Quel anniversaire mes amis ! 8 ans de blogging. Un bail. Février 2005 ! et me revoilà encore pour un nouveau départ, qu’on se le dise. Multi-facettes ce nouveau départ 😉
Depuis fin 2004 le journal Le Monde auquel nous étions abonnés nous proposait de créer un blog… et ainsi l’occasion était trop belle de me lancer dans l’écriture sur blog ! Il y a 8 ans, je créais donc un blog, sur la plateforme du Monde, qui s’appelait Mondanités. Quelques initiés, et hop… à quelques uns nous formions une petite communauté. Adeptes de l’humour au deuxième degré, voire plus. On se racontait la vie de tous les jours, nos états d’âme, on rigolait. Je ne vais pas recommencer à raconter ma vie, j’ai déjà tout dit pour le 7° anniversaire !
Le 25 février 2005, je rendais public notre projet d’aller vivre à Tahiti et de changer de vie. Nous y sommes restés 4 ans, et j’ai eu le loisir de raconter et montrer notre vie dans le Pacifique, en 600 et quelques articles (promenez-vous dans les catégories à droite, si vous avez envie d’exotisme !).
Et ce 8° anniversaire va prendre la même importance : l’occasion de vous annoncer que nous repartons à Tahiti l’été prochain !! pour 4 ans encore. Départ prévu fin juillet 2013.
4 ans pour vivre en Polynésie, entre Tahiti, ses iles et ses lagons. 4 ans pour visiter encore le Pacifique et ses alentours. 4 ans pour revisiter nos lieux favoris, et enfin découvrir les lieux que nous n’avons eu le temps de visiter. 4 ans pour danser, plonger et naviguer. S’enivrer du son des toere, et du punch au bord du lagon.
Donc, l’énergie revenant, je vous donne rendez-vous sur cet espace, pour des visites, découvertes, dans le Pacifique ou ailleurs.
Depuis février 2005, j’ai abandonné le Monde et rejoint WordPress pour parler voyages. Malheureusement, depuis 2009 j’ai moins eu le cœur à écrire, même si j’ai continué à voyager. Quelques soucis professionnels et personnels ont ralenti ma force et mon envie d’écrire. Mais je peux vous assurer que l’envie revient, très très fort 😉
Rendez-vous donc très très bientôt ! restez connectés ! Si vous voulez être informés des prochains articles et ne rien perdre des prochains voyages, il suffit d’inscrire votre adresse mail en cliquant sur le bouton Suivre, en haut à droite de cette page.
Vous souhaitez associer les saveurs d’ingrédients de manière optimale : le Répertoire des saveurs est fait pour vous.
Vous avez deviné, « j’ai lu » est une expression un peu exagérée, au vu du livre, de sa richesse et de son… épaisseur. Par contre, vous avez bien lu : 99 ingrédients et 980 paires de saveurs. Et… 450 pages, où c’est écrit tout petit, sans une seule image. Une bible, quoi !
Niki Segnit commence par recenser toutes les saveurs, en les regroupant en grandes familles. Je vous laisse juger…
Donc 16 grandes familles de saveurs… à l’intérieur desquelles les saveurs sont ordonnées par proximité.
… Prenez la famille « agrume », par exemple. Elle recouvre les saveurs piquantes et citriques comme l’orange, le citron et la cardamome. La cardamome, à son tour, partage des composés aromatiques avec le romarin, qui est la première saveur de la famille suivante « ronce et Haie ». A l’autre extrémité de « Ronce et Haie », la mûre conduit à la première saveur de la famille « fruitée florale », la framboise. Et ainsi de suite…
Et puis, on attaque chaque saveur. J’ai de la chance, le livre commence par chocolat ! 39 associations répertoriées avec le chocolat. Donc, voilà, j’en suis encore à ce chapitre, vous ne m’en voudrez pas, n’est-ce pas ?
Avec des recettes, des renvois… de quoi lire, à l’endroit, à l’envers, en diagonale. Par ingrédients, par affinités de saveurs… juste pour lire, parce qu’on y trouve aussi beaucoup d’explications historiques pour justifier certaines recettes bien connues pour leurs associations de saveurs bien connues, comme le mole mexicain par exemple.
Un livre indispensable dans toute bibliothèque de gourmand !!!
