Effectivement, comme mentionné dans un commentaire au précédent message : Raivavae, ce n’est vraiment pas un endroit très bling-bling. Et pourtant, on y découvre un motu piscine bien agréable.
On ne va pas à Raivavae pour être vus, c’est le moins que l’on puisse dire. Je dirais même qu’on peut y aller pour vivre des vacances pas banales, à l’abri de tous les regards indiscrets.
Après 4 jours dans cette île, à se protéger du vent, à faire du vélo, à bouquiner ou….. attendre, enfin la dernière journée fut un miracle.
Il a fallu que Simon, le mari de l’épicière Angélique, nous propose une virée sur son motu. Et là…. miracle, on découvre le fameux « motu piscine ».
Vous avez déjà joué à Robinson ?
Déjeuner au motu piscine
Avec Simon, il s’agit de préparer le repas, et ça commence par récupérer des bénitiers. Enfin, lui surtout…. la technique du tournevis donne parait-il 100 % de résultats : on vise, on plante le tournevis, on tourne, on tire et ça vient. Surtout quand c’est lui qui le fait !
Et Simon prend les choses en main. Comment dire ? du pur local, des produits frais : bénitiers au citron et lait de coco, carangues grillées, poulet mariné grillé, pain coco. En dessert, bananes trempées dans du coco rapé, et divers fruits. Comment résister à un festin pareil ??
Balade digestive obligatoire, des kayaks sont à disposition. Nager n’est pas mal non plus.
Ou tentative de sieste ?
Plus d’infos sur ce fabuleux motu piscine ?
Ce motu piscine est l’attraction touristique de Raivavae, donc toutes les pensions organisent des sorties à la journée pour aller s’y détendre. Il faut savoir qu’il est possible d’y passer la nuit aussi (si on avait su…). Simon dit avoir tout fabriqué : la cabane pour y dormir, la cuisine extérieure, les meubles.
Si vous souhaitez y aller plus qu’une journée, vous contactez le magasin « Angélique », et Simon s’occupe de tout. Il ne vous restera plus sur place qu’à pêcher, allumer le feu, regarder les étoiles, et vous croire seuls au monde…. Angélique propose aussi des chambres à louer dans sa maison.
Attention au climat des Australes ! si vous souhaitez des températures « fraiches », allez-y entre juin et septembre. Pour un climat plus « polynésien », allez-y entre décembre et avril.
Le lendemain, nous quittions Raivavae pour Tubuai, la capitale des Australes. Alors, à demain ! Rendez-vous à Tubuai.
On se fait un petit tour de Raivavae ensemble ? à vélo ? c’est parti.
Vous vous souvenez de la géographie de cette île ? c’est là
La route de Raivavae ? goudronnée entre l’aéroport et la gendarmerie, en dalles de ciment entre cette gendarmerie et le bourg de Anatonu et en soupe de corail pour le reste. La « soupe de corail », ce n’est que du corail bien concassé et tassé.
Les abords ressemblent vraiment à la photo, tout du long : propre, entretenu, planté, voire fleuri.
Peu de trafic, donc la balade fut agréable.
Côté montagne, on trouve des maisons, des jardins. Surtout des tarodières, c’est-à-dire des lopins de terre destinés à la culture du taro : toujours en contre-bas des chemins, pour que les tubercules « trempent » dans l’eau. Culture difficile : la récolte n’a lieu qu’une fois par an. Le tubercule se mange, bien bouilli, un peu comme de la pomme de terre (mais ça n’est pas non plus du grand raffinement). Les feuilles, appelées fafa, sont plus faciles à utiliser, comme des épinards, dans le plat réputé : poulet-fafa.
Ou de « l’élevage »
Côté mer, l’île de Raivavae semble plus propice au tourisme, en particulier sur les motu.
De minces plages avenantes. Même s’il n’y avait personne, pour cause de températures « hivernales ». Si, si, riez pas. Fallait les voir les locaux avec anoraks, sweats à capuche, pulls et joggings…. Bon, moi aussi, j’ai pas eu chaud, j’avoue…
Du culturel ?
