Poke bowl au thon rouge et algues japonaises

Poke bowl au thon rouge et algues japonaises

Comme je vous l’ai dit précédemment, j’ai eu la chance de passer plusieurs jours de vacances à Hawaï.
Évidemment, les îles de Hawaï sont plus faciles à rejoindre depuis Tahiti que depuis la France. Un vol hebdomadaire, qui ne dure que 5-6 heures, le samedi soir – ce qui suppose de réserver votre vol plusieurs mois à l’avance surtout si vous êtes contraints par les vacances scolaires – ce qui suppose aussi un séjour de une ou deux semaines.
L’organisation de notre voyage de deux semaines est un autre sujet, je vous en parlerai une autre fois.

Aujourd’hui, place au poke.

Pour les adeptes du « manger cru », ce plat est une aubaine. Pour les Américains qui ne mangeaient que des trucs frits et pas de légumes, le poke bowl est une révélation.

Pour information. Poke signifie « couper » ou « morceau ». A la carte à Hawaï, on trouve du Ahi Poke, c’est à dire du thon coupé en petits morceaux. Et ainsi pour le poke bowl, il s’agit d’un bol rempli de différents ingrédients coupés en morceaux. Pas plus difficile que ça !

C’est curieux, dans les magazines européens que j’ai pu lire sur le sujet, personne ne mentionne le lien avec le poisson cru tahitien. Les journaux évoquent plutôt le ceviche… peut-être mieux connu en Europe.
Et pourtant… Hawaï fait partie du triangle polynésien (Hawaï, la Nouvelle-Zélande et l’Île de Pâques en pointes du triangle, Tahiti et ses îles pile au milieu de ce triangle), donc normal de trouver des similitudes avec le poisson cru tahitien, non ?

Donc, le « poke« , c’est du poisson cru, thon ou poulpe ou autre, mariné et assaisonné, servi avec quelques légumes, et le plus souvent avec du riz. Toutes les variantes sont possibles.

Ma recette de Poke

Il faut, pour 4 personnes : 600g de thon, ou autre poisson dense et très frais, 1/2 mangue, 2 cs d’algues japonaises (que vous trouvez chez votre poissonnier),  1 échalote, 3 cs de graines de sésame torréfiées, 2 cs de sauce soja, 1 gousse d’ail, 3 cs d’huile neutre, 1 cs d’huile de sésame, sel, piment.

Commencez par torréfier les graines de sésame, de manière à ce qu’elles aient le temps de refroidir. Versez les graines dans une poêle chaude, remuez, et arrêtez le feu avant qu’elles ne changent vraiment de couleur – En gros, avant qu’elles aient brûlé, donc il faut rester devant votre poêle. Réservez.
Découpez le thon en cubes, et versez-le dans un saladier. Ciselez l’échalote, épluchez et pressez la gousse d’ail et versez le tout dans le saladier.
Ajoutez tous les autres ingrédients, en étant vigilant sur le sel (les algues, la sauce soja sont déjà salées).
Laissez au frais pour une 1/2 heure au moins. Pendant ce temps, préparez le riz et la salade.
Et voilà, c’est prêt ! régalez-vous !

Remarque sur votre Poke Bowl personnel

L’essentiel, c’est le poisson et l’assaisonnement. Vous avez vu qu’à Hawaï on trouve plusieurs variétés de poke, thon ou crevettes ou poulpes…. ou tout poisson à votre disposition. Si vous avez de l’avocat, tant mieux. Si vous n’en avez pas, si vous n’avez pas de mangue…. aucun souci, le poke c’est free style !
Voilà un bon exercice d’impro ! lâchez-vous et montrez-nous vos improvisations !!! Quelle est votre impro personnelle ? ça me ferait plaisir de savoir comment vous avez interprété cette recette !

