De Papeete à Mataiva

Quoique vous en pensiez, aller à Mataiva, ce n’est pas si simple que ça.

D’abord, uniquement 2 vols par semaine, les dimanche après-midi et jeudi matin, en ATR 72. Donc, il faut s’y prendre assez à l’avance pour réserver.

Ensuite, pas de vol direct, donc escale obligatoire à Rangiroa (et merci de dire « Rangi » si vous voulez faire local et un peu moins touriste). Et là, on ne va pas se plaindre…

Je dois dire que l’arrivée au-dessus d’un atoll est toujours un vrai plaisir, comme un miracle de la nature. Il faisait beau, et tant pis pour mon hublot franchement vieux donc « légèrement opaque », voilà le spectacle.

survol de Rangi

arrivée Rangi

Les 2 passes de Rangi. En haut, celle d’Avatoru et en bas celle de Tiputa (et son lagonarium). L’aéroport et la majorité des hôtels et pensions se situe entre ces 2 passes. Remarquez, tant qu’à faire, on y trouve aussi les clubs de plongée, la seule route goudronnée de l’atoll, le collège et la gendarmerie (flambant neuve), et donc la majorité de la population.

Opération de déchargement (touristes et frêt) et de re-chargement (idem). A tout casser 20 minutes d’escale, et c’est reparti pour un 1/4 d’heure de vol.

on arrive presque à Mataiva

Mataiva, c’est franchement bluffant quand on y arrive. L’océan, le platier, les cocotiers, et le lagon. Pas difficile, pour tous les atolls, c’est pareil….

lagon magique

Mais ce lagon, tout de même…..Tous ces ronds bleus répartis dans ce lagon, c’est assez bizarre.

En réalité, le sous-sol de Mataiva contiendrait du phosphate : 70 gisements potentiels recensés (d’où les ronds bleus dans l’eau…si j’ai bien tout compris). Et, parce qu’il y a un « et », la population s’est opposée à toute exploitation d’envergure de ce phosphate. Pas fous, et bigrement courageux, les 227 habitants de Mataiva. Ils ont refusé de soumettre leur atoll à l’exploitation du phosphate. Refuser le chant des sirènes, celui qui faisait mourir leurs poissons. Donc pas de phosphate. Les habitants de Mataiva (comment savoir comment ça s’appelle, les habitants de Mataiva, si vous savez, vous avez gagné….) ont choisi de vivre de leur poisson, et du coprah aussi. Sages, je vous dis.

Bon, il est temps d’arriver. Dans un autre monde. Si différent que celui qu’on connait…

4 « murs », pour un local ouvert à tous les vents. Un toit. Et voilà. Si quand même. Faut que je précise que dans cette île du bout du monde, l’arrivée et le départ (2 par semaine, je re-précise) des avions restent une des « attractions » principales. Mais pas qu’une attraction non plus : la récupération et l’envoi des glacières de produits frais ou congelés sont de la plus haute importance. Parce que, pour le reste de l’approvisionnement, c’est par bateau, et c’est 2 fois par mois…..

glacières et cartons Les touristes se croisent, et ça sent fort le tiare....

On remarquera tout de même le « bar », dans le fond, sur la photo de droite. Si, si, je vous le dis, c’est « le » bar de l’aéroport… Si, si, cliquez sur la photo, vérifiez, c’est bien le bar.

Ce que vous ne savez pas voir, et encore moins sentir, mais que vous pouvez peut-être deviner, c’est l’odeur de tiare…. Prégnante, omniprésente. Et là, on sait qu’on est en vacances….

Et tous ces gens qui sentent bon, avec toutes leurs couronnes autour du cou (si, j’ai pas la berlue. Vous vous souvenez pas…. on dit pas collier et couronne, on dit couronne de cou et couronne de tête – retenez bien, parce qu’on va en reparler souvent, des couronnes de Mataiva…), eh eh, ce sont les touristes qui ont fini leur séjour, et qui je crois auraient bien échangé leur place contre la nôtre…..

Ensuite ?

On cherche des yeux le panneau de « sa » pension. Pas très difficile. A Mataiva, pas d’hôtel, 3 pensions. Et les pensions viennent chercher leurs clients, forcément. Vous n’imaginez quand même pas qu’on peut trouver ici une agence de location de voiture….. Ni même de mobylette…… Ni même de vélo d’ailleurs.

Le bout du monde, je vous dis.

La suite ? bientôt.

Bon week-end à tous.

2 réflexions sur “De Papeete à Mataiva

  1. On rêve des îles quand il fait 11° en Provence, comme ce matin !
    Tu nous réchauffes par ces notes exotiques. Tiens, si je leur faisais une salade tahitienne à midi, aux gamins ? Mais je vais faire cuire le poisson quand même, il n’est pas frais comme là-bas.

  2. Ia ora na ! Mon ami Olivier et moi même avons été en Polynésie l’année dernière et souhaitons y retourner l’année prochaine. J’aimerais avoir des précisions sur Mataiva. Peux-tu me contacter. Je t’en remercie par avance.
    PS : ton blog est super et me donne envie d’y retourner encore plus vite !!!

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