J’ai déjà indiqué que Mayotte est une petite île, mais dont les côtes sont si découpées (surtout au sud) que le tour de l’île par la route côtière prend quand même un certain temps.

Carte de Mayotte

Avez-vous remarqué la forme d’hippocampe de cette île ?

Aller jusqu’au sud nous a permis de croiser ce type de décors, en “ville” comme à la “campagne”.

rue de Mayotte

rue de Mayotte

L’impression que j’ai retirée de la traversée des villes (gros villages ou bourgades plutôt), c’est que rien n’est ni fait ni à faire. Au delà des “maisons” en tôle, les maisons en dur ne comportent souvent que le rez de chaussée, avec des armatures métalliques qui dépassent. Bien sûr, on comprend bien que les finances disponibles ont permis de construire ce qu’il était possible, et que les familles attendent des jours meilleurs pour continuer les constructions.

bord de route à Mayotte

Il n’en reste pas moins que tout reste inachevé, qu’on vit au milieu d’un chantier permanent, et cette ambiance générale n’encourage pas beaucoup les habitants à protéger leur environnement. L’ai-je exprimé de manière suffisamment diplomatique ???

Pour les courses, au choix : ces supérettes où on trouve de tout, même l’incroyable. Le salon où l’on cause et où on peut savoir tout ce qui se passe, côté masculin. (un grand supermarché à Mamoudzou aussi, Jumbo).

Côté féminin, ce serait plutôt du côté de ces marchés de bord de route que ça se passe. Femmes et enfants sont là, pour vendre des légumes ou quelques fruits (essentiellement des bananes).

Femme de Mayotte en bord de route

Marché de bord de route à Mayotte

La route traversière permet de découvrir (par une piste très correcte, pas besoin de 4×4, à condition que le fond de la voiture soit assez haut tout de même) des forêts d’ylang ylang, des bananeraies et champs de manioc. Descendre de voiture, marcher un peu pour s’éloigner à peine, le temps de quelques photos, permet aussi de croiser quelques personnes à pied, assez fuyantes en général. Des clandestins ? des paysans fatigués et pressés ? on ne saura pas. En tout cas, tous ont un coupe coupe à la main.

Ylang ylang à Mayotte

Guerlain y exploite ici quelques centaines d’hectares, pour exploiter ces arbres torturés (et taillés très bas) pour récolter les fleurs qui feront leurs parfums. Les plantations semblaient ici presque à l’abandon, la chimie ayant remplacé la plupart des composants naturels des parfums. Dommage !

Rendez-vous bientôt sur les plages de Mayotte, à la rencontre des tortues vertes, qu’on se le dise.