Peu de vestiges, un tiki resté là, peu mis en valeur, c’est bien dommage.
Deux marae. L’un en face de l’aérodrome, l’autre le long de la route traversière. Sans aucune présentation non plus.
Mais des églises et autres temples en construction le long de cette route, ça oui. Mais je ne vais pas en plus leur faire de la pub ici, non ? Au-delà de mes avis personnels, la vie de l’île est fort dépendante des églises. Les enfants sont bien pris en charge, l’école du dimanche occupe toute la population.
Pour résumer la vie à Raivavae
Une île pas très riche, dont les habitants vivotent grâce à l’emploi public, un peu d’artisanat et si peu de tourisme. Le poisson du lagon donnerait la gratte, donc pas de pêche lagonaire. Et pêcher au large, c’est « peut-être dangereux ». Alors, les filets de thon arrivent en glacière par avion, et le malin qui les fait venir les vend sur le parking de l’aérodrome.
Pas d’eau potable : aucun propriétaire ne donne d’autorisation pour un forage sur son terrain. Peur d’être spolié, peur de libérer les esprits qui sommeilleraient sous la terre… En attendant, chacun récupère l’eau de pluie…
Et pourtant. Des gens charmants, chaleureux, fiers de leur île et de la partager. Au bout de quelques jours, on se laisse dompter par ce rythme spécial, et on commence à marcher moins vite, à apprécier chaque seconde qui passe…
Un peu plus d’informations ? à lire sur Tahiti Guide.
Raivavae est une des îles des Australes, que nous visiterons avant Tubuai, pour respecter les rotations des avions d’Air Tahiti. Les Australes se situent au sud de Tahiti, donc ne bénéficient pas d’un vrai climat tropical. Les saisons sont plus marquées, il y fait un peu plus frais, mais cela permet des cultures vivrières (pommes de terre, carottes, taro, café…) que la Polynésie apprécie.
Une île haute habituelle : une île volcanique, ici on a même 2 cratères, des sommets pas hauts mais pas forcément faciles à atteindre (on en reparlera), un lagon, une barrière de corail et des motu, et 3 passes.
Une route de ceinture, une route traversière actuellement fermée à la circulation, pour cause d’effondrement d’un pont.
Lors de notre séjour à Raivavae, la météo n’a pas vraiment été favorable à la baignade (des températures hivernales – bon, OK, l’hiver d’ici, c’est à dire aux environs de 16° – mais aussi un très fort vent), on a commencé par découvrir l’île….. à vélo. Mais si, j’en suis capable. 22 kilomètres, à plat. Grâce à mes pauses « j’admire le paysage », les pauses « je veux prendre des photos », les pauses « j’ai soif », on a quand même mis 4 heures…..Faudra quand même qu’on m’explique pourquoi on n’a toujours pas inventé un système de selle qui ne rende pas handicapée pendant les heures qui suivent….
Du coup, et oui j’ai pris des photos tout le long de la route. Et aujourd’hui, les maisons, plutôt multicolores, plutôt blanches, bleues et jaunes, correspondant probablement aux arrivages de peinture…..
Si vous trouvez que vous les voyez en trop petit, suffit de cliquer clic-clic et vous les avez en plus grand.
2 tendances à la construction : en dur, ou en préfa sur pilotis. Dans les 2 cas, de grandes terrasses ombragées, une parabole, et des fleurs.
Par contre, tout le long de la route, des maisons en ruine comme celles-ci, peintes ou non :
Ces maisons ne sont pas à l’abandon, contrairement aux apparences. Le jardin autour est entretenu.
Vous savez nous dire leur fonction ?
Qui suis-je ?
Je suis Annie, j'habite en Aquitaine et mon cœur reste à Tahiti.
Je cuisine, je voyage, voilà mes occupations principales, et je partage mes expériences ici avec vous.
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