Avant de répondre à la demande de laTartine, vous imaginez bien que je suis allée vérifier si je n’allais pas être ridicule… Je suis donc allée vérifier les recettes de mahi mahi à la vanille qui trainent sur le net… hébé… je n’ai pas été déçue… pffff

Edwin, pour Martine…

Alors, voilà ma recette. Ou du moins mon interprétation en métropole…

Avant, quelques précisions.

Vous allez d’abord arrêter de prononer ça mahiiimahiiii… si vous voulez vous affirmer comme connaissant un peu la Polynésie, vous direz maïmaï ou mayemaye c’est selon… si j’avais un micro qui marche, je vous l’aurais même imité. Mais si un Polynésien se promène par ici, que surtout il ne se gêne pas pour m’envoyer sa verson sonore, je transmettrai promis.

Deuxièmement, il est hors de question d’utiliser des darnes.. Seul le filet est admissible. Voilà, c’est dit. C’est fou, avec la darne, ça n’a pas du tout le même goût, mais alors pas du tout.

Enfin vous saviez, vous ? que le mahi mahi, allez disons dorade coriphène, présente un un dimorphisme sexuel ? haha, vous avez vu, je cuisine pas complétement idiote… après les requins, les mahi mahi…héhé…

Bon, allez, je vous donne ma recette. Pour 2.

2 filets de mahi mahi, qu’on trouve très bien chez… Picard, 2 ou 3 échalotes selon leur taille et … votre gourmandise, du vin blanc, de la crème fraiche, du lait coco, sel, poivre, et bien sur vanille.

A Tahiti, cela se sert toujours avec du riz. Mais comme je cuis moins bien le riz que les carottes (mon rice cooker est resté à Tahiti), va pour les carottes.

C’est parti.

Vous faites d’abord saisir vos 2 filets de mahi mahi (ou de poisson à chair ferme) dans un peu d’huille, et vous réservez au chaud.

Vous coupez les échalotes en aussi petit que vous pouvez avec votre couteau qui coupe bien, et vous les faites revenir dans le peu d’huile de la poêle qui a servi à cuire les poissons.

Quand les échalotes deviennent transparentes, vous rajoutez un demi verre de vin blanc, sel, poivre, et vous laissez absorber.

Quand le vin est absorbé, vous rajoutez crème et lait coco, moitié moitié, en quantité suffisante. Parce que vous savez bien quand même quelle quantité de sauce vous souhaitez obtenir. Je mélange les 2 parce que, selon la qualité du lait de coco, les résultats “tout coco” peuvent être bien différents… Précision : le vin n’est absolument pas obligatoire, je suppose que les Tahitiens n’en utilisent pas. Et si vous n’avez pas de lait coco, cela ira très bien avec la crème…

Et maintenant, on aborde la question de la vanille. Je lis ça et là “vous ouvrez… vous grattez…” bof…

Perso, je n’utilise que de la poudre. Oui, de la poudre de vanille. Oui, une pointe de couteau, et cela suffit amplement.

Je sais que sa vieille boutique a été détruite, mais j’espère que si vous passez par Raiatea vous pourrez encore la rencontrer (oui, à gauche, c’est moi, mais j’ai préféré laisser la vedette à mamie Jeanne …). On ne résiste pas à son charme, son amour de la vanille et … son sens du business…

Revenons à la recette. Les carottes ? passées dans ma belle nouvelle mandoline, blanchies à l’eau bouillante salée et rafraichies à l’eau glacée, et re-réchauffées pour qu’elles restent un brin croquantes, et voilà.

Bon, comme je le disais au début, j’ai tout lu. Alors merci d’éviter “la marinade dans les herbes de Provence” on se demande ce que ces herbes viennent faire là, faut quand même pas faire n’importe quoi non plus, ou ce type de simplification poussée à l’extrême. Ma recette n’est pas très compliquée non plus. Et si vous n’avez pas de poudre de vanille, et bien une 1/2 gousse grattée fera très bien l’affaire aussi… faut pas se prendre la tête, ce n’est pas le but !

Et je vous jure que c’est bon ! même très bon. Avec du bon pain croustillant et un verre de bon vin blanc… et n’oubiez pas, en bonne compagnie c’est important aussi…

Portez-vous bien.