Je n’ai pas encore vu le film « les saveurs du palais », mais j’ai acheté et dévoré le livre de Danièle Mazet-Delpeuch. Visiter les cuisines du palais de l’Élysée, voilà qui fait rêver.
J’ai déjà lu le bouquin de Vincent Poussard « Cuisinier de la République ». Connaitre les coulisses des grandes cuisines a toujours quelque chose de magique, même si j’avais entendu directement quelques anecdotes sur les cuisines de Matignon par un proche. Avec Vincent Poussard, j’avais compris que François Mitterrand aimait la cuisine de terroir, souvent simple, toujours authentique.
Ce n’est qu’après en avoir lu quelques pages de « Carnets de cuisine – du Périgord à l’Elysée » que j’ai compris que ce livre n’évoquerait pas uniquement l’Elysée mais la vie extraordinaire de Danièle Mazet-Delpeuch ! Bravo à l’éditeur pour la manchette qui renvoie au film, forcément.
Bien sûr je suis tombée sous le charme.
Madame Mazet-Delpeuch m’a conquise. Une pionnière et j’aime les pionnières. Quel courage ! quelle audace ! une sacrée vision de l’essor touristique de la Dordogne actuelle, avant que les Britanniques et Hollandais n’y aient investi massivement.
La lecture du lancement de son « auberge » est savoureuse, et montre à quel point il est difficile d’avoir raison trop tôt et d’être pionnier.
J’ai aimé son franc-parler, son goût pour les choses justes et claires. Rattraper un quiproquo avec une Américaine en vue, expliquer le foie d’oie aux frères Troisgros, il faut du tempérament quand même !
J’ai maintenant hâte
– de tester au moins une de la cinquantaine de recettes qui jalonnent le récit de sa vie de cuisinière. « Le couscous de poisson comme on le mange à Djerba » ou « la tarte au chocolat Julia » ? à votre avis 😉
– d’aller faire un tour à la Borderie !
Reste un mystère à élucider pour moi : mais comment fait-elle pour se souvenir d’autant de détails ? les noms de ses institutrices, des amateurs de foie gras qui sont venus passer des week-ends gourmands à la Borderie, des Américains croisés lors de son road trip… je suis admirative !
Maintenant je n’ai plus qu’à aller voir le film, s’il passe encore… 😉
7 ans, pendant lesquels j’ai écrit, photographié, montré, échangé, rencontré aussi.. tant de sentiments se bousculent. 600 et quelques articles plus tard, encore plus de commentaires et d’échanges… pas facile de faire le point.
Ce qui me vient d’abord à l’esprit, c’est que jamais je n’aurais imaginé dans quoi je me lançais le jour où j’ai écrit mon premier article ! Le Monde créait une plateforme de blogging pour ses abonnés, et comme je suis curieuse et accro à mon clavier (j’avoue), il était évident que j’allais tester et … succomber !!
De 2005 à 2009, le blogging facile
J’ai surtout raconté la Polynésie et les Polynésiens, les 5 archipels, mes découvertes, mes expériences, mes voyages. Mais aussi mes voyages en Nouvelle-Zélande, à Hawaii, en Australie, en Nouvelle-Calédonie, en Chine, aux îles Cook, au Chili.
J’ai découvert les charmes de la blogosphère, et apprécié de croiser la route d’autres blogueurs, comme la Bourrique, Tivigirl, Dubuc, Tiago, Huuan, Fab, laTartine… Quelques uns que j’ai eu plaisir à rencontrer réellement, et pour les autres j’espère que cela se fera… Certains continuent vaillamment à bloguer, d’autres ont délaissé leur blog pour se défouler sur d’autres plateformes et nous continuons d’échanger chaleureusement et amicalement sur Facebook ou Twitter.
Depuis mon retour à Bordeaux, en plein doute sur le blogging
J’avoue que le cœur y était moins, et j’ai moins publié. D’une part parce que ma vie s’est retrouvée moins palpitante, peu à montrer, encore moins à raconter… même si je savais bien que je ne renoncerais pas éternellement. D’autre part, le plantage de la plateforme du Monde, la perte de quelques données et de photos, m’a fait réfléchir.
