Le jour se lève, la brume n’a pas disparu, on aborde el Golfo de Penas, que chacun appréhende (et où il ne se passera rien du tout… explications plus bas)
C’est pas tout de regarder les paysages, encore faut-il s’occuper !
Dire que la journée est rythmée par les horaires des repas, même minimalistes ces repas, est un euphémisme.
Des services différenciés, comme à la cantine ; les groupes qui réservent leur table, comme à la cantine ; du rab éventuel, comme à la cantine.
La conséquence immédiate, c’est qu’on n’y passe pas des heures !
Je ne résiste pas au plaisir de vous rappeler les menus du 25 décembre ! Voilà mon déjeuner de Noël !!
Et vous pouvez ainsi lire aussi le programme prévu, essentiellement des documentaires et films sous-titrés. A notre disposition aussi, et intéressant, l’avancement du bateau sur un écran, avec des images du style GPS. Bref, on s’occupait comme on pouvait.
Parce que, quand même, l’écoute des « conversations » à bord étaient plutôt marrante. Disons que ça tenait plus de mimes que de vraies conversations, et ça avait l’air de marcher ! Je rappelle qu’on entendait parler surtout allemand, espagnol, anglais, français, hollandais, et d’autres que je n’ai pas su situer !
Une autre occupation, celle de la journée du 25, a été de faire des pronostics sur l’état del Golfo de Penas. C’est l’endroit où le bateau quitte les canaux et affronte l’océan, dans une région du monde où la mer n’est pas réputée calme. Donc, c’était l’évènement de la croisière ! Nos GO l’avaient bien compris, et non seulement ces T-shirts étaient en vente à l’entrée de la cantine, histoire de nous mettre dans l’ambiance, mais surtout on nous annonçait régulièrement au micro qu’il valait mieux acheter un comprimé (vendu au prix de la boîte entière) au cas où…..
Restaient la lecture, la somnolence avec ou sans IPod (ou la méditation, au choix), les discussions, les jeux de carte, et bien sûr le bar….
Et je vous laisse jusqu’à la semaine prochaine, week-end prolongé ici, nous filons retrouver bateau et lagons…
La Patagonie chilienne correspond à 2 régions administratives : Patagonia Norte et Patagonia Sur.
Et si vous regardez bien la carte, il n’y a aucune route, sur le territoire chilien, qui permette de passer au sud et à la Terre de Feu, depuis Puerto Montt et Chiloe.
Nous pensions sincèrement que la solution de cette « croisière » en bateau serait la meilleure, pour éviter de reprendre un avion. Et puis, nous avions aussi envie d’un avant-goût de ce qui nous attendait au sud : avoir froid en naviguant dans les détroits mythiques !
Nous avons donc passé 3 jours sur l’Evangelistas, et si vous avez cliqué, vous comprenez bien que les paysages annoncés étaient tentants !
Départ donc de Puerto Montt, vers le Sud. Allez, petit regard en arrière, parce que je ne m’en lasse toujours pas.
Cet Osorno, avec son cône enneigé presque parfait, me rend un brin nostalgique de cette magnifique région.
Et puis, l’Evangelistas commence son périple dans ces bras de mer, entre fjords et canaux.
La mer est très calme, abritée par des collines inhabitées. Elles sont soit caillouteuses, soit recouvertes d’arbres rachitiques, parce que malades.
Les passages, dans ce qui ressemblerait à un labyrinthe, sont bien souvent assez étroits, et les marins sont assez doués !!
Nous n’avons croisé aucun animal, ni oiseau, juste très peu de petits cargos.
Un seul village et ses quelques dizaines d’habitants, Puerto Eden, dont je vous parlerai au prochain épisode.
Certains sommets sont enneigés, on a croisé quelques glaciers qui viennent lécher la mer sans croiser non plus les paysages montrés dans la brochure Navimag comme ceux de la Laguna San Rafael !
Les paysages se sont succédés ainsi, jusqu’à l’arrivée à Puerto Natales, où nous étions heureux de débarquer.
Maintenant que je reviens vers ces photos, 4 mois plus tard, il me reste le sentiment d’avoir traversé des terres et eaux pour lesquels les Chiliens se sont battus, et qui sont complètement isolées, sans accès facile. Impression que je n’aurais certainement pas eue en survolant tout cet espace en 2 heures.
Nous n’avions pas beaucoup d’expérience de « croisière » en bateau ; nous avions adoooôooré l’Aranui ; alors, nous avions pensé apprécier 3 jours sur le cargo-mixte exploité par la société Navimag !
3 jours pour quitter Puerto Montt et rejoindre Puerto Natales, en traversant fjords et canaux du grand sud. Cela semblait plus intéressant que de prendre l’avion, la route terrestre s’arrêtant quelque part, in the middle of nowhere….
Déjà, je peux vous le dire, rien à voir avec l’Aranui, mais alors rien de rien !
En route avec Navimag !
La population à bord ? des jeunes, très jeunes, toutes nationalités mais beaucoup d’Allemands, en couples pour le plus souvent, qui prennent au moins 2 mois pour « tourer » en Amérique du Sud. Et des jeunes retraités aussi, qui prennent le temps de voyager, plusieurs mois, avec sacs à dos !
