On commence donc l’exploration de Mayotte par son lagon, et la visite des îlots Choisil, au nord de Mayotte.
Donc, sortie programmée avec nos amis pour le dimanche. Nous avons de la chance : il fait très beau.
Départ depuis la plage de M’Tsamboro, grosse bourgade au nord ouest de Mayotte. On a rendez-vous au restaurant (très sommaire, le restaurant, mais bon, on l’a trouvé…) sur la plage, notre pêcheur – promeneur de touristes le dimanche – nous attend. Il est aussi notre guide, mais ne nous a pas vraiment adressé la parole de la journée !
Donc, nous sommes 4 dans une barque avec le pêcheur. Le but de la journée est de nous arrêter dans 3 endroits où il est possible de se baigner, et de déjeuner à l’ombre d’un baobab.
Premier arrêt aux îlots Choisil.
Fin de matinée, nous sommes les premiers à accoster sur cette plage, qui est magnifique. Des arbres en bord de plage, qui donnent heureusement de l’ombre. Des cabanes, pour les Mahorais qui viennent ici cultiver des bananiers, quelques légumes et herbes (les fameuses brèdes). On se baigne enfin, mais peu de patates, donc peu de poissons. Donc, on nage.
Direction Déjeuner
Un autre îlot, une plage avenante, UN baobab pour faire de l’ombre !
Un baobab pour rester à l’ombre, heureusement nous sommes arrivés les premiers, des galets bien ronds pour poser ses affaires et ses fesses.
Nous comprenons que le pêcheur accompagnateur nous prépare le repas, et nous regrettons de ne pas avoir amené, comme tous les voisins qui nous rejoignent, punch et autres friandises ! Effectivement, une dizaine de barques nous ont rejoints, et finalement le moindre galet à l’ombre finira par être occupé. Mais c’est dimanche, et tout le monde a bien le droit de profiter de ces lieux assez enchanteurs. D’autant plus que nous ne resterons ici que le temps de la préparation et la dégustation dudit déjeuner.
Notre pêcheur nous amènera du poulet grillé, du riz, des brèdes et du manioc. Très très bon.
L’envers du décor ? …. l’envers du baobab. Incompréhensible. Assiettes en plastic, canettes, détritus en tous genres… Des immondices entassés, et là on ne peut pas dire que ce sont les touristes les fautifs, puisque seuls nos pêcheurs mahorais, qui gagnent leur vie en amenant des touristes ici, ont accès à la « cuisine » et autres « dépendances ». Juste lamentable. Qui les empêche de tout ramener à terre dans des poches poubelles ? Et cet état de saleté, partout sur l’île, j’aurai l’occasion de vous en reparler.
Arrêt baignade aux îlots Choisil
L’eau est calme, chaude, limpide, quoi demander de plus ? Surtout à l’heure de la sieste…
Des bateaux à l’ancre pour la pause déjeuner, des amoureux allongés, des baigneurs barboteurs, que du bonheur à cet endroit, et ça fait du bien.
Un peu plus loin, des rochers enfin.
Et donc du corail et des patates. Et des poissons. Qui méritent le déplacement ! Les plus beaux que nous ayons vus dans ce lagon.
Depuis le temps qu’on en entendait parler… Mayotte. Des collègues de Tahiti qui en revenaient et en parlaient en bien, des plongeurs qui vantaient son lagon.. Et des Mahorais, qui ont choisi la départementalisation, très bientôt effective… ce changement de statut m’intriguait.
Et voilà qu’on y est allé…
6 jours, ce n’est pas beaucoup, mais suffisant pour se faire une première idée. L’île n’est pas grande, et notre séjour s’est déroulé chez des amis qui habitent Mamoudzou.
Petite île, 180 000 habitants recensés (on en reparlera), entre Madagascar et l’Afrique. Petite île qui a choisi son rattachement à la France, quand le reste des îles des Comores a choisi l’indépendance.
En 6 jours, on a le temps de voir et comprendre quoi à Mayotte ?
Mayotte est pauvre, la vie d’une grande partie des Mahorais tient de la débrouille.
La nourriture à Mayotte
Un peu partout sur l’île il est facile de se procurer des « brochettis » accompagnés de banane et manioc grillés, des épis de maïs grillé, pour 1 ou 2 euros. C’est sommaire mais bon.
Les femmes peuvent ainsi passer la journée, à vendre des brèdes, c’est-à-dire toutes sortes d’herbes tendres comestibles (et qui vont compléter la ration de riz), des aubergines, tomates, du piment, des bananes… Tout est préparé en « tas », et chaque tas vaut 1 ou 2 euros.