A quoi bon tout ça ? Que vaut un blog ? quel intérêt pour soi et les autres à déballer sa vie ? Depuis le début de 2005, le monde du blog a bien changé : le nombre de blogueurs a bien augmenté, les outils de publication se sont bien modifiés aussi. Il faut non seulement trouver des thèmes, des angles de vue, écrire, partager, commenter, être présent… et se maintenir à jour sur les outils et techniques, ahhhh WP, les plugins, les widgets, le référencement, et tout un tas d’autres trucs qui te montrent que écrire n’est juste plus suffisant ! Quant aux critiques sur ta balance des blancs qui n’est pas correcte… bref. Si on veut bloguer correctement, il faudrait presque devenir pro… en graphisme, webbing, référencement, RP, photo… comme si le contenu, la spontanéité de ce que tu racontes passait au second plan.
J’ai donc moi aussi basculé sur WP, pour parler cuisine, four, clavier, voyages et mondanités. Jusqu’à m’y perdre un peu.
Blogging le retour
Ainsi, après 7 ans, je vais donc m’attaquer à refonder tout ça. Garder ce blog pour continuer à parler de tout et de rien, et Four et Clavier va subir un ravalement de printemps.
A bientôt donc. Il me tarde de rétablir ces dialogues qui ont peu à peu disparu !! Vive le blogging !
J’ai eu tellement de bonheur et d’émotion à visionner « Entre les Bras« , le film réalisé par Paul Lacoste, qui évoque la transmission, le passage, entre un père et son fils, que je ne peux que partager avec vous.
C’est l’histoire d’un père, Michel Bras, chef 3 étoiles dans son restaurant hors norme à Laguiole, qui transmet non seulement son restaurant mais surtout sa vision, ses valeurs, à son fils Sébastien, dit Séba tout le long du film. Nous partageons la vie des familles de Michel et Sébastien, au gré des saisons qui défilent, en Aubrac et au Japon. Ce documentaire est fait de pudeur, de partage, et nous ne sommes jamais voyeurs, juste de connivence avec eux, et c’est ça qui est bien plaisant. A la fin du film, c’est comme si nous faisions nous aussi partie de leur famille !
Si ne « voyez » toujours pas qui est Michel Bras, dites-vous qu’il est celui qui a inventé le coulant au chocolat, vous savez bien, un biscuit au chocolat dont le cœur coule dès que vous y enfoncez la cuillère ! Mais, surtout, Michel Bras connait les herbes et les ressources de l’Aubrac comme personne. Quel plaisir de le suivre au marché !
Présentation du film « Entre les Bras »
Je n’ai jamais eu le privilège de déguster la cuisine de Michel ou Sébastien Bras dans leur restaurant. J’ai aimé découvrir dans ce film leur amour et respect des produits, leur perfectionnisme. Mais j’ai aimé aussi découvrir leur belle région de l’Aubrac avec leurs yeux.
Et constater leur connivence, pas facile de premier abord tant leur personnalité est forte, fait plaisir à voir et on apprécie comment cela retentit sur leur cuisine. Lors du film évidemment, mais aussi en les rencontrant. Michel a les yeux qui pétillent tellement, on ne peut qu’adhérer à son enthousiasme et sa volonté de transmettre ses valeurs. Sébastien, en bon fils, a du mérite à intégrer le partage des savoirs de son père en y apportant sa personnalité. Il a du talent Sébastien, la barre est haute !!!
J’ai même eu la chance de goûter leur dessert :
« Gaufrette de pomme de terre et crème beurre noisette », qui se mange avec les doigts, comme un sandwich. La tuile est croustillante à souhait, la crème goûteuse et légère. Extraordinaire de finesse ce dessert.
Le film est très bientôt en distribution dans toute la France. Si ce film est programmé à côté de chez vous, courez-y !
Ben oui, une (au moins… 😉 ) page (un livre ? 4 ans à Tahiti c’est pas une paille…) de ma vie se tourne.
Un peu plus de 4 ans que j’ai démarré ce blog, juste avant de quitter Bordeaux, sans savoir pourquoi faire un blog, sans savoir ce qu’il allait devenir. Juste pour voir, tester, expérimenter, juste parce que je suis curieuse de tout (enfin, presque tout…).
