Et si on parlait ma’a tahiti avant notre départ ? on révise les plats locaux polynésiens ?

C’est parti.

Bien sûr, le thon, rouge de préférence, sous toutes ses formes, mais rarement cuit.

thon cru, ma'a tahiti

Accompagné de riz (servi chaud), ou préparé en trio (les lamelles de thon -sashimi – sont posées sur du chou râpé, cela constitue le plat principal. Le sashimi est toujours servi avec une sauce “sashimi”, à base de moutarde, sauce soja et ketchup.
Tous les snacks et restaurants en servent, et il n’y a que la présentation qui change !

Les plats locaux utilisent bien sûr beaucoup de poisson, mais pas seulement.

ma'a tahiti

Cette assiette nous fut servie lors d’une foire, et représente un bon résumé d’un repas local.
Dans le sens des aiguilles d’une montre : le riz (qui remplace bien souvent le pain), le taro (racine), pain coco, poulet fafa (feuilles du taro), pua chou (pua = porc) et au centre : les bénitiers. Et tout est excellent. En réalité, il manque le dessert dans mon assiette, dessert en général composé de poe. Pour en savoir plus sur les poe ..

Autre type de ma’a. Toujours du poisson cru. Mais cette fois-ci avec pain coco cuit dans une feuille de purau (autre version de celui-là), banane fei (proche de la plantain), veau à la broche.

ma'a tahiti

Le bœuf et le mouton viennent de Nouvelle Zélande, sont excellents et peu chers. Mais là, rien de polynésien.

Et puis, un met exceptionnel, le varo.

varo, ma'a tahiti

La recette ?

Il vous faut

– un grand ami, vrai pêcheur, ayant de grands copains pêcheurs. Si possible pêchant dans des eaux de lagons où se cachent les varos.

– d’autres vrais amis, avec qui partager ces varos.

– le reste : bien plus simple. Une poêle, du beurre, sel et poivre. Et, forcément, un bon vin blanc.

Il ne reste plus qu’à déguster, en se léchant les doigts, of course, et en rêvant de recommencer au plus vite… avec les mêmes amis (pardon à ceux qui se sentent exclus, c’est vrai que ça fait un peu secte, mais c’est un peu ça aussi. Les varos, vous ne trouverez ça ni au resto, ni au marché…c’est réservé à ceux qui connaissent celui qui connait…). En français, “varo” s’appelle “squille”.

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A une semaine de notre départ de la Polynésie, je vous abandonne pour quelques jours. Dernières vacances locales, dans une île des Tuamotu, pour se remplir les yeux de bleu, de bleu, de bleu…..

A bientôt…