Donc, Bora, dite La Perle des Mers du Sud ou Perle du Pacifique, selon les sources, nous y voilà. J’ai tellement apprécié d’y naviguer, que je partage ici quelques conseils ou observations issus de ma pratique du lagon de Bora.
Je précise bien qu’ici en Polynésie on dit Bora, et non « Bora-Bora » comme dans les guides et autres revues.
A ma connaissance, 2 manières de dormir sur l’eau, Bora.
Dans un bateau, comme nous avons fait aussi souvent que nous pouvions.
Ou dans un de ces hôtels qui chacun propose ces fameux bungalows sur pilotis, où nous n’avons jamais séjourné. Il n’y a pas d’article sérieux ici sur le tourisme qui ne rappelle que le concept a été inventé ici, et donc copié, tellement c’était une bonne idée. Le comble du raffinement, la table en verre qui permet de voir les poissons sans avoir à sortir de sa cabane. Et, en général, le raffinement va jusqu’à ce qu’un projecteur soit installé sous le bungalow, de manière à observer ces poissons aussi la nuit.
J’avais déjà évoqué Bora, où nous avions séjourné dans une pension (la bien connue pension Nono, dont les 3 mérites principaux sont ses prix relativement modestes, son excellent emplacement à la pointe Matira et surtout Nono dont l’excursion sur les motu est à recommander. Pour le sourire de la patronne, on repassera….).
Donc, je disais, Bora, vu de la terre, moyen. On voit surtout des bas-côtés de la seule route qui ceinture l’île. Il y a mieux. Et franchement, je ne comprends toujours pas l’état délabré de la route et des « bords de route » de Vaitape, la capitale de Bora, et aussi lieu d’arrivée d’une grande partie des touristes.
Bora vu du lagon, c’est tout autre chose. J’oserais dire qu’à Bora, le seul truc à voir, c’est le lagon, et la couleur de ses eaux, assez unique. Je n’ai pas l’honneur d’avoir visité d’autres lagons, je précise. Mais je veux bien croire mes copains qui sont venus et qui peuvent faire des comparaisons, eux.
En réalité, les principaux hôtels sont sur les motus, donc ne sont visibles que d’avion ou de bateau. Une petite dizaine, un peu tous pareils.
Pour se repérer sur le lagon, une carte bien utile.
Une petite quinzaine d’hôtels. Sur terre, à la pointe Matira, au sud. Sur les Motu, 3 à l’ouest, et tous les autres sur ce long motu à l’est.
Le dernier ouvert, le St Regis. Le prochain, et soit-disant dernier, le Four Seasons. En vogue, l’Intercontinental Resort and Spa, dont la particularité est d’aller pomper une eau à 4°, à 900 m de profondeur, au large de la barrière de corail, pour alimenter sa clim. Bien sûr aussi, des Meridien, Pearl (chaine d’hôtels locale appartenant à la famille Wane – le frère de l’empereur de la perle, justement), Sofitel.
Au moins une règle : taille minimale d’un bungalow : 90 mètres carrés. Terrasse comprise, faut pas pousser non plus… Et comme les hôtels rivalisent d’aménagement et de luxe…
Enfin. Au cas où nos chers et tendres voudraient nous surprendre, on est prêtes, ma copine et moi, à leur souffler l’idée. On a choisi celui-là, sur la photo ci-dessous. Un truc pas trop grand, bien placé (devant le jardin de corail), plutôt discret. Vous êtes pas d’accord ?
Une semaine de vacances, en mai, c’est toujours bon à prendre, et nous sommes repartis dans les îles sous le vent en voilier.
Comme l’an dernier, nous avons profité de la présence de visiteurs très amis pour louer un voilier et naviguer aux îles sous le vent. L’an dernier, nous avions navigué entre Huahine, Raiatea et Tahaa, et leurs lagons bien sûr.
Cette fois-ci, nous avons préféré traîner dans les lagons de Tahaa et Bora.
Pour mémoire :
Tahiti et Moorea sont les Iles du Vent, de loin les plus peuplées. Les autres sont les Iles sous le Vent. Tetiaroa est un atoll quasi désert, qui appartient aux héritiers de Marlon Brando, excursion possible à partir de Papeete. Maiao est une île réservée à ses habitants, qui vivent essentiellement de l’exploitation du pandanus, et sont hostiles à toute idée de tourisme. Tupuai est toute petite, et est surtout connue ici pour avoir été aménagée (piste d’atterrissage, nouveau quai, etc) pour la visite prévue d’un président de la République qui n’est jamais venu (allez, je vous mets sur la piste, la visite était prévue en 2002…).
[Jusqu’à présent, je n’ai jamais trop mentionné les noms des hôtels, pensions, restaurants, etc, pour lesquels j’ai eu un coup de cœur (les autres, je préfère les taire). J’ai comme l’impression que je vais changer d’avis, et vous vanter quelques adresses sympa, ça peut éventuellement être utile à quelques préparateurs de voyage qui passeraient par ici.]