Le Ahi Poke, comme on le trouve à Hawaï

Le Ahi Poke, comme on le trouve à Hawaï

Vous connaissez le ahi poke ? vivant à Tahiti, je n’ai pas été dépaysée à Hawaï 😉

Comme vous le savez déjà si vous me suivez sur Facebook, je viens de passer quelques semaines de vacances à Hawaï. Entre volcans et plages de surf, spectacles de danse et gourmandises.
Je vais vous parler de tout ça dans quelques prochains articles…
Mais commençons par les gourmandises, à savoir le fameux poke (à prononcer poké, merci) que la presse met à la mode cette année, je veux dire le fameux Poke Bowl.
De quoi s’agit-il ?
Ben…. de cubes de thon cru, rouge ou blanc mais de préférence rouge, bien frais et surtout marinés, assaisonnés avec…. ce que l’on a sous la main. Les ajouts les plus courants : avocat, algues japonaises (wakamé) et graines de sésame. On le mange en entrée ou en plat principal, cela dépend des appétits et des portions servies. Au rayon traiteur d’une supérette, à Maui, voilà ce que l’on peut trouver :


Pour tous ceux qui critiquent l’alimentation aux États-Unis… bien sûr que le plus facile est d’y manger mal, c’est-à-dire des trucs pré-machés, gras et sucrés, en général glacés. Mais, pour aller souvent aux États-Unis, il me semble que l’offre s’améliore, entre produits frais et salades proposées. En supermarché, on trouve facilement de l’eau (chère, certes), mais aussi des salades à emporter qui font plutôt envie. En plus, si l’étiquetage qui indique bien si les produits sont dégelés ou pas pouvait faire des adeptes en France….

Évidemment, cela peut choquer et ne pas inciter à en manger. Mais au moins l’annonce est claire, la couleur du thon est maintenue grâce à la présence de monoxyde de carbone, c’est ce qui est écrit sur l’étiquette. Est-on sûrs d’être si bien informés en France ? ou mangeons-nous aveuglément ?


Alors, oui, nous nous y sommes servis, pour notre pique-nique (amélioré) dans notre chambre d’hôtel :

Du thon bien sûr, mais aussi du poulpe, des crevettes… tout s’appelle poke, pourvu qu’on ait bien maitrisé la marinade !
*ahi veut dire thon en hawaiien.
A bientôt, pour ma version personnelle du poke.

Mahi-Mahi, pancetta et poivre rose

Mahi-Mahi, pancetta et poivre rose

L’un des poissons fétiches en Polynésie est bien le mahi-mahi, ou dorade coryphène. Après le thon bien sûr.
Le mahi-mahi est un poisson du large, qui se pêche au harpon à partir d’un bateau appelé un potimarara. Le pêcheur, à l’avant du potimarara, pilote d’une main et harponne de l’autre, après avoir pris un mahi-mahi en chasse. Ce poisson a une particularité, il ne descend pas dans les profondeurs en cas de danger, et donc s’épuise en nageant en surface. Reste qu’à mon avis le pêcheur de mahi-mahi est un vrai virtuose ! N’oubliez pas de visionner la vidéo en bas de ce post, vous aurez une bonne idée du talent des pêcheurs Polynésiens.

mahi-mahi

Bon, revenons à notre recette.
Si à Tahiti, le plat tahitien est le bien connu Mahi-mahi sauce vanille (de Tahiti bien sûr), aujourd’hui je vous propose un plat de mahi-mahi à la pancetta parfumé au poivre rose.
Ben oui, cuisine fusion… c’est que du bon 😉

Recette du mahi-mahi

Il faut : un filet de mahi-mahi, 6 à 8 tranches de pancetta, un peu de beurre, sel, poivre, poivre rose.
Préchauffez le four à 180°.

Coupez en deux, dans l’épaisseur, le filet de poisson. Tartinez une face d’un peu de beurre, salez, poivrez, et ajoutez des grains de poivre rose concassés.
Refermez le filet, déposez sur le dessus les tranches de pancetta, poivrez, ajoutez du poivre rose.
Déposez ce filet sur la lèche-frite, versez un bon demi-centimètre d’eau dans le fond, et enfournez !
Surveillez la cuisson, en enfonçant un pique dans le poisson. Tant que votre pique a de la résistance, continuez à cuire, c’est simple.
Avouez que c’est un plat facile à réaliser, le plus compliqué pour moi fut de disposer de mahi-mahi et de pancetta… le même jour !!

mahi-mahi


J’ai servi ce poisson avec des aubergines également cuites au four, badigeonnés d’un peu de beurre et de poivre rose.
Vous savez quoi ? nous nous sommes régalés 😉
Et si vous n’avez pas de mahi-mahi à votre disposition, tout filet de poisson un peu épais fera l’affaire, l’essentiel étant que vous vous régaliez aussi

Bouchées au chocolat, façon macarons

Bouchées au chocolat, façon macarons

Des bouchées au chocolat, c’est délicieux. J’aurais préféré faire des macarons, mais à Tahiti, compte tenu de l’humidité ambiante, on oublie. Alors, on joue à faire semblant, à faire comme si… avec une recette plus simple. Et donc j’ai réalisé des bouchées au chocolat. Ça ressemble à des macarons, et c’est très bon aussi.

