Je vais vous parler de mon demi- tour personnel. Vous croyez que quoi ? que je vais vous parler des JO ? encore ? pas vraiment, et pourtant je pourrais.
Les Jeux sont retransmis ici à partir de l’après-midi, et les effets du décalage horaire de la semaine dernière font que j’ai passé pas mal de temps sur le canapé en face de la télé, j’avoue.

Et je dois dire que des demis-tours en l’air, j’en ai vus quelques uns en une semaine, et en particulier :
– des sauts en tous genres, avec vrilles, jambes tendues, en avant ou en arrière,
– autour de barres ou sur une poutre….
– au bout d’un plongeoir….
– au-dessus d’un trampoline…. c’est vous dire si j’ai été assidue

Non, il ne s’agit pas de tout ça, ni d’activité sportive. Quoique…

Il s’agit d’évoquer ici les souvenirs (le dernier date de la semaine dernière) de mon demi-tour à moi, celui que j’effectue au moins une fois par an (et 2008 risque d’être pour moi aussi mon record personnel) de l’autre côté de la Terre.

On devient rôdé.

On fait nos valises tout seuls, pas de crème dans un pot de plus de 100 ml, pas de ciseaux ni canif, etc etc.

Un demi-tour de la Terre, c’est au minimum 24 heures de voyage, dans des avions d’au minimum 300 (ou + ?) passagers. Et ça permet aussi d’observer, de chercher à comprendre.

A Roissy, pléthore de personnels d’accueil, très aimables, mais dont la coordination et l’efficacité pourraient être améliorées. On se demande même s’ils sont tous nécessaires, on se demande quel est leur rôle, tellement cela ne semble pas vraiment évident. Et surtout, salles d’embarquement neuves, vastes, confortables. Grand bravo aux aéroports de Paris.

Los Angeles, c’est une autre histoire. Presque une heure de piétinement avant d’atteindre les services de l’immigration, et un circuit interminable ponctué de contrôles de passeports, de billets, pour continuer par un passage musclé au contrôle de sécurité. Et enfin, l’attente d’embarquement, minable : sièges défoncés, en nombre très très réduit, lumières blafardes…. Tout ça après au moins 13 heures de vol…. L’escale incontournable, à oublier sitôt finie….

Et en avion ? on se demande quelques fois si les programmateurs de vols, ceux qui décident d’affecter tel avion à telle destination, imaginent qu’on passe plus de 20 heures, en 24 heures, dans leur avion ! autant pour un vol d’une heure ne pas reposer confortablement sa tête sur le dossier n’est pas très grave ; autant pour un vol de 20 heures….

demi-tour de la Terre

Alors, je me demande toujours…
– pourquoi si peu de confort global aux escales ? à Los Angeles, c’est presque scandaleux, au pays auto-proclamé leader en management : qu’est-ce qui justifie que les familles avec des tout-petits ou les personnes âgées subissent une heure de queue pour montrer leur passeport ? pourquoi aussi peu d’organisation au sol (à part organiser le cheminement de la dite queue, en hurlant dans un américain non compréhensible par les non-américains) ?
– pourquoi des sièges aussi étroits en cabine “économique”, pourquoi aussi peu de place pour marcher (grande recommandation pourtant diffusée à bord), sur les vols très longs courriers ? Je sais, il faut rentabiliser, mais je ne voyage pas “low cost”, je voyage Air France.

Oui, c’est du sport de voyager. Et tiens, au fait, j’avais indiqué que Air France proposerait des cours de langues sur leurs vols long-courrier : toujours pas vu !

Allez, ça me passera de faire ma boudeuse….

Bientôt retour aux photos, à la suite de la visite de la Polynésie et de quelques contrées aux alentours.

Bonne semaine à tous.

Edit 2018 :
– sur Tahiti, un concurrent s’est installé sur la ligne Paris-Papeete… Bravo. A confort égal, on choisira toujours le moins cher. Ce n’est pas la coupe de champagne de l’apéro qui va changer la donne.
– l’aéroport de LA a été modernisé, la lumière est moins blafarde. Mais le délai d’attente est toujours aussi long, et ça hurle toujours autant..