L’environnement à Mayotte
On croise aussi beaucoup de zébus et de chèvres, attachés par 2 ou 3, au bord des routes, presque y compris en « ville ». Posséder un zébu pourrait être considéré comme un signe de richesse.
L’habitat est typique : des ruelles, des maisonnettes blanches souvent inachevées, des toits terrasses. Et des minarets partout, la grande majorité de la population étant musulmane.
Nous avons essayé de visiter : les plages du sud et de petite terre, les pistes du centre et les productions d’ylang-ylang, les centres d’artisanat et les marchés, les îlots du lagon.
Nous avons essayé de comprendre : le mode de vie à Mayotte, le drame des tentatives d’immigration depuis les Comores, les perspectives liées à la départementalisation.
Pour nous imprégner de la réalité locale, nous avons goûté, les brèdes et les brochettis, les grillades en bord de plage.
Sans oublier le plaisir des îles de l’Océan Indien, nous avons nagé et plongé aussi. Et croisé les fameuses tortues vertes.
A bientôt, je vous donne rendez-vous pour préciser un peu plus la vie à Mayotte, ou du moins ce que nous en avons saisi lors de nos 6 jours dans cette belle île.
Un point minuscule sur la carte, au milieu du Pacifique. L’île capitale des Iles Cook (une petite vingtaine d’îles au total). La présence de l’aéroport international des Iles Cook surtout !
A mi-chemin (ou dans cet ordre de grandeur) entre Tahiti et Auckland (Nouvelle-Zélande).
Le triangle polynésien
Presqu’au terme de notre séjour « pacifique », ce fut notre dernière destination dans le triangle polynésien, dont le centre serait Raiatea et son marae de Taputapuatea.
Au nord, Hawaii, la pointe haute du triangle. A gauche, la pointe ouest, avec la Nouvelle-Zélande. A droite, la pointe est, avec l’Ile de Pâques (Rapa Nui). Entre Maoris et Maohis.
Cela nous intéressait de visiter des îles dont l’histoire a croisé des cultures si variées, comme (respectivement) les Américains, les Anglais, les Chiliens. Pour nous changer des îles « françaises ».
La spécificité des îles Cook
Ainsi, les Iles Cook ont un statut « d’île librement associée » depuis les années 60, ce qui permet à leurs habitants de migrer plus facilement vers la NZ, d’ailleurs la population originaire de Niue, Cook et Tokelau vivant en NZ est plus importante que celle vivant dans l’île. Même monnaie (le dollar néo-zélandais), leur sécurité et leur politique étrangère restent néo-zélandaises, et les habitants des Iles Cook sont aussi citoyens néo-zélandais. Cette association leur octroie aussi et surtout le droit de recevoir des aides qui leur permettent tout simplement de vivre puisqu’ils produisent trop peu et importent beaucoup. Et bien sur, ils parlent anglais.
Même physionomie que Moorea, le même type de montagne, un lagon plus étroit, et une belle plage tout le tour.
Une route circulaire d’une trentaine de kilomètres, des clôtures fleuries et des maisons multicolores, beaucoup de monde en scooter, tout comme nous !
Vous voulez un scoop ? hein ? c’était la première fois de ma vie que je montais sur un scooter ! incroyable non ? 😉 et vous voulez que je vous dise ? j’ai aimé ça…. Bon je dois avouer que quand même, le retour de resto, de nuit sous la pluie…. ça crée des souvenirs…
Alors il est temps de vous livrer mes impressions calédoniennes, même rapides. La Nouvelle-Calédonie, en 13 jours, c’est une gageure que d’espérer en avoir autre chose qu’une image superficielle. Même si nous avions un excellent hôte sur place.
Que peut-on garder en mémoire ?
Des impressions, des ressentis.
Je l’avais souligné dans l’intro, je crois bien que ce qui m’a marquée, c’est la diversité. De tout : des paysages, des populations. Nouméa et le reste. Le Sud et le Nord. La Grande Terre et les îles. Le vert et le rouge. Le bleu et l’ocre. Les côtes et la chaîne. Les Caldoches, les Kanaks, et les autres.
En réalité, il s’agit plus de cohabitation entre les différentes populations que de mixité. Tahiti nous avait habitués à davantage d’interculturalité et de métissage. J’ai bien l’impression qu’en Nouvelle Calédonie, c’est moins le cas. Les provinces Sud (à dominante caldoche) et Nord (kanak) en sont le témoignage.
Et puis une meilleure connaissance aussi.
Parce que voyager, c’est aussi lire, se documenter avant le voyage.
On lit, et on imagine des décors, des situations. On défriche, en croyant qu’on sera préparé, dès qu’on descend de l’avion.