J’aime bien ces finger food, tout ce qui ce mange en une bouchée, en version salée devant l’écran ou à l’apéritif, ou en accompagnement d’un café pour sa version plus sucrée.
Aujourd’hui, je vous propose des bouchées en version sucrée ! plus rapides à faire que des macarons, inratables et goûteux au possible.

Recette des bouchées au chocolat

Il faut

  • pour la pâte : 2 œufs, 2 cs farine, 2 cs sucre, 2 cs de poudre d’amandes, 2 cs de crème fraiche.
  • pour la ganache : 100g de chocolat noir à 72 % de cacao, 100 g de crème fraiche

Préparez la pâte : mélangez tous les ingrédients, et voilà. Vous obtenez une pâte lisse, de la consistance d’une mayonnaise.
Sur une feuille de papier cuisson, ou un silpat, posez de petits tas de pâte, et enfournez 5 minutes à 170°.
Pendant ce temps, faites chauffer la crème dans une casserole et versez cette crème très chaude sur le chocolat (soit en pistoles, soit découpé en petits morceaux), et remuez bien jusqu’à obtenir un mélange bien lisse. Placez cette ganache au frais.
Quand les biscuits sont bien refroidis, déposez une cuillère à café de ganache sur l’envers d’un biscuit, et refermez la bouchée avec un biscuit de même taille si possible. Vous conserverez au frais…. ceux qui ont échappé à votre gourmandise en les faisant 😉

Suggestions et observations

Surveillez bien la cuisson des biscuits, ils sont petits donc cela cuite très vite. Et plus la cuisson sera courte, plus ils auront – presque – la consistance des macarons.
On peut évidement varier beaucoup les parfums. Pour les biscuits : on peut ajouter de la vanille, du chocolat, du café. Et la ganache peut aussi être parfumée. On peut très bien imaginer associer des biscuits au chocolat : remplacer alors un peu de poudre d’amande par un peu de cacao en poudre – avec une ganache au chocolat blanc parfumée à la menthe, dans l’esprit de l’After Eight.
Il devrait vous rester de la ganache, mais ce n’est pas un souci : un biscuit ou un bout de brioche et une lichette de ganache, c’est délicieux !

Œufs poivrons et haricots rouges

Œufs poivrons et haricots rouges

Quelques poivrons dans le frigo, des œufs, quelques épices…. je me suis inspirée de la tchatchouka ou du tajine de kefta aux œufs pour le plat d’aujourd’hui pour faire une espèce de compotée œufs poivrons et haricots rouges !

Ayant habité en Algérie et au Maroc, ce sont des plats qui me sont chers… et qu’on peut varier à l’infini, ce dont je ne me suis pas privée 😉 et voilà comment on se retrouve avec un plat succulent, composé d’œufs poivrons et haricots rouges !
Avouez que c’est appétissant, non ? surtout quand l’œuf est encore un peu coulant… que du bonheur !

Recette

Il faut, pour 2 personnes : 2 ou 3 poivrons (selon leur grosseur), 2 oignons, 3 gousses d’ail, une boite de tomates pelées concassées, une petite boite de haricots rouges, 4 œufs, huile d’olive, cumin, ras el hanout, sel, poivre.

Pelez et émincez poivrons et oignons, et faites les revenir dans un peu d’huile. Ajoutez la boite de tomates, l’ail écrasé, les épices et l’assaisonnement, complétez par un peu d’eau si nécessaire et laissez mijoter.


En fin de cuisson, ajoutez les haricots rouges rincés égouttés, et laissez chauffer quelques minutes. Il doit rester un peu de jus.
Sur un feu fort, la sauce doit bouillir, vous essayez de creuser 4 petits nids qui vont accueillir vos œufs : c’est le moment de les casser avec précaution dans votre poêle. Salez poivrez les œufs à votre convenance, posez un couvercle, comptez 3 minutes… c’est prêt !


Voilà un bon plat complet… avec une bonne tranche de pain croustillant, un bon verre de vin… en bonne compagnie…
C’est bon aussi avec des épices à colombo, ou à « chile con carne », improvisez, régalez-vous !