Kilauea Iki Trail – Big Island, Hawaii

Kilauea Iki Trail – Big Island, Hawaii

Prêts à m’accompagner au fond du cratère ? le long du Kilauea Iki Trail ?

Nous sommes à Big Island, une des îles qui composent Hawaï, et plus précisément à l’intérieur du Volcanoe’s National Park.

Pour plus de détails sur ce cratère, je vous invite à consulter la brochure fournie par le Visitor’s Center, avec en particulier la page 10 où se trouve le plan du circuit.

C’est exactement la boucle que nous avons effectuée, mais en sens inverse, de manière à traverser le fond du volcan aussi tôt que possible dans la journée, et de marcher à l’ombre en milieu de journée, dès que la température augmente. Dans ce cas, on gare au parking du Thurston Lava Tube. Le parc est fermé la nuit, mais il est possible d’y rentrer très tôt le matin. Suffisamment tôt pour porter une polaire dès le matin. Utile de préciser qu’elle est bien inutile dès qu’on sort de l’ombre de la forêt ?

Le cratère, en fin de matinée, après notre traversée. Il faut déjà très chaud.

Donc, départ aux aurores sur ce Kilauea Iki Trail, il fait à peine 14°, de quoi supporter un sweat. Descente au milieu de la végétation, toujours magnifique.

Et au fur et à mesure qu’on approche du fond du cratère, les odeurs de soufre s’intensifient (et la chaleur aussi d’ailleurs).

Le sol est tiède ou chaud, selon la proximité de nos pas avec les fumeroles.

Ces quelques tiges, quelques fois des fleurs, sont toujours la preuve que la vie existe, même dans ces décors vides, desséchés, malgré des dizaines de mètres de lave. Et c’est toujours impressionnant.

Le sentier retour se fait quasiment à l’ombre, et c’est bien agréable.

A bientôt ! portez-vous bien.

EDIT 2018 : En réalité, je suis venue 2 fois ici. En 2009, pour une première approche. Nous sommes tombés sous le charme de ces décors hors du commun. Alors nous sommes revenus en 2016, en ayant convaincu nos meilleurs amis de nous accompagner. En 2016, nouveau contexte, des fumerolles un peu partout, donc des circuits connus impossibles à pratiquer. Cette traversée du cratère Kilauea, nous ne l’aurons pas refaite, faute d’autorisation. En 2018, le volcan s’est vraiment réveillé, et j’ai de la peine pour les habitants de la région du Kilauea.

Collioure… et ses anchois

Collioure… et ses anchois

Collioure. Quelques heures passées là, mais quelles heures…

Collioure

Déjà, faut-il y arriver. Par la route « des crêtes »… disons par une route qui permet les points de vue… Une route qui vaut le détour, je vous l’assure…

Collioure
Collioure

Des ruelles étroites, fort colorées. Des terrasses qui, pour l’anecdote, étaient fermées – et donc vidées – dès 18 heures ! un vendredi soir…. et pourtant, vous avez bien vu la couleur du ciel, la luminosité… je n’ai pas vraiment compris… ils ne doivent pas avoir besoin de clients à Collioure…

Collioure

Petite ville tranquille hors saison. Et aussi ville connue pour sa production d’anchois. Comme ce fut presque la seule boutique ouverte, et que le vendeur fut fort aimable, je suis heureuse de partager cette adresse avec vous.

Et comme je suis vraiment partageuse aujourd’hui, je vais même vous dire que j’aime les anchois et que j’ai (encore) improvisé en cuisine. Vous connaissez le gratinchois ? non ? et bien, voilà le mien..

gratin de pommes de terre spécial Collioure

Vous commencez comme un gratin de pommes de terre.

Faire bouillir des pommes de terre, mais pas complètement. Les peler et les couper en rondelles. Les étaler dans un plat. Verser moitié crème moitié lait de manière à les recouvrir. Ne pas trop saler, mais bien poivrer.

Ou vous le faites comme vous avez l’habitude de le faire !

Poser sur le dessus des rondelles de tomate fraiche, quelques herbes que vous avez sous la main, et autant d’anchois que vous l’aimez !

Un petit moment au four, le temps qu’il n’y ait plus de liquide. Et déguster.

Bon, je reconnais que ce n’est plus trop de saison… le prochain gratin sera moins estival !

A bientôt. Portez-vous bien.

3 jours à Rarotonga

3 jours à Rarotonga

Rarotonga ?