Connaître l’histoire sacrément compliquée de ce territoire, ce n’est pas facile. Comment imaginer à quel point Kanaks et Caldoches revendiquent la légitimité à habiter sur « leur » terre ?
Parce que voyager, c’est aussi observer, rencontrer, situer, apprendre, confronter.
On a circulé, du sud au nord, et longé les côtes est et ouest (en grandes parties). Ma conclusion : ce n’est pas facile de rencontrer les kanaks, en ne passant que quelques jours en Nouvelle Calédonie.
Palétuviers de Pouembout
Sans vouloir tomber dans la caricature, nous nous sommes perdus plusieurs fois, alors que nous circulions dans la province Nord. Parce que seules les tribus sont indiquées ! pas d’indications de « villes », de directions, de numéros de route…
robes calédoniennes
Leitmotiv, écrit dans les guides, et brochures des offices de tourismes : c’est au touriste de s’adapter, de faire un effort, de comprendre !
Pourquoi pas ? mais difficile, sauf à être sociologue, ethnologue… J’avais eu le même sentiment dans les territoires des Aborigènes australiens.
Je peux comprendre leur volonté à maintenir et protéger leurs modes de vie, si spécifiques. Cependant : où placer le curseur, entre risque de sclérose et d’invasion par la culture dominante ? Je n’en sais rien, on s’en doute. Mais on sent bien ce tiraillement, entre poids des traditions (des hommes, des chefs) et envie de vie plus moderne (des femmes, des jeunes).
Le Nickel, c’est l’emploi assuré pour quelques décennies, environ 2 000 emplois directs, entre les 2 usines supplémentaires prévues (une dans le nord à Koniambo, une dans le sud à Goro). Des devises, parce que le nickel et les autres minerais, ça s’exporte très bien…. What else ???
Le nickel, cela sert dans la fabrication d’alliages, c’est ce qui fait que l’acier devient inoxydable par exemple. Pour plus d’infos techniques, l’incontournable Wiki.
Le minerai s’exploite à ciel ouvert, ce qui bien sûr modifie et modifiera la physionomie de la Nouvelle Calédonie.
On rabiote les montagnes (de la « chaîne » le plus souvent). Pourquoi pas ? là est la richesse du nickel. Mais il est difficile de ne pas se demander à quoi ces montagnes ressembleront dans quelques dizaines d’années.
On fait le tour de la Calédonie maintenant ? vous me suivez pour un petit tour calédonien ?
Nouméa. De nombreuses criques, et anses. Du vent. Donc des voiles diverses et variées, planches à voile, dériveurs, kite-surf. Et des plages bien équipées.
Le Sud. Plus sauvage. Et surtout d’autres couleurs, qui ne donnent pas vraiment envie de faire trempette. Mais en bateau, l’endroit est tentant, surtout à cause des nombreux îlots (au sable blanc, la nature fait vraiment bien les choses) entre la côte et le récif.
On remonte par la côte ouest ?
Des plages, des curiosités naturelles. Et aussi les traces des dégâts de la semaine précédant notre séjour. Il faut dire qu’il y a beaucoup de rivières en Nouvelle Calédonie, et donc très vite les plages se recouvrent de tout ce que la nature rejette, et quelques fois, pas que la nature, mais ça… 🙁
A l’Est.
Enfin, l’occasion d’aller voir le lagon de plus près, en s’approchant du récif. Les plus beaux coraux que j’ai vus depuis que je vais y regarder (d’accord, c’est pas depuis très longtemps !), de toutes les couleurs. Une grande expérience.
A Lifou.
Des belles plages à l’ouest de l’île.
Et de belles falaises au nord, qui donnent accès (en faisant un peu de grimpette acrobatique quand même) à ces fonds cristallins…. Ou alors, faut un bateau !
L’île des Pins ?
Des plages, surtout celles des anses de Kanumera et de Kuto.
Et bien sûr, la fameuse piscine, dans la baie d’Oro.
Cet endroit-là est extraordinaire. Un dédale d’eau, d’îlots, et au milieu une « piscine » naturelle. Les couleurs changent avec la lumière du jour, les poissons se plaisent dans cette eau renouvelée et presque fraiche parce que le récif est tout près, la présence des pins donne l’impression de gorges à certains endroits. Lieu Magique.
Pour plus d’information, et mieux que ce que je pourrais vous décrire, un site sur l’île des Pins fort bien documenté.
A bientôt pour de nouvelles aventures en Nouvelle-Calédonie, je ne sais pas sur quoi, ni quand. L’inspiration reviendra c’est sûr…
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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