Oui au changement de vie, alors autant en profiter !
Nous n’avons pas fait tous ces kilomètres, déménagé, quitté la famille et les amis, pour être rattrapés par la sinistrose métropolitaine.
Alors, oui, définitivement oui, vive les week-ends. Je m’explique.
A Bordeaux, qu’est-ce qu’on a fait, à part bosser et bosser ? 3 enfants, ce n’est pas rien. Une famille, ce n’est pas rien. Une maison et un jardin, ce n’est pas rien. Les amis, la vie associative, la politique, à peine un peu de sport, et du boulot, du boulot, autant que je m’en souvienne. Parce qu’on aimait ça, parce qu’on se croyait intelligents, et qu’on en profitait pour imaginer un monde meilleur. Ah ! on en a passé du temps, à imaginer un monde meilleur…. Bon, pas toujours de manière triste, souvent autour de bonnes bouteilles…. [Et puis, quand même, les vacances, en famille à 5, ou en tête à tête. Une semaine de ski et un voyage l’été (le plus long et le plus loin possible), le plus souvent en échange de maison, tout ça, je n’ai pas oublié non plus, et cela a été un grand bonheur)].
Et puis, voilà qu’on se retrouve à 2, loin, pour un changement de vie programmé. Nettement moins de famille présente (ça, c’est un euphémisme), nettement moins d’amis sur place, moins de monde à refaire, alors….
On redécouvre le temps pour soi, à 2. Bosser prend moins d’importance, parce qu’on n’est là que pour 4 ans, et qu’on a déjà construit ce qui était à construire de ce point de vue là. Alors il reste à installer les cerises sur le gâteau. Dans une fenêtre laissée ouverte grâce à la bonne santé de nos parents et la non-existence de petits-enfants. Et on réalise que cette période ne va pas se renouveler trop souvent.
Alors, oui, on part en week-end. Et dès vendredi matin aux aurores, pour 4 jours pleins, pour une île que nous avions visitée il y a quelques années, que nous avons longée en bateau il y a quelques semaines. Huahine, réputée pour son côté sauvage. Alors, nous allons prendre notre temps, amener de la lecture, faire du vélo et du canoé, nager (et je vais me méfier des oursins, promis. Opération de retrait du morceau de 4 mm qui reste coincé dans ma main gauche prévue pour la semaine prochaine….), et puis dormir, rêver. Ou ne rien faire, enfin, parce que c’est un vrai luxe.
Chers amis, je vous souhaite un excellent week-end !
Oui, back home, après un périple d’un mois en métropole, donc retour à Tahiti.
D’abord et surtout :
Bonne et Heureuse année à toutes et tous. Que 2006 vous permette de réaliser au moins une partie de vos rêves, vous apporte petits et grands moments de bonheur.
Ensuite ? Plus difficile. Je commence par quoi ? mon mois en Métropole ? le retour ici hier ?
Allez. En vrac. – retrouver la famille et les amis : que du bonheur. Des vraies embrassades, des retrouvailles et discussions chaleureuses. Noël en famille à Bordeaux. Le jour de l’an dans les Pyrénées (Gavarnie) et entre amis. 3 jours à Paris entre musées et amis. Et, vous voulez savoir ? ils lisent tous (ou presque) ce blog…. « puisqu’on a de tes nouvelles, pourquoi veux-tu qu’on t’écrive ? ». Véridique. – la vie est quand même plus stressante en haut qu’en bas, je veux dire haut et bas de la planète. Surtout au volant. Et à la télé aussi. « Si tu regardes les infos le soir, t’es mort. » Entendu dans un commerce à Bordeaux. Que la vie à Tahiti semble douce ! – il a fait froid, très froid. Mais on s’y attendait. Par contre, je ne m’attendais pas à avoir aussi froid dans les maisons ! – dormir sous la couette le premier soir : un vrai plaisir. Quelle douce sensation que de s’y lover, c’est si confortable ! – enchaîner autant de repas « de réveillon », sympa, que du plaisir immédiat. Surtout quand ces repas sont partagés, au vrai sens du mot. Mais au bout de 3 semaines et quelque, aïe, un petit sentiment de « trop plein » quand même. Au hit parade des plats, mets et breuvages dégustés (et …. appréciés) : le foie gras, le canard sous toutes ses formes, les fromages de chèvre et brebis, les mandarines et le champagne ! Les bonnes surprises : la lamproie, le plateau de fruit de mer, les magrets confits, la vraie entrecôte.
Baie de Haamene à Tahaa. Coucher de soleil.
Back home à Tahiti ? sentiment bizarre. Comme si j’étais partie d’ici il y a très longtemps et qu’il fallait tout réapprendre. Entendre la musique polynésienne et les voies chantantes. Avoir chaud. Respirer le tiare et le jasmin. Conduire lentement. Ressentir l’isolement. Se demander comment on va appliquer des résolutions prises dans un autre contexte…… Mais si, rigolez-pas, je vais y arriver à faire du sport ! ça y est, j’ai maintenant mon propre matos pour regarder les poissons de près ! donc, je n’ai plus d’excuse. En plus, je continue la danse, j’ai même spectacle de fin d’année…. (à suivre)
Depuis hier, date du back home tahitien ? essayer de dormir non pas quand on a sommeil, mais quand il fait nuit. Un vrai boulot. D’autant plus que demain, j’ai 6 heures de cours, et qu’il va falloir assurer.
21h 30, je file au lit….
A vous tous que nous avons rencontrés lors de notre séjour « en haut » : grand merci pour votre accueil si chaleureux et votre disponibilité.
Et pensées spéciales pour Denise et Aline : courage, je pense bien fort à vous.
Quand mes grands-parents, arrivés à Marseille en 1961, ont été logés à Ste Marthe, dans les quartiers nord.
Dans une commune de la périphérie marseillaise, je suppose qu’ils étaient satisfaits d’obtenir un logement à un prix correct. Depuis, ce quartier a perdu son identité, ou du moins s’est fondu dans un terme flou mais lourd de sens : les Quartiers Nord. Même pas besoin de préciser qu’il s’agit de Marseille quand on évoque les quartiers Nord. Un F3, dans un HLM. Quelques immeubles, une tour, encerclés par des villas et des platanes. Des petits commerces. Et une grande solidarité. Les voisins se dépannaient ou même se « fréquentaient ». J’y suis allée souvent. Gamine, avec mes cousins, nous nous promenions. Il y avait des champs, ou terrains vagues sûrement, mais mon grand-père nous avait appris à y repérer les herbes et graines que ses oiseaux, en cage sur les balcons, apprécieraient.
Et puis, il y a eu de plus en plus d’immeubles, de plus en plus de tours, de moins en moins d’herbe pour les oiseaux.
Pourtant, les appartements ont été refaits, les entrées d’immeubles sécurisées, les pelouses replantées, quelques arbres sauvegardés. Mais, plus d’âme de village, chaque voisin suspectant l' »autre » d’avoir craché, d’avoir fait du bruit, d’avoir cassé les sonnettes ou autres boites aux lettres.
Quand ils sont décédés, en 96, on ne parlait plus de Ste Marthe, mais des quartiers Nord. Cela changeait tout. A quel moment a eu lieu la cassure ? faute à l’architecture ? faute à l’entassement ? faute au chômage et au désœuvrement ? à la combinazione ? qui le dira ? Et, surtout, qui trouve le remède ? cela devient urgent.
Edit 2015 : ça ne s’est pas arrangé à Marseille. Que fait la police ? les gangs s’entretuent. Et pourtant, que j’aime cette ville ! l’urgence sait se faire attendre…
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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