Un point minuscule sur la carte, au milieu du Pacifique. L’île capitale des Iles Cook (une petite vingtaine d’îles au total). La présence de l’aéroport international des Iles Cook surtout !

Bienvenue aux Cook Islands

A mi-chemin (ou dans cet ordre de grandeur) entre Tahiti et Auckland (Nouvelle-Zélande).

Le triangle polynésien

Presqu’au terme de notre séjour « pacifique », ce fut notre dernière destination dans le triangle polynésien, dont le centre serait Raiatea et son marae de Taputapuatea.

Au nord, Hawaii, la pointe haute du triangle. A gauche, la pointe ouest, avec la Nouvelle-Zélande. A droite, la pointe est, avec l’Ile de Pâques (Rapa Nui). Entre Maoris et Maohis.

Cela nous intéressait de visiter des îles dont l’histoire a croisé des cultures si variées, comme (respectivement) les Américains, les Anglais, les Chiliens. Pour nous changer des îles « françaises ».

La spécificité des îles Cook

Ainsi, les Iles Cook ont un statut « d’île librement associée » depuis les années 60, ce qui permet à leurs habitants de migrer plus facilement vers la NZ, d’ailleurs la population originaire de Niue, Cook et Tokelau vivant en NZ est plus importante que celle vivant dans l’île.
Même monnaie (le dollar néo-zélandais), leur sécurité et leur politique étrangère restent néo-zélandaises, et les habitants des Iles Cook sont aussi citoyens néo-zélandais.
Cette association leur octroie aussi et surtout le droit de recevoir des aides qui leur permettent tout simplement de vivre puisqu’ils produisent trop peu et importent beaucoup.
Et bien sur, ils parlent anglais.

Même physionomie que Moorea, le même type de montagne, un lagon plus étroit, et une belle plage tout le tour.

Une route circulaire d’une trentaine de kilomètres, des clôtures fleuries et des maisons multicolores, beaucoup de monde en scooter, tout comme nous !

l'île de Rarotonga
Muri Beach Rarotonga

Vous voulez un scoop ? hein ? c’était la première fois de ma vie que je montais sur un scooter ! incroyable non ? 😉 et vous voulez que je vous dise ? j’ai aimé ça…. Bon je dois avouer que quand même, le retour de resto, de nuit sous la pluie…. ça crée des souvenirs…

Rarotonga

Rendez-vous au prochain épisode.

Bonne semaine à tous.

Tour Calédonien [FIN] impressions calédoniennes

Tour Calédonien [FIN] impressions calédoniennes

Alors il est temps de vous livrer mes impressions calédoniennes, même rapides. La Nouvelle-Calédonie, en 13 jours, c’est une gageure que d’espérer en avoir autre chose qu’une image superficielle. Même si nous avions un excellent hôte sur place.

Que peut-on garder en mémoire ?

Des impressions, des ressentis.

Je l’avais souligné dans l’intro, je crois bien que ce qui m’a marquée, c’est la diversité. De tout : des paysages, des populations. Nouméa et le reste. Le Sud et le Nord. La Grande Terre et les îles. Le vert et le rouge. Le bleu et l’ocre. Les côtes et la chaîne. Les Caldoches, les Kanaks, et les autres.

Paysages calédoniens

En réalité, il s’agit plus de cohabitation entre les différentes populations que de mixité. Tahiti nous avait habitués à davantage d’interculturalité et de métissage. J’ai bien l’impression qu’en Nouvelle Calédonie, c’est moins le cas. Les provinces Sud (à dominante caldoche) et Nord (kanak) en sont le témoignage.

Et puis une meilleure connaissance aussi.

Parce que voyager, c’est aussi lire, se documenter avant le voyage.

musée du bagne - Nouvelle Calédonie

On lit, et on imagine des décors, des situations. On défriche, en croyant qu’on sera préparé, dès qu’on descend de l’avion.

Connaître l’histoire sacrément compliquée de ce territoire, ce n’est pas facile. Comment imaginer à quel point Kanaks et Caldoches revendiquent la légitimité à habiter sur « leur » terre ?

Parce que voyager, c’est aussi observer, rencontrer, situer, apprendre, confronter.

On a circulé, du sud au nord, et longé les côtes est et ouest (en grandes parties). Ma conclusion : ce n’est pas facile de rencontrer les kanaks, en ne passant que quelques jours en Nouvelle Calédonie.

palétuviers de Pouembout
Palétuviers de Pouembout

Sans vouloir tomber dans la caricature, nous nous sommes perdus plusieurs fois, alors que nous circulions dans la province Nord. Parce que seules les tribus sont indiquées ! pas d’indications de « villes », de directions, de numéros de route…

robes calédoniennes
robes calédoniennes

Leitmotiv, écrit dans les guides, et brochures des offices de tourismes : c’est au touriste de s’adapter, de faire un effort, de comprendre !