Et vous voulez savoir comment on reconnait un jeune d’un « vieux » ? un jeune, ça s’assoit par terre, ça met ses chaussures sur les coussins, et ça boit du vin rouge qu’il achète en brique et qu’il peut boire, à la température de la chaleur intenable présente dans les cabines, dès 14 heures…. et je ne crois pas que ça ne soit expliqué que par une différence de revenus…. 😉 (bon, là je sens que je vais me faire des ennemis, et que je vais être rangée de suite dans les vieilles aigries… ben oui… tant pis, parce qu’au fond je sais bien que ceux qui me connaissent -vraiment- ne vont pas me ranger dans cette catégorie)
Les logements ? des cabines du type des cabines SNCF à 4 lits superposés, aussi petites, sans fenêtre. Salle d’eau à l’extérieur, dans le couloir.
Les repas ? très drôle au dixième degré, pour oublier leur tristesse….. disons que ça maintient détaché des contingences matérielles 😉 parce que je rappelle encore que nous y étions pour les fêtes de Noël, dans un pays plutôt branché catho…. comme quoi…. Preuve en photos :
Et oui, ça c’était le repas du 25 décembre, à midi.
Du riz et de la soupe ? à chaque repas. Pour le reste…. inégal, et assez aléatoire. Quant au style….. je vous laisse apprécier… Alors, oui, heureusement qu’on s’est fait des copains très sympa et très drôles, qu’on a complété nos repas avec du pisco sour à l’apéritif et du vin rouge qu’on pouvait acheter au bar….
L’animation ? les 2 pauvres « animatrices » ont fait ce qu’elles ont pu…. c’est-à-dire pas grand chose : rappel des consignes de sécurité, vente des comprimés anti-mal de mer, annonces diverses entre météo et nom du canal traversé….
Allez, 3 jours à ne rien faire, sur un espace réduit. Et pourtant, on s’est occupé, entre parlotes, lectures, etc etc
Il restera d’avoir rencontré un couple du sud de la France, jeunes retraités, qui s’accordait 3 mois pour accomplir un périple Buenos Aires – Pérou – Chili du nord au sud, et retour par le sud de l’Argentine, entre déserts et glaciers.
Et d’avoir traversé des paysages assez hors du commun – surtout en arrivant de Tahiti ;-). Ce sera pour le prochain épisode.
N’oubliez pas la tenue indispensable (je rappelle que nous y étions en tout début d’été). L’est pas beau mon bonnet chilote*, en vraie laine de mouton, tricoté main ? hein ?
* chilote : ça vient de l’île de Chiloe, en face de Puerto Montt. Nous y avons passé une journée avant de rendre notre voiture, et embarquer sur le Navimag.
C’est le moment de reprendre « la vie en couleurs », et revenir sur nos pas au Chili. Après mes histoires de Moai et de poules de l’Ile de Pâques, j’avais promis une suite, la voilà. C’est maintenant que je vous raconte la magie de l’Osorno, mon volcan fétiche.
Je passerai brièvement sur notre séjour à Santiago où j’ai surtout visité les commissariats.
Avec Santiago, on n’est pas restés très copains, on a même eu du mal à en partir. Du moins, nous avons quitté la ville assez stressés.
Vous avez déjà vu ça, vous ? nous louons une voiture pour partir (la route des vins nous attendait… héhé), et le loueur nous amène la voiture à l’hôtel, ce qui était plutôt bien. Et là, surprise : la voiture était livrée sans plan, ni de ville ni du Chili, et surtout le réservoir vide !!!!
Quitter un centre ville de capitale dans ces conditions….. ben, on s’en est sorti. Nous avons assez vite résolu le problème du plein, mais pour la carte…. nous avons fini tout notre séjour sans carte !!! que je vous explique : les impressions de cartes ont lieu une fois l’an, en ….. janvier. Donc, comme ils sont malins et surtout bons gestionnaires, il y a longtemps qu’il n’y a plus de stocks de cartes routières ou touristiques en décembre au Chili. C’est aussi simple que ça.
Bref. On file donc vers le sud, pour la route des vins exactement. Je vous passe les détails, les arrêts, et peut-être bien qu’un jour sans inspiration, je reviendrai vous parler des vins chiliens.
Pour aujourd’hui, c’est l’Osorno, mon choc « paysager » (je sais pas trop si ça se dit, mais ça me convient. Alors….).
L’Osorno, ça se voit de loin….
L’Osorno, ça se laisse découvrir….
L’Osorno, ça se laisse apprécier….
L’Osorno, ça se quitte difficilement….
Bon, chipotez pas, je crois bien que sur cette dernière photo, ce n’est pas l’Osorno, mais il suffit d’y croire un peu…. Et l’Osorno n’est pas le seul volcan du coin, ils auraient plutôt tendance à former une chaîne, que les médias évoquent trop souvent en cas de tremblement de terre ou d’éruption volcanique.