Qu’est-ce que j’ai fait, en 4 ans à Tahiti ? comment résumer 4 ans de ma vie dans ce dernier message ?
Rencontrer, visiter, danser, nager, plonger, naviguer, admirer, rire, danser, s’étonner, écrire, voyager, observer, danser, sourire, photographier, et puis travailler aussi, ben oui, plus que je ne l’aurais imaginé au départ, et je n’en reparlerai pas, rien de spécial à ce sujet pour l’instant.
On a visité, beaucoup.
D’abord tous les archipels polynésiens. Les îles sous le vent, plusieurs fois. Surtout Raiatea, parce que la marina où se louent les bateaux se trouve là, et qu’on y a des amis. Et Tahaa, ma chouchoute. Les Tuamotu, bien sûr, si dépaysants, avec Rangi, Mataiva et Fakarava. Les Australes, avec Raivavae et Tubuai. Les Gambier, et Rikitea. Et enfin et surtout, les Iles Marquises, grâce à l’expérience fabuleuse d’une « croisière » sur l’Aranui. Expérience que nous retenterons dès que possible. LE produit touristique parfait…
Le Triangle Polynésien, avec Hawaii, l’Ile de Pâques et la Nouvelle-Zélande. 3 endroits où je retournerais bien volontiers…. Où comment comprendre le Pacifique Sud…
Et, plus au large, quelques semaines en Nouvelle-Calédonie, en Australie, en Chine, et de l’autre côté la partie sud du Chili. Sans oublier les Iles Cook.
Pas rien tout ça, non ? Sachant que nous avons fait 6 aller-retour en France entre temps, mine de rien… Air France, Air Tahiti, Air New-Zealand, Hawaian Airlines, Air Calin (j’adoooore ce nom, fallait oser quand même), Qantas, Lan Chile….what else ? Quand je vous dis que j’ai passé une grande partie de mon temps à réserver des billets d’avion…
Et puis…
On a passé des exams de navigation, pour mieux apprécier les lagons côté mer. Un des points forts de notre séjour ici. Et oui, j’ai pu passer les permis côtier et hauturier.
J’ai appris à aimer l’eau et les poissons. Pour qui me connait en vrai….. cela n’était vraiment pas évident au départ… 😉 … mais bon, j’aime. L’eau est chaude, on y voit bien, les poissons sont jolis et pas méchants. Du coup, j’ai bataillé mais j’ai fini par décrocher mon … niveau 1… héhé Autre point fort pour moi, je dois avouer.
J’ai dansé, plus que raisonnablement sûrement. Mais suis-je raisonnable ? Hein ? j’ai dansé, tamure, otea et aparima, et j’ai aimé. Et je n’ai pas dansé assez, j’en suis sûre !
Et puis, et puis, je ne sais plus, à J-1.
J’ai encore des milliers et des milliers de photos, minifilms et docs diverses à exploiter, à vous montrer. Et je vous promets que je prendrai le temps de vous montrer et remontrer la Polynésie et ses alentours quand j’aurai retrouvé mon ordi et ses logiciels…
L’heure est aux valises. Je me demande comment je vais y faire rentrer tant de souvenirs…
Dimanche matin aux aurores…. nana Porinesia Farani.
Les derniers amis présents ici (les autres sont en métropole quelque part et les embrassades ont déjà eu lieu) seront à l’aéroport, avec leurs couronnes, et nous aurons tous les larmes aux yeux… Quand reviendrons-nous les visiter ? who knows ?
Oui, notre vie est à Bordeaux, avec les nôtres, et je le sais bien.
Vous êtes encore là ? chapeau.
Alors, une petite video supplémentaire, nostalgie nostalgie..
Bises à tous, et à bientôt, dès que j’ai une nouvelle connexion…
PS 1 : merci de m’excuser, aucun lien sur cet article, merci de fureter dans la colonne « catégories », vous aurez toutes les sources qui m’ont inspirée ce soir. Ni même de photo, il est 23h et quelque, je vais me lever aux environs de 5h, avec un vidage de maison en perspective, pas le temps de trier des photos… – et l' »ordi » commence à chauffer, en plus)
PS 2 : je suis très contente de rentrer aussi, soyez-en sûrs. Pour des tas de raisons perso, et surtout familiales.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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