Pourquoi pas ? mais difficile, sauf à être sociologue, ethnologue… J’avais eu le même sentiment dans les territoires des Aborigènes australiens.

Je peux comprendre leur volonté à maintenir et protéger leurs modes de vie, si spécifiques. Cependant : où placer le curseur, entre risque de sclérose et d’invasion par la culture dominante ? Je n’en sais rien, on s’en doute. Mais on sent bien ce tiraillement, entre poids des traditions (des hommes, des chefs) et envie de vie plus moderne (des femmes, des jeunes).

Oui, bien curieux pays.

Bleus de l'île des Pins

Portez-bien. Bonne semaine à tous.

Tour calédonien [5] : Nickel Chrome… ou pas.

Tour calédonien [5] : Nickel Chrome… ou pas.

Le Nickel, c’est l’emploi assuré pour quelques décennies, environ 2 000 emplois directs, entre les 2 usines supplémentaires prévues (une dans le nord à Koniambo, une dans le sud à Goro). Des devises, parce que le nickel et les autres minerais, ça s’exporte très bien…. What else ???

usine de nickel

Le nickel, cela sert dans la fabrication d’alliages, c’est ce qui fait que l’acier devient inoxydable par exemple. Pour plus d’infos techniques, l’incontournable Wiki.

Le minerai s’exploite à ciel ouvert, ce qui bien sûr modifie et modifiera la physionomie de la Nouvelle Calédonie.

les montagnes de Nouvelle Calédonie

On rabiote les montagnes (de la « chaîne » le plus souvent). Pourquoi pas ? là est la richesse du nickel. Mais il est difficile de ne pas se demander à quoi ces montagnes ressembleront dans quelques dizaines d’années.

Portez-vous bien.

Tour calédonien [4] : images du littoral

Tour calédonien [4] : images du littoral

On fait le tour de la Calédonie maintenant ? vous me suivez pour un petit tour calédonien ?

Nouméa. De nombreuses criques, et anses. Du vent. Donc des voiles diverses et variées, planches à voile, dériveurs, kite-surf. Et des plages bien équipées.

plage de Nouméa - tour calédonien

Le Sud. Plus sauvage. Et surtout d’autres couleurs, qui ne donnent pas vraiment envie de faire trempette. Mais en bateau, l’endroit est tentant, surtout à cause des nombreux îlots (au sable blanc, la nature fait vraiment bien les choses) entre la côte et le récif.

côte sud - Nouvelle Calédonie

On remonte par la côte ouest ?

Des plages, des curiosités naturelles. Et aussi les traces des dégâts de la semaine précédant notre séjour. Il faut dire qu’il y a beaucoup de rivières en Nouvelle Calédonie, et donc très vite les plages se recouvrent de tout ce que la nature rejette, et quelques fois, pas que la nature, mais ça… 🙁

Pouembout
côte ouest - tour calédonien

A l’Est.

Enfin, l’occasion d’aller voir le lagon de plus près, en s’approchant du récif. Les plus beaux coraux que j’ai vus depuis que je vais y regarder (d’accord, c’est pas depuis très longtemps !), de toutes les couleurs. Une grande expérience.

A Lifou.

Des belles plages à l’ouest de l’île.

LIFOU

Et de belles falaises au nord, qui donnent accès (en faisant un peu de grimpette acrobatique quand même) à ces fonds cristallins…. Ou alors, faut un bateau !

L’île des Pins ?

Des plages, surtout celles des anses de Kanumera et de Kuto.

Et bien sûr, la fameuse piscine, dans la baie d’Oro.

Cet endroit-là est extraordinaire. Un dédale d’eau, d’îlots, et au milieu une « piscine » naturelle. Les couleurs changent avec la lumière du jour, les poissons se plaisent dans cette eau renouvelée et presque fraiche parce que le récif est tout près, la présence des pins donne l’impression de gorges à certains endroits. Lieu Magique.

Pour plus d’information, et mieux que ce que je pourrais vous décrire, un site sur l’île des Pins fort bien documenté.

A bientôt pour de nouvelles aventures en Nouvelle-Calédonie, je ne sais pas sur quoi, ni quand. L’inspiration reviendra c’est sûr…