2 Jours à Puerto Varas, au pied de cet Osorno, ce fut trop bref. Il y a un immense lac, des balades à pied et à cheval, une vraie animation touristique et sportive. Et, curieusement, beaucoup d’Allemands, de boutiques et restaurants allemands… Bon, je sais bien que l’histoire du coin explique très bien la présence allemande, mais quand on y arrive, c’est curieux quand même….
Nous en sommes repartis par Puerto Montt, en bateau cargo, pour rejoindre la Patagonie.
Comment partager avec vous un peu de ce que j’ai vu en un peu plus de 3 semaines de périple chilien ?
Vous montrer tout ce que j’ai vu…. Dur, dur…..
Pour un début, comme une intro, depuis la fenêtre des chambres que j’ai occupées ?
Allons-y.
Ile de Pâques.
Tout y est ou presque, sur cette photo. Les volcans à l’horizon, l’océan et ses vagues qui se cassent sur une côte très découpée, la terre ocre et quelques roches volcaniques, un petit port, la lumière du soir qui illumine tout en douceur. N’y manquent que les moai et les chevaux.
La pension de Tadeo et Lili. Je la recommande chaudement. Parce que Lili sait accueillir ses clients avec chaleur et compétence, et qu’elle connait tout de l’île. Les guides « papier » oublient de signaler que la pension est sacrément bien située, c’est dommage.
Edit 2018 : cette pension a fermé. Je crois bien que Tadeo est décédé, et Lili a pris sa retraite.
Santiago
Difficile, Santiago.
D’entrée, je me suis fait piquer mon porte-monnaie, toutes cartes de crédit incluses.
Donc, notre passage à Santiago pourrait se résumer à quelques heures à faire opposition, trouver le bon commissariat, attendre qu’un bon et sympathique préposé aux enregistrements de plainte soit disponible (tout est prévu dans ce commissariat : chaises en nombre suffisant, doc sur les droits des victimes, télé pour nous occuper, ticket pour attendre son tour sereinement…, et au final, un préposé sympa).
Alors, oui, l’hôtel devient un refuge. Surtout quand le personnel est charmant, disponible, compétent, efficace et même compatissant. Hostal Rio Amazonas Adresse que je recommande chaudement.
Santa Cruz
L’hôtel Santa Cruz est au summum du charme, au centre de la Ruta del Vino, vallée de la Colchagua.
La perfection. Me suis promis d’y revenir. Et réalité, je ne crois pas que je reviendrais dans le coin, mais si je devais y revenir, c’est certainement ici que je séjournerai. Voilà.
Valdivia.
Hôtel Naguilan.
Étape de repos. Hôtel de charme. Il ne reste plus au personnel qu’à être aussi charmant que le lieu….
Puerto Varas, au coeur de la région des lacs.
Magique. Je n’ai pas d’autre mot. Ce volcan est magique. Puerto Varas est une jolie petite ville, qui mérite de s’y arrêter. Ce fut notre camp de base pour visiter les alentours, dont Chiloe, et pour marcher dans la région. Quant à l’hôtel…. Nous avions choisi l’hôtel El Greco ; vous voulez que je vous confirme quelque chose : être hôtelier, c’est un métier, un vrai. Alors, quand on improvise….
En bateau, vers le sud, le soir de Noël.
Puerto Natales
L’hôtel Aqua Terra vante son « ambiance organique et zen ». Ah bon. Je ne sais pas si c’est moi qui vieillis mal, mais je n’avais pas du tout compris que « zen », ça voulait dire que le personnel ne soit pas fichu de nous indiquer comment nous déplacer vers ce fameux parc des Torres del Paine (LE centre d’intérêt de la ville) sans chercher dans l’annuaire, et qu’il faille entendre les ronflements du charmant voisin de la chambre d’à côté…. Trop chèrement payé, c’est sûr.
Ushuaia
Mythique, forcément. Beau et froid. Mais une vraie chaleur Argentine, qui me donne envie de revenir, et surtout de visiter vraiment l’Argentine.
Hôtels de charme, en ville ou sur les pentes. Pour nous, ce fut l’Hostal del Bosque, en version appart-hôtel, très bien. Et très bon restaurant en prime (pas du tout signalé dans les guides).
Voilà donc une idée de mon périple chilien, marqué par ces étapes. Vous me pardonnez d’avoir inclus Ushuaïa dans ce mini reportage ?
Quand nous sommes arrivés à Waikiki, LA plage d’Honolulu, on a vite compris que nous étions là pour fêter Halloween, dès qu’on a franchi le hall de l’hôtel. Entre habitants et touristes, surtout japonaises, on n’a pas été déçus… Fêter Halloween à Waikiki, c’est un must.
Et hop, un petit tour dans la rue….. spectacle garanti !
Défoulement absolu.
Dans les valeurs sûres, Elvis of course, fallait voir la file d’attente pour poser et pouvoir l’embrasser…
Chez les filles, les fantasmes ont la vie dure et…. soubrettes, écolières et infirmières ont défilé, chanté, posé….
Pour résumer Halloween à Waikiki, un grand carnaval joyeux et bon enfant, un bon moment sympa. En tout cas, me suis bien marrée…. ça vous étonne ?
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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