Le centre de location de voiliers se situe à Raiatea, et comme l’an dernier, nous avons choisi Tahiti Yacht Charter pour l’excellence de leurs services et leur amabilité. Si vous choisissez de faire un tour un jour par ici, sur l’eau essentiellement, je vous recommande chaudement leurs services. Et louer un bateau à quelques couples (2 ou 3 c’est parfait) ne revient pas plus cher que de loger à l’hôtel par ici….
Première étape : Bora.
Beau temps. Mer calme, donc presque toute la traversée au moteur, il nous faudra 4 heures pour rejoindre l’unique passe d’entrée à Bora, bien balisée.
Tour du lagon de Bora
Impossible d’en faire le tour en voilier : il n’y a pas assez d’eau à la pointe Matira, mais rien n’empêche de mouiller pas loin, ce que nous avons fait 2 nuits. Les occupations ? on barbote, on nage avec les poissons, on piste les raies, rien de bien fatiguant, mais dans tous les cas très beau.
Bora, reconnaissable entre toutes, grâce à sa « molaire » et sa « canine ». Un lagon magnifique pour sûr, l’eau y est transparente et chaude, que demander de plus ? contrairement à l’idée que j’en avais l’an dernier, en visiteuse « terrienne », cette fois-ci je suis prête à renouveler l’expérience dès que possible ! Pas la même chose, hein, de découvrir une île par la terre et par la mer, non ?
On finit même par croire que l’eau est verte à Bora…..
Photo prise depuis le cockpit. Je vous jure qu’il n’y a aucun trucage de couleurs…. ;o)
Deuxième étape bientôt (la connexion a l’air de s’améliorer) : Tahaa, mon lagon préféré.
Si vous cherchez des paysages hors du commun, si vous passez par la Chine, la rivière Li est forcément un endroit à visiter.
La rivière Li accueille environ 5 millions de touristes par an, dont les 4/5 sont des Chinois. Elle est surtout appréciée pour ses paysages de collines karstiques, et la région compte évidemment sur l’essor de ce tourisme pour se développer.
Des photographes meilleurs que moi, ou présents dans la région plus longtemps, ont photographié ces décors naturels en toutes saisons, à toute heure, et c’est une vraie merveille.
La balade dure quelques heures, et vous permet d’arriver en forme pour découvrir tous les charmes de Yangshuo.
Pour aujourd’hui, je vous propose plutôt de partager avec moi les images de quelques embarcations croisées sur cette rivière. De quoi être toujours étonné. J’ai aimé essayer d’imaginer de ces gens sur ces flotteurs, à défaut de bateau ou barque.
Comme ces Chinois sympas, je vous salue et vous donne rendez-vous bientôt.
Aujourd’hui, je vous montre quelques femmes chinoises que j’ai pu croiser. Diversité, diversité…
Vu l’immensité de la population, trouver de la diversité, c’est plutôt normal.
Et bien. Vous voulez que je vous dise ? j’en n’ai pas vus tant que ça, des Chinois je veux dire ! vous devez vous dire que je suis devenue folle juste géniale, même si c’est récent.
Plusieurs explications possibles :
– ils ont élargi toutes les rues et les routes. Moins d’embouteillage, moins d’effets de foule, le tour est joué.
– ils (je sais pas trop qui, en fait) les ont planqués quelque part où je ne suis pas passée (et ça fait quand même pas mal de place, je vous l’accorde).
– il y a en tellement qu’à force on ne les voit plus. Bof…. (un peu nul, l’argument)
– ils sont tous (ou presque) planqués chez eux, il y a eu un « comité de libération des vélos » qui a libéré ces vélos de leurs chaînes, et on attend leur retour, un peu comme pour les nains de jardin en France il y a quelque temps.
Je ne sais pas trop comment vous dire, mais en réalité, j’attendais des vraies foules. Et je n’en ai qu’à peine vues à Shanghai, et encore….
Donc, ça m’a laissé le temps d’observer, en détail, une population diverse et variée, c’est le moins que l’on puisse dire.
Notre guide affectée à Xi’An s’appelle Fanfan. Un français parfait, de l’humour, un joli sourire. Passionnante !
Allez, j’ai observé les femmes chinoises surtout, je l’ai déjà dit, et un mois après mon retour, quelles réflexions m’en reste-t-il ?
– les Chinoises sont coquettes, c’est sûr. Des salons de coiffure partout, et on observe bien que les blondes rêvent d’être brunes et inversement, les cheveux raides rêvent de boucles. Et les coiffeurs et coiffeuses (vive la parité) font merveille.
– c’est la mode des caleçons longs, portés sous les bas. Les magasins en ont de toutes les couleurs, épaisseurs, etc. Style que chacun appréciera (ou non).
– elles aiment plutôt les couleurs bien flashy…. Une explication ? 😉
– les enfants sont souvent « déguisés », portent des chapeaux marrants. Il s’agit de minorités ?
Quand je n’aurai plus rien à dire du tout sur la Polynésie, je vous montrerai d’autres photos de « gens ». Des familles, des touristes, des militaires en goguette, des paysannes, des mamies, des bébés….
Et puis, Guilin quand même, et la rivière Li. Mais là, vaut mieux pas que je loupe mon coup, parce que c’était très beau, impressionnant. Alors, je vais m’y mettre….
Me manque juste un peu plus de temps. J’ai toujours l’impression que le lendemain sera plus cool, et en réalité c’est souvent pire. Je ne sais pas trop si je suis réellement « job-addict » ( et il serait temps que ça me passe) ou simplement « vieillissante » (ça il vaudrait mieux que ça me prenne le plus tard possible…). Si, une autre idée, peut-être que je deviens de plus en plus polynésienne…… 😉 parce qu’il s’agirait pas non plus de se fatiguer trop vite, hein….
Reprenons. Donc, je l’ai déjà écrit, c’est à Xi’An que j’ai eu mon choc chinois.
Je précise : choc, parce que je ne m’attendais pas à autant de modernisme, que je croyais limité à quelques villes de la côte. Est-ce moi qui n’avais pas lu suffisamment avant de partir (je ne regarde quasiment jamais la télé) ? je n’en sais rien. Nous avions passé 24 heures à Shanghai, et je dois dire que je n’ai pas été surprise. Les photos de Shanghai sont partout. Xi’An, je n’en connaissais que l’armée des soldats enterrés.
Alors, voilà quelques images de la ville. Photos prises depuis le bus, la chambre d’hôtel, ou …. le ras du sol.
Grande ville, des avenues larges, des voitures partout, plutôt en bon état, japonaises, coréennes, allemandes, quelques citroen, et puis, curiosité, des Buick !
Des rues et trottoirs larges et propres.
Des immeubles neufs côtoyant des plus anciens. Immeubles anciens (genre immeubles des années 50 qui n’auraient jamais été entretenus), mais les logements sont très souvent équipés de climatiseurs.
C’est toute l’ambiguïté de ce pays.
Et toujours des grues partout, où que l’on regarde. J’ai lu récemment que la moitié des grues en activité dans le monde l’est en Chine. Et on peut dire la même chose de la quantité de ciment consommée dans le monde.
Des boutiques à la mode et vendant les marques occidentales, des grands magasins et malls. Jamais je n’aurais cru que les slogans des magasins soient écrits en anglais ! De vraies grandes marques du luxe international comme Vuitton ou Dior.
Au rez-de-chaussée de cet immense grand magasin, des démonstrations d’une grande marque de produits de beauté : séances de maquillage offertes, cadeaux, animation « classique ». Bien sûr, c’était en chinois, mais le ton employé est absolument le même, partout dans le monde, quelle que soit la langue utilisée.
De l’électronique dernier cri, des écrans plats, des salles de bains « thalasso ». Des chaussures de sport « dernier modèle ».
Xi’An, voilà une ville vivante. Attirante. En l’espace d’une journée, nous avons croisé 2 séances de prises de photos de mode. Les femmes dans la rue sont frisées, dé-colorées, rousses ou blondes, on est loin des tenues uniformes.
Ville en chantier aussi. Prête pour accueillir des milliers et des milliers de touristes.
Les musulmans, ou minorité HUI, sont importants à Xi’an (au moins 150 000 personnes). Alors aujourd’hui je vous amène visiter le quartier musulman de Xi’an : le souk, ses ruelles animées, sa mosquée.
Cette entrée pourrait faire penser à un décor d’opérette, ou à un haut lieu touristique. Oui, mais non. Des boutiques pour touristes en mal de souvenirs un peu plus originaux, certes. Pour ma part, j’y ai acheté des mangues et du gingembre confits, c’est dire. Mais aussi une population « normale », m’a-t-il semblé, qui vit ici tranquillement.
Les rues du quartier musulman de Xi’An
Des boutiques colorées, beaucoup de petites gargotes, avec du monde qui fait la queue pour un bol de soupe, une assiette de nouilles, ou quelques brochettes, quelle que soit l’heure. Qui ne croit toujours pas à l’interculturel ? il faut voir ces Chinois manger arabe, décomposer leurs brochettes de keftas pour manger avec les baguettes, ça vaut le spectacle….
Une remarque : le monsieur à l’oiseau, juste là au-dessus, a devant lui sur la table un verre de thé. En réalité, il s’agit d’un verre à couvercle, hermétique je suppose. Beaucoup de Chinois se promènent avec ce type de verre à la main, rempli de thé, ou de tisane, en tous cas beaucoup de feuilles qui y trampouillent dans le fond.
La mosquée de Xi’An
Et puis, au fond de ce dédale de rues fort animées, une mosquée magnifique, lovée dans son jardin tranquille.
Quelques données un peu plus historiques sur cette mosquée ?
A bientôt, pour quelques photos et impressions de la ville de Xi’An.
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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