney et Orchestre Philharmonique, vous ? Ben si, c’est possible. A condition d’être aux États-Unis, et de visiter le Disney Concert Hall.
Ce serait plutôt l’histoire d’une veuve, la très riche Lily, qui pense que le nom de Disney pourrait être associé à d’autres vedettes de Minnie et Dingo. Elle souhaite prouver que son défunt mari, le réputé Walt, vouait une vraie dévotion à l’art. Et pas uniquement à celui de l’entertainment.
Le Disney Concert Hall héberge dorénavant le Los Angeles Philarmonic, en offrant des conditions de répétitions et des salles de concert de qualité internationale.
Elle fait donc appel au meilleur, Franck Gehry. En Europe, Franck Gehry est essentiellement connu pour son œuvre magistrale de Bilbao, le Guggenheim Museo. Le style des 2 bâtiments est bien commun, même si leur destination est bien différente : matériaux « pauvres », destructuration, lumière naturelle maximale à l’intérieur.
La visite du Disney Concert Hall est possible tous les jours. Un audio-guide est délivré gracieusement à l’entrée. Et si on suit le parcours indiqué, en réalité on visite des couloirs ! Disons que la visite, au demeurant intéressante, est surtout architecturale, depuis le hall d’entrée, en passant par les mezzanines, pour terminer par le jardin suspendu et les terrasses.
Sur la dernière mezzanine, tout en haut, Gehry a dédicacé cette sculpture à Lily. Très inspirée de Barcelone, non ?
Donc, pas de visite des salles de concert. Il ne reste qu’à aller assister à un des concerts ou spectacles offerts ici pour avoir accès à l’immense salle principale.
D’autres musées, dans les alentours, à voir éventuellement, si vous êtes de passage dans le coin, et si vous appréciez l’art TRES contemporain : Le MOCA qui se situe presque en face, à ne pas confondre avec le